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« En Solitaire ? Une expérience inoubliable ! »

Alex Pella - Interview

Crédits photo: Gilles Martin-Raget - Sea&Co
Crédits photo: Gilles Martin-Raget - Sea&Co

Alex Pella, navigateur catalan de 42 ans, a effectué deux saisons en Imoca (2009-2011) en s’alignant notamment au départ de la dernière Barcelona World Race. C’est lui qui a tenu le rôle de consultant pour le tournage du film En Solitaire, sorti cet hiver sur grand écran. A son retour de la dernière Transat Jacques Vabre à bord d’un Class40, nous l’avons interrogé sur cette expérience qu’il juge inoubliable.

 

- Qu'est-ce qui a été le plus difficile dans votre rôle de consultant pour François Cluzet ?

AP : « c’était une mission de 6 mois incluant la préparation du bateau, du matériel et de l’équipe, et surtout le tournage. Clairement, le plus difficile a été d’aller sur l’eau tous les jours pendant 2 mois à raison de 9h par jour ! Nous étions 18 à bord d’un IMOCA60 prévu pour un équipage réduit, dont seulement 3 marins : Yann Riou, qui m’a aidé sur la navigation et l’électronique et Olivier Cusin qui était boat captain. Le point délicat était la sécurité dans ces conditions difficiles. J’avais fixé la limite à 3 mètres de houle et 30 noeuds de vent.

C’était très compliqué de répondre aux besoins du scénario, à savoir donner l’image du large alors que nous étions à proximité des côtés (Groix ou les Canaries), de trouver les bons angles pour les prises de vues, tenir compte du soleil, des vagues, du vent, pour que tout soit raccord ! Enfin, le tournage ne correspond pas à l’ordre chronologique du film…

Tout ça m’a demandé beaucoup d’énergie, de préparation et de travail.

La pression budgétaire est très importante dans le cinéma car chaque jour de tournage coûte très cher…sachant qu’on ne maîtrise pas les conditions en mer, ce fut parfois tendu. J’étais très content au final car toutes nos sorties ont été effectuées sans incident et je tiens à remercier l’équipe qui m’a accompagné en mer et les personnes impliquées également à terre. »

 

- Etes-vous satisfait du rendu des images à bord ?

AP : « j’ai vu le film 3 fois ! A Paris, au Havre et en Espagne en famille à Noël…Il faut le regarder comme une fiction et non comme un documentaire sur la voile ou le Vendée Globe. C’est un bon film car honnêtement il ne se passe pas toujours grand-chose à bord d’un IMOCA60 pendant un tour du monde ! C’est toujours difficile de faire un film grand public sur cette base, pour moi c’est une réussite en tant que film d’aventures. Je suis très content des images qui sont très belles, grâce à un traitement cinéma qu’on n’a pas l’habitude de voir dans notre sport. Nos images sont souvent tournées avec des petites caméras type GoPro et envoyées par satellite pour une qualité assez mauvaise finalement.

En tout cas, le retour des skippers de l’IMOCA a été très sympa, tous ont apprécié de voir le film car c’est la première fois que la classe est présente au cinéma alors qu’elle est habituellement dans tous les autres médias. C’était bien de raconter une histoire, c’est pourquoi j’apprécie ce retour par rapport au travail réalisé. »

 

- Quelles ont été les plus grandes surprises rencontrées lors du tournage ?

AP : « Au premier meeting à Barcelone, grâce à Denis Horeau qui m’a mis en contact avec l’équipe du film, le fait que le Vendée Globe soit un sujet de cinéma a déjà été une grande surprise ! Ensuite, avec la production des Films du Cap avec Jean Cottin, Christophe Offenstein le réalisateur, son chef cadreur et toute l’équipe, nous avons effectué une première lecture du script. Là, j’ai halluciné quand j’ai découvert tous leurs projets et l’ambition  que cela représentait (retourner un bateau, sauver un skipper en mer en hélicoptère, tourner pendant le départ de la vraie course avec du public, subir les conditions météo…) ! Les pros du cinéma sont fantastiques et tellement ambitieux, dans le bon sens du terme, qu’ils font tout pour atteindre leur objectif.

C´est la première fois depuis 15 ans que je suis un projet différent de la course au large. Au niveau personnel, ça m’a fait du bien de rencontrer d´autre personnes, découvrir d’autres métiers, de nouvelles ambiances…

Voir travailler les cadreurs, le preneur de son, les comédiens, à bord d’un IMOCA60, alors que ça nécessite une ambiance « relax » pour tourner confortablement, ce n’était franchement pas facile pour eux ! D’ailleurs, tout le monde a été malade, sauf nous 3, les  marins et François Cluzet qui ne l’a jamais été.

Cette équipe était vraiment très professionnelle, a fait preuve de beaucoup d’entraide et de soutien, cette ambiance très forte a permis d’arriver au bout. Au 2ème jour de tournage, tout le monde était malade, 2 caméras étaient hors service… Après une réunion de crise, on a décidé de continuer et je pense que tout ceci rend le film très réaliste et crédible. C’est tellement difficile de réunir les fonds nécessaires pour financer un tel projet qu’il faut aller au bout.

 

- Où en es-tu de tes projets ? Un retour possible en IMOCA ?

AP : « Oui, je rêve de revenir en IMOCA pour la Barcelona World Race, puis le Vendée Globe. En attendant, j’essaie de naviguer un maximum, j’ai fait une bonne Transat Jacques Vabre en Classe 40. En ce moment, c’est compliqué dans les conditions économiques actuelles. 2014 propose un super calendrier avec la nouvelle course New York-Barcelona, le Rhum puis la Barcelona. Moi qui suis de Barcelone, c’est vraiment un objectif majeur, mais je sais que ce sera difficile ! »


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