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Tierra del Fuego

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• Neutrogena attendu au cap Horn dans quelques heures • GAES Centros Auditivos le suivra six heures plus tard • Spirit of Hungary a repris la mer Même si ce ne sera pas une première pour José Muñoz, le coéquipier chilien de Guillermo Altadill, le passage du cap Horn risque d’être émouvant à plus d’un titre. D’une part, parce que le Horn fait partie intégrante de l’identité chilienne, mais aussi parce que José ne pourra manquer d’honorer la mémoire de son pote et mentor Felipe Cubillos aux côtés de qui il a participé au tour du monde en double sur un Class40, bien nommé Desafio Cabo Hornos. Attendu au cap Horn entre 3h et 6h TU, Neutrogena devrait donc franchir de nuit cette frontière montagneuse entre Pacifique et Atlantique. Si la visibilité le permet et si les conditions météo restent maniables, les deux navigateurs pourront peut-être apercevoir les éclats du feu de l’île Horn, où vivent à l’année un gardien du phare et sa famille, chargés d’entretenir le feu. Car si le cap Horn est une délivrance pour qui vient de passer plusieurs semaines dans les mers australes, ses parages sont aussi fréquentés par quelques pêcheurs et de plus en plus, par des navires à passagers en quête d’exotisme. Aujourd’hui, les baleiniers qui étaient la grande affaire industrielle de la région ont disparu et la nature a semble-t-il pris le pas sur les quelques tentatives de civilisation de ces territoires du bout du monde, magnifiés par les plumes d’un Coloane ou d’un Sepulveda. Vue sur terre au balcon Anna Corbella et Gerard Marin devraient, quant à eux, avoir la chance de franchir le cap de jour. L’occasion pour l’équipage de GAES Centros Auditivos de tenter de passer près du fameux caillou, compte tenu des conditions de mer qui semblent relativement maniables. Il faudra ensuite attendre plusieurs jours avant de voir de nouveaux impétrants au baptême du cap Horn. Pour Bruno et Willy Garcia, ce ne sera pas avant le milieu de la semaine prochaine qu’ils auront enfin le droit de cracher au vent. Pour l’heure, la première préoccupation de l’équipage de We Are Water sera de contenir les velléités de Didac Costa et Aleix Gelabert à bord de One Planet One Ocean & Pharmaton. Les deux équipages veillant aussi à maintenir à distance Renault Captur, meilleur moyen de se prémunir, lors de la remontée de l’Atlantique, des attaques stratégiques souvent audacieuses de Jörg Riechers et Sébastien Audigane. Extrêmes solitaires Plus à l’arrière, l’équipage de Spirit of Hungary, avec un bateau ayant subi un sérieux lifting s’attaque maintenant à la traversée du Pacifique Sud. Pour Nandor Fa et Conrad Colman, la Barcelona World Race va maintenant servir de test : voir ce que le bateau a dans le ventre, engranger de l’expérience en vue d’un autre tour du monde, en solitaire cette fois, montrer que les incidents techniques n’auront pas d’incidences sur la volonté des deux marins à boucler cette course en bonne intelligence. A l’avant de la course, Bernard Stamm et Jean Le Cam continuent de tracer leur chemin. Cheminées Poujoulat, balloté par une mer croisée, en proie à des grains particulièrement violents progresse malgré tout à bonne vitesse vers les latitudes nord. Portés par une dépression qui les accompagne depuis le cap Horn, les deux leaders espèrent ainsi échapper à la punition d’un Atlantique Sud à remonter aux allures de près. Mais il reste encore quelques pièges à déjouer avant d’accrocher les alizés. Il n’empêche : ce qui est pris n’est plus à prendre. Ils ont dit : Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) : « C’est toujours un peu machine à laver, on est dans la traîne de la dépression. On va garder du vent fort encore un moment. Cette nuit, on a eu le vent le plus fort depuis le début de la course. On croit qu’on passe le cap Horn et qu’il fait chaud, mais ce n’est pas tout à fait ça. Les bateaux ont les deux tiers de la course dans les gencives. Le matériel commence à fatiguer. On croit que c’est fini, mais pas du tout. Là, on a du mal à faire de la vitesse, car la mer est vraiment grosse. Juste après le front, on avait une mer croisée, c’était impossible de faire de la vitesse là-dedans. Mais on avance tant bien que mal, ça nous accompagne longtemps, donc c’est plutôt pas mal. » Guillermo Altadill (Neutrogena): « Le cap Horn, ça correspond à des moments de l’histoire de la course au large. Mon premier tour du monde, c’était en 1989, c’était complètement différent. On était juste une bande de copains, pratiquement aucun de nous n’était professionnel. Pour nous c’était énorme de passer le cap Horn. Ça signifie que vous quittez les mers du Sud, vous quittez les jours et les nuits de vagues, de vents forts, de stress, de soucis. Doubler le cap Horn signifie que c’est le début de la route vers la maison, que l’on se rapproche de la ligne d’arrivée, que l’on va vers des températures plus agréables, vers de meilleures conditions de navigation. c’est toujours un bon moment. Il n’y a pas tant de monde qui l’ait fait dans sa vie, c’est aussi pour ça que c’est un instant spécial le Horn.… » José Muñoz (Neutrogena) : «On sait tout ce que ça représente pour un navigateur solitaire de doubler le cap Horn. De façon évidente, ce n’est pas toujours possible, du fait des conditions extrêmes qu’il règne sur ce cap le plus au sud du monde. Pour moi, c’est très émouvant et j’espère que je pourrai rendre hommage à mon ami Felipe Cubillos quand on sera près du Horn. Il fait partie de ces gens qui m’ont poussé à réaliser mes rêves en engageant un bateau chilien dans des courses internationales. J’espère que je pourrai partager cet hommage avec mon peuple. »

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