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Juan Kouyoumdjian : « Les IMOCA sont de formidables laboratoires pour innover »

Gaia Coretti / JYD
Gaia Coretti / JYD

Sélectionné pour dessiner le futur Arkea-Paprec de Sébastien Simon, l’architecte franco-argentin Juan Kouyoumdjian fait un retour remarqué sur le circuit IMOCA. Après Pindar (2008) et Cheminées Poujoulat (2012), le très réputé Juan K planche sur son troisième IMOCA60' avec l’ambition de concevoir et optimiser la machine qui remportera le prochain Vendée Globe. Entretien.

 

Juan, comment appréhendez-vous ce retour dans le circuit IMOCA et le Vendée Globe en particulier ?

« Avec une grande satisfaction ! C’est une chance de pouvoir travailler avec une équipe très professionnelle qui se donne les moyens du succès. Mon histoire avec le Vendée Globe est intéressante. Le premier IMOCA que j’ai dessiné, Pindar, n’était absolument pas destiné à participer au tour du monde en solo. Son propriétaire ne voulait pas faire de solitaire, ni même de double et c’était donc un bateau très typé équipage. Et pourtant ce 60 pieds a terminé le Vendée Globe 2008-2009 en 5e position (entre les mains du Britannique Brian Thompson, NDR). Le deuxième IMOCA sur lequel j’ai travaillé, Cheminées Poujoulat, était spécial car son skipper Bernard Stamm avait des demandes particulières. Son cahier des charges était très personnel, pourtant il a bien figuré dans les quelques courses auxquelles il a participé. Bernard a ainsi longtemps été dans le trio de tête du Vendée Globe 2012-2013, avant de subir des soucis éléctriques. Cette nouvelle collaboration, avec Sébastien Simon et son directeur technique Vincent Riou, va me permettre d’écrire une nouvelle histoire, avec une équipe de première division. »

 

On sent une belle synergie avec Sébastien Simon et Vincent Riou. C’est l’une des clés de la réussite pour dessiner un bateau gagnant ?

« Quand Sébastien et Vincent sont venus me rencontrer à Valence, j’ai effectivement senti une rare alchimie entre nous. Cette bonne entente est primordiale, surtout dans le contexte du Vendée Globe qui est la course en solitaire par excellence. On dessine clairement un objet pour le marin. C’est à lui de définir le cahier des charges et la manière dont il compte utiliser le bateau. Cela influence fortement le processus conceptuel de design. Avec Vincent, on se connaît depuis très longtemps, on a déjà travaillé ensemble. Quant à Sébastien, j’ai été impressionné par sa capacité à poser les bonnes questions. Grâce à son profil d’ingénieur, il a une bonne vision de là où il veut aller. Sa jeunesse, son envie et son talent, couplés à mon expérience et à celle de Vincent, devraient permettre de créer une belle symbiose. »

« Le travail de l’architecte ne s’arrête pas au concept »


Pour un architecte naval, l’IMOCA et le Vendée Globe sont un terrain de jeu intéressant pour s’exprimer ?

« Oui c’est fantastique ! Dans le contexte de la voile contemporaine en monocoque, le Vendée Globe constitue une plateforme unique pour innover et exprimer librement son potentiel. Le fait de travailler sur le développement d’un projet Open 60 est intellectuellement très stimulant. Les IMOCA sont de formidables laboratoires, on peut repousser sans cesse les limites des recherches. »

 

Vous n’allez pas seulement faire la conception du bateau, mais également participer à son développement jusqu’en 2020. Cette situation n’est pas courante dans le contexte IMOCA…
« C’est vrai, le circuit IMOCA se professionnalise beaucoup et, une fois le bateau à l’eau, les teams prennent le relais. Ceux de première division sont au top et comprennent bien où gagner de la performance. Mais Sébastien Simon et Vincent Riou ont posé leur conditions : ils voulaient que l’architecte suive tout le processus d’optimisation. Cette perspective est enthousiasmante pour moi. Le travail de l’architecte ne s’arrête pas au concept, il y a beaucoup à gagner après la mise à l’eau. »

 

« Créer la bonne matrice pour gagner le Vendée Globe »

Avez-vous signé un contrat d’exclusivité avec Sébastien Simon pour le prochain Vendée Globe ?

« Pas à proprement parler. Ceci dit, si un autre marin me sollicite pour un IMOCA neuf, Sébastien peut mettre son veto s’il considère que c’est un concurrent direct. C’est selon moi cohérent de travailler avec un seul projet visant la victoire dans le Vendée Globe. Nous avons bien fait de mettre en place cette clause car le mois dernier deux coureurs sont venus me voir pour un bateau neuf. Sébastien a jugé qu’ils étaient très sérieux et j’ai donc décliné... »

 

Que peut-on dire aujourd’hui sur le design possible du futur Arkea-Paprec ?
« Je visualise le bateau, j’ai l’intuition de ce à quoi nous allons aboutir mais nous devons encore voir large et analyser toutes les possibilités. Nous explorons tous les coins de la jauge. En classe Open, les combinaisons possibles sont infinies. Il est impossible de dessiner un IMOCA qui marche bien dans toutes les conditions et à toutes les allures. Il faut donc faire des compromis pour créer la bonne matrice pour gagner le Vendée Globe.De ce point de vue, travailler avec Vincent Riou est un atout énorme. Il aide énormément à la résolution de cette matrice. Son implication vaut de l’or. Cette période d’analyse des différentes options va bientôt prendre fin et nous entrerons dans une phase de construction puis d’optimisation. Mais en réalité, le travail de conception ne finit jamais. La veille du départ du Vendée Globe, nous aurons encore des idées, c’est la nature et la beauté de ce métier. »


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