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VENDÉE GLOBE - SEMAINE 7: 50 JOURS DE MER ET DU MATCH À L’AVANT

© Vincent Curutchet / DPPI
© Vincent Curutchet / DPPI

Cet hiver 2016-2017 pourrait bien être celui de tous les records océaniques. Thomas Coville a frappé un grand coup en bouclant hier son tour du monde en solitaire en 49 jours, à bord du maxi trimaran Sodebo Ultim'. Francis Joyon et son équipage tentent actuellement de battre le record du Trophée Jules Verne. Et il y a bien sûr les leaders du Vendée Globe qui poursuivent leur chevauchée dans un Atlantique Sud complexe.

Alex Thomson est le plus rapide de la flotte et il est encore bien revenu cette nuit sur Armel Le Cléac’h. A la fin du 50e jour de mer, il y a match de part et d’autre des Malouines entre les deux grands meneurs de ce huitième Vendée Globe.

Les plaisanteries de Noël sont terminées. Retour aux affaires pour les 19 bateaux encore en course. A la fin du 50e jour de course depuis le départ des Sables d’Olonne, la glorieuse incertitude du sport est de mise en tête de course : Hugo Boss a comblé la moitié de son retard sur Banque Populaire VIII, pour revenir à 432 milles ce matin. Pour faire simple, c’est l’équivalent en ce moment d’une journée de mer pour Alex Thomson, alors qu’il est passé au cap Horn hier avec deux jours de retard sur Armel Le Cléac’h. Cela donne une idée assez précise de la fragilité des écarts et illustre bien le propos du leader quand il répète que « rien n’est joué ». Les supporters du Breton se rassurent en faisant justement remarquer qu’après tout Armel a quasiment la même marge sur son dauphin que voilà une semaine. Les fans du Gallois, eux, préfèrent zoomer sur les dernières 48 heures qui lui ont été très favorables.

Météo complexe en Atlantique Sud

Ce qui est certain c’est que de part et d’autre des Malouines, (Armel 130 milles dans le Nord-Est de l’archipel / Alex 230 milles dans le Sud-Ouest) il y a match entre les deux grands animateurs de la course. D’autant que la situation météo à venir est très complexe. Si aujourd’hui et demain les écarts ont toutes les chances de faire le yo-yo - avec Le Cléac’h dans le nord d’une dépression et Thomson dans le Sud de ce même phénomène – les jours suivants paraissent bien compliqués, car il n’y a que très peu de vent devant leurs étraves dans la remontée de l’Atlantique Sud. Il n’y en a pas beaucoup non plus le long des côtes d’Amérique du Sud et il faut donc aller en chercher dans l’Est… mais pas trop ! Car il faut aussi respecter la Zone d’Exclusion Antarctique, sachant que le point le plus haut de cette zone interdite pour cause d’icebergs est par 40° Sud alors que Banque Populaire sort tout juste des Cinquantièmes Hurlants et navigue ce matin par 49° Sud. Bref : joli casse-tête pour nos deux leaders !

Jérémie Beyou, lui, n’a pas encore à se poser ce genre de questions. Il fonce vers le cap Horn qu’il devrait doubler demain en milieu de journée avec peu ou prou deux jours de retard sur Alex Thomson et quatre sur Armel Le Cléach, mais avec une avance encore relativement confortable sur Jean-Pierre Dick. Si celui-ci va très vite ce matin - pointes à 22 nœuds – StMichel-Virbac a tout de même 840 milles de retard sur Maître CoQ.

Jean-Pierre Dick a aussi pris de la marge sur Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) qui sont désormais environ 250 milles dans son sillage. Du 7e au 9e, tout va bien pour Louis Burton (Bureau Vallée) qui poursuit sa course remarquable à 15 nœuds dans un flux de Nord, bien calé le long de la ZEA ; puis pour le Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary, 8e) dans un régime de Sud-Ouest. Le Néo-Zélandais Conrad Colman, lui, ne doit pas traîner en route pour rester le plus possible en avant de la grosse tempête attendue au Sud de la Nouvelle-Zélande, mais il est bien parti pour que ce soit effectivement le cas. Et laisser son pays d’origine en 9e position de l’Everest des mers doit booster le moral du skipper de Foresight Natural Energy. On ne l’attendait pas à pareille fête.

Alors que les deux leaders sont sortis du Pacifique, un groupe de six bateaux y entre ce matin en doublant la longitude de South East Cape, à l’aplomb de la Tasmanie. Au Nord, Arnaud Boissières monte d’un cran : le skipper de La Mie Câline a pris la 10e place, alors que Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), qui n’est pourtant que 100 milles derrière lui en termes de distance au but, n’est « que » 15e. L’explication se trouve 140 milles dans leur Sud, où évolue à petite vitesse un groupe très international de quatre bateaux composé de l’Irlandais Enda O’Coineen (Kilcullen Team Ireland, 11e), du Français Eric Bellion (CommeUnSeulHomme, 12e), du Suisse Alan Roura (La Fabrique, 13e) et de l’Américain Rich Wilson (Great American IV, 14e). Ceux-là ont filmé des images extraordinaires de rencontres en pleine mer ce week-end. Ils pourraient dès ce matin renvoyer de la toile et accélérer de nouveau après avoir copieusement ralenti depuis 48 heures, sous voilure très réduite, toujours dans le but de gérer le timing de la fameuse grosse tempête attendue devant leurs étraves.

Un millier de milles derrière eux, l’Espagnol Didac Costa (One Planet, One Ocean, 16e) est le plus rapide des quatre bateaux de la queue de flotte (15 nœuds). Le Néerlandais Pieter Heerema (No Way Back), a perdu beaucoup de terrain en montant très au Nord. En délicatesse avec ses pilotes automatiques, il doit rapidement trouver une solution s’il veut cesser de mettre sa course entre parenthèses, comme il dit. Enfin, Romain Attanasio, 18e, a connu des jours meilleurs : certes, il navigue dans des conditions beaucoup plus maniables après trois jours de vents forts (25 nœuds au lieu de 40, ça change la vie), mais le skipper de Famille Mary-Etamine du Lys a un petit pépin technique. Il n’a plus de capteur aérien c’est à dire que son pilote ne reçoit plus d’informations de vent, ce qui est très handicapant en solitaire. Un peu moins de 180 milles derrière Romain, Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) ferme toujours la marche.

Ils ont dit :

Didac Costa (One Planet One Ocean) :

« Le dernier front m’a permis d’avancer rapidement depuis 48 heures, mais la trêve de Noël est terminée. Le vent a molli. Une tempête se forme au Sud de l’Australie. La dépression se creusera et rendra difficile la progression vers l’Est. De plus, la zone entre l’Australie et la Nouvelle–Zélande est compliquée avec la terre au Nord et la zone d’exclusion au Sud, ce qui limite la marge pour négocier ou éviter les dépressions. J’essaie de plonger au Sud le plus possible et ensuite je vais devoir attendre l’arrivée du vent. J’ai réparé le J3 il y a quelques jours, mais en le vérifiant, j’ai découvert un début d’une délamination. J’ai décidé de le réparer avant de le hisser de nouveau. J’attends une accalmie pour faire ce travail. J’ai doublé le deuxième des trois grands caps hier – le cap Leeuwin. J’espère bientôt atteindre la mi-parcours. Ensuite je ne m’éloignerai plus des Sables, mais je m’en approcherai ! »

Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) :

« Ce matin (heure française), j’ai taillé une bavette avec Alan Roura. On a bu le thé et le café ensemble, dans nos bateaux respectifs bien sûr (rires). Puis nous nous sommes séparés, ça y est la course est repartie !
J’ai vécu ce moment avec mes camarades comme un arrêt au stand. J’en ai profité pour effectuer tranquillement un bon check du bateau avant d’entamer le Pacifique. Et j’ai pu me reposer, j’ai dormi 8h d’affilée cette nuit ! C’est toujours frustrant de naviguer à 5 nœuds alors qu’il reste la moitié du tour du monde à parcourir. Mais nous n’avions pas le choix. Je repars reposé, et avec une envie énorme !
Le changement d’ambiance a été radical, je suis passé du calme absolu à la tempête. Je navigue dans 30-35 nœuds, à une vitesse de 20 nœuds. J’ai trois ris dans la grand-voile et un petit foc. Le bateau est penché et tape dans tous les sens.
Le paysage est magnifique : il y a des gros nuages mais le soleil perce, la mer a une couleur gris anthracite avec des moutons blanc. C’est une ambiance très Sud. L’enjeu désormais est de suivre la dépression tout en n’allant pas trop vite pour ne pas faire face à des conditions trop violentes. Il faut bien placer le curseur. »

Jérémie Beyou (Maître CoQ) :

Une fin de Pacifique délicate

« Le Pacifique m’a paru long, les conditions météo n’ont pas été faciles. Sortir du Pacifique va être délicat. J’ai passé un premier front la nuit dernière. J’ai fait un empannage dans 40 nœuds. Il y a des gros grains et il est difficile de garder une vitesse constante. Je vais profiter d’un vent portant jusqu’au cap Horn, qui va se renforcer. Il y aura d’autres empannages à négocier : ça va être une partie technique et intense ! Il ne faudra pas faire de bêtise car le passage n’est pas large entre la zone d’exclusion et le rocher. »

Son premier Horn

« Je l’attends avec impatience ce cap Horn. J’ai pris beaucoup de départs de tour du monde : Vendée Globe, Trophée Jules Verne, Barcelona World Race. Et je n’ai jamais réussi à franchir le cap Horn. Il est temps ! Je n’y pense pas trop pour le moment car la navigation n’est pas facile, la mer est grosse. Mais je vivrai ce passage comme un soulagement, par rapport à tous les échecs précédents. Je serai content de changer de coin, ici ce n’est pas le plus sympa. »

Une nouvelle course en Atlantique

« Une fois dans l’Atlantique, je regarderai où je me situerai par rapport aux deux premiers. J’espère que le jeu va s’ouvrir. Une nouvelle course va s’engager. Il va falloir tout donner durant ces dernières semaines. »

A propos de la performance de Thomas Coville

« A cause de mes soucis de communication, je n’ai pas beaucoup suivi le tour du monde de Thomas Coville, mais on m’a dit qu’il était arrivé en 49 jours. Je salue son abnégation après cinq tentatives. Le monde appartient à ceux qui sont opiniâtres, et qui préservèrent. Un grand bravo à Thomas et à son équipe ! »

Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) :

Le cap Horn en ligne de mire

« Je ne me plains pas des conditions actuelles. Il y a deux jours, j’ai buté dans une zone sans vent. Maintenant Yann (Eliès) est plus ralenti que moi. C’est le retour de Jeannot ! Apparemment il y a une sacrée pétole prévue juste avant qu’on arrive au Cap Horn mais cela devrait se dégager à temps. Nous verrons bien, les analyses météo changent beaucoup dans cette zone… On dit souvent que le cap Horn est magnifique, on en fait des tonnes. Mais finalement quand on le regarde on se dit : « Ah, c’est ça le cap Horn !? » Je devrais le franchir le 31 décembre à 21h06 et 48 secondes (TU) Mesdames et Messieurs, 22h06 chez vous. »

Le tour du monde en moins de 80 jours ?

« J’espère que je ferai mieux que mes 87 jours (en 2004-2005). Avec ma position actuelle, si je fais 87 c’est la fin des haricots (rires) ! J’aimerais, dans mes rêves les plus fous, boucler le Vendée Globe en 80 jours. Tout va dépendre des conditions météo pendant la remontée de l’Atlantique. Cette portion du parcours est toujours aléatoire. »

Vidéos et coupe de cheveux

« J’étais dans la pétole et il fallait passer le temps alors j’ai fait pas mal de vidéos ce week-end. Et pour la nouvelle année j’ai décidé de me couper les cheveux. Je serai tout beau pour la Saint Sylvestre et le passage du cap Horn ! »

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