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En mer, à terre

Photo: Jean-Marie Liot / DPPI
Photo: Jean-Marie Liot / DPPI

La course se joue autant à terre qu’en mer sur cette fin de parcours de la Transat Saint-Barth / Port-la-Forêt. En mer, Fabrice Amedeo (Newrest – Matmut) attendu demain en Bretagne et Enda O’Coineen (Currency House Kilcullen) enregistrent de très belles moyennes : à l’avant du front, ils tracent à 15 – 17 nœuds vers le but. Aux Açores, solitaires et teams s’affairent et/ou rongent leur frein avec pour même objectif : passer la ligne d’arrivée avant Noël.

Les jours passent, mais le coup de vent reste. Aujourd’hui, comme hier, les conditions de navigation sont musclées dans le golfe de Gascogne et impraticables au large des Açores 

Rester en avant du front

À respectivement 24 et 36h de la ligne d’arrivée, Fabrice Amedeo (Newrest – Matmut) et Enda O’Coineen (Currency House Kilcullen) engloutissent les milles : 370 pour le skipper irlandais, hier, en 24 heures et 325 pour le marin levalloisien. À l’avant du front, dans 40 à 45 nœuds puis 50 nœuds dans la journée pour Enda O’Coineen, et par 30 à 35 nœuds pour Fabrice Amedeo, ils tirent le meilleur de leurs machines malgré la fatigue accumulée et un matériel loin d’être à 100% opérationnel. Ils n’ont pas d’autre choix que d’aller vite : l’objectif étant de ne pas se faire rattraper par la dépression.

Le skipper de Newrest – Matmut est attendu samedi après-midi à Port-la-Forêt.

Stand-by dans la tourmente

Horta, 17 décembre 2015 : la mer est déchainée, le vent souffle à  40 – 45 nœuds, les effets venturi entre les ces iles volcaniques accentuent encore le caractère dantesque de cette nature en furie. « Le spectacle est magnifique », racontent les équipes techniques des skippers en stand-by, « mais on est bien content d’être à terre… »

Morgan Lagravière (Safran) est techniquement prêt à repartir. Une fenêtre météo se profile demain après-midi, mais elle reste à confirmer. La mer est extrêmement forte avec 10 mètres de creux au plus fort du front, elle ne se calmera pas en quelques heures.

Pour Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord), la problématique est différente. La tempête et les infrastructures portuaires de Ponta Delgada ne permettaient pas de sortir rapidement l’IMOCA60 de l’eau. Ce sera chose faite lundi prochain, dès 8h. Le team lorientais prévoit de déquiller, remplacer la rotule du palier de quille et quiller de nouveau dans la journée afin de remettre à l’eau vers 16h et, si possible, permettre ainsi à Thomas de repartir en course dans la foulée. Un tel timing devrait lui permettre de couper la ligne d’arrivée avant 21h 18min 17s le 25 décembre et terminer classé sur cette 3e manche du Championnat du Monde IMOCA Ocean Masters. Rappelons que la qualification de Thomas pour le Vendée Globe est déjà acquise compte tenu des 1500 milles déjà parcourus en solitaire sur la transat.

Pas de diagnostic complet encore de l’état du bateau d’Eric Holden (O Canada). Au-delà de son problème de palier de quille, il a perdu ou déchiré plusieurs voiles, son radar est endommagé… Après une bonne et nécessaire nuit de sommeil, le skipper canadien prendra les dispositions nécessaires. Il est, en cela, comme le team Safran, très efficacement épaulé par l’équipe d’Armando Castro, responsable de la marina d’Horta.

C’est le jeu de la course au large. Il faut apprendre à composer avec les moyens du bord, seul, quelles que soient les conditions météo. De l’avis de tous, cette transat retour aura été dure, exigeante moralement, physiquement, techniquement, et ce n’est pas fini…

Morgan Lagravière (Safran), joint par téléphone ce matin.

« Ça va mieux, mais ce n’est pas encore le top, puisque nous sommes bloqués ici. Il reste encore un tiers de la route à faire. C’est frustrant de rester ici maintenant que le bateau est à nouveau opérationnel. Je vais analyser les fichiers météo pour trouver un créneau favorable, mais quoi qu’il arrive, la fin de parcours sera musclée. Les trains de dépressions ont généré une houle énorme qui ne va pas se calmer du jour au lendemain. Il faudra faire avec, on sait que ce ne sera pas une partie de plaisir. C’est pour ça que je vais bien étudier la situation avant de partir et éviter de prendre des risques inutiles. 

Globalement, c’est un moment assez difficile à vivre : un projet qui s’est monté rapidement avec ce bateau adopteunskipper.net, une première traversée de l’Atlantique, en solitaire, dans des conditions très fortes, l’avarie, et maintenant le stand-by… C’est intense, très riche d’enseignements, mais pas franchement agréable. »

Enda O’Coineen (Currency House Kilcullen) – message du jour

« Je peux aujourd’hui vous livrer un grand secret qui m’avait été transmis par un vieux et grand marin lorsque j’étais enfant. « Écoute-moi petit, le secret d’une bonne navigation c’est de contourner les rochers. » Ce conseil est bien sûr une métaphore à appliquer au quotidien. Les seuls rochers que j’ai eu à contourner après avoir quitté Saint-Barth furent les Açores, et c’est pour cela que j’ai survécu jusqu’ici !

Tout va bien donc, après une journée ordinaire à bord de Currency House Kilcullen. J’ai même pu jouer à nouveau de la trompette. Le vent souffle toujours à 30 nœuds, voire plus, et ça continue de surfer sur – et au travers de – ces majestueuses déferlantes, si bien entretenues par l'Association des Résidents de l’Atlantique. 

Nuit et jour, par tous les vents, sous la pluie et dans le brouillard, n’oubliez jamais le grand secret. »


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