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A vos marques, prêt, partez!

© Lloyd Images
© Lloyd Images

Pour les skippers, les petits airs, manœuvrer dans des zones sans vent  peut s’avérer bien plus difficiles que de naviguer par gros temps. Les conditions vont donc être particulièrement compliquées pour la première course de la saison 2015-16 du championnat du monde IMOCA Ocean Masters, la Rolex Fastnet Race dimanche au départ de Cowes sur l’île de Wight à 12h10 heure locale (13h10 en France).

Les prévisions météo annoncent du vent ultra-léger, pas une risée avant mercredi. Les bateaux sont à la merci de brises thermiques locales et des marées. Selon les marins, il faudra deux fois plus de temps que d’habitude aux grands bateaux pour effectuer les 600 milles du parcours qui contourne le rocher du Fastnet au sud-ouest de l’Irlande avant de retourner à Plymouth au sud-ouest de l’Angleterre.

Cette année marque le 90e anniversaire de la classique biennale du Royal Ocean Racing Club, la plus grande course au large au monde en terme de participation, avec un nombre record de concurrents cette année de plus de 350 équipages, et parmi eux des équipes de prestige venues des quatre coins de la planète

Ce sont huit IMOCA 60s qui s’aligneront au départ, mais l’attention sera certainement portée sur les deux plus récents d’entre eux : Safran, barré par Morgan Lagravière et Nicolas Lunven, et le Banque Populaire d’Armel le Cleac’h et Erwan Tabarly. Ces deux bateaux sont équipés de foils en forme de « L » conçus pour « soulever » partiellement le bateau hors de l’eau. Des foils de ce type seront bientôt montés sur d’autres nouveaux bateaux signés VPLP-Verdier et dont la mise à l’eau est imminente. Mais nul ne connaît encore leur efficacité dans les différentes conditions de vent et de mer, ou s’ils arriveront à réaliser tout leur potentiel d’ici au Vendée Globe dans un peu plus d’un an.

L’ Artemis Challenge jeudi dernier, 50 milles autour de l’île de Wight, a été remporté par Vincent Riou et Sébastien Col sur PRB, un IMOCA 60 « conventionnel ». Banque Populaire et Safran prenant respectivement la 5è et 6è place.

« Pour nous c’était intéressant de mesurer la vitesse de notre bateau contre celle des autres, » avoue Armel le Cleac’h. « Nous étions 4e aux Needles (le point le plus à l’ouest de l’île de Wight), peu derrière PRB et Quéguiner-Leucémie Espoir. Ensuite le vent est monté jusqu’à 20 – 22 nœuds à 70 – 80°, nous avons déployé le foil et pris une bonne vitesse. Mais de l’autre côté nous étions au près – il était difficile de garder le cap et il y avait beaucoup de courant - nous avons perdu 2 rangs par rapport à Safran et SMA. »

Les foils sont donc l’avenir ? « Ils ont du potentiel » maintient le Cleac’h. « Lors de l’Artemis Challenge il y avait beaucoup de manœuvres, ce qui était difficile pour nous, mais notre bateau est conçu pour le Vendée Globe et nous ne pouvons pas encore tirer de conclusions. Après la Transat Jacques Vabre nous verrons si c’est bien et s’ils peuvent être optimisés ou si nous devons revenir à une solution classique. »

L’essentiel avant le Vendée Globe sera de passer du temps à tester les foils, et la meilleure manière de le faire c’est de courir. De ce fait, le Cleac’h se réjouit des courses supplémentaires prévues au championnat du monde IMOCA Ocean Masters : la Transat B2B en décembre et la New York-Vendée en 2016. 

Morgan Lagravière (Safran) ne peut que confirmer. « Pour l’instant ce que nous pouvons dire c’est que la performance de notre bateau au près n’est pas bonne, mais ça fonctionne bien aux allures portantes. Les foils fonctionnent bien entre 90 – 135° d’angle de vent, avec à minima 15nds. Plus c’est fort, mieux c’est, mais on ne sait encore pas très bien. Nous voulons gagner en expérience en course contre les autres bateaux. Après la Transat Jacques Vabre nous ferons le point et on prendra une décision afin d’avoir le meilleur bateau pour le Vendée Globe. »

Lagravière se réjouit également du nouveau championnat du monde IMOCA Ocean Masters. « Le traditionnel ‘une transat par année’ n’est pas suffisant. Nous voulons plus de courses. Pour nos sponsors c’est bien plus important d’être en course sur l’eau qu’au chantier. »

Pour Yann Elies, la Rolex Fastnet marque sa première course à la tête de son propre projet IMOCA 60 depuis son abandon forcé sur Generali pendant le Vendée Globe 2008. L’anecdote veut que son Quéguiner-Leucémie Espoir soit l’ancien Safran, celui-là même à bord duquel Marc Guillemot lui a porté assistance à cette occasion. « Je suis heureux d’être de retour, et sur ce bateau de surcroît, » dit Elies, qui court avec Charlie Dalin, son dauphin lors de la Solitaire du Figaro.

Depuis l’acquisition du bateau, Elies l’a équipé de nouvelles dérives de configuration semblable à celles de SMA et il aura une nouvelle quille en septembre. Il plaisante à moitié, « Je ne veux pas être le gars qui perd la troisième quille de ce bateau ! Notre but c’est d’être aussi vite que PRB. Nous avons la même forme de coque, les mêmes dérives. Maintenant on doit faire des progrès au près»

Elies n’est pas encore convaincu par les foils. « Ils peuvent avancer vite, mais seulement au-delà de 20°, il faudra les voir dans différentes conditions pour pouvoir porter un jugement final. »

Queguiner – Leucémie Espoir est considéré comme le plus léger des IMOCA 60 et devrait pouvoir sortir son épingle du jeu dans les conditions prévues sur la course. « Je pense que ça va être très compliqué avec peu de vent et beaucoup de transitions, » prévoit Elies.

Nouveau venu sur le circuit IMOCA Ocean Masters, Paul Meilhat,  est à la barre de SMA,  vainqueur du Vendée Globe 2012, mais aussi de la Rolex Fastnet en 2013. Il partage la barre avec son coach qui n’est autre que Michel Desjoyeaux, double vainqueur du Vendée Globe.

Meilhat préfère attendre un peu avant de juger les foils. « Contre le vent ils sont loin des performances des anciens bateaux, mais au reaching ils peuvent aller très vite. Leurs performances ne sont pas régulières mais ça va s’améliorer. »  

Des foils semblables pourraient être installés sur SMA, mais comme l’observe Meilhat cela prendrait du temps, ce serait cher, et c’est peut-être déjà trop tard pour le Vendée Globe.

A bord d’Initiaves-Cœur, le skipper Tanguy de Lamotte prend au sérieux son rôle de thérapeute, pour permet à son co-skipper britannique, la navigatrice Sam Davies, de se remettre de la Volvo Ocean Race et la ramener à l’exercice de l’équipage réduit sans l’assistance de toute son équipe de filles. « Nous allons essayer de performer sur cette Rolex Fastnet Race, mais le plus important c’est de se qualifier, d’apprendre à connaître le bateau et de se préparer de façon optimum pour la Transat Jacques Vabre. »

« J’espère que les conditions seront légères pour ce Fastnet, afin qu’il y ait beaucoup de tactique. »  Son vœu a bien été exaucé, peut-être même un peu trop…


IMOCA Ocean Masters World Championship
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