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Route du Rhum : « un niveau de performance jamais atteint »

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Observateur avisé des progrès des skippers de la classe IMOCA, Christian Le Pape, directeur du Pôle France de Port-la-Forêt a eu l’occasion d’entraîner avant la Route du Rhum quatre des prétendants à la victoire, Vincent Riou (PRB), François Gabart (MACIF), Marc Guillemot (Safran) et Jérémie Beyou (Maître CoQ). Avec au final un constat : jamais l’écart n’a été aussi ténu entre les performances des uns et des autres.

 

 

 

 

Un niveau de maîtrise jamais atteint

« Ce qui est bluffant, c’est de voir l’aisance avec laquelle tous ces navigateurs se comportent. Ils sont en grande forme physique, ils connaissent les manœuvres sur le bout des doigts, ils font véritablement corps avec leur machine. On est arrivé à un niveau de maîtrise qui, dans une certaine mesure, rappelle ce que d’autres parviennent à faire sur les monotypes Figaro. Sauf qu’on est passé de bateaux d’une dizaine de mètres à des 60 pieds océaniques. Les problématiques et les efforts ne sont pas de même nature. »

L’entraînement et l’apprentissage

« Par moments, on pourrait se demander ce qu’il leur reste à apprendre. On pourrait croire qu’ils n’ont plus besoin de nous pour progresser… les uns et les autres savent parfaitement quels sont les points sur lesquels ils doivent travailler. En même temps, le centre d’entraînement leur fournit un cadre au sein duquel ils peuvent échanger. Cette culture du travail commun est une des réussites de la structure. Maintenant, c’est à nous d’être plus créatifs, de trouver de nouvelles approches des phases d’entraînement. Actuellement, on est dans une forme de stabilité : des navigateurs qui sont dans le circuit IMOCA depuis un certain temps, qui connaissent les méthodes de travail du centre. On peut juste regretter qu’il n’y ait pas plus de renouveau au sein de la flotte IMOCA. On a plein de jeunes talents qui ne demanderaient que ça et qui auraient tout leur place. »

Pas de véritable hiérarchie

« Ce qui est frappant, c’est de voir à quel point les skippers qui ont suivi les entrainements du centre sont proches les uns des autres. Tous ont maintenant une capacité incroyable à gommer leurs manques pour se hisser au niveau des autres. Je peux prendre deux exemples pour étayer mon propos : quand Safran est arrivé en 2007, le sentiment général était que Marc Guillemot avait vraiment une longueur d’avance sur les autres. Aujourd’hui, la construction d’un nouveau bateau ne génère plus de telles différences, notamment parce que toutes les équipes sont immédiatement à la recherche des solutions pour compenser les manques. Autre exemple : Vincent Riou a modifié radicalement son approche de la compétition en mettant en place des éléments d’évaluation de ses performances, ce qui était une démarche radicalement nouvelle pour lui. »

Il va y avoir du sport

« Pour moi, c’est clair : la classe IMOCA est celle où le challenge sportif sera le plus évident. Chez les Ultimes, les différences entre les bateaux sont trop flagrantes pour que le résultat soit significatif et dans les autres classes les différences de niveau entre participants sont trop flagrantes. En IMOCA, le plateau est restreint, mais quasiment tous partent avec l’idée de la performance sportive en tête. En tous cas, pour les sociétaires du centre d’entraînement, l’objectif est clair : la victoire… »


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