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Transat Jacques Vabre : le suspense jusqu’au bout

© Eloi Stichelbaut / Sea & Co
© Eloi Stichelbaut / Sea & Co

A quelques jours de l’arrivée de la Transat Jacques Vabre, tout peut encore se jouer.  A bord de PRB, Vincent Riou et Sébastien Col ont pris une belle option sur la victoire, mais ils restent encore sous la menace de Banque Populaire VIII, lui-même talonné par Quéguiner - Leucémie Espoir. Retour sur cette deuxième partie de course qui, si elle fut moins mouvementée que la première, n’en fut pas moins passionnante.   

Il aura fallu attendre le passage d’une dernière dépression pour que les rescapés de la première semaine puissent crocher les alizés et se mettre réellement à régater. C’est à la sortie de cette dépression, dans un vent de nord-ouest encore soutenu, que Banque Populaire VIII grillait la politesse à PRB et Quéguiner - Leucémie Espoir. A cette allure, l’apport des foils devenait une évidence et permettait à Armel Le Cléac’h et Erwan Tabarly de prendre la poudre d’escampette. A l’entrée d’un Pot au noir particulièrement actif, le leader comptait ainsi près de 40 milles d’avance sur ses poursuivants. Avance qui va fondre en une journée dans les calmes de la Zone de Convergence Intertropicale. Un Pot au noir très compliqué à négocier et un bateau un peu moins évolutif dans les tout petits airs reléguait Banque Populaire VIII en troisième position à leur entrée dans l’hémisphère sud. Un alizé perturbé obligeait enfin les trois leaders à doubler la pointe du Brésil au près serré, allure pas spécialement favorable aux foilers. Armel Le Cléac’h et Erwan Tabarly parvenaient à revenir sur Yann Elies et Charlie Dalin, mais restent encore à distance de Vincent Riou et Sébastien Col. A 600 milles de l’arrivée, PRB tient la corde, mais aucun relâchement n’est possible.

Peloton de teigneux

Il ne faut pas oublier non plus, la bagarre entre les équipages du deuxième groupe, tous sur des bateaux de plus anciennes génération où Le Souffle du Nord de Thomas Ruyant et Adrien Hardy et Initiatives Cœur de Tanguy de Lamotte et Sam Davies se mènent la vie dure depuis le départ. A quelques milles l’un de l’autre, les deux équipages se livrent une bataille sans concession pour la quatrième place. A noter, à la sortie du Pot au noir, le décalage dans l’est inspiré de Thomas et Adrien, qui leur a permis de bénéficier d’un meilleur angle dans les alizés de l’hémisphère sud et de coiffer Tanguy et Sam en doublant la pointe orientale du Brésil. Derrière eux, Bertrand de Broc et Marc Guillemot (MACSF) ont fait parler leur expérience pour s’emparer de la sixième place, quand Eric Bellion et Sam Goodchild (Comme un Seul Homme) pointaient juste devant Fabrice Amedeo et Eric Péron (Newrest/MatMut). Enfin Bureau Vallée ferme la marche. Victimes d’une panne électrique, privés d’énergie pendant plusieurs jours, Louis Burton et Romain Attanasio ont dû barrer en permanence et ne disposaient plus des fichiers météo nécessaires pour optimiser leur route. A force de bricolage, les deux skippers ont pu réparer le convertisseur électrique des hydrogénérateurs et bénéficier d’un minimum d’énergie.

Arrêts prématurés

Plusieurs équipages ont dû, à leur tour, renoncer à poursuivre. A bord de SMA, Paul Meilhat et Michel Desjoyeaux ont constaté le délaminage du bord de fuite de leur quille, vraisemblablement suite à un choc. Ils ont préféré mettre le cap sur la Guadeloupe pour être fin prêts pour la Transat Saint-Barth Port-la-Forêt, essentielle pour le parcours de Paul. St-Michel/Virbac s’est arrêté à Madère après avoir constaté le bris de plusieurs lisses dans le compartiment avant. Enfin, Nicolas Boidevézi et Ryan Breymaier (Adopteunskipper.net) ont jeté l’éponge après la rupture d’une basse bastaque. Une décision d’autant plus difficile à prendre que le tandem avait négocié de façon très intelligente les dépressions de la première semaine et s’apprêtaient, sur une route ouest, à recueillir les fruits de leur option. Quoi qu’il en soit, Nicolas Boidevézi a montré qu’il avait l’étoffe pour s’aligner sur les épreuves du championnat IMOCA Ocean Masters.

Ils ont dit :

Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) :

« Nous avons manqué de réussite cette nuit, la faute à un nuage orageux qui ne nous a pas lâché un seul instant. Nous étions bien revenus sur PRB, mais nos efforts ont été annihilés en quelques instants. On espérait aussi un alizé un peu plus tonique, cela n’a pas été le cas. Nous sommes toujours en mode combattant, tout en gardant un œil dans le rétroviseur sur les performances du duo Elies – Dalin. »

 

Vincent Riou (PRB) :

« Les affaires ne vont pas trop mal. On file vers le Cabo Frio et on vire à droite demain. Banque Populaire a bien marché au reaching, nous ne pouvions pas utiliser les mêmes voiles. Maintenant que l’on est plus au portant, on ne peut pas dire qu’il nous fait peur, mais il y a encore un paquet de manœuvres et des erreurs peuvent arriver. .Ce ne sera pas de tout repos, on est à l’attaque. »


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