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Sébastien Josse fait le break, derrière lui, c’est chaud…

Photo: Brian Carlin
Photo: Brian Carlin

C’est un break ! ... c'est un wagon... c'est un train ! Que dis-je, c'est un train ? ... c'est un système météo que Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) a désormais d’avance sur le reste de la  flotte de la Transat Saint Barth / Port-la-Forêt. En cavalier expérimenté et talentueux à bord d’une monture dernier cri, le niçois fait logiquement, et avec brio, la différence sur ses concurrents, tous bizuths du solo en IMOCA60, et à la barre de 60 pieds de l’ancienne génération. Dans son sillage, le reste de la flotte s’apprête à essuyer un front très actif…

A la mi-journée, ce dimanche, Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) affichait près de 400 milles d’avance sur Paul Meilhat (SMA), toujours en deuxième position, mais qui a dû faire cap au sud depuis hier, soit à plus de 45° de la route vers Port-la-Forêt…

Ça joue pour la 3e et la 6e place

A moins de 200 milles de Paul Meilhat, Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord) a pris la troisième place devant Morgan Lagravière (Safran). Et, 50 milles pile dans le sud du skipper Ch’ti, Fabrice Amedeo (Newrest – Matmut), 5e, talonne Morgan Lagravière (ils sont à 4 milles d’écart en distance au but). Ces trois-là se tiennent aujourd’hui en seulement  50 milles. La troisième marche du podium s’annonce disputée.

En 6e et 7e position, Enda O’Coineen (Currency House Kilcullen) est passé devant Éric Holden (O Canada). Seuls 4 petits milles les séparent à la mi-journée… de quoi pimenter cette deuxième semaine de transat.

Le dimanche, c’est sport

Mis à part le leader, les six autres solitaires de cette Transat Saint Barth / Port-la-Forêt sont au cœur d’une dépression active qui se creuse en remontant vers les Açores. 50 nœuds établis sont attendus au centre de ce système dans les heures à venir. Les concurrents vont donc privilégier les extérieurs et s’écarter de ces basses pressions, quitte à se rallonger la route. Ils vont cependant devoir composer pendant au moins 24h avec une brise de 35 à 40 nœuds et une forte houle.

Qu’ils soient en avant de ce front (Paul Meilhat), au cœur (Thomas Ruyant, Morgan Lagravière et Fabrice Amedeo) ou en arrière (Enda O’Coineen et Eric Holden), leur dimanche s’annonce très sportif… « Je suis un compétiteur dans l’âme, je vis pour ça, mais là, pas question de jouer la performance, je vais lever le pied pour laisser passer le front, les risques sont trop importants : j’ai appris le sens marin depuis hier… », expliquait Morgan Lagravière (Safran) à la mi-journée.

Ce sera moins physique, mais plus technique pour Sébastien Josse qui va consacrer cette journée dominicale à traverser l’archipel des Açores dans un flux de nord (contraire) d’une quinzaine de nœuds, avant de récupérer des brises portantes pour tracer vers la Bretagne. Il pourrait boucler cette 3e manche du Championnat du Monde IMOCA Ocean Masters d’ici trois jours.

 

Morgan Lagravière (Safran) : « la priorité c’est la sécurité »

« Ça commence à monter, doucement, mais sûrement. J’étais déjà au centre de la dépression hier, je n’ai pas eu les conditions pour descendre assez sud dans les temps, je me suis retrouvé hier à batailler au près dans la grosse baston, à enchaîner les virements de bord. J’étais complètement vidé, physiquement et moralement. Je n’étais pas bien… Là, ça va mieux, j’ai fait une belle nuit avec de bons choix de voiles et du repos. On a déjà 35 à 40 nœuds avec 3 à 4 mètres de creux, c’est beaucoup, mais ce n’est rien par rapport à ce qui nous attend. Pas question pour moi de jouer là dedans, la priorité c’est la sécurité. Je vais lever le pied pour laisser passer le front et me décaler encore dans l’est, oublier le classement pendant quelques heures et surveiller ce que font les autres. Le moment le plus critique ce sera la nuit prochaine, ce qui est plutôt bien parce que la nuit, ça paraît moins impressionnant. »

 

Fabrice Amedeo (Newrest – Matmut) : « je devrais moins souffrir que Thomas et Morgan »

« Je suis content de ma trajectoire sud-est puis est, suivie depuis 3-4 jours en bordure des hautes pressions. La dépression est bien là, on a 35 à 37 nœuds établis avec des rafales à plus de 40. Il faut faire le dos rond, naviguer en bon marin, rester concentré, être l’affût de tous les petits bruits du bateau… Je ne suis pas mécontent d’être plus sud, je devrais moins souffrir que Thomas et Morgan.

Demain à la mi-journée, je devrais pouvoir empanner pour faire route vers le Finistère, je serai à l’arrière du front, mais il y aura toujours 35 nœuds.

C’est super sympa d’être à la bagarre avec Thomas et Morgan, mais je ne me fais pas d’illusion, dès que l’on sera sorti de cette dépression, je sais qu’ils naviguent un cran au-dessus. Quoi qu’il arrive, je serai content d’avoir fait une belle trajectoire. Et, pour l’instant, c’est sympa, dans de telles conditions, de savoir qu’il y a du monde à proximité… »


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