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Riou, mi-figue mi-pépins

Photo: Benoit Stichelbaut - Sea&Co
Photo: Benoit Stichelbaut - Sea&Co

Vincent Riou (PRB) a pris la cinquième place de la New York – Vendée (les Sables d’Olonne) présentée par Currency House et SpaceCode en coupant la ligne d’arrivée à 8h38 ce vendredi, après 11 jours, 10 heures, 58 minutes et 53 secondes de course, et 3690 milles parcourus. Une longue route marquée par une rencontre avec un OFNI, un début d’incendie à bord et un arrêt aux Açores. 4 heures 20 après, Tanguy de Lamotte (Initiatives Cœur) touchait terre à son tour, pour une prometteuse 6e place.

Des quatre derniers vainqueurs de courses transatlantiques en IMOCA60, Vincent Riou est le seul vainqueur sur un monocoque non équipé de foils. C’était en novembre dernier, sur la Transat Jacques-Vabre, qu’il a courue en double avec Sébastien Col. En l’espace de sept mois, Sébastien Josse (Edmond de Rothschlid) a remporté Saint-Barth – Port-la-Forêt, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) s’est imposé sur The Transat bakerly et Jérémie Beyou (Maître CoQ) a fait carton plein sur la New York – Vendée (Les Sables d’Olonne). Entre New York et les Sables, les événements auraient pu tourner en sa faveur. Après avoir mené la flotte jusqu’à la nuit du 31 mai, après avoir animé la chasse à Alex Thomson (Hugo Boss) jusqu’au 2 juin, le skipper de PRB a été contraint de baisser les bras.

Comme les autres, Vincent Riou ne gagne pas toujours les concours de circonstances : quatre jours après le départ, le Bigouden touchait un OFNI par dessous la coque. « Cet objet, que je n’ai pas vu parce que c’était la nuit, a couché le bateau sur l’eau, mais il a surtout endommagé le cache ligne d’arbre sous le bateau, ce qui a provoqué une voie d’eau en plein milieu de la zone de vie, sous le moteur et tous les systèmes d’énergie. Dans la foulée, ma génératrice, qui était en route à ce moment-là, a pris feu, il y avait une gerbe d’étincelles autour du moteur. En quelques secondes, je me suis retrouvé avec une voie d’eau, pas dramatique mais ennuyeuse : avec la pression, je n’ai jamais pu la résorber complètement ». Victime à la fois d’une voie d’eau et d’une privation de l’énergie nécessaire à la totalité d’une transat, Vincent Riou se déroutait alors vers Horta, sur l’île principale des Açores, le temps de réparer. Douze heures seront nécessaires au colmatage de la brèche de fond de coque.

A l’heure du bilan, c’est une note mitigée qui résonne aux tympans : « C’est mon deuxième plus mauvais résultat en IMOCA, donc je ne vais pas sauter au plafond, mais cela reste une transat riche d’enseignements qui permet d’avancer dans mon programme. C’est une satisfaction car même s’il y a quelques grains de sable qui ont grippé le système, dans l’ensemble, le bateau et le bonhomme sont prêts pour affronter des navigations au long cours ».

Un vrai regret ? Oui, mais il porte sur la tête de la course : « Ils ont fait une belle régate ! Je suis vraiment désolé de ne pas avoir été des leurs. Quand je les ai lâchés, j’étais devant, je n’ai donc pas beaucoup de regrets. Je ne sais pas quelles conditions de mer ils ont eu, mais je trouve qu’ils ne sont pas allés très vite sur la partie Atlantique Nord malgré des conditions parfaites pour allumer. Là je ne saurai pas pourquoi on a pas vu des foilers à plus de 25 nœuds de moyenne sur 4 jours : on les a vus à 17 – 18 nœuds, avec des pointes à 20 nœuds pour Alex Thomson, ce qui n’a rien d’extraordinaire dans ces conditions-là. Mon seul regret est de ne pas savoir pourquoi ils sont restés à ces vitesses là… »

Tanguy de Lamotte, reçu 5 sur 5
Sur un bateau antérieur d’une génération à celui de Vincent Riou, mis à l’eau en 2010, Tanguy de Lamotte a terminé sa Transat New York – Vendée (les Sables d’Olonne) à la 6e place, et non sans fierté. Son Initiatives Cœur est né en 2006 sous les couleurs de PRB pour le Vendée Globe. Il avait terminé troisième, après reclassement à la suite d’un démâtage consécutif à l’opération de récupération de Jean le Cam, qui avait chaviré au large du Brésil. Et c’est sur ce bateau que le Francilien a remporté le match des monocoques de 60 pieds IMOCA conçus pour le Vendée Globe 2008-2009 sous la tablette graphique du cabinet d’architectes Bruce Farr Design.

Plus encore que ce match dans le match, le skipper a réussi la performance de terminer sa cinquième course en IMOCA60 consécutivement. C’est rare, dans ce sport mécanique où les avaries font partie du jeu. Ça l’est encore plus quand on sait que Tanguy de Lamotte n’a pas ménagé sa monture, affrontant la dépression pour se glisser devant Paul Meilhat. « Je me suis retrouvé dans la dépression avec 25 – 30 nœuds, jusqu’à 42 nœuds ! J’étais dans une belle phase de course. L’arrivée était très rapide et géniale, comme toujours aux Sables d’Olonne, confirme le skipper de Initiatives Coeur. 6e, c’est une belle place ; c’est ma cinquième course en IMOCA60 que je termine… et ma deuxième arrivée aux Sables d’Olonne. Arriver ici fait frétiller plein de choses ! Un de mes objectifs était d’aller batailler avec des bateaux de 2008 boostés et des bateaux de 2012 comme celui de Paul. J’ai réussi à faire une belle trajectoire et à tenir une bonne vitesse, pour passer devant Paul dans des conditions difficiles : ça m’a permis de marquer des points de confiance dans ma tête en vue du Vendée Globe ».

Le Versaillais n’a pas échappé aux heures de galère qui jalonnent la course au large. Un départ au tas, le pilote automatique qui décroche et le bateau qui empanne de lui-même, en martyrisant la grand-voile : « Quatre lattes ont cassé. Il y avait beaucoup de mer et de vent, je ne pouvais pas réparer tout de suite. Il a fallu attendre le lendemain pour trouver des conditions plus calmes. Avec quatre lattes cassées, j’ai pu en refaire trois complètes. Ça m’a pris 7 ou 8 heures avec 4 lattes cassées ». Un authentique petit exploit : il faut faire preuve d’un belle ingéniosité – et d’un gros paquet de patience – pour bricoler si longtemps dans des cellules de vie aussi restreintes que celles d’un IMOCA60. Au final, le bilan est plus que positif : outre le gros cumul d’expérience, cette cinquième course IMOCA Ocean Masters menée à son terme a permis à Mécénat Chirurgie Cardiaque, son partenaire, de trouver le financement pour sauver quatre enfants.

Ils arrivent !
Ce vendredi, en soirée, le Japonais Kojiro Shiraishi (Spirit of Yukoh) coupera très certainement la ligne d’arrivée en 7e position, juste devant Fabrice Amedeo (Newrest – Matmut). Dans la nuit de samedi à dimanche, Morgan Lagravière (Safran), Yann Eliès (Quéguiner – Leucémie Espoir) et Jean-Pierre Dick (StMichel – Virbac) en termineront à leur tour. Conrad Colman (100% Natural Energy) et Pieter Heerema (No Way Back) clôtureront cette New York – Vendée (les Sables d’Olonne) entre dimanche soir et lundi matin, après deux semaines de course.

 

 


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