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JEAN LE CAM, SIXIÈME DU VENDÉE GLOBE

© Olivier Blanchet / DPPI / Vendée Globe
© Olivier Blanchet / DPPI / Vendée Globe

Ce n’est pas un hasard si Jean Le Cam fait partie des skippers les plus populaires auprès du public. Le « roi Jean » a marqué cette huitième édition du Vendée Globe autant par sa performance sportive et son incroyable duel avec Yann Eliès, que par ses phrases cultes et ses vidéos décalées. Retour sur la course d’un marin légendaire arrivé ce mercredi à 17 heures 43 minutes 54 secondes.

Pour sa quatrième participation au Vendée Globe, Jean Le Cam a raté de peu la mythique barre des 80 jours, puisqu’il termine en 80 jours 04 heures 41 minutes et 54 secondes à la moyenne de 14,10 nœuds sur les 27 141 milles parcouru par Finistère Mer Vent, juste derrière Jean-Pierre Dick et Yann Éliès, les deux autres mousquetaires de « son Vendée ». C’est la troisième fois que le marin franchit la ligne d’arrivée de l’Everest des mers, après une belle deuxième place en 2004-2005 et une 5ème position en 2012-2013 (abandon en 2008-2009). Pourtant, malgré son formidable palmarès, Jean Le Cam n’était pas certain de participer à la course, faute de sponsors. C’est notamment grâce à un financement participatif qu’il a pu s’aligner au départ et faire montre de son expérience.

Le clac-clac-clac

Alors que son Finistère Mer Vent, ex-vainqueur du Vendée Globe aux mains de Michel Desjoyeaux, est amarré au ponton de départ, Jean se fixe un objectif réaliste et bluffant de précision : « Je me situe dans les 10-12 premiers sur le papier, il y en aura probablement 5 devant, je peux me retrouver dans les 6-7. ». S’il ne se fait pas remarquer au départ, Jean Le Cam ne lâche rien. Il est d’ailleurs déjà à la lutte avec Yann Éliès dès le troisième jour de course. Les premiers instants sont difficiles, il ne faut pas se laisser aller, et quoi de mieux qu’un « festin » pour se remonter le moral ? « Aujourd’hui j’ai fait la totale. Du bœuf carottes, des bonbons haribo, des rillettes. Et j’ai même retrouvé le beurre, » se réjouit-il.

Alors que Yann Éliès se glisse dans un trou de souris et file, Jean est à la lutte avec Jean-Pierre Dick et Thomas Ruyant. Pendant ce temps, son record à l’équateur, qui tenait depuis 2004, est battu par Alex Thomson (Hugo Boss) après 9 jours, 7 heures et 2 minutes de mer. Le Britannique a ainsi amélioré de 1 jour et 4 heures le temps de référence de Jean le Cam. Au quinzième jours de course, c’est le début du désormais célèbre « clac, clac, clac ». La vidéo de la caméra récalcitrante de Jean fait le tour des réseaux sociaux et même du petit écran. Cette maxime détrône presque le slogan « yes we cam » tellement elle est utilisée sur le reste de la course. Les internautes apprécient.

Des vidéos amusantes

Vingt jours après le début de l’épreuve, le skipper de Finistère Mer Vent est en vacation dans le Vendée Live. « Une manœuvre réussie est une manœuvre sans souci. » Élémentaire mon cher Watson ! Si le « roi Jean » franchit le cap de Bonne-Espérance en 23 jours 10 heures et 21 minutes, l’Indien se montre sous différentes facettes. Un coup le temps est agréable, un autre la mer est croisée avec des vents pouvant atteindre 60 nœuds. Le cap Leeuwin est avalé en 34 jours 07 heures 28 minutes.

Le 12 décembre, au large de la Tasmanie, Jean le Cam doit faire le dos rond. Il ralentit pour laisser passer une forte dépression avec des vents pouvant aller jusqu’à 60 nœuds. Impossible de l’éviter totalement puisqu’elle occupe tout le couloir entre la Tasmanie et la Zone d’Exclusion Antarctique (ZEA). Il faut donc la gérer au mieux. Jean reste très Sud et longe la zone des glaces. L’option était bonne puisqu’il recolle à ses compères de devant qui ont rencontré des conditions plus compliquées. Une fois la tempête derrière et oubliée, l’immensité du Pacifique se présente devant l’étrave de Finistère Mer Vent. « Firmin, s'il vous plait, ne prenez pas cette vague ! Il est bien ce Firmin mais parfois il fait un peu ce qu’il veut. J’ai du mal avec le petit personnel en ce moment, » plaisante Jean en parlant de son pilote automatique.

Lors des fêtes de Noël, il reste environ une semaine avant que Jean ne passe le Horn. « J’étais en train de penser à un truc : on est le seul sport mécanique où à 80% du temps, le pilote regarde derrière. On regarde la barre, on regarde les vagues. C’est assez étonnant. En même temps, des fois il vaut mieux ne pas regarder devant. »

Un sixième cap Horn

Yann Éliès et Jean le Cam sont inséparables suite à leur incroyable duel. Les deux marins ne se quittent plus et échangent leurs positions en permanence. Ils naviguent même parfois à vue et se parlent à la VHF. Jean Le Cam passe le cap Horn, pour la sixième fois  : quatre fois dans le Vendée Globe (éditions 2004-2005, 2008-2009, 2012-2013 et 2016-2017), une fois dans la Barcelona World Race (en 2014-2015) et une fois dans la Whitbread avec Eric Tabarly (1981).

Après deux mois de course, Yann Éliès n’est qu’à douze milles devant. La mer offre des conditions clémentes avec une quinzaine de nœuds de vent. Après deux mois, la plupart des skippers en ont marre de leur nourriture. Pas Jean ! Monsieur Le Cam n’a pas fait de concession de ce côté-là. « Le lyophal, c’est un truc pour les feignants qui ne veulent pas matosser. Les plats, c’est 60kg, le lyophilisé, c’est 30kg. Pour économiser 30kg, tu bouffes de la merde… ». Le 16 janvier, la chaleur et les sargasses sont au programme, ainsi que comme depuis un long moment, le duel avec Quéguiner-Leucémie Espoir : « Avec Yann, on se tutoie depuis la Tasmanie, c’est quand même plus de la moitié du tour du monde quand même ! C’est l’histoire dans l’histoire, » se plait à dire Jean Le Cam. 

Cette histoire continue jusqu’à la fin de ce tour du monde puisque les deux skippers régatent ensemble jusqu’à la bouée Nouch Sud,  sans réussir à dépasser Jean-Pierre Dick. Les trois hommes ne sont séparés que de trois heures après plus de 80 jours en mer. Belle performance ! Dans cette grande aventure, Finistère Mer Vent termine donc sixième. Sans aucun doute possible, Jean Le Cam a encore un peu plus marqué le Vendée Globe de son empreinte. Clac, clac, clac !


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