Accueil  >  News  >  A la Fortune du Sud

Recevoir notre newsletter

Inscrivez-vous maintenant

 

Vos données ne sont retransmises à AUCUN tiers.

Facebook Twitter RSS

Partenaires officiels

  • Mutuelle Des Sportifs
  • Azimut Communication

Fournisseurs officiels

  • Sea & Co
  • FFVISAF
  • TOLRIP
  • SailingNews.tv

Supporters

News

A la Fortune du Sud

poujoulatheaderthierrymartinez.jpg
  • Toute la flotte dans des conditions ventées
  • Situation optimale pour les uns, défavorable pour les autres
  • Cheminées Poujoulat attendu demain midi au cap Leeuwin

Le grand train des dépressions balaie désormais toute la flotte de la Barcelona Word Race. Pris dans les rugissements de vents soutenus, bringuebalés par une houle capricieuse, les sept bateaux en course cavalent vers la prochaine balise d’importance sur leur tour du monde, le cap Leeuwin. Cheminées Poujoulat devrait franchir la longitude 115°E demain vers midi, après 22 jours consécutifs aux commandes. Dans son sillage, les cinq bateaux poursuivants suivent le rythme, profitant de vents de portant soutenus. Les conditions sont usantes dans la recherche d’équilibre fragile entre préserver le bateau et attaquer. Mais moins que pour les deux équipages attardés, qui subissent des vents contraires.

La fin de l’océan Indien approche. Il ne s’arrête pas exactement à la longitude du cap Leeuwin mais, sur le parcours d’un tour du monde, son passage est annonciateur de la transmission de témoin avec l’océan Pacifique. Et fige déjà les pensées vers la prochaine marque, le cap Horn. Dans l’imaginaire, chaque cap est associé à un livre d’histoires racontant les mésaventures de galions, vaisseaux, navires et autres bateaux de découvreurs et de course.

Inconnue

Dans ces territoires-là, même sans tempête, les conditions de navigation restent extrêmes. Et les glaces qui sont apparues un peu au sud de la bordure de la zone d’exclusion viennent le rappeler. Les marins veulent vivre au moins une fois cette inconnue des mers du Sud. Une fois qu'ils y sont, bizuths comme vieux briscards sont pressés de la laisser derrière eux. D'en finir avec ces quelques 14500 milles courus au milieu de nulle part, dans les éléments le plus souvent déchaînés. Lors des vacations, la tension semble avoir monté d’un cran chez les novices, comme c’est le cas à bord de We are Water. Le Grand Sud a enfin installé son véritable décor, vents forts, longue houle, mer croisée, et toute la flotte négocie avec.

Exercice d’équilibristes

Une posture plus aisée pour les cinq premiers bateaux qui progressent sur un long bord de portant. En tête de procession, Cheminées Poujoulat et Neutrogena savent sans doute mieux gérer cet exercice d’équilibriste et creusent l’écart avec leurs poursuivants. Anna Corbella et Gerard Marin (GAES Centros Auditivos) n’ont pas le même vécu sur ces océans. S’ils affichent une ambition plus marquée de cavaler aux avant-postes, elle est quelque peu rafraichie par la nécessité impérieuse de préserver la monture.

Plus de 3000 milles à l’arrière des leaders, cette obligation ne peut qu’obséder Nandor Fa et Conrad Colman. Spirit of Hungary a connu plus qu’à son tour son lot de soucis jusqu’ici et, face à l’opposition brutale des vents de sud-est et des vagues, ses vitesses ont accusé le coup cet après-midi. One Planet One Ocean & Pharmaton endure des conditions similaires, qui devraient durer samedi matin.

Ils ont dit :

Bruno Garcia (We are Water) :

« Nous commençons à prendre le rythme des océans du Sud. Le bateau est à nouveau chahuté mais nous avons eu deux jours de trêve, tranquilles, c’était bien car nous avons eu le temps de tout réparer à bord. Les prochains jours, nous allons devoir négocier avec le passage d’un front actif qui bouge plus que prévu, cela va être divertissant : beaucoup de vent, beaucoup de vagues… Mais je ne me plains pas parce qu’au moins, c’est du vent portant. Naviguer avec son frère ? Nous apprécions cela et nous découvrons beaucoup de choses. Mon frère est un ami, un super ami… Nous avons la même façon de voir les choses. Nous faisons les manœuvres conjointement. Il est plus agile, plus jeune et je suis plus vieux, et donc… Nous distribuons les tâches en fonction. Plus que cela, je suis surpris de voir combien nous nous comprenons ! »

 

Gerard Marin (GAES Centros Auditivos) :

« Les conditions ont vraiment changé. Nous sommes plus sereins, plus relâchés. Ces dernières 24 heures, nous avons eu des vents forts et nous avons pu avancer rapidement, c’est stressant et nous accumulons un peu la fatigue. Je suppose que nous allons doucement prendre le rythme et on ne s’attend pas à ce qu’il baisse. C’est notre lot désormais. Aujourd’hui, ce que nous devons faire est de progresser encore plus vite, essayer d’attaquer les bateaux devant nous et contrôler Renault Captur, qui n’est pas si loin. Nous avons toujours dit que ce que nous recherchions, c’était de faire une belle course mais prudente. Les leaders sont de très bons marins, ils sont 1000 milles devant nous et les rattraper serait très difficile. Il faudrait que l’on force le bateau, avec la possibilité de casser. Si nous naviguons comme nous l’avons fait, ceux de derrière ne nous rattraperont pas. Sauf si nous jouons de malchance. Mais nous ne sommes pas inquiets. »

 

Retrouvez toutes les infos sur la course, le classement et la cartographie sur www.barcelonaworldrace.org

 

 


Afficher toute la rubrique


Mentions légales | Plan du site      ©2012-2017 Azimut Communication - Création sites internet & Bornes interactives  - design based on v1 by OC Sport