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Cheminées Poujoulat en approche du cap Horn

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• Bernard Stamm et Jean Le Cam doivent doubler, à 23h15 TU, le mythique rocher • Un passage chargé d’histoires • Spirit of Hungary attendu ce soir à Bluff, en Nouvelle-Zélande Sa réputation passe les générations et son surnom de « cap Dur » n’est pas usurpé. Il vient se poser là, impétueux cerbère de la sortie des mers du Sud, quand les concurrents ont déjà couvert plus de la moitié d’un tour du monde, plus de 19300 milles pour Cheminées Poujoulat. Bateau et marins accusent une fatigue légitime. Bernard Stamm et Jean Le Cam doivent le doubler cette nuit, écrire une nouvelle page au chapitre de leur propre histoire avec le Horn qu’ils ont déjà doublé à quatre reprises chacun. Pendant des siècles, le passage du cap Horn s’est avéré crucial pour les bateaux de commerce entre l’Europe et l’Asie. Les dangers des violentes dépressions qui s’y engouffrent par le passage de Drake, de ses eaux houleuses voire de ses vagues scélérates et de ses glaces, ont construit sa réputation de cimetière marin, de cap redouté. La légende raconte qu’en 1788, le HMS Bounty du capitaine William Bligh couvrit juste 85 milles en 31 jours dans sa tentative de contourner le cap Horn, d’est en ouest, contre les vents dominants. Ce doit être le temps mis par Cheminées Poujoulat pour doubler les trois caps symboliques du tour du monde, depuis le cap de Bonne-Espérance qui ouvrait les portes du grand Sud. Changement d’atmosphère Les cargos empruntent désormais le canal de Panama pour leur activité marchande, mais le cap Horn, falaise haute de 425 mètres sur une île de 6 km de long et de 2 km de large, continue de voir passer des bateaux de pêche locaux et des bateaux qui veulent se mesurer au combat de son franchissement. L’histoire des courses autour du monde raconte des faits plus ou moins dramatiques à ses abords. En janvier 2009, Jean Le Cam avait été secouru par Vincent Riou après le naufrage de son bateau, à 200 milles de là. Sur l’Around Alone 2002, l’ancien BOC Challenge, course autour du monde en solitaire et avec escales, Bernard Stamm se souvient l’avoir franchi la quille de son bateau fissurée. Le cap Horn se mérite. Y arriver, le dépasser. Avant la délivrance. Les 40es Rugissantes accompagnent alors encore les concurrents un moment, mais l’ouverture vers le nord et l’Atlantique promet déjà de changer d’atmosphère, plus chaleureuse, pas toujours plus heureuse. Pour Cheminées Poujoulat, après 55 jours de mer dont 39 jours ininterrompus aux commandes de la Barcelona World Race, le passage du cap Horn cette nuit (TU) constituera un moment clé de la course. Avec toujours trois jours d’avance sur les temps estimés de passage de Neutrogena et de GAES Centros Auditivos, Bernard Stamm et Jean Le Cam disposent d’une marge certaine avant la remontée vers l’hémisphère nord. Approcher la légende Leurs deux principaux poursuivants bataillent toujours dans des conditions ventées mais dans une mer ordonnée. Les distances parcourues ces derniers jours, autour des 400 milles, en attestent. A bord de We are Water, Bruno et Willy Garcia, empêtrés dans une bulle anticyclonique, rêvent d’approcher la légende, 3000 milles devant leur étrave. Il en est sans doute de même pour leurs compatriotes espagnols Aleix Gelabert et Didac Costa, qui à bord de One Planet, One Ocean & Pharmaton voient fondre sur eux Renault Captur (100 milles gagnés depuis hier). Quant à Spirit of Hungary, il approche de Bluff (attendu à 19h30 TU). Nandor Fa et Conrad Colman y procéderont aux réparations de leur chariot de têtière de grand-voile mais également de leur quille. Un arrêt technique vécu comme une opportunité pour garder toutes leurs chances de passer le cap Horn avant de finir le tour du monde. Ils ont dit : Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) « On a 25-30 nœuds de vents d’WSW, on a l’impression d’avoir le temps qu’il fait toujours ici. Le Horn est le premier obstacle depuis le Cap Vert. Il représente une porte de sortie des mers du Sud, même si nous sommes encore dans les mers du sud un moment. La première fois, j’ai cassé ma quille juste devant le cap Horn. Ce n’est pas un très bon souvenir. Mais j’avais un de mes préparateurs qui faisait une balade devant le cap Horn et il m’a ramené le drapeau chilien qui flottait au cap Horn, c’était sympa. Les gars sont un peu fatigués, mais ça se passe plutôt bien. On a trouvé un moment dans le pacifique Sud pour régler les problèmes qui nous contraignaient vraiment. On n’a pas réussi à tout régler. Nous faisons attention à l’usure du bateau tout le temps, pour minimiser les chances de casse… enfin les malchances de casse. On va être content de doubler le Horn, on va sûrement se raconter une ou deux histoires. Mais on va continuer notre bonhomme de chemin. » Jean Le Cam (Cheminées Poujoulat) « (Le naufrage sur le Vendée Globe en janvier 2009) n’était pas terrible comme souvenir. C’était quasiment là où on est maintenant, à 200 milles du cap Horn, un peu plus au sud parce que là nous arrivons plus par le nord, et les conditions sont quasi similaires, il y avait peut être moins de vent. Cela fait cinq semaines que nous sommes dans des conditions houleuses et venteuses et froides. Au cap Horn, nous tournons à gauche, vers le nord et vers des températures plus clémentes, en général c’est bien quand tu l’as passé. Nous n’avons pas pensé à un arrêt technique parce que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Il y a une pénalité de 24 heures, plus le détour, plus le bazar, et ce n’est pas forcément nécessaire. Bernard et moi, on arrive à se dépatouiller de tous les trucs qui ne marchent pas au quotidien. Comme on ne peut pas appeler l’électricien, le plombier… hé ben, on fait tout nous-mêmes. Et puis Bernard, il monte très bien au mât, c’est parfait. » Willy Garcia (We are Water) « Dans les derniers 1200 milles, nous avons dû empanner plusieurs fois, 7 ou 8 fois, car nous avons du vent arrière et pour faire de l’est, on doit empanner. C’est chaque fois une demi-heure de manœuvres et d’efforts, c’est un peu usant et fatiguant. Quelque chose a heurté le safran, on a réparé avec de la stratification et nous avons eu un problème avec une voile. Maintenant, le bateau va bien pour attaquer en direction du cap Horn. Cela fait plusieurs jours que nous voyons One Planet One Ocean se rapprocher de nous, leur route et leurs conditions sont meilleures que les nôtres. » Jörg Riechers et Sébastien Audigane (Renault Captur) par message « Après cette escale au pays de l'America's Cup, nous sommes repartis de plus belle au reaching. Il nous faut contourner par l'ouest puis le nord une dépression qui descend au sud et ainsi rattraper des vents plus portants. C'est une bonne opportunité de nous rapprocher de We are Water qui lui est très sud et qui devrait être ralenti par ce système. La vie à bord de Renault Captur s'est réorganisée en quart de deux heures et nous profitons bien des quarts de bannette car les conditions sont quand même cool pour le moment. Renault Captur se comporte très bien avec son nouveau safran, ça file droit. Notre objectif est de reprendre notre place de quatrième. La route est encore longue, ça devrait le faire. »

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