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La confusion des sentiments

© Jorge Andreu / Barcelona World Race
© Jorge Andreu / Barcelona World Race
  • Possible arrivée de Neutrogena dès lundi 30 mars
  • GAES Centros Auditivos attendu jeudi 2 avril
  • Plus qu’un seul concurrent dans l’hémisphère sud

« Seule la victoire est jolie » avait dit Michel Malinowski à l’arrivée de la première édition de la Route du Rhum quand son grand monocoque avait été battu de 98s par un petit trimaran jaune, barré par un navigateur canadien inconnu du grand public, Mike Birch. Guillermo Altadill ressasse-t-il cette citation ainsi ou bien va-t-il goûter le plaisir d’être le premier des navigateurs catalans à revenir à Barcelone et être ainsi fêté à sa juste mesure. Sans doute un peu des deux : même si peu en font ouvertement leur objectif, chaque coureur au large espère, dans un coin de sa tête, décrocher les lauriers du vainqueur. Guillermo et José Muñoz vont avoir encore deux jours de mer pour décortiquer ces impressions contradictoires avant que celles-ci ne soient balayées en l’espace de quelques instants quand il s’agira de retrouver les proches, de goûter l’accueil du public qui viendra fêter le retour au pays de Neutrogena,  de répondre aux sollicitations de la presse et du public catalan… La Méditerranée semble en tous cas prête à leur offrir un visage particulièrement souriant, soleil, vent portant modéré, tout ce qu’il faut pour apprécier pleinement ces dernières heures de mer. Guillermo et José devraient, eux aussi, battre le temps de référence détenu jusqu’ici par Jean-Pierre Dick et Damian Foxall lors de la première édition de la course.

 

Quatre dans les alizés

Encore en Atlantique, GAES Centros Auditivos continue sa remontée au louvoyage avec Gerard Marin au four et au moulin. Anna Corbella se remet doucement de sa chute sur un genou mais ne peut pas encore être opérationnelle. A l’heure actuelle, les manœuvres en solitaire ne nécessitent pas trop d’investissement et la navigatrice sera surement plus utile quand il s’agira d’aborder le détroit de Gibraltar, dans la soirée de dimanche. Ce ne sera pas avant le 7 avril pour les deux inséparables One Planet One Ocean & Pharmaton et We Are Water qui progressent de conserve, avec tout de même une avance d’une centaine de milles pour Aleix Gelabert et Didac Costa sur les frères Garcia. Willy, dans un message à la direction de course a envisagé toutefois d’unir les deux bateaux suite à ces longues fiançailles dans les mers du sud, avec entre autres, pour maître de cérémonie Jacques Caraës le directeur de course et comme témoins les deux extrêmes Cheminées Poujoulat et Spirit of Hungary. A force d’être coupés des flots d’informations du monde « civilisé », les navigateurs ont le temps de développer un imaginaire surréaliste.

A bord de Renault Captur, l’heure n’est pas aux rêveries. Sébastien Audigane et Jörg Riechers ont parié sur un passage du Pot au noir très à l’ouest qui semble porter ses fruits. Les deux navigateurs commencent à toucher les alizés de l’hémisphère nord, mais les nombreux tours du monde de Sébastien Audigane lui rappellent qu’il n’y a rien de plus fluctuant que cet espace morne aux vents erratiques. Nombreux sont ceux qui avaient cru s’en être débarrassés avant de se retrouver sous un nuage en subite panne de vent. Pour les deux navigateurs, il s’agit avant tout de cravacher pour mettre des milles entre la Zone de Convergence Intertropicale et le tableau arrière de leur monocoque.

Sur Spirit of Hungary, c’est une nouvelle zone de transition qu’il faut négocier. Depuis le cap Horn, Nandor Fa et Conrad Colman ont jusqu’ici bénéficié de conditions plutôt favorables. Ils devraient franchir cette petite dorsale et retrouver les alizés de l’hémisphère sud d’ici peu. Outre les noces de We Are Water et One Planet One Ocean, Conrad Colman en attend d’autres qui le concernent autrement plus… Une bonne raison pour ne rester musarder en route.


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