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Derniers bords sous les tropiques avant le grand hiver

© Brian Carlin
© Brian Carlin

A Gustavia, le port de Saint-Barth, la pression monte doucement. Petit à petit, la flotte s’étoffe au fur et à mesure des arrivées des différents convoyages venus du Brésil et des côtes d’Europe. Première à rallier Saint-Barth depuis Itajai, l’équipe du Souffle du Nord fait preuve d’un professionnalisme digne des plus grandes équipes. Pour Thomas Ruyant, ce sera la troisième épreuve officielle sur le circuit IMOCA Ocean Masters après sa quatrième place conquise de haute lutte dans le Transat Jacques Vabre, signe que des projets à petits moyens menés avec intelligence peuvent être parfaitement dans le coup. Vendredi, ce sera le prologue, une belle manière de faire partager aux invités présents à bord la magie de la navigation en IMOCA60.

Le prologue, vendredi 4 décembre

Un tour de Saint-Barth s’impose évidemment pour cet avant-goût de la course. L’occasion pour les équipes engagées de faire profiter du cadre unique de Saint-Barth, de ses paysages où les falaises escarpées alternent avec de longues plages de sable blanc. Le prologue est aussi l’occasion de remercier tous ceux qui, sur l’île, se démènent pour offrir aux coureurs et à l’organisation le meilleur des accueils.

Tous à postes pour vendredi

Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord) et Eric Holden (O Canada) sont déjà à poste à Gustavia. Ils ont été rejoints par Morgan Lagravière qui a loué pour l’épreuve le bateau de Nicolas Boidevézi Adopteunskipper.net. Safran étant déjà entré en chantier suite à la Transat Jacques Vabre, Morgan voulait absolument participer à la course afin de valider sa qualification pour le Vendée Globe et continuer d’acquérir de l’expérience en solitaire. Une détermination sans faille, un talent indéniable, Morgan prouve chaque jour combien il mérite le soutien de Safran dans son entreprise. Le fait que Morgan puisse embarquer sur le bateau de Nicolas Boidevézi témoigne aussi des valeurs d’entraide et de solidarité qui règnent dans le monde de la course au large. Nicolas Boidevézi aide ainsi Morgan à aller au bout de ses projets pendant qu’il continue de travailler d’arrache-pied pour boucler ses financements et prendre le départ des prochaines épreuves du Championnat du Monde IMOCA Ocean Masters à la barre de son bateau.

L’équipe d’organisation prête à accueillir le reste de la flotte

SMA est parti de Pointe-à-Pitre ce midi (heure Française) et rejoindra Gustavia dans une douzaine d’heures après une intervention de l’équipe technique sur le voile de quille endommagé lors de la Transat Jacques Vabre.

Newrest-Matmut, parti d’Itajai le lendemain de l’équipage du Souffle du Nord, en terminera de son convoyage éprouvant en début de soirée.

Il sera précédé de Kilcullen Voyager dans l’après-midi. Rappelons que le skipper Enda O’Coineen est le premier navigateur irlandais à se lancer sur un projet de Vendée Globe. Il compte bien que son initiative fasse école.

Edmond De Rothschild, après un chantier express à Lorient suites aux avaries de la Transat Jacques Vabre, est attendu à Gustavia ce jeudi en début de nuit (heure locale).

Parvenir à configurer des machines aussi exigeantes que les IMOCA60, dans des délais aussi serrés, entre deux courses transatlantiques témoigne du très haut niveau de compétence et d’investissement des équipes techniques. Qu’il s’agisse de convoyer du Brésil, de traverser à nouveau l’Atlantique, de faire que la machine soit impeccable pour prendre le départ d’une course en solitaire dont on connaît le niveau d’exigence, tous répondent présents, ne ménagent pas leur peine. C’est aussi à ce prix, qu’un championnat comme l’IMOCA Ocean Masters peut proposer un programme de course aussi intense qu’alléchant.

Bizuths du solo

Au final, ils ne seront que deux, Yann Eliès (Quéguiner / Leucémie Espoir) et Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) à pouvoir se targuer d’une expérience en course en solitaire en IMOCA. Pour tous les autres, cette Transat Saint-Barth / Port-la-Forêt sera un véritable baptême du feu. Autant dire que la tension risque de monter à partir de samedi sur les pontons de Gustavia.

En direct avec les skippers avant le grand départ

Dimanche 6 décembre à 16h (heure de Paris, soit 11h à Gustavia), les huit solitaires de la Saint-Barth / Port-la-Forêt prendront le départ pour douze à quatorze jours de mer environ en direction de la Bretagne. La course devrait se résumer à un premier bord au près plein nord vers les Bermudes et la côte est des Etats-Unis avant de commencer d’accrocher les régimes d’ouest qui permettront de traverser à pleine vitesse vers l’Europe. Au menu, des vents forts, un froid qui se fera de plus en plus présent, des nuits particulièrement longues…

Pour parler de ce qui les attend, les skippers auront rendez-vous samedi 5 décembre à 17h (heure de Paris) pour une vacation en direct avec Pierre-Louis Castelli sur le stand de la Bretagne au Nautic de Paris. Un rendez-vous à ne pas manquer !

Ils ont dit :

Fabrice Amedeo (Newrest / Matmut) : « J’ai préféré ne pas faire le convoyage qui représente quasiment l’équivalent d’une traversée de l’Atlantique et pouvoir passer quelques jours en famille, afin de me ressourcer. Mais je reste en contact permanent avec l’équipe. La Transat Jacques Vabre a été particulièrement riche, mais j’ai vraiment hâte d’être au départ de la Transat Saint-Barth / Port-la-Forêt qui sera mon vrai baptême en solitaire. Avec Éric Péron, on a beaucoup travaillé sur ce qu’impliquait la navigation en solo par rapport au double. Avec cette course, je change clairement d’échelle, c’est un sacré défi. Je suis impatient de le relever. »

Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord: « Je viens de passer quinze jours en famille au Brésil avant de venir ici. C’était nécessaire ; mine de rien, on est à fond dans ce projet depuis février-mars. Compte tenu de l’intensité de la Transat Jacques Vabre, c’était indispensable de faire une pause. Mais là, c’est bon, je sens que l’envie d’y retourner est là, je suis pressé de prendre le départ. Au-delà de la qualification pour le Vendée Globe, mon premier objectif, c’est d’engranger de l’expérience avant le chantier d’hiver. Ça sera ma première navigation en course en solitaire ! D’habitude en Transat, on part de l’hiver pour aller vers le beau temps. Là, on va faire l’inverse. C’est excitant, même si je sais que ça risque d’être dur… »


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