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Semaine 1 sur le Vendée Globe: entrée dans le Pot-au-Noir

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Alex Thomson sur Hugo Boss, désormais ralenti, mène toujours la flotte du 8e Vendée Globe qui s'étire ce lundi 14 novembre sur plus de 1800 milles, Didac Costa se trouvant dans l'Ouest de Porto. Depuis le départ des Sables d'Olonne, dimanche dernier, la bagarre fait rage en tête de course et devrait continuer de plus belle avec ce Pot au Noir qui pourrait redistribuer les cartes. En mer, le rythme endiablé de cette régate planétaire au contact commence sérieusement à tirer sur les bonshommes et leurs bateaux. Et dire qu'il reste encore plus de 22 000 milles (39 600 km) à parcourir ! Tanguy de Lamotte a annoncé faire escale au Cap-Vert pour trouver une solution à sa tête de mât cassée. Son objectif est clair : rester en course.

Les vitesses au compteur commencent à descendre. Alex Thomson, Vincent Riou et Armel Le Cléac'h ralentissent doucement. Le pot au noir n'est plus très loin. Demain matin, lundi 14 novembre, ils y seront englués, subissant ses grains, ses caprices, s'arrachant les cheveux pour avancer dans des zones de vent 0, manœuvrant comme des fous pour limiter la casse dans les surventes. Bref, un casse tête bien connu des marins qui devrait durer une bonne journée. La tension monte pour les 7 premiers qui savent que tout peut arriver dans ce marasme équatorial. Ce sera aussi peut-être l'occasion pour Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir), Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine), Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) et Jean-Pierre Dick (St-Michel-Virbac) de se refaire la cerise !

29 skippers en course

Après l’inondation du compartiment moteur et des batteries après qu’un tuyau de ballast se soit déconnecté à bord de One Planet One Ocean quelques milles après le départ, Didac Costa et son équipe ont recherché la solution qui leur permettrait de repartir au plus vite en course. Connaissant les délais nécessaires pour remplacer les pièces endommagées, ils ont opté pour la modification du système de charge : « Nous avons  remplacé la génératrice par un double alternateur »  commentait Didac en début de semaine « Cette décision implique de charger plus souvent et d’emporter plus de carburant qu’initialement prévu ».

« Ce système de charge reste secondaire et complémentaire au système principal, celui des hydro générateurs et les différents éléments restés plus longtemps sous l’eau et qui sont hors d’usage (notamment un des deux dessalinisateurs du bord) ont été remplacés ».

Le skipper catalán a souligné que « rien n’aurait été possible dans ces délais sans l’aide et la solidarité des autres équipes et surtout sans le soutien des pompiers des Sables d’Olonne qui nous ont consacré beaucoup de temps et d’énergie ».

Reparti jeudi 10 novembre à 12:40, Didac navigue actuellement au large de Porto et tente de rattraper le peloton.

Il disait samedi: « Je suis heureux d'être de nouveau dans la course. Les premières 24h ont été difficiles : assez de vent, des grains, la mer était démontée et il faisait froid. Ce matin, à mesure que le vent faiblissait, j'ai largué les ris et hissé le génois. Ces manœuvres et plusieurs changements de bord avec le matossage conséquent ont été épuisants. Je vais essayer de me reposer un peu et bien manger ce soir pour reprendre des forces avant le passage, toujours complexe, du cap Finisterre. Je n'ai pas encore décidé entre un passage par l'intérieur ou extérieur du DST (dispositif de séparation de trafic). Je déciderai plus tard. Le nouveau système de charge fonctionne correctement. C'est étrange de naviguer sans adversaires autour de moi, mais ne vous inquiétez pas, ça n'altère en rien ma motivation. » 

Des bobos pour les bonshommes et les bateaux

Aux vacations, les langues se délient. Il y en a eu des départs au tas ! Comprenez que dans cet alizé puissant depuis le contournement de Madère et le rythme imposé par les 7 compétiteurs de tête de flotte, tous les marins cravachent. Et avec les grains, les bateaux sont parfois incontrôlables. Certaines pièces trinquent, les voiles fatiguent. Voilà donc Tanguy de Lamotte sur Initiatives Cœur sérieusement handicapé par la casse de sa tête de mât et contraint de stopper dans une baie de l'archipel du Cap-Vert, distant de 100 milles de son étrave. Tanguy pourrait mouiller ou s'amarrer à un coffre devant Mindelo sur l'île de Sao Vincente, ou dans la baie de Tarafal (Santo Antao) bien protégée de la mer et du vent.
Conrad Colman (Foresight Natural Energy), Stéphane Le Diraison (Compagnie du lit-Boulogne Billancourt), Bertrand de Broc (MACSF), Jean-Pierre Dick, Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) et Kojiro Shiraishi (Spirit of Yuko) nous ont raconté leurs péripéties à l'avant du bateau pour récupérer une voile battante ou une drisse abîmée. Beaucoup se sont retrouvés dans des situations rocambolesques, voire dangereuses. « Avec la fatigue, associée aux mouvements saccadés du bateau, on peut faire des bêtises. » soulignait Morgan Lagravière (Safran) à la vacation, qui s'est ouvert la tête ce matin sans gravité. Thomas Ruyant, lui, s'est cogné contre la table à cartes en se levant de sa bannette.

La route est encore longue, les marins savent que sur cet immense marathon, il faut se préserver. C'est sans doute le secret pour réussir à boucler la boucle…

RÉSUMÉ DE LA SEMAINE EN IMAGES

 


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