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Le regard de Gildas Morvan sur la classe IMOCA

@Defi Azimut / Vincent Curuchet
@Defi Azimut / Vincent Curuchet

Navigateur expérimenté, avec notamment 21 participations à l’exigeante Solitaire du Figaro à son actif, Gildas Morvan était adjoint du directeur de course Jacques Caraës sur le Défi Azimut le week-end dernier à Lorient. Il a pu observer de très près les performances des différents IMOCA en lice. Il nous livre son regard à la fois expert et extérieur sur l’événement et plus globalement sur la classe.


Gildas Morvan affiche une expérience hors-norme en Figaro avec notamment 21 participations à la Solitaire du Figaro (2e place en 2008, 3e en 1999, 2000, 2001), quatre titres de Champion de France Elite de Course au Large en Solitaire (2000, 2008, 2009, 2013), une victoire dans la Transat AG2R (avec Charlie Dalin en 2012). Il a aussi brillé sur d’autres supports, notamment en IMOCA avec Roland Jourdain et Jean Le Cam (4e de la Transat Jacques Vabre 2007).

De son regard affûté de coureur, il a observé les comportements des marins et des machines. Voici son analyse.

 

« Une classe dynamique »

« La classe IMOCA se porte bien, elle est dynamique. Elle réunit une belle flotte sur chacune des courses au calendrier. On l’a vu sur le Défi Azimut où il y avait 15 bateaux, et ils seront une vingtaine pour la Route du Rhum. Le programme s’étoffe et le nouveau Championnat du Monde de la classe (les IMOCA Globe Series) est intéressant car il incite les marins à naviguer plus entre deux éditions du Vendée Globe. C’est intéressant d’un point de vue sportif mais aussi au niveau de la sécurité, car les skippers pourront s’engager dans le tour du monde en solo avec une bonne expérience. »

« Les foils ont prouvé leur efficacité lors du Vendée Globe »

« Quand Safran, le premier IMOCA à foils, a été mis à l’eau en 2015, il y avait des sceptiques. Tout le monde se doutait que ces appendices seraient un plus en termes de performances mais le doute subsistait quant à leur fiabilité, à leur capacité de tenir à l’échelle d’un tour du monde. Sur le Vendée Globe 2016-2017, quatre foilers ont terminé aux quatre premières places. Et Alex Thomson a même fini 2e en ayant cassé un foil assez tôt dans la course. Le Vendée Globe a donné le ton, les foils ont donc prouvé leur efficacité. »  

« Grands foils » vs « petits foils »

« Lors du Défi Azimut, nous avons pu observer les dernières évolutions des foils sur PRB et Charal qui disposent d’appendices plus grands, plus longs, qui portent encore plus et font davantage décoller les bateaux. Ce n’est sûrement pas un hasard si, dans des conditions globalement soutenues, ces IMOCA ont remporté les deux épreuves du Défi Azimut : PRB a dominé le parcours de 24 heures et Charal a été le plus rapide sur les runs de vitesse.
Lors de la grande course, PRB avait environ 6 milles de retard sur Initiatives-Cœur (Sam Davies) avant le dernier grand bord de reaching de 100 milles dans la brise et il a fini 2 milles devant, c’est-à-dire qu’il a été en moyenne 8 % plus rapide que Sam sur cette portion. Le fait d’avoir des grands foils a clairement été un plus pour Vincent. Sam Davies et Yann Eliès, qui ont terminé 2e et 3e de la grande course du Défi Azimut, sont équipés de foils de la génération précédente, plus petits.
 
Augmenter la surface des foils semble être la solution d’avenir, l’évolution logique. D’ailleurs, Sam Davies a prévu d’installer des appendices plus grands dès la saison prochaine. Pour les autres, ce sera aussi une question de budget car des foils plus imposants coûtent forcément plus cher. »

« Impressionnant Charal »

« Comme tout le monde, j’ai été impressionné par Charal durant le Défi Azimut. Les images parlent d’elles-mêmes. Le bateau décolle vraiment. Il tient de longs moments en vol et atteint des vitesses proches des multicoques. On se dit qu’avec un plan porteur sur les safrans, il pourrait voler intégralement, comme le feront les nouveaux monocoques de la prochaine Coupe de l’America (ce que la jauge IMOCA interdit, NDR). Charal a tendance à se cabrer quand il est en surpuissance mais Jérémie Beyou va petit à petit trouver les bons réglages pour stabiliser l’assiette du bateau en vol. Charal met la barre très haut et ce sera très intéressant de voir sortir les autres IMOCA nouvelle génération. »

« Un grand gap entre foilers et non foilers »

« La contrepartie de ces progrès rapides sur les appendices, c’est que le ‘gap’ entre foilers et non foilers s’agrandit. Paul Meilhat a très bien navigué sur le Défi Azimut mais il n’a pas pu résister en fin de course, dans des conditions favorables aux IMOCA à foils. A l’échelle d’une transatlantique ou d’un tour du monde, il devient très difficile, pour ne pas dire impossible, de l’emporter pour les IMOCA à dérives droites. »


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