Accueil  >  News  >  HUGO BOSS remporte l [...] elona Race

Recevoir notre newsletter

Inscrivez-vous maintenant

 

Vos données ne sont retransmises à AUCUN tiers.

Facebook Twitter RSS

Partenaires officiels

  • Mutuelle Des Sportifs
  • Azimut Communication

Fournisseurs officiels

  • Sea & Co
  • FFVISAF
  • TOLRIP
  • SailingNews.tv

Supporters

News

HUGO BOSS remporte l'IMOCA Ocean Masters New York to Barcelona Race

Le Récit des vainqueurs

hbwin2.jpg

La foule est descendue des Ramblas sur la place du Portal de la Pau ce soir pour accueillir Pepe Ribes et Ryan Breymaier, vainqueurs de la première IMOCA Ocean Masters New York to Barcelona Race.

La paire Américano-Espagnole a remporté la course en 14 jours 2 heures 44 minutes et 30 secondes. Cependant, à en juger par leurs mines éreintées et les épreuves incessantes auxquelles ils ont dû faire face au cours de ces deux semaines, on aurait pu penser que la course avait duré un mois voire plus.

« La course a été très exigeante pour nous, il ne s’agissait pas seulement de courir, nous avons également eu beaucoup de problèmes à régler », raconte Pepe. « Moins vous avez de temps pour vous consacrer à la course, plus c’est stressant. »

Et Breymaier d’ajouter : “Lorsque l’on tire sur la machine, elle n’apprécie pas toujours. Nous n’avons pas eu de problème majeur, rien qui ne nous a vraiment stoppés – des problèmes de système informatique, et nous avons endommagé le système de récupération d’eau pour les ballasts, ce qui a affecté notre vitesse. »

Et les problèmes se sont succédés du départ jusqu’à l’arrivée. L’un des événements les plus marquants s’est produit sur le dernier jour de course, en approche de Barcelone, quand Hugo Boss s’est littéralement fait renversé par une monstrueuse rafale de vent.

Pepe Ribes : « Aujourd’hui c’est la première fois que j’ai vu le mât d’un IMOCA 60 sous l’eau. Nous avons traversé une risée, pensant qu’il s’agissait simplement de pluie, mais il y avait en réalité 50 nœuds, et nous avions les ballasts pleins et la quille basculée au maximum, le bateau s’est purement et simplement écrasé. Le mât est resté sous l’eau environ trois minutes. Le moteur a pris feu… On aurait pu rester collés là, sans moteur et sans batterie, donc on a eu beaucoup de chance. »

Et ce n’était qu’un de leurs jours compliqués.

L’autre grosse épreuve à laquelle ils ont dû faire face reste les conditions extrêmes qu’ils ont rencontrées lors de la traversée du Détroit de Gibraltar. « Le Détroit est toujours un endroit difficile à passer, il fout faire un effort considérable pendant une dizaine de milles en sachant que de l’autre côté il n’y aura que 10 nœuds », explique Pepe. « Ce n’est pas simple de tirer des bords avec ce bateau dans 45 nœuds de vent, c’est difficile à gérer, surtout après 13 jours de course sous pression et la fatigue que cela représente. C’est encore un jour de plus où vous n’avez pas une minute de sommeil. »

Hugo Boss a pris la tête de la course suite à la blessure de Marc Guillemot contraignant l’équipage de Safran à l’abandon à l’approche de Gibraltar.

« Ils ont fait une course exceptionnelle sur la traversée de l’Atlantique », reconnaît Pepe à propos de son adversaire. « Je ne sais pas quelle source de données météo ils utilisaient, mais ils ont choisi des trajectoires que je n’aurais jamais envisagées. C’est vraiment dommage que Marc se soit blessé parce qu’ils faisaient vraiment une belle course. Mais nous étions aussi prêts pour la bataille. »

Breymaier ajoutait que Marc Guillemot connaît bien son bateau après huit ans à la barre de Safran, quand Pepe et lui n’ont navigué que deux semaines avant le départ de la course à New York, et jamais en double. Sans parler des efforts fournis pour amener le bateau jusqu’à la ligne de départ après le démâtage lors du convoyage vers les Etats-Unis. Compte-tenu de tous ces éléments, Breymaier se serait même bien contenté de la deuxième place.

De plus Hugo Boss a passé les 10 derniers jours avec Guillermo Altadill et José Muñoz sur Team Neutrogena dans son rétroviseur. Mais Pepe admet qu’ils n’y ont pas fait attention. « Je n’ai jamais regardé derrière pour savoir ce qu’ils faisaient. J’ai dit à Ryan ‘on peut gagner cette course, et si Guillermo choisit d’aller à droite, on ne doit pas y aller, on doit se conformer à notre stratégie comme on l’a fait jusqu’à présent. Donc on ne le surveillait pas. »

Pour Breymaier, l’IMOCA Ocean Masters New York to Barcelona Race est une nouvelle étape de franchie dans son projet de campagne IMOCA US avec pour objectif la participation au Championnat du Monde IMOCA Ocean Masters et au Vendée Globe en 2016.

« Le circuit Ocean Masters est incroyable. L’organisation de cet événement a été de très grande qualité. Cette course est vraiment un pas dans la bonne direction. Plus la Classe IMOCA sera visible dans des endroits comme New York, plus l’intérêt se renforcera et on se développera. Il y aura de nouveaux partenaires qui participeront à l’ensemble des événements et ça deviendra un véritable circuit. »

Tout comme Ryan se réjouissait de retrouver son épouse Nicola et sa famille, Pepe admettait : « Que vais-je faire demain ? Je vais emmener mon fils Pepe Junior à l’école demain matin. » Ce pour quoi il a reçu une nouvelle salve d’applaudissements.


Afficher toute la rubrique


Mentions légales | Plan du site      ©2012-2017 Azimut Communication - Création sites internet & Bornes interactives  - design based on v1 by OC Sport