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Vincent Riou : la quête du bon équilibre entre légèreté et puissance

Président du Technical Commitee, Vincent Riou, skipper du bateau vainqueur PRB, revient pour www.imoca.org sur les enseignements de cette Transat Jacques Vabre et l'évolution de la jauge IMOCA.

Copyright : Thierry Martinez / Sea & Co
Copyright : Thierry Martinez / Sea & Co

La course vous a-t'elle apporté de nouveaux éclairages sur l'évolution de la jauge en cours ?

Oui, forcément nous avons continué à apprendre sur les bateaux actuels. Je ne suis pas sûr que ce soit un sentiment général au sein de la flotte, mais ce que l'on constate sur les bateaux actuels, notamment sur les deux plus perfomants de cette Transat, avant la casse du mât de Macif, c'est que même dans l'utilisation des anciens bateaux on s'oriente vers les tendances qui concernent les nouveaux, à savoir ne pas forcément utiliser toute la puissance dont on dispose mais surtout essayer de trouver un bon équilibre entre celle-ci et le poids des bateaux. Depuis que je navigue sur mon dernier prototype, plus j'avance dans le temps et moins je mets de ballasts dans mon bateau, plus j'essaye de naviguer léger. J'aurais même tendance à dire que même si nous devions continuer à construire des bateaux en fonction de la jauge qui a existé jusqu'à maintenant, le facteur de la puissance qui était limitant pour tout le monde dans la construction des nouveaux bateaux depuis quelques années ne le serait plus puisque PRB ou Macif n'utilise jamais le couple de redressement maximum du bateau. Donc je pense que les nouveaux bateaux ne seront pas forcément plus légers en poids mais le seront en conditions de navigation, avec moins d'utilisation de ballasts, etc...c'est ce qui est actuellement dans l'air du temps et je pense que la jauge telle qu'elle évolue est en accord avec l'évolution de la manière de naviguer et de faire avancer un bateau vite, dans les limites d'une longueur de 60 pieds, d'une largeur comprises entre 5 et 6 mètres de large...C'est ma première conclusion.

La fiabilité des mâts :

Je pense qu'aujourd'hui, l'ensemble de la flotte dispose de mâts fiables, même si Macif a démâté. Il reste que ce sont des bateaux de course avec un mode d'emploi précis, dans l'utilisation des gréements auquel on ne peut déroger. Un mât incassable n'existe pas. Au final, il n'y a eu qu'un souci de gréement et la cause est connue. 

La fiabilité des quilles :

Je suis le premier ravi que nous ayons fait quelque chose de fort pour l'avenir. Je suis également satisfait de démonter ma quille en mécano soudé pour passer à une version vraiment fiable parce que comme tous les gens qui utilisaient cette technologie, qui n'est pas mauvaise mais aujourd'hui trop sujette à des problèmes de mises en oeuvre et de fatigue, considérant l'utilisation que l'on en a. Il était temps de ne plus jamais se poser la question du risque de rupture de la quille. Le choix de quille en acier forgée, pleine, est quelque chose de simple et efficace qui permettra de dire demain qu'il y aura plus de bateaux à l'arrivée, que les bateaux seront plus fiables. 

La puissance des bateaux :

Le problème de la puissance, c'est qu'elle engendre du poids. C'est un cercle vicieux. Aujourd'hui, nous essayons de trouver le meilleur compromis entre la puissance et la masse, et ce compromis fait que la puissance dont nous disposons sur nos bateaux en terme de moment de redressement n'est pas utilisée à 100 %. C'est un constat. Mais je trouve que c'est plutôt une bonne chose de savoir que l'on peut naviguer plus en finesse qu'en puissance. Au final, naviguer en travaillant bien le plan de voilure, le plan de dérive, etc...c'est plus intelligent que de simplement remplir les bateaux d'eau et border les voiles. Nous tendons vers un peu moins de surface de voilure sur des bateaux plus fins que nous essayons de faire décoller au maximum. Et les sensations n'en sont que meilleures.

Anciens et nouveaux bateaux :

Les nouveaux bateaux sont clairement ceux construits depuis 2011. Mais les bateaux de générations précédentes sont optimisés donc les différences ne sont pas énormes, parce que nous avons appris à nous en servir au mieux. Sur PRB, j'ai toujours la même quille, le même mât, les mêmes dérives depuis la mise à l'eau mais le bateau va beaucoup plus vite parce que j'ai appris à maîtriser toutes les subtilités de ratio puissance / masse de bateau. La subtilité de la vitesse des bateaux vient principalement de là. Il y a encore de la marge de progression mais pas tant que ça parce que je pense que nous arrivons au bout du concept. En naviguant plus, on arrivera toujours à affiner les bateaux dans le détail mais on ne fera jamais de gains importants. Les bateaux antérieurs à 2008 deviennent de très vieux bateaux, qui forcément ont un décalage avec les versions plus récentes. Ils n'ont en général pas beaucoup de solutions pour progresser mais ils peuvent faire quelques progrès. Néanmoins, nous avons une certaine harmonie de la flotte si l'on accepte l'idée qu'il y a deux divisions, comme sur cette Transat Jacques Vabre où la flotte était séparée en deux. Il y a eu par exemple sur cette édition deux belles courses dans la course. C'est aujourd'hui ce que l'on peut faire de mieux avec une flotte qui a autant de disparité d'âge. Aujourd'hui, nous faisons naviguer dans la même flotte des bateaux comme Team Plastique qui ont été construits pour la Route du Rhum 98 et des bateaux comme Macif qui ont été construits en 2011...13 ans d'écart crée forcément des disparités mais il n'empêche qu'il y a eu des matchs à tous les étages comme en témoigne l'incroyable finish entre Alessandro Di Benedetto et Tanguy Delamotte, séparés de 9 secondes seulement.

CF


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