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Casse-têtes et jeux de patience

© Thierry Martinez
© Thierry Martinez

Aux portes du grand Sud, les équipages de la Barcelona World Race n’ont pas encore trouvé la clé des vents. Depuis 24 heures, le duo de tête se démène aux abords d’un front plutôt actif qui génère des vents très instables et quantité de grains parfois violents. Au point de faire s’interroger un Bernard Stamm qui, à bord de Cheminées Poujoulat, se demandait si par un coup de baguette maléfique, leur tandem n’était pas retombé dans les pièges du Pot au noir.

C’est en tous cas, une situation à se torturer les méninges puisqu’à l’arrière de ce front, le vent est faible et transforme la route royale vers le sud en un chemin vicinal rempli de nids de poule. C’est la complexité de la situation qui fait qu’aujourd’hui les deux leaders ont opté, pour la première fois depuis leur entrée en Atlantique, pour deux routes totalement divergentes. Au nord, Jean Le Cam et Bernard Stamm ont choisi de continuer de longer ce front quand Guillermo Altadill et José Muñoz ont préféré partir plein sud à la recherche des vents d’ouest qui balaient les 40es. Pour l’heure, les écarts se creusent entre les deux équipages, mais en s’éloignant de la route directe, le tandem de Neutrogena investit pour l’avenir. En course au large, la route la plus courte n’est pas toujours la plus rapide.

L’Indien dans la tête

Au fil de la descente de la flotte sur la face ouest de l’anticyclone de Sainte-Hélène, la perspective de rejoindre le grand Sud devient de plus en plus concrète. Qu’il s’agisse des routiers des tours du monde ou des bizuths, cette approche ne se fait jamais sans une certaine appréhension. Tous savent que d’ici quelques jours, ils vont pénétrer dans un autre univers où l’homme n’est admis que par intermittence. Aux vents, s’ajouteront le froid, la certitude que tout pépin technique n’aura rien d’anodin et le bruit du bateau qui enquillera les milles dans un vacarme d’enfer. Le plus souvent, les marins sont partagés entre l’envie de côtoyer l’exceptionnel et une interrogation légitime… Car ce tour du monde a beau être une régate de haut niveau, partir apprivoiser l’Indien et le Pacifique reste une aventure. L’émotion ressentie par Gerard Marin et Anna Corbella, à la découverte de petits cadeaux déposés par leurs proches, à bord de GAES Centros Auditivos en témoigne.

A la corde ou tour de la paroisse ?

Sainte-Hélène vaut-elle une messe ou bien une procession ? Pour l’équipage de Renault Captur, contraint de se rapprocher du centre de l’anticyclone pour réparer son rail de mât de grand-voile… et peut-être aussi au tempérament joueur, c’est l’heure des incantations pour éviter que le gradient de pression ne s’écroule et ne retienne Jörg Riechers et Sébastien Audigane scotchés sur une route directe au profit de ceux qui ont choisi de faire le grand tour par l’ouest comme Bruno et Willy Garcia (We Are Water), de même que Aleix Gelabert et Didac Costa (One Planet One Ocean & Pharmaton). A bord de Spirit of Hungary, Nandor Fa et Conrad Colman n’en sont pas encore à se poser ce genre de question. Pour l’heure, ils peuvent enfin profiter des sensations que procure un IMOCA lancé à pleine puissance dans les alizés. Blanc ou noir, suivant les jours et les positions respectives de chacun, le pain n’a pas toujours le même goût.


IMOCA Ocean Masters
Barcelona World Race

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