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Le mur de l'Antarctique

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  • Régimes de secteur ouest puissants pour presque toute la flotte
  • Les concurrents en limite de la zone d’exclusion
  • L’entrée dans le Pacifique prévue pour mardi

Comme au billard ; les trajectoires des concurrents de la Barcelona World Race semblent rebondir régulièrement sur la zone d’exclusion des glaces. Volonté de chercher la route la plus sud, la plus proche de l’orthodromie, pour rejoindre le cap Horn, tentative d’échapper aux hautes pressions des latitudes nord, toutes les raisons sont bonnes pour mettre du sud dans sa route. Toutes sauf une, la présence des glaces dérivantes matérialisées par quelques icebergs dont CLS, l’organisme de surveillance par satellite, a pu détecter les positions. Ce n’est pas tant ces monstres de glace dont certains ont pu atteindre la surface de la Corse, qui sont à craindre. Leur présence est aisément détectable au radar et, de jour, une veille attentive suffirait à les éviter. Mais ils laissent dans leur sillage des petits morceaux de glace, les growlers ou bourguignons, qui sont un véritable danger pour les monocoques engagés dans la course. Un growler peut parfois ne dépasser que d’un petit mètre à la surface de l’eau : cela signifie qu’il en reste encore huit ou neuf immergés. Ce sont donc de véritables murs de plusieurs dizaines de tonnes qui peuvent se dresser sur la route des monocoques de la Barcelona World Race. Pour peu que la mer soit formée, même à l’œil nu, ces dangers potentiels sont quasiment indétectables.

Pas de roulette russe

Le principe de la zone d’exclusion permet de prévenir ces risques, avec comme corollaire cette navigation contrainte le long du 45° sud que l’on a pu observer dans la première moitié de l’océan Indien. Mais pour les leaders, le jeu va s’ouvrir puisque les limites de la zone d’exclusion ont été repoussées de 90 milles dans le sud à la hauteur de la Nouvelle-Zélande. Ainsi les concurrents vont pouvoir descendre jusqu’à 55° sud, quasiment au moment du passage de l’antiméridien, avant de devoir de nouveau remonter au milieu du Pacifique.

Ce passage dans les latitudes sud n’aura pas que des conséquences stratégiques. Car s’il ouvre le jeu, il permet à la flotte de se rapprocher des centres dépressionnaires : pour tous, cela signifie une mer encore plus formée, des rotations de vent plus brutales au passage des fronts. Mais surtout, les températures de l’air comme de l’eau vont encore chuter et accentuer les sensations de froid et d’humidité à bord. Bref ! A chaque incursion dans le sud, va correspondre une dépense d’énergie supplémentaire.

Passent les jours…

Pour l’heure, les écarts se sont stabilisés au sein de la flotte. A l’exception de One Planet One Ocean & Pharmaton et Spirit of Hungary qui peinent à accrocher les régimes d’ouest salvateurs, tout monde aligne un peu plus de 350 milles par jour. A bord de Neutrogena, on ne cherche pas à forcer le destin. L’équipage de Cheminées Poujoulat a su faire la différence sur une zone de transition, ce n’est pas en poussant les feux de leur machine que Guillermo Altadill et José Muñoz vont pouvoir reprendre les quelque douze heures de retard qu’ils traînent depuis l’entrée dans l’océan Indien. Le navigateur espagnol, rompu aux mers du Sud avec déjà six tours du monde à son actif, sait bien qu’il lui faudra attendre des conditions météo plus tordues pour espérer passer à l’attaque. Pour l’instant, ne pas laisser grandir l’écart suffit à son bonheur. Seuls Sébastien Audigane et Jörg Riechers à bord de Renault Captur n’hésitent pas à mettre du charbon pour reprendre des milles à GAES Centros Auditivos. Tous deux sont issus de la même filière du dériveur, l’un comme l’autre apprécie de faire valoir son toucher de barre pour grappiller quelques dixièmes de nœuds. Leur plan Finot est parfaitement adapté à ce type de conditions et les deux navigateurs entendent bien en profiter. Chassez le naturel…


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