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Sus… Au sud, toute !

© Barcelona World Race
© Barcelona World Race
  • Neutrogena, 2è au cap Leeuwin
  • La zone d’exclusion des glaces décalée au sud
  • Des conditions difficiles pour l’ensemble de la flotte

Après Cheminées Poujoulat, Neutrogena a franchi à son tour ce samedi matin (à 05hTU) la longitude du cap Leeuwin, le deuxième des trois caps sur la route du tour du monde. A ce passage symbolique, Guillermo Altadill et José Muñoz concèdent 13h30 de retard sur Bernard Stamm et Jean Le Cam, installés en tête de flotte de la Barcelona World Race depuis plus de trois semaines déjà. Pour autant, à bord du bateau leader, la concentration est plus que jamais de mise à l’heure de poursuivre la course en direction du sud de la Tasmanie, balisant la frontière entre les eaux de l’océan Indien et celles du Pacifique Sud. Le duo franco-suisse y est attendu en début de semaine prochaine.

A bord de Cheminées Poujoulat, c’est l’esprit tendu vers ce qui l’attend dans le sud-est du cap Leeuwin que Jean Le Cam a répondu à la vacation du jour. La nuit australe n’a pas été de tout repos pour les deux co-skippers du bateau jaune et noir, qui continuent d’imprimer un rythme soutenu et tracent leur trajectoire océanique avec une précision rare, comme en témoigne leur dernier empannage effectué au plus près de la limite de la zone d’exclusion des glaces. Plus que se réjouir de ce deuxième cap décroché avec panache, le compère de Bernard Stamm confie être beaucoup plus préoccupé par la suite du parcours et la semaine à venir.

Neutrogena dans le rétroviseur

Forts de leur solide expérience, ces deux experts de la compétition en haute mer sont bien placés pour savoir qu’ils n’ont pas le droit à l’erreur face à leurs poursuivants, toujours aussi tenaces à bord de Neutrogena. Les 200 milles d’avance qu’ils affichent  peuvent fondre comme neige au soleil dans ces contrées froides. Ils sont, en tous cas, loin d’être suffisamment confortables pour baisser la garde, alors que les modifications apportées hier à la zone interdite virtuelle autorisent à plonger pour aller flirter avec des latitudes plus extrêmes, jusque du côté des 55° sud. Les dernières observations effectuées par CLS sur la dérive des glaces et des icebergs sont formelles, la voie est libre, et permet d’ouvrir le terrain de jeu. La course prend une dimension soudainement plus stratégique aux portes du Pays de l’Ombre, sur les vastes espaces liquides où aucune terre ne vient freiner la circulation du train dépressionnaire d’ouest en est, que les deux leaders ont bel et bien attrapé dans leurs voiles.

A l’enseigne de l’océan Indien

Aucun des sept équipages aujourd’hui n’est épargné par l’Indien qui ne fait plus mentir sa réputation depuis quelques jours. S’il n’a pas sorti la hache de guerre, cet océan offre cependant des conditions rugueuses et exigeantes à l’ensemble des concurrents, pourtant logés à des enseignes radicalement différentes entre le sud de Madagascar et le sud de l’Australie. Même punition pour les quatorze marins qui doivent tous courber l’échine et faire le dos rond pour esquiver les foudres des éléments en colère. GAES Centros Auditivos et Renault Captur, séparés de 260 milles, affrontent aujourd’hui les vents forts au passage d’un front, essuyé hier par les frères Garcia à bord de We are Water. En 3è position, Anna Corbella et Gerard Marin peuvent néanmoins se réjouir d’afficher la plus belle de la  vitesse de progression sur les dernières 24 heures (de plus de 17 nœuds), tirant ainsi tous les bénéfices des vents forts (jusqu’à 40 nœuds dans les rafales) propices à des surfs débridés. Leurs poursuivants, qui ne cachaient pas leur impatience de goûter aux saveurs d’un coup de vent du Sud, ne sont pas en reste. Jörg Riechers et Sébastien Audigane filent bon train et ne cèdent rien dans la course poursuite qu’ils ont engagée pour la troisième ligne du classement. 

Deux fois la route, trois fois la peine

Plus en arrière, les compères de Spirit of Hungary, comme ceux de One Planet, One Ocean & Pharmaton restent ceux qui sont livrés à la plus rude épreuve. Après un Atlantique Sud plutôt clément, l’océan Indien rappelle qu’il demeure un bon morceau de bravoure aux détours de la route des trois caps. Aucun de ces deux duos ne doit ménager ses efforts progresser vers l’est dans des vents contraires, qui les obligent à tirer des bords. Deux fois la route, trois fois la peine, comme le souligne l’adage bien connu au sujet de l'allure de près, qui donne le rythme et le ton à ces galériens de l’arrière. Preuve s’il en est que le Grand Sud se mérite chaque jour autant…


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