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En 2020, Yannick Bestaven fera son retour sur le Vendée Globe avec Maitre Coq !

@Yannick Bestaven Officiel
@Yannick Bestaven Officiel

Skipper malheureux lors du Vendée Globe 2008-2009 après un abandon très rapide, Yannick Bestaven va avoir une nouvelle chance de boucler le tour du monde en solitaire en 2020. Grâce au soutien de Maître CoQ, ancien sponsor de Jérémie Beyou, l’expérimenté skipper rochelais prendra part aux épreuves inscrites au calendrier des IMOCA Globe Series. Le 4 novembre prochain à Saint-Malo, il sera au départ de sa troisième Route du Rhum, la première en IMOCA, à bord du plan Farr de 2006 avec lequel il a  terminé l’an dernier 5e de la Transat Jacques Vabre, avec Kito de Pavant. Entretien.

 

Yannick, que t’inspire l’arrivée d’un nouveau sponsor-titre pour ton projet ?

« Beaucoup de bonheur, évidemment. Je n’ai pas eu l’occasion de préparer un projet Vendée Globe depuis 2008 avec Aquarelle.com (l’ex Aquitaine Innovations d’Yves Parlier, NDR). Cela faisait un bout de temps que je voulais revenir sur cette course. Mais on sait à quel point ces projets sont difficiles à monter. Je me rends vraiment compte de la chance que j’ai de bénéficier d’un partenariat avec de la visibilité dans le temps, sur un bateau fiable que j’ai déjà bien en main et avec un partenaire de l’ampleur de Maître CoQ, qui connaît la musique.C’est un honneur de succéder à Jérémie Beyou (Maître CoQ a sponsorisé Jérémie lors des deux dernières éditions du Vendée Globe, NDR). »

Contrairement à l’édition 2008-2009 du Vendée Globe, tu auras cette fois du temps pour la préparation…

« Exactement. En 2008, je suis parti avec des petits moyens et un projet monté sur le tard. En plus, un sponsor m’a lâché à trois mois du départ. Je me suis battu pour couper la ligne aux Sables-d’Olonne, mais j’étais déjà épuisé. Mon abandon très précoce en 2008 a été un échec que j’ai beaucoup ressassé et auquel je pense encore aujourd’hui (Yannick avait démâté dans le golfe de Gascogne, 30 heures seulement après le départ). Je n’ai aucune envie de revivre une telle mésaventure. Pour l’édition 2020, j’ai le budget et le temps pour bien faire les choses. La préparation sera plus sereine. »

 

« Je n’installerai pas de foils sur mon bateau actuel »

 

Tu connais bien ton IMOCA, un plan Farr construit par Vincent Riou (PRB) pour le Vendée Globe 2008-2009, puis passé entre les mains d’Arnaud Boissières en 2012 et de Tanguy de Lamotte en 2016. C’est un atout majeur ?

« Bien sûr ! Grâce au soutiend’un pool d’investisseurs, j’ai acheté ce bateau à Tanguy de Lamotte à l’issue du Vendée Globe 2016-2017 et cela fait déjà un an et demi que je navigue avec. Cet IMOCA a été bien pensé par Vincent Riou. Je me plais à son bord, il est agréable. Au début j’étais un peu impressionné mais j’ai bien apprivoisé la machine, j’ai mes repères. Avec Kito de Pavant, nous avons profité de l’expérience de la Transat Jacques Vabre l’an dernier pour entreprendre un beau travail afin d’enlever le superflu, de gagner du poids et de façonner cet IMOCA à ma main.»

Comptes-tu, comme certains de tes camarades, entreprendre un chantier pour remplacer les dérives droites par des foils ?

« Dans l’absolu, j’aimerais naviguer avec un bateau à foils mais je n’en installerai pas sur mon bateau actuel. Il faut compter environ 500 000 euros pour entreprendre cette modification profonde, mais cela ne me fera pas gagner des courses... Je ne trouve pas intéressant de dépenser une somme si conséquente pour gagner deux places dans le Vendée Globe. Je préfère naviguer sur mon bateau en l’état, qui est très bien comme il est. Lors de la Transat Jacques Vabre avec Kito, nous avons réussi à terminant dans le Top 5 en mettant derrière nous deux foilers (Initiatives-Cœur et Bureau Vallée 2). »

Acheter un foiler d’avant-dernière génération reste une option possible ?

« Si une opportunité se présente et que le sponsor est d’accord, je n’hésiterai pas. Je suis un compétiteur avant tout et évidemment cela me plairait bien de chatouiller les premières places. »

 

« Je dois absolument découvrir les mers du Sud »

 

Avec quelles ambitions t’engages-tu sur la Route du Rhum ?

« Mon premier objectif est d’arriver en Guadeloupe avec un bon bout de qualification en poche pour le Vendée Globe. Beaucoup de marins sont candidats pour l’édition 2020 et il n’y aura que 30 places. Terminer dans la première moitié du tableau serait une bonne satisfaction. Désormais on peut quasiment considérer qu’il y a deux catégories d’IMOCA : les foilers et les ‘vintage’. Je compte tout faire pour ne pas laisser de bateaux à dérives devant moi, à part Paul Meilhat qui semble au- dessus du lot, et j’aimerais encore mettre quelques foilers derrière moi. »

Compte tenu de ton abandon très prématuré en 2008, te sentiras-tu comme un bizuth lors du prochain Vendée Globe ?

« Oui. Je ne considère pas vraiment avoir participé au Vendée Globe, j’étais juste au départ. J’ai démâté vraiment trop vite et je n’ai rien vu de ce tour du monde en solitaire, si ce n’est l’ambiance d’avant course. J’ai bouclé beaucoup de transatlantiques en solitaire mais je n’ai jamais navigué dans les mers du Sud. Je ne connais pas ces endroits de la planète, je dois les découvrir absolument. L’édition 2008 m’est restée en travers de la gorge. J’avais fait tellement de sacrifices personnels et financiers que j’ai vécu le démâtage si rapide comme une profonde injustice. Mais je vais avoir une nouvelle chance en 2020… »


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