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Saison pleine pour Jérémie Beyou

Crédits photos: Thierry Martinez
Crédits photos: Thierry Martinez

Entré dans le cercle très restreint des triples vainqueurs de la Solitaire du Figaro aux côtés de Jean Le Cam, Philippe Poupon et Michel Desjoyeaux, Jérémie Beyou se consacre désormais de nouveau à la préparation de son IMOCA Maître CoQ  en vue de la prochaine Route du Rhum Destination Guadeloupe. Loin de considérer que le fait de mener deux projets de front puisse être un frein à la performance, Jérémie s’en explique.

 

 

 

 

 

Pourquoi avoir choisi de disputer la Solitaire du Figaro en parallèle de ton projet IMOCA ?

« On a commencé à discuter du programme avec mon partenaire dès l’automne dernier. Les gens de Maître CoQ souhaitaient obtenir de la visibilité au delà de la Route du Rhum. A cette époque, il n’y avait pas encore de certitudes sur le programme de courses IMOCA et j’avais aussi très envie de revenir sur la Solitaire du Figaro. En jouant sur les deux tableaux, j’apportais un impact médiatique plus large et je pouvais maintenir un haut niveau d’exigence sportive sur l’ensemble de l’année.»

Est-ce que ce n’était pas le risque de courir deux lièvres à la fois ?

« Au contraire… Tout d’abord, maintenir cette exigence est bénéfique tant pour moi, que pour notre équipe. Ça correspond à mes attentes, j’ai besoin d’être en quête d’une certaine perfection sportive. Plus globalement, ça correspond aussi à la manière dont nous menons notre projet. Nous sommes une petite équipe, avec les moyens de faire les choses correctement, mais qui reste avec un budget limité. On ne va pas pouvoir se lancer comme certains dans des projets de très haute technologie avec bancs d’essais, etc. C’est donc ailleurs qu’il faut que l’on développe notre savoir-faire. On a pensé avec toute l’équipe, que de se placer sur le terrain de l’exigence sportive permanente était un bon moyen. »

Mais ce sont quand même deux approches très différentes entre la gestion d’un IMOCA et d’un Figaro ?

« Justement. Notre marque de fabrique va être basée sur une certaine forme de polyvalence. En Figaro c’est sur des petites choses que tu arrives à faire la différence. La culture IMOCA nous a amenés à être très exigeant sur tous les fondamentaux, comme l’usure du matériel, le souci du détail. A rebours, la pratique du Figaro nous a permis d’aller chercher des petites astuces qui ne coûtent pas forcément très cher mais qui peuvent faciliter la vie. On essaye ensuite de le transposer sur l’IMOCA. Il y a des effets de transfert d’une discipline à l’autre qui sont très positifs.»

Et la victoire, c’est toujours un formidable aiguillon…

« Je l’ai toujours dit. Sur le plan strictement sportif, il n’y a pas mieux que la Solitaire du Figaro. Le fait de gagner la Solitaire, c’est bien évidemment une valorisation de toute l’équipe. On finit la saison plutôt sur les rotules, mais tout le monde a la pêche… La fatigue n’est rien par rapport à l’émulation que ça génère dans le team. Tout le monde est valorisé, il n’y a pas que le skipper qui gagne. C’est primordial, car mine de rien, le niveau ne cesse de monter en IMOCA. Les jeunes sont là pour nous mettre des coups de pied aux fesses. » 

Tu les as côtoyés pendant la Solitaire justement…

« Oui et il ya plein de gars de grand talent là-dedans. Il faudrait vraiment que ces gars arrivent à monter des projets en IMOCA, qu’ils viennent sur le circuit, qu’on ne reste pas entre nous, avec les mêmes têtes pendant dix ans. Mais pour ça, il faut impérativement limiter les coûts de construction des bateaux. »

La nouvelle jauge semble aller dans le bon sens pour ça ?

« Oui, c’est un progrès. Maintenant, quand j’entends parler de certains projets sur les nouveaux bateaux, je me dis qu’on n’a peut-être pas assez bordé les choses. L’objectif était d’améliorer la sécurité, de réduire les coûts afin de permettre à de nouveaux projets de voir le jour. Mais que se passe-t-il si demain, pour avoir un bateau performant, on est obligé de suivre certaines tendances qui semblent se dessiner. Si demain, je vais voir mon partenaire en lui expliquant que pour rester dans la course, il faut ajouter des foils sur le bateau et que c’est un projet à x centaines de milliers d’euro, voire plus, je ne suis pas crédible vis à vis de ce que j’ai vendu. Faisons des efforts pour conserver la valeur sportive d’une épreuve en gardant en tête que si les budgets continuent d’exploser, à terme nous mettons en danger l’existence même de la classe. »


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