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The Ocean Race : comment marins et organisateurs s’y préparent

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C’est en octobre 2021 que sera donné à Alicante le coup d’envoi de The Ocean Race, le tour du monde en équipage avec escales, disputé pour la première fois sur des IMOCA à foils. En coulisses, à un peu plus de deux ans et demi du départ, organisateurs et marins se préparent déjà activement à cette nouvelle échéance majeure au calendrier de l’IMOCA. Le point avec Johan Salén, co-Président de The Ocean Race, et avec trois skippers IMOCA fortement tentés par l’aventure…

 

L’événement est à la fois proche et lointain. En octobre 2021, soit huit mois après l’arrivée des premiers concurrents du Vendée Globe, un autre tour du monde en IMOCA s’élancera d’Alicante (Espagne), en équipage cette fois : The Ocean Race (ex Volvo Ocean Race). L’épreuve devrait comprendre sept à neuf étapes sur un parcours qui sera dévoilé l’été prochain. The Ocean Race inclura deux classes : les IMOCA à foils (lancés après 2010 et menés par cinq personnes + 1 mediaman) pour le titre global, et les monotypes VO65 pour un trophée récompensant les meilleurs jeunes. S’il est encore trop tôt pour donner un plateau sportif précis, les organisateurs aimeraient réunir 10 à 15 IMOCA au départ de cette édition inaugurale.

 

Des projets internationaux très professionnels
« Nous discutons avec tout le monde et les équipes potentielles sont divisées en trois grands groupes », explique Johan Salén, co-Président de The Ocean Race. « Nous sommes en contact avec des teams IMOCA actuels, à majorité française, mais aussi avec des équipes de la dernière Volvo et d’autres complètement nouvelles. Les teams intéressés viennent de France, Espagne, Allemagne, Italie, Mexique, Etats-Unis, Brésil, Suède, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Australie, Chine, Afrique du Sud… Et nous avons d’autres marchés importants à activer. L’objectif est de réunir des projets internationaux et très professionnels, bien organisés et structurés, avec des sponsors actifs. »
Pour Johan Salén, il ne fait aucun doute que le rapprochement entre l’ex Volvo Ocean Race et la classe IMOCA est une aubaine. « Travailler avec une classe qui a fait ses preuves aide notre sport à être moins fragmenté. Cela permet d’avoir plus de retombées avec la même plateforme », dit-il. Qu’en pensent les marins déjà impliqués dans la classe IMOCA ? Nous avons interrogé trois d’entre eux.

Boris Herrmann : « Une aventure complémentaire du Vendée Globe »

Boris Herrmann, skipper de Malizia 2, devrait devenir en 2020 le premier Allemand à participer au Vendée Globe. Une première, mais Boris voit déjà plus loin. « The Ocean Race m’intéresse beaucoup », confie-t-il. « L’idée est de donner une suite à notre projet, sur ce même bateau (un plan VPLP-Verdier de 2015, ex Edmond de Rothschild). Cette aventure en équipage est très complémentaire de celle du Vendée Globe. Il y a selon moi quatre grands rêves pour les navigateurs : les Jeux Olympiques, l’America’s Cup, la Volvo Ocean Race et le Vendée Globe. Désormais, deux de ces quatre épreuves se jouent sur le même support. C’est très inspirant. »

Déjà soutenu par le Yacht Club de Monaco, Boris Herrmann se montre confiant quant à la possibilité de séduire des entreprises allemandes pour compléter son budget en vue de The Ocean Race. « Le tour du monde en équipage parle à beaucoup d’Allemands. En 2001-2002, un équipage allemand a remporté la Volvo Ocean Race, Illbruck Challenge. Il y avait eu un énorme spectacle à l’arrivée à Kiel, c’était fabuleux. Depuis, aucun projet de grande ampleur n’a vue le jour en Allemagne, nous avons une belle opportunité d’en relancer un. » S’il parvient à réunir les sommes nécessaires, Boris s’imagine partir avec un équipage éclectique : « L’idée n’est pas de faire un projet 100 % allemand. Il y a actuellement dans mon équipe autant de nationalités que de personnes impliquées ! J’aime cette diversité. »

 

Louis Burton : « J’attends le parcours pour vraiment me positionner »
Skipper de Bureau Vallée 2, autre plan VPLP-Verdier mis à l’eau en 2015, Louis Burton est également très intéressé par une participation à The Ocean Race. « Je suis 100 % favorable à ce rapprochement. C’est formidable que la classe IMOCA se retrouve au centre de la course au large. C’est une chance pour la vie de nos bateaux et la diversification de nos projets. On peut maintenant imaginer emmener physiquement autour de la planète les personnes avec lesquelles on travaille », souligne-t-il. « L’épreuve est d’autant plus intéressante que mon partenaire commence à se développer à l’international. Le seul bémol étant que nous ne connaissons pas encore le parcours. Il est donc difficile d’avancer de manière très concrète tant que les escales ne sont pas connues. Quel sera le budget nécessaire ? Les pays concernés vont-ils intéresser les partenaires ? J’attends le parcours pour vraiment me positionner. On a déjà le sponsor, le bateau, l’équipe. Malgré tout, pour bien faire il faut prendre la décision cet été. A l’issue du Vendée Globe, un important chantier sera à prévoir pour adapter le bateau et le rendre navigable et vivable pour six personnes. »

S’il décide de faire le grand saut, Louis partira avec un co-skipper expérimenté, « pour former un duo pilier ». Très attaché à l’aspect formation, il aimerait compléter l’équipage avec les jeunes issus des six années des « Sélections Espoir », crées en 2013 à Saint-Malo, dans l’optique de lancer chaque année un jeune talent dans l’univers de la course au large.

 

Paul Meilhat : « Une communication plus globale avec un budget pas tellement plus élevé »

Vainqueur de la Route du Rhum 2018, actuellement en recherche de partenaires, Paul Meilhat a pour objectif de lancer dans les mois qui viennent la construction d’un IMOCA pour participer au Vendée Globe 2020, à The Ocean Race 2021 et à la Route du Rhum 2022. « J’ai toujours aimé naviguer en équipage », rappelle-t-il. « A la base j’étais presque plus intéressé par la Volvo Ocean Race que par le Vendée Globe ! Le fait que le tour du monde en équipage se dispute désormais en IMOCA m’ouvre encore plus de portes. Je me sens tout à fait légitime pour porter un projet. C’est un support que je connais, que je maîtrise. »

D’un point de vue économique, Paul Meilhat est convaincu du bien fondé d’enchaîner les tours du monde en solo puis en équipage : « En participant à The Ocean Race, on intègre une dimension internationale et une communication plus globale avec un budget pas tellement plus élevé qu’en prenant part uniquement au Vendée Globe. On peut ainsi proposer un programme très complet ». Paul s’est récemment rendu à Alicante pour rencontrer les organisateurs et confirmer sa pré-inscription. Il est par ailleurs en discussion avec des partenaires potentiels. Le timing est assez urgent pour disposer d’un IMOCA neuf, condition sine qua non pour porter un projet à la hauteur de ses ambitions. « Je suis convaincu qu’avec un même bateau, on peut performer sur les deux exercices. Dans mon équipage, je réunirai des marins avec des profils très complets, venus du Figaro et de l’IMOCA. »


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