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Grises mines et vies en rose

© Jorge Andreu / Barcelona World Race
© Jorge Andreu / Barcelona World Race

Cette fois-ci, ils y sont tous : ciels gris, vagues puissantes, albatros ou puffins, humidité permanente, le décor est planté pour plusieurs semaines. La flotte de la Barcelona World Race est maintenant entrée dans le vif du sujet. De l’entrée de l’océan Indien à la délivrance du cap Horn, il n’y aura pas beaucoup d’échappatoire. Rejoindre une côte consécutivement à une avarie ressemblera plus à un chemin de croix qu’à une sinécure.

C’est dire combien il faut être prêt avant d’entrer dans ces contrées, de même qu’il conviendra chaque jour de porter une attention particulière sur toutes les marques d’usure qui pourraient se manifester sur le matériel. La performance dans les mers du Sud, c’est aussi une affaire de gestion du quotidien.

 

Escapades au sud interdites

En tête de flotte, Bernard Stamm et Jean Le Cam continuent de creuser l’écart. En route directe vers le nord des Kerguelen, Cheminées Poujoulat affiche plus de 220 milles d’avance sur Guillermo Altadill et José Muñoz qui doivent multiplier les empannages à bord de Neutrogena pour éviter la zone d’exclusion. Mais c’est surtout l’équipage de GAES Centros Auditivos qui a perdu gros. Anna Corbella et Gerard Marin, coincés au sud par la zone d’exclusion, n’ont pas pu éviter les calmes de l’anticyclone des Mascareignes qui a étendu ses mailles jusque par 45° sud. Pour Anna et Gerard, c’est en quelque sorte la double peine, puisque, non contents de décrocher un peu plus de la tête de flotte, ils voient leur avance sur Renault Captur fondre significativement. Sébastien Audigane et Jörg Riechers peuvent donc se reprendre à rêver de venir se battre pour le podium, même s’ils n’ont repris pour l’instant que 50 milles à leur adversaire direct. Mais les jours prochains pourraient encore s’avérer difficile pour Anna et Gerard. La mésaventure de l’équipage de GAES ne manquera d’alimenter la réflexion sur les avantages et inconvénients respectifs de la zone d’exclusion et des portes des glaces, pour prévenir des risques de rencontre avec des icebergs. D’un côté, un couloir plus étroit mais au sein duquel les équipages ont toute liberté de manœuvre, de l’autre des portes qui permettent des incursions dans le sud mais tendent à séquencer la navigation dans les mers australes. Le débat ne fait que commencer. Il sera intéressant de faire le bilan complet quand la flotte aura franchi le cap Horn, d’ici un mois environ.

 

Solidaires des mers du Sud

L’entrée dans l’océan Indien n’est jamais anodine. Les habitués savent ce qu’il faut faire, quelle dose d’humilité il faut garder avant d’aborder les mers australes. Les bizuths se posent forcément la question de savoir à quelle sauce ils vont être mangés. Quand le monde environnant se fait chaque jour plus hostile, c’est là qu’on ressent plus encore le besoin d’une certaine fraternité, de témoigner de sa solidarité, de son envie de se serrer les coudes ensemble. C’est tout le sens du petit mot qu’ont envoyé les frères Garcia à l’équipage de Spirit of Hungary. Nandor Fa et Conrad Colman galèrent depuis le début de la course : un bateau prêt tardivement, une sortie de Méditerranée comme une punition où ils sont restés scotchés en mer d’Alboran pendant que la flotte frétillait en Atlantique, des portes météo qui leur ont régulièrement claqué à la figure… jusqu’à cet incident de drisse de grand-voile. Jusqu’ici l’équipage est resté stoïque et a toujours fait face. C’est cette pugnacité que l’équipage de We Are Water a voulu saluer par un message écrit à ces compagnons d’infortune. Le geste a été apprécié à sa juste valeur par Nandor et Conrad qui se sont empressés de répondre. Gageons qu’entre ces deux équipages, il risque d’y avoir d’autres messages, de petites attentions, d’ici l’arrivée à Barcelone. Preuve s’il en était besoin, que la qualité de la compétition n’a pas galvaudé l’esprit d’aventure.

 

Retrouvez les mots des skippers sur: www.imocaoceanmasters.com


IMOCA Ocean Masters
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