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Va doucement, c’est tout bon

© Andrés Soriano
© Andrés Soriano
  • Cheminées Poujoulat et Neutrogena dans le dur
  • Ralentir volontairement, une première pour Bernard Stamm
  • Un renforcement des conditions pour toute la flotte

Trois ris dans la grand-voile, un point c’est tout. C’était la toile adoptée ce matin par l’équipage de Cheminées Poujoulat qui, bien au chaud à l’intérieur, attendait que le gros de la dépression tempétueuse soit passé, avant de refaire route vers l’est. Fatalement, l’écart s’est considérablement resserré avec Neutrogena même s’il apparaît aussi que Guillermo Altadill et José Muñoz, au vu des vitesses enregistrées, ont eux aussi mis le pied sur le frein. Dans une conversation avec son équipe, le navigateur suisse Bernard Stamm reconnaissait que c’était la première fois dans toute sa carrière de coureur qu’il freinait volontairement son bateau. Il faut un début à tout.

Gérer la transition

Pour l’heure, c’est paradoxalement plutôt tranquille pour les deux équipages de tête. Il suffit de faire le dos rond, de laisser passer le gros du mauvais temps devant les étraves. C’est tout au plus parfaitement inconfortable, même si l’on ne peut jamais exclure la déferlante vacharde qui vient s’abimer sur le pont et tout dévaster sur son passage. L’équipage de Cheminées Poujoulat annonçait malgré tout 45 nœuds de vent et des creux de 7 à 8 mètres. On a connu plus douces conditions.

Pour les deux équipes de tête, la principale difficulté va être de savoir quand remettre en route et sur quel tempo. Trop rapide, on risque de se jeter dans la gueule du loup qu’on a patiemment évité, sans compter le risque de casse. Trop lent, on accepte de laisser ce système météo partir devant, sans profiter des régimes d’ouest soutenus, synonymes de belles moyennes. La journée de demain risque d’être particulièrement tonique. C’est là que toute l’expérience et l’intelligence des marins sont nécessaires : il faut apprendre à être en phase avec ce que peut supporter le bateau, à sortir de la léthargie forcée qu’ont imposée ces heures de mer à la cape… Un exercice délicat qui pourrait conditionner le contour des jours à venir.

 

L’heure des confidences

Derrière, on n’a pas ces états d’âme. A bord de GAES Centros Auditivos, Anna Corbella et Gerard Marin ont repris leur marche en avant, enfin débarrassés de l’anticyclone des Mascareignes. Mais ils ont maintenant l’équipe de Renault Captur qui leur file le train et n’entend pas s’en laisser conter. We Are Water a repris sa marche en avant et creuse l’écart sur One Planet One Ocean & Pharmaton, pendant que Spirit of Hungary est, lui aussi, entré dans l’océan Indien.

Effets des mers du Sud, sentiment d’isolement plus fort ? Les marins délaissent volontiers dans leurs messages les considérations purement tactiques pour se laisser aller à quelques révélations sur leur vie à bord. Ce sont les chaussettes trempées de Nandor Fa à bord de Spirit of Hungary, les éclats de rire des frères Garcia qui savourent leur complicité ou la fierté émue de Guillermo Altadill apprenant que son fils embarquait sur l’équipage espagnol de MAPFRE pour la prochaine étape de la Volvo Ocean Race entre Sanya et Auckland. Les deux risquent d’être ensemble aux antipodes, mais il y aura tout de même près de 1000 milles, de la Nouvelle-Zélande aux Quarantièmes du Pacifique Sud, pour les séparer.

 

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