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Transat Jacques Vabre : portraits de bizuths

Crédit Photo JM Liot / DPPI
Crédit Photo JM Liot / DPPI

Partie 2 : le choix de l’expérience

19 bizuths en IMOCA            au départ de la Transat Jacques Vabre. Certains avaient fait le choix de s’entourer d’un coéquipier aussi novice dans l’exercice, (voir chronique du 28 octobre) quand d’autres ont pris le parti de partir aux côtés de navigateurs expérimentés. Portraits et motivations de ces candidats venus chercher un supplément de connaissances et donner dans le même temps un autre regard sur la course.

Banque Populaire VIII : le choix de la compétence

Quand on vise la victoire, on s’en donne les moyens. C’est en pensant à cet adage qu’Armel Le Cléac’h a pensé recruter Erwan Tabarly comme coéquipier : « Je connais toutes les compétences d’Erwan. On s’est souvent affronté sur le circuit Figaro et ça m’intéressait d’avoir quelqu’un qui soit à la fois proche de ma manière de fonctionner, mais qui pouvait aussi proposer un autre regard sur ma manière de naviguer, sur le bateau ». Le choix d’Erwan Tabarly s’est rapidement imposé comme une évidence. Les deux hommes s’apprécient, ils ont les mêmes modes de préparation, la même attention à leur bonne santé physique et mentale, une même placidité face aux aléas d’une course au large. « Je crois qu’au-delà de ce qui nous rapproche, Armel était intéressé par l’expérience que j’ai acquise ces dernières années en multicoques. Avec l’apparition des foils sur les IMOCA, c’est un domaine où il attend mes observations et mes sensations. Il reste encore beaucoup à faire avant que l’utilisation des foils ne soit pleinement maîtrisée. »

Bureau Vallée : un mix entre compétence et affinité

Pour Louis Burton, le choix de son co-skipper devait répondre à deux critères majeurs : « Je cherchais quelqu’un qui n’avait pas le même profil que moi, qui suis plutôt un aventurier qui s’est lancé dans la course au large. Mais il fallait aussi qu’il y ait des accroches entre nous. Romain présente ce profil. On a pas mal de points communs. Nos deux compagnes naviguent, on a sensiblement le même âge, des centres d’intérêts assez proches. » A bord de Bureau Vallée, Romain Attanasio va pouvoir apporter son expérience du circuit Figaro, de la régate au contact, des options stratégiques fines. En retour, il va découvrir la navigation en course à bord d’un IMOCA, apprendre à maîtriser ces machines complexes que sont devenus ces monocoques. « Je change de dimension, c’est un vrai bonheur. Aux côtés de Louis qui commence à bien connaître sa machine, c’est une occasion d’apprendre incroyable. »

Le Bateau des Métiers by Aerocampus : une histoire d’amitié avant tout

Entre Arnaud Boissières et Stan Maslard, c’est une complicité sans faille. Tous les deux sont installés aux Sables d’Olonne, ils viennent du circuit Mini qui a forgé leur goût du large, ont partagé bien des bonheurs, mais aussi pas mal de galères. « Avec Stan on ne se connaît par cœur. Il navigue avec moi depuis un moment, fait partie de l’équipe technique. Partir avec lui était une évidence. Ce n’est pas parce que c’est sa première participation à la course qu’il ne sait pas de quoi on parle. Il connaît le large, il a appris à connaître le bateau, c’est parfait. » Arnaud Boissières ne s’est visiblement pas posé la question longtemps de savoir qui partirait à ses côtés. Et Stan Maslard de surenchérir : « On ne s’est même pas posé cette question-là. C’est un projet qu’on est en train de faire évoluer ensemble. C’est Arnaud qui partira sur le Vendée Globe, mais je suis là pour qu’il puisse partir dans les meilleures dispositions. C’est lui le patron, mais on reste un tandem soudé par d’autres liens ».

Quéguiner-Leucémie Espoir :  la division des tâches

« J’ai proposé à Charlie de venir avec moi, parce qu’il n’y a pas d’ambiguïté. Tout d’abord, il navigue parfaitement et maitrise bien mieux que moi tous les outils informatiques. J’ai déjà eu l’occasion d’observer ses qualités de routeur, ce sera un plus de l’avoir à mes côtés pendant cette Transat Jacques Vabre ».  Yann Eliès n’a pas seulement embarqué Charlie Dalin parce qu’il l’avait titillé sur la Solitaire du Figaro, mais aussi parce qu’il savait ce que Charlie pouvait lui apporter. « Et puis, je préfère ce type (genre) de relation que de partir avec un coéquipier avec lequel il n’y pas vraiment de hiérarchie établie. Du coup, quand tu as des choix à faire, si jamais les points de vue divergent, tu es dans le compromis en permanence. Et c’est comme ça que tu peux perdre une course. J’ai un mode de fonctionnement qui reste assez intuitif et je veux pouvoir m’en servir. » A bord de Quéguiner-Leucémie Espoir, les rôles sont clairs. Il y a un patron et un second. Une situation qui convient parfaitement à Charlie. « Je mesure déjà la chance de partir naviguer aux côtés de Yann, qui plus est en IMOCA. Cette répartition des rôles me convient bien : du coup, dans mon travail à l’ordinateur, je vais être plus libre, je ne me poserai pas la question de savoir si ma proposition sera négociable. Je vais donner à Yann tous les éléments d’analyse et il choisira, même si je sais que l’on sera le plus souvent d’accord. » Un mode de fonctionnement particulièrement judicieux, au vu des premiers jours de course.

SMA : la formation continue

Entre Michel Desjoyeaux et Paul Meilhat, la relation est franche. Paul disposait de deux ans pour préparer le Vendée Globe, pour franchir la marche imposante entre le circuit Figaro où le navigateur brestois excellait et le Championnat IMOCA Ocean Masters. S’appuyer sur Michel Desjoyeaux était l’un des meilleurs moyens pour progresser à pas de géant. « L’expertise de Michel est incontestable. Je ne serais pas là où j’en suis si je n’avais pas pu bénéficier de ses conseils, naviguer des jours à ses côtés entre les entraînements de Port-la-Forêt et les courses d’avant saison. Le véritable test pour moi, sera la Transat Saint-Barth / Port-la-Forêt où pour la première fois, je serai face à moi-même en course. » A ses côtés Michel Desjoyeaux rigole : « Il y a des moments où je me demande s’il n’a pas appris trop vite. Ça arrive de plus en plus souvent que ce soit moi qui fasse des bêtises et que Paul me reprenne. Mais c’est bon signe. » A bord, pas de hiérarchie établie, chacun tiendra son rang à tour de rôle. « On va faire comme on a fait depuis le début de saison. On va discuter beaucoup. A deux, on est plus intelligent que tout seul. Ensuite, les décisions, on les prendra ensemble. Ça fonctionne comme ça depuis le début, on ne va pas changer une recette qui marche. »

Spirit of Hungary : une affaire de famille

« C’est plutôt Nandor qui m’a choisi que l’inverse. On est du même pays, il voulait pouvoir communiquer dans sa langue et c’était une belle occasion pour moi d’apprendre et de l’aider un peu. Mais c’est clairement lui le patron. » Pour Peter Perényi, la Transat Jacques Vabre est un véritable baptême du feu. Sans véritable expérience de la haute mer, il est là pour donner un coup de main à Nandor Fa qui se positionne déjà dans sa quête du Vendée Globe. D’un côté, un marin qui veut se donner tous les outils nécessaires pour préparer un tour du monde en solitaire, de l’autre un néophyte qui a l’occasion d’apprendre plus qu’il n’avait jamais rêvé, le tandem est plus cohérent qu’il n’y paraît au premier abord.

St-Michel / Virbac : le choix de la continuité

« Même si Fabien n’a jamais fait de Transat Jacques Vabre en IMOCA, c’était évident que je partais avec lui. Il est engagé sur le projet depuis plusieurs mois, il est là pour nous aider à progresser en performance, je ne vois pas comment il aurait pu ne pas être à bord. » Jean-Pierre Dick a demandé à Fabien Delahaye de rejoindre son équipe pour l’aider à préparer le prochain Vendée Globe pour profiter du regard neuf d’un coureur issu d’un autre circuit. « Faire appel à plus de jeunesse, c’est aussi une manière de se remettre en question, de changer nos routines. On travaille bien ensemble, autant en profiter. » De son côté, Fabien Delahaye, vainqueur de la dernière Transat Jacques Vabre, mais en Class40, mesure sa chance : « On est vraiment dans la catégorie reine. C’est une marche énorme entre les deux classes. On a affaire à des engins sophistiqués, très pointus. » Fabien a déjà sa petite idée sur l’incroyable palmarès de Jean-Pierre en double (3 Transat Jacques Vabre et deux Barcelona World Race) : « D’une part, JP possède maintenant une énorme expérience, mais surtout c’est quelqu’un d’incroyablement facile à vivre à bord d’un bateau. On échange beaucoup, j’ai une très grande liberté d’expression. » Visiblement, le binôme a encore de beaux jours devant lui.


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