IMOCA http://www.imoca.org Dernières news fr-FR <![CDATA[La Classe Imoca s'engage pour le No Plastic Challenge]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2174 Thu, 23 May 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2174 C’est demain, mercredi 22 mai, que débutera la deuxième édition du No Plastic Challenge. Proposée par l’association No Plastic in My Sea, cette mobilisation nationale vise à lutter contre la pollution plastique, en réduisant collectivement la production et la consommation de ce matériau non biodégradable. Concrètement, jusqu’au 5 juin, des objectifs seront fixés quotidiennement pour donner un challenge et sensibiliser sur un point précis. Emmenée par Stéphane Le Diraison, qui porte le projet Time For Oceans, la classe soutient le No Plastic Challenge. Utiliser une gourde, avoir un sac de course réutilisable, opter pour un savon solide, éviter de commander sur Internet, bannir les sachets et doses individuels, supprimer les pailles en plastique… Voici quelques gestes proposés à l’occasion du No Plastic Challenge. Cette opération, qui se tiendra du 22 mai au 5 juin, permettra à chacun de prendre conscience de son utilisation du plastique et surtout d’être informé sur les solutions alternatives permettant de réduire son empreinte plastique. Chaque jour, un geste sera proposé aux consommateurs, aux collectivités locales, aux écoles, collèges, lycées, aux clubs de sport et aussi aux entreprises.   Un constat alarmant Les données concernant le plastique sont très inquiétantes. Sa production a été multipliée par 20 en 50 ans et atteint 350 millions de tonnes par an à l’échelle mondiale. Chaque année, au moins 8 millions de tonnes de plastique finissent en mer et on estime qu’en 2050 il y aura plus de plastique que de poissons dans nos océans. Autre chiffre très alarmant : d’après l’ONU, 100 000 mammifères marins et 1 million d’oiseaux sont tués chaque année par le plastique. Malgré une prise de conscience citoyenne en France, la production de plastique a augmenté de 7,8 % en 2017 dans le pays et le taux de recyclage est seulement de 21 %... Bien d’autres chiffres pourraient être avancées, rendant indispensableune (ré)action collective face au fléau du plastique, dont l’impact sanitaire est bien connu.  L’appel de Stéphane Le Diraison Avec son projet « Time For Oceans », le skipper IMOCA Stéphane Le Diraison souhaite mobiliser sur la préservation des océans, en soulignant que chacun peut et doit agir en ce sens, car c’est essentiellement de nos activités à terre que sont issues ces pollutions. C’est tout naturellement qu’il soutient le No Plastic Challenge. « En tant que skipper je suis témoin de nombreuses pollutions, dont celles liées au plastique qui sont très importantes. Ca fait mal au cœur de voir tout ce qu’on rejette dans les océans (ndlr : essentiellement de manière indirecte) », dit-il. « Le No Plastic Challenge est une initiative qui a pour but de sensibiliser à ces pollutions et il est primordial que les participants soient nombreux, en parlent autour d’eux, relayent les actions. J’ai envie d’agir et d’inciter les autres à le faire, en particuliers les skippers. Je leur lance un appel : nous sommes des ambassadeurs de cette cause. Participez au No Plastic Challenge et relayez-le pour qu’il ait le maximum d’impact ! » Pour en savoir plus sur le No Plastic Challenge : https://noplasticinmyseafr.wordpress.com/le-no-plastic-challenge-2/  [Lire la suite]]]> <![CDATA[Les enseignements de la Bermudes 1000 Race 2019]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2173 Tue, 21 May 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2173 Il reste encore un concurrent en mer dans la 2ème édition de la Bermudes 1000 Race, le Belge Denis Van Weynbergh attendu jeudi sur la ligne d’arrivée à Brest. Remportée vendredi dernier par Sébastien Simon (en 7 jours, 17 heures et 34 minutes) devant Yannick Bestaven et Giancarlo Pedote, cette épreuve de 2 000 milles inscrite au calendrier des IMOCA Globe Series (coefficient 2) a été très instructive pour les 17 solitaires en lice, dont aucun n’a abandonné. Retour sur les principaux enseignements de cette course qui a mené les marins de Douarnenez à Brest, en passant par le phare du Fastnet et une marque virtuelle au large des Açores. De la pétole, du vent fort, des conditions tantôt tactiques tantôt musclées, des zones de transition, des moments à rechercher la moindre risée, d’autres à prendre des tonnes d’eau sur le pont… Les 2 000 milles de la Bermudes 1000 Race ont été très variés, ce qui a permis aux 17 concurrents en lice de tirer de précieux enseignements en solitaire, notamment pour les six marins qui découvraient l’exercice en IMOCA.Les favoris au rendez-vousSébastien Simon, qui faisait partie des « bizuths » a fait une forte impression, menant les débats de bout en bout et l’emportant à Brest avec plus de 3h d’avance sur ses premiers poursuivants. « Tout n’a pas été parfait, mais en tous les cas, les trajectoires étaient super bien », a commenté Sébastien à son arrivée. « J’ai fait quelques vracs quand même, et j’ai laissé beaucoup d’énergie. C’est une belle expérience. Je n’ai pas eu peur de faire des manœuvres ou d’être un peu ambitieux. C’était ma première et ma dernière régate sur ce bateau en solitaire. Je pense que j’ai mérité mon IMOCA neuf maintenant ! »   Derrière, la lutte pour compléter le podium a été âpre et les favoris ont été au rendez-vous. Après plus d’une semaine de course, les quatre poursuivants de Sébastien Simon ont bouclé le parcours à seulement six minutes d’intervalle ! Un scénario haletant qui a ravi Yannick Bestaven, 2e : « Le finish a été incroyable. La dernière nuit, il y avait des lumières partout et des bateaux qui revenaient dans tous les sens. A s’arracher la tête ! Dommage qu’on n’ait pas trop vu Seb Simon qui est parti assez vite. Quoi qu’il en soit, derrière, on a bien bataillé. » C’est Giancarlo Pedote qui a complété le podium, avec 2 minutes et 37 secondes d’avance sur Sam Davies. Longtemps bien positionné pour accrocher le podium, Boris Herrmann a subi un choc, à 24 heures de l’arrivée, qui a endommagé sa coque et engendré une voie d’eau. C’est donc à vitesse réduite que le skipper allemand a bouclé le parcours, en 6e position. Ces coureurs ont tiré profit d’une préparation aboutie, navigant beaucoup avant le départ de la Bermudes 1000 Race. Sam Davies fait exception car elle a remis à l’eau son IMOCA très tard, suite à l’installation de nouveaux foils. Mais la navigatrice britannique a compensé par sa grande expérience.   Maxime Sorel et Clément Giraud : les deux surprises de la course Tous deux débutants dans la classe IMOCA, Maxime Sorel et Clément Giraud ont livré de très belles prestations. En se classant 5e, à seulement 4 minutes d’une place sur le podium, Maxime a tenu tête aux meilleurs foilers avec son IMOCA à dérives droites. « Je me suis mis dedans tranquillement. Petit à petit j’ai lâché les chevaux. Je me suis pris au jeu de la régate. Sur la fin, j’ai bien cru à la 3e place. Quoi qu’il en soit, je ne pensais pas terminer à la 5e place et c’est une belle surprise », s’est réjoui Maxime. Quant à Clément, il s’est emparé d’une très belle 8e place et s’est senti très en phase avec son IMOCA : « Que ce soit dans les petits airs ou dans les conditions un peu plus soutenues, il se comporte bien. On a fait 7 000 milles ensemble en deux mois et demi, ce qui n’est pas rien, et je commence à sentir quand je lui tire un peu trop dessus. C’est top d’arriver à avoir cette connivence avec l’engin. »   Du match pour tout le monde Outre la lutte pour les places de 2e à 5e, la compétition a été très serrée pour d’autres coureurs, avec des écarts à l’arrivée se chiffrant en minutes. Ainsi, Fabrice Amedeo (7e) a terminé 2 minutes devant Clément Giraud (8e). Ces deux navigateurs avaient déjà franchi le Fastnet bord à bord. Le duel entre Arnaud Boissières (9e) et Stéphane Le Diraison (10e) s’est joué à 35 minutes tandis que Damien Seguin (11e) n’a devancé Manuel Cousin (12e) que de 11 petites minutes. Damien Seguin dont la montée au mât, suite à une avarie de grand-voile, restera dans les mémoires. 100 % des concurrents à l’arrivée ?Sur les 17 concurrents au départ, aucun n’a abandonné. Outre les skippers cités ci-dessus, trois femmes et un homme sont également venus à bout du parcours exigeant de la Bermudes 1000 Race : Miranda Merron (13e), Alexia Barrier (14e), Pip Hare (15e) et Ari Huusela (16e). Malchanceux avec la météo, le Belge Denis Van Weynbergh lutte dans du vent très faible depuis le passage du waypoint Açores. Les derniers routages le voient arriver à Brest jeudi. S’il parvient à terminer, tous les coureurs auront terminé l’épreuve. La classe IMOCA est du point de vue de la fiabilité sur une très bonne dynamique puisque 100 % des inscrits avaient déjà bouclé la Transat Jacques Vabre 2017 (13/13) puis les Monaco Globe Series 2918 (9/9), tandis que 75 % étaient venus à bout de la Route du Rhum 2018 (15/20), malgré des conditions météo très difficiles. Le classement des Globe Series chamboulé Vainqueur de la Route du Rhum 2018, Paul Meilhat reste en tête des Globe Series, même s’il n’était pas au départ de la Bermudes 1000 Race. Mais il est désormais talonné par Boris Herrmann, à seulement 4 points. La régularité paie puisque Stéphane Le Diraison (5e des Monaco Globe Series, 8e de la Route du Rhum et 10e de la Bermudes 1000 Race) complète le podium provisoire du Championnat. On note aussi les belles remontées de Damien Seguin (5e) et Fabrice Amedeo (6e). Le classement est serré puisque seulement 14 points séparent le 3e Stéphane Le Diraison du 10e Alan Roura. Le prochain rendez-vous des Globe Series sera la Rolex Fastnet Race, dont le départ sera donné le 3 août. Vingt-cinq duos sont attendus sur cette épreuve.   Le classement de la Bermudes 1000 Race : 1. Sébastien Simon (Arkéa Paprec) en 7 jours 17 h 34’ 2. Yannick Bestaven (Maître CoQ) à 3 h 13’ 20’’ du premier 3. Giancarlo Pedote (Prysmian Group) à 3 h 15’ 45’’ 4. Samantha Davies (Initiatives Cœur) à 3 h 18’ 22’’ 5. Maxime Sorel (VandB-Sailing Together) à 3 h 19’ 45’’ 6. Boris Herrmann (Malizia-Yacht Club de Monaco) à 3 h 54 15’’ 7. Fabrice Amedeo (Newrest-Art & Fenêtres) à 7 h 29’ 09’’ 8. Clément Giraud (Envol by Fortil) à 7 h 31’ 36’’ 9. Arnaud Boissières (La Mie Câline-Artipôle) à 8 h 38’ 49’’ 10. Stéphane Le Diraison (Time For Oceans) à 9 h 13’ 11’’ 11. Damien Seguin (Groupe Apicil) à 14 h 48’ 00’’ 12. Manuel Cousin (Groupe Sétin) à 14 h 59’ 37’’ 13. Miranda Merron (Campagne de France) à 1 j 05 h 31’ 47’’ 14. Alexia Barrier (4myplanet) à 1 j 10 h 19’ 24’’ 15. Pip Hare (Superbigou) à 1 j 22 h 13’ 48’’ 16. Ari Huusela (Ariel 2) à 2 j 09 h 32’ 32’’ 17. Denis Van Weynbergh (Eyesea.be), toujours en course   Le top 10 des Globes Series : 1. Paul Meilhat : 98 points 2. Boris Herrmann : 94 points 3. Stéphane Le Diraison : 78 points 4. Yann Eliès : 76 points 5. Damien Seguin : 74 points 6. Fabrice Amedeo : 72 points 7. Alex Thomson : 72 points 8. Vincent Riou : 68 points 9. Arnaud Boissières : 66 points 10. Alan Roura : 64 points [Lire la suite]]]> <![CDATA[Bermudes 1000 Race : Sébastien Simon en tête au waypoint Açores, l’analyse de Romain Attanasio]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2172 Wed, 15 May 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2172 Ce mardi 14 mai à 14h45 (heure française), Sébastien Simon a franchi en tête le waypoint des Açores, deuxième grande marque de parcours de la Bermudes 1000 Race. Le skipper d’ARKEA PAPREC s’engage ainsi dans le dernier tronçon du parcours et fait route vers Brest. Mais rien n’est joué car un groupe très compact est à ses trousses. Il est composé de Yannick Bestaven, Sam Davies, Boris Herrmann, Maxime Sorel et Giancarlo Pedote.Observateur avisé de cette première épreuve des IMOCA Globe Series à laquelle il n’a pas pu participer pour des raisons de timing, Romain Attanasio nous livre son analyse des cinq premiers jours de course. 870 milles. C’est la distance entre le waypoint Açores, positionné par la direction de course, et la ligne d’arrivée de la Bermudes 1000 Race à Brest. C’est sur cette dernière phase du parcours que s’engage le groupe de tête. Le leader Sébastien Simon a viré la marque virtuelle à 14h45 ce mardi et environ deux heures après son passage, on attendait Yannick Bestaven, puis Sam Davies, Boris Herrmann, Maxime Sorel et Giancarlo Pedote. Au pointage de 16h, ces cinq marins n’étaient séparés que d’une dizaine de milles. La remontée vers Brest va commencer à allure assez débridée, au travers. Mais le vent va progressivement refuser et les solitaires vont rallier Brest au près serré, sur un long bord bâbord amure. Le flux devrait rester maniable jusqu’à l’atterrissage sur les côtes bretonnes, prévu vendredi après-midi pour les premiers. A 16h ce mardi, les 17 concurrents étaient encore en course. Damien Seguin puis Denis Van Weynbergh ont connu la même mésaventure aujourd’hui : un "lashing" a cédé et la grand voile s’est retrouvée sur le pont. Mais tous deux poursuivent leur route et évaluent la meilleure décision à prendre pour espérer terminer la course. Fabrice Amedeo a de son côté fait face à la rupture de l’amure du J3, mais lui aussi poursuit sa route malgré le handicap induit.   L'analyse de Romain Attanasio : « Je voulais participer à la Bermudes 1000 Race car c’est un bel entraînement et il me semble important de prendre part à toutes les courses de la classe IMOCA. Mais le chantier de mon bateau a pris plus de temps que prévu, le timing était trop juste et j’ai dû me désinscrire, à contre-cœur.Les conditions sont très variées depuis le départ. Tous les marins doivent être bien fatigués. La montée au Fastnet dans le petit temps a été éprouvante. Les concurrents ont passé le rocher en mode Figariste, souvent au contact. On se serait cru au mois d’août avec un temps superbe et ces molles qui tombent du Nord. Sébastien Simon est sorti grand gagnant de cette phase au Fastnet, en quelques heures il a mis 30 milles à tout le monde ! Après cette grosse molle, sur la route des Açores les coureurs ont carrément eu les conditions les plus humides qui existent en IMOCA, au reaching avec 30-35 nœuds de vent. Dans ces cas-là, le bateau est sous l’eau, on se terre à l’intérieur. Globalement, cette Bermudes 1000 Race est une course qui revient par l’arrière et il y a finalement assez peu d’écarts malgré les importantes disparités dans la flotte. Entre l’IMOCA d’Alexia Barrier et celui de Sébastien Simon, les différentiels de vitesse à conditions équivalentes peuvent aller du simple au double ! Malgré tout, personne n’est vraiment esseulé. Tous les skippers doivent se battre pour garder leur positionnement. Tant mieux car il est toujours plus motivant d’être au contact qu’à 500 milles les uns des autres.   Les hiérarchies sont respectées. Devant, on retrouve des marins qui se sont bien préparés, qui sont affûtés et naviguent sur des bateaux très rapides. Sébastien (Simon) a bouclé deux transatlantiques cette année. Sam a participé à la Sardinha Cup en Figaro. Même si le support est différent, ça met dans le match. Yannick (Bestaven) et Boris (Herrmann) sont aussi bien amarinés. Je ne suis pas surpris de retrouver devant des marins comme Damien Seguin (avant son souci de grand-voile), Maxime Sorel ou Giancarlo Pedote. Ce ne sont pas des aventuriers, ils ont des démarches de compétiteurs.   Malgré les conditions difficiles, tout le monde reste en course pour le moment. Cela montre que les bateaux sont bien préparés. Sébastien Simon étant sélectionné d’office pour le Vendée Globe (car il aura un IMOCA neuf), il attaque davantage que la plupart de ses poursuivants qui en gardent sous le pied. Pour beaucoup, la priorité est d’engranger 2000 milles. Il faut finir, même sur les jantes ! »   Le classement : https://www.bermudes1000race.com/classement-de-la-course [Lire la suite]]]> <![CDATA[Bermudes 1000 Race : Première hiérarchie au Fastnet !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2171 Mon, 13 May 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2171 A 9h15 (heure française) ce samedi 11 mai, Sébastien Simon (Arkéa-Paprec) a été le premier à enrouler le phare du Fastnet, en mer d’Irlande, marque de parcours de la Bermudes 1000 Race Douarnenez-Brest. Sam Davies (Initiatives-Cœur), Boris Herrmann (Malizia Yacht Club de Monaco), Yannick Bestaven (Maître CoQ) et Maxime Sorel (V&B-Sailing Together) lui ont emboîté le pas.Ce samedi midi, les 17 solitaires inscrits à ce premier rendez-vous des IMOCA Globe Series étaient encore en course, avec déjà des écarts significatifs après moins de deux jours de course.La route est encore longue puisque les concurrents doivent virer une marque virtuelle au large des Açores avant de remonter vers Brest où sera jugée l’arrivée, à l’issue d’un parcours de 2000 milles très tactique. Le premier tronçon de la Bermudes 1000 Race, entre Douarnenez et le phare du Fastnet (290 milles) a été exigeant pour les 17 marins, avec plusieurs phases de transition à négocier. Ceci dit, les 14 hommes et les trois femmes ont pu prendre leurs marques sans tirer sur le matériel. Une bonne nouvelle, sachant que l’épreuve arrive relativement tôt dans la saison, que certains IMOCA ont été remis à l’eau tardivement et que six marins découvrent l’exercice du solitaire en IMOCA.   Quatre foilers en éclaireurs, la surprise SorelDepuis le départ, donné de Douarnenez jeudi dernier à 17h, les coureurs ont beaucoup manœuvré et peu dormi. Le passage au phare du Fastnet (à laisser à bâbord) permet de faire un état des lieux précis des classements et des écarts. C’est Sébastien Simon qui a enroulé le premier ce rocher emblématique, à 9h15 ce matin. Tout juste une heure plus tard, à 10h15, c’est Sam Davies qui est passée à son tour, suivie de Boris Herrmann (à 11h) et Yannick Bestaven (à 11h15). Le tout dans des conditions parfaites, sous le soleil et un vent d’une dizaine de nœuds, ce qui a permis de faire de très belles images. Les favoris sont au rendez-vous et la bonne surprise vient de Maxime Sorel qui pour sa première course en solo en IMOCA a franchi le Fastnet à la 5e place (à 11h30).   Un groupe compact et des écarts significatifs A midi ce samedi, Damien Seguin était en approche suivi par un groupe compact composé de Stéphane Le Diraison, Fabrice Amedeo et Clément Giraud. On note que la flotte de 17 IMOCA s’étire puisqu'il y a avait ce midi déjà 84 milles d’écart entre Sébastien Simon et Alexia Barrier, qui ferme la marche.   Prochaine marque de parcours : un waypoint au large des Açores Après le passage du Fastnet, les concurrents mettent cap sur un waypoint situé à 820 milles, au large de l’archipel des Açores. Pour les premiers, il va falloir gérer une phase de molle avant que le vent ne s’établisse au Sud-Est puis se renforce demain. Les concurrents devraient réaliser de beaux runs de vitesse, au près débridé. D’après les derniers routages de la direction de course, les leaders pourraient atteindre le waypoint Açores mardi soir. L’occasion d’établir une nouvelle hiérarchie.   Ordre de passage au phare du Fastnet (heure française) : 1. Sébastien Simon (ARKEA PAPREC) : à 9h15 2. Sam Davies (Initiatives-Cœur) : à 10h15 3. Boris Herrmann (Malizia Yacht Club de Monaco) : à 11h 4. Yannick Bestaven (Maître CoQ) : à 11h15 5. Maxime Sorel (V&B-Sailing Together) : à 11h30 Les concurrents suivants attendus au Fastnet : 6. Damien Seguin (Groupe Apicil) 7. Stéphane Le Diraison (Time For Oceans) 8. Fabrice Amedeo (Newrest-Art & Fenêtres) 9. Clément Giraud (Envol by Fortil) … [Lire la suite]]]> <![CDATA[Bermudes 1000 Race, c'est parti !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2170 Thu, 09 May 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2170 C’est à 17h, ce jeudi 9 mai, qu’a été donné à Douarnenez le départ de la Bermudes 1000 Race, première épreuve des Globe Series en 2019. Les conditions étaient idéales pour les 17 solitaires en lice (13 hommes, 4 femmes), avec un vent d’Ouest de 12 nœuds. Devant leurs étraves, un parcours de 2000 milles à destination de Brest avec des passages au phare du Fastnet (mer d’Irlande) et au niveau d’un waypoint au large des Açores. La météo s’annonce variée, donc complexe, tout au long de cette épreuve que les premiers devraient terminer en un peu plus d’une semaine. Vent de 12 nœuds, houle résiduelle de moins d’un mètre, belles éclaircies : c’est dans des conditions parfaites que 17 skippers de la classe IMOCA ont pris ce jeudi à Douarnenez le départ de la deuxième édition de la Bermudes 1000 Race. Certains ont été agressifs sur la ligne, à l’instar de Yannick Bestaven (Maître CoQ), Sam Davies (Initiatives Cœur), Sébastien Simon (Arkea Paprec) ou encore Maxime Sorel (V&B-Sailing Together). D’autres ont été plus prudents, soucieux de ne pas prendre de risques en ce tout début de course. C’est au près serrés que les marins sont sortis de la baie de Douarnenez, avec quelques virements à la clé. A la bouée de danger isolé Basse Vieille, devant le cap de la Chèvre (presqu’île de Crozon), c’est la Britannique Sam Davies qui emmenait la flotte, devant Clément Giraud, Sébastien Simon, Manu Cousin et Giancarlo Pedote. « La météo aléatoire va nous réserver pas mal de surprises. »Une fois passé le cap de la Chèvre (presqu’île de Crozon), les marins ont pu mettre cap sur Ouessant à une allure plus abattue. Les conditions vont sérieusement mollir dans la nuit et un choix stratégique devra être effectué : passer à l’Est ou à l’Ouest du DST (Dispositif de Séparation de Trafic) d’Ouessant. Le premier dilemme parmi bien d’autres à venir tant les conditions s’annoncent variées et complexes tout au long du parcours. « La météo aléatoire va nous réserver pas mal de surprises », résumait Sébastien Simon peu avant le lancement de la Bermudes 1000 Race. « On va pouvoir se creuser la tête sur les options », se réjouissait pour sa part Damien Seguin (Groupe Apicil), tandis qu’Arnaud Boissières (La Mie Câline-Artipôle) prévenait : « Je m’attends à beaucoup de manœuvres et de changements de voiles. Toute la garde robe devrait y passer ! » Impressions des marins avant le départ de la Bermudes 1000 Race   Sébastien Simon (Arkea Paprec) : « Je me sens à l’aise sur ce bateau à bord duquel j’ai effectué une transatlantique en faux solo. Mais psychologiquement c’est toujours différent d’être vraiment seul à bord… J’ai l’habitude de naviguer en solitaire, mais pas en IMOCA. J’ai une grosse marge de progression mais je suis un compétiteur donc je vais essayer de gagner ! » Yannick Bestaven (Maître CoQ) : « Le solo est une découverte sur mon nouveau foiler qui semble très compétitif. Nous partons dans des conditions météo clémentes, ce qui va permettre à tout le monde de se mettre en confiance. Finir la course est clairement l’objectif numéro 1. Mais je me connais, je sais très bien que je me laisserai prendre au jeu de la régate. Un podium serait un beau résultat, la cerise sur le gâteau. » Denis Van Weynbergh (Eyesea.be) : « C’est une grande première en solitaire pour moi à bord d’un IMOCA. J’ai l’impression de jouer un match de Ligue des Champions ! Le bateau est prêt, ma petite équipe composée de bénévoles a bien travaillé. J’aborde ce défi de manière joyeuse, avec l’objectif de finir et d’apprendre. »   Rappel des 17 inscrits au départ de la Bermudes 1000 Race : • Fabrice Amedeo (Newrest-Art & Fenêtres)• Alexia Barrier (4myplanet)• Yannick Bestaven (Maître CoQ)• Arnaud Boissières (La Mie Câline-Artipôle)• Manuel Cousin (Groupe Setin)• Sam Davies (Initiatives Cœur)• Clément Giraud (Envol)• Pip Hare (Superbigou)• Boris Herrmann (Malizia Yacht Club de Monaco)• Ari Huusela (Ariel 2)• Stéphane Le Diraison (Time For Oceans)• Miranda Merron (Campagne de France)• Giancarlo Pedote (Prysmian Group)• Damien Seguin (Groupe Apicil)• Sébastien Simon (Arkea-Paprec)• Maxime Sorel (V and B-Sailing Together)• Denis Van Weynbergh (Eyesea.be) [Lire la suite]]]> <![CDATA[Les enjeux de la Bermudes 1000 Race]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2169 Wed, 08 May 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2169 C’est demain, jeudi 9 mai à 17h, que sera donné à Douarnenez le départ de la Bermudes 1000 Race, première épreuve inscrite au calendrier des Globe Series 2019. Reporté en raison d’une violente dépression, le coup d’envoi de cette course de 2000 milles libérera 17 solitaires impatients de s’élancer pour mener à bien leurs objectifs divers.   Initialement prévu ce mercredi 8 mai à 13h, le départ de la Bermudes 1000 Race a été reporté de 28 heures. « L’idée est de faire partir les coureurs dans des conditions plus sereines, en arrière du violent système dépressionnaire qui aborde la Bretagne », explique Jacques Caraës, le directeur de course.« La Bermudes 1000 Race Douarnenez-Brest est la course inaugurale de la saison en IMOCA, certains bateaux ont été remis à l’eau très récemment et pour six marins ce sera la toute première épreuve en solitaire en IMOCA. »  Ambitions légitimes pour Sam Davies, Boris Herrmann, Sébastien Simon et Yannick Bestaven Sur le papier, quatre marins semblent en mesure d’assumer le statut de favori. Lors du Grand Prix Guyader disputé les jours derniers, la Britannique Sam Davies a pu tester en équipage ses nouveaux foils immenses, avec succès. Si elle parvient à en tirer une bonne partie du potentiel en solo, la navigatrice britannique sera une concurrente redoutable. Actuellement 4e au classement des Globe Series, Boris Herrmann peut espérer prendre la tête du Championnat en l’absence des trois marins qui le précèdent au classement (Paul Meilhat, Yann Eliès et Alex Thomson). Le skipper allemand a beaucoup navigué sur son foiler. Confiant, méthodique, il sera à surveiller de très près.   Pour Sébastien Simon ce sera sa toute première course en solo en IMOCA, mais il a récemment bouclé deux transatlantiques (une en double et l’autre en faux solo), et remporté le Grand Prix Guyader. Le skipper d'Arkéa-Paprec tentera donc de confirmer en course sa montée en puissance.   Quant à l’expérimenté Yannick Bestaven, 2e du Grand Prix Guyader avec son équipage, il est également dans une spirale positive et a à cœur de faire une belle performance pour sa première en solitaire à bord de son foiler. Les « outsiders » Actuellement 9e au classement des Globes Series, Fabrice Amedeo dispose d’une belle expérience en IMOCA et d’un bateau lui permettant d’accroître ses ambitions sportives. Egalement bien installés dans le Top 10 des Globe Series, Stéphane Le Diraison, Damien Seguin et Arnaud Boissières ont beaucoup d’arguments à faire valoir et les moyens de bien faire. En cas de belles performances, ils pourront monter encore au classement du Championnat du monde IMOCA.  Tous les signaux sont au vert pour Ari Huusela, 11e de la Route du Rhum 2018. S’il confirme ses bonnes dispositions et boucle la Bermudes 1000 Race, il montera une marche supplémentaire vers son grand objectif : devenir en 2020 le premier Finlandais de l’histoire du Vendée Globe.   Avec son emblématique IMOCA lancé en 1998, Alexia Barrier (15e de la Route du Rhum 2018) se battra avec ses armes et pourra compter sur sa monture très fiable tout au long de l’exigeant parcours de la Bermudes 1000 Race.  Engranger les premiers milles Six marins n’ont pas encore débloqué leur compteur de milles dans la perspective de la qualification au Vendée Globe 2020-2021 : Maxime Sorel, Giancarlo Pedote, Clément Giraud, Miranda Merron, Denis Van Weynbergh, et Pip Hare. Tous, à l’exception de Miranda Merron, sont bizuths en solitaire sur IMOCA. Pour chacun de ces coureurs, l’objectif primordial est clairement de prendre ses marques et de boucler le parcours. Mais en bons compétiteurs, ils se prendront très certainement au jeu de la régate…     Les 17 inscrits à la Bermudes 1000 Race : • Fabrice Amedeo (Newrest-Art & Fenêtres) • Alexia Barrier (4myplanet) • Yannick Bestaven (Maître CoQ) • Arnaud Boissières (La Mie Câline-Artipôle) • Manuel Cousin (Groupe Setin) • Sam Davies (Initiatives Cœur) • Clément Giraud (Envol) • Pip Hare (Superbigou) • Boris Herrmann (Malizia Yacht Club de Monaco) • Ari Huusela (Ariel 2) • Stéphane Le Diraison (Time For Oceans) • Miranda Merron (Campagne de France) • Giancarlo Pedote (Prysmian Group) • Damien Seguin (Groupe Apicil) • Sébastien Simon (Arkea-Paprec) • Maxime Sorel (V and B-Sailing Together) • Denis Van Weynbergh (Eyesea.be)[Lire la suite]]]> <![CDATA[Contrôles de jauge IMOCA, comment ça marche ?]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2168 Tue, 07 May 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2168 La jauge IMOCA définit de nombreux critères très précis (et évolutifs) en vue d’accroître la sécurité des marins et d’assurer l’équité sportive. Si certaines données sont relativement « simples » à vérifier (comme la longueur, la largeur, le poids ou le nombre de voiles), d’autres s’avèrent bien plus complexes à appréhender, notamment celles concernant les critères de stabilité et de puissance. Mené par René Boulaire, le chef mesureur, et Manu Guedon, en contact étroit avec les teams IMOCA, ce travail autour de la jauge est essentiel. Explications.   Différentes phases permettent de s’assurer qu’un IMOCA est à la jauge. La première se déroule durant la construction. Très proche de l’équipe, de l’architecte et du constructeur, le chef mesureur René Boulaire, assisté de Manu Guedon, vérifie les techniques de fabrication, les matériaux utilisés, toutes les caractéristiques de dimension (longueur, largeur, tirant d’eau, tirant d’air).   Une fois le bateau sorti de chantier, il faut peser le bateau, les foils, le mât mais aussi vérifier que la quille est conforme au cahier des charges – et bien d’autres choses encore. Puis on soumet le bateau au spectaculaire test à 90 degrés qui consiste à le « coucher » sur l’eau pour déterminer la position du centre de gravité. Ce test est réalisé pour les IMOCA neufs mais aussi lorsque des modifications importantes sont faites, comme un changement de mât, de quille, d’appendices…   Stabilité et puissance, les deux grands critères de la jauge IMOCA Une fois le poids et le centre de gravité définis, il est possible de passer à la phase suivante des contrôles, qui consiste essentiellement à respecter les   critères de stabilité et de puissance. L’enjeu du travail de Réné Boulaire et de Manu Guedon est d’effectuer les mesures physiques les plus précises pour que les calculateurs disposent des bonnes données pour vérifier tous les critères de stabilité. Pour chaque bateau, les calculs sont effectués numériquement au minimum une fois par an, grâce à des simulations numériques très poussées. « Pour les nouveaux IMOCA, le RM (moment de redressement) du bateau doit être inférieur ou égal à 25,5 tonnes/mètres à 25 degrés de gite », indique par exemple René Boulaire. Un test à 180° est aussi simulé : le bateau est intégralement retourné et doit être capable de se redresser en actionnant la quille pendulaire. D’autres tests permettent de vérifier que le bateau ne chavire pas avant 110° de gîte. « Nous voulons que les IMOCA soient des voiliers vraiment marins, capables de naviguer en toute sécurité autour de la planète. Il faut à tout prix éviter qu’ils chavirent et restent à l’envers », explique Antoine Mermod, Président de la classe.   Des vérifications régulières des points névralgiques et du matériel de sécurité Chaque année, les équipes doivent faire d’autres contrôles pour obtenir le certificat de jauge, document indispensable pour prendre part aux courses inscrites au calendrier de l’IMOCA. Le mât doit par exemple être contrôle à l’aide d'ultra sons. Quant aux quilles monotypes, elles doivent être inspectées tous les quatre ans.   René Boulaire et Manu Guédon viennent régulièrement à bord des IMOCA pour une vérification de tous les éléments de sécurité. Au départ de certaines courses, comme la Bermudes 1000 Race qui arrive tôt dans la saison, ils travaillent en étroite collaboration avec les contrôleurs d’équipements de course au large de la FFVoile. « Nous faisons un tour complet du bateau pour vérifier de nombreux éléments comme les lignes de vie, les filières, les chandeliers, les balcons, les balises, les radeaux de survie, etc. Toutes ces parties du bateau doivent être conformes à la jauge IMOCA telle qu’elle est écrite », précise Manu Guedon. « Il faut aussi faire un point sur les papiers du bateau, voir si l’immatriculation est à jour, si le bateau est bien déclaré et qu’il est apte à naviguer. » Le jaugeur, au cœur des designs des bateaux et de leurs évolutions René Boulaire et Manu Guedon échangent constamment avec les teams pour les accompagner et définir clairement les limites liées à la jauge. Les règles à respecter sont nombreuses et très précises. A toutes les phases d’un projet, les différents contrôles de jauge prennent du temps, ils sont complexes et il faut bien l’avouer contraignants pour les marins. Mais ils sont absolument essentiels dans la perspective du Vendée Globe. « Notre démarche n’est pas répressive mais au contraire constructive », souligne René Boulaire. « On répond aux interrogations des coureurs, on les assiste, on les aide à respecter tous les points de jauge. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[J-8 Bermudes 1000 Race : 17 solitaires au départ]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2167 Tue, 30 Apr 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2167 C’est dans une semaine, mercredi 8 mai, que sera donné à Douarnenez le départ de la Bermudes 1000 Race, la première épreuve au calendrier des IMOCA Globe Series 2019, et la seule en solo de l'année. Dix-sept marins représentant six nationalités sont attendus, dont trois femmes et sept « bizuths » du solitaire. Une confrontation de 2000 milles à destination de Brest, via l’emblématique phare du Fastnet et les Açores. Tour d’horizon des forces en présence. Comme sur toutes les épreuves de la classe IMOCA, la Bermudes 1000 Race va réunir un plateau conséquent et éclectique avec des marins engagés sur des bateaux mis à l’eau entre 1998 (Alexia Barrier) et 2015 (Fabrice Amedeo et Giancarlo Pedote). Si un grand écart technologique est à prévoir, on verra aussi des marins aux profils, aux expériences et aux objectifs divers. Sept bizuths du solitaire Parmi les dix-sept inscrits, sept disputeront leur toute première course en solitaire en IMOCA. Sébastien Simon (Arkea Paprec) poursuivra sa montée en puissance sur l’ex PRB. Ce dernier vient de passer 35 jours à bord et a bouclé deux transatlantiques : la première entre Cadix et San Salvador (Route de la Découverte) en double avec Vincent Riou, puis la seconde entre Miami et Port-la-Forêt en faux solo. Egalement engagé sur un IMOCA à foil, l’Italien Giancarlo Pedote (Prysmian Group) navigue depuis deux mois sur sa nouvelle machine et va profiter de cette course de 2000 milles pour prendre confiance et se jauger pour la première fois face à la concurrence. Trois autres « bizuths » s’élanceront avec des IMOCA construits dans la perspective du Vendée Globe 2008-2009 : Miranda Merron (Campagne de France), Maxime Sorel (V and B-Sailing Together) et Clément Giraud (Envol). En prenant part à la Bermudes 1000 Race, ils tireront des enseignements très précieux et se prendront certainement au jeu de la régate, même si l’objectif numéro 1 sera clairement de finir l’épreuve et de grappiller des milles importants pour la sélection au Vendée Globe 2020. Egalement dans une logique de découverte, le skipper belge Denis Van Weynbergh (Eyesea.be) s’engagera avec les mêmes objectifs, à bord de l’ancien IMOCA de Nandor Fa. Le compte à rebours est aussi lancé pour la Britannique Pip Hare qui a peu navigué sur son IMOCA (le légendaire Superbigou) mais compte bien compenser par son importante expérience acquise en solitaire ces dix dernières années sur d’autres supports. Première en foiler pour Yannick Bestaven et immenses appendices pour Sam DaviesChangement de braquet pour Yannick Bestaven (Maître CoQ) qui a troqué son plan Farr de 2006 (désormais entre les mains de Clément Giraud) pour un IMOCA à foil neuf ans plus récent, l’ex Safran. Après une belle campagne d’essais à Cascais (Portugal) avec Roland Jourdain, Yannick se confrontera pour la première fois avec ce bateau qui lui donne les moyens de ses ambitions. De son côté, à l’issue d’un long chantier, Sam Davies (Initiatives Cœur) a remis à l’eau la semaine dernière son IMOCA et dévoilé des nouveaux foils à l’envergue impressionnante. La Bermudes 1000 Race sera un premier beau test, même si le temps de prise en main des nouveaux foils sera très court. Rappelons que l’an dernier, Sam avait terminé tout près de la victoire, seulement devancée de 12 minutes par Paul Meilhat.   Confirmer après la Route du Rhum Six concurrents ayant bouclé la Route du Rhum 2018 vont tenter de poursuivre sur leur lancée et de continuer à faire grimper leur compteur de milles. Actuellement 4e des IMOCA Globe Series, l’Allemand Boris Herrmann (Malizia Yacht Club de Monaco) compte profiter de la Bermudes 1000 Race pour gagner des places, en l’absence des trois concurrents qui le précèdent. Tous deux engagés à bord de plans Finot-Conq, Damien Seguin (Groupe Apicil) et Stéphane Le Diraison (Time For Oceans) ont les moyens de finir en tête des bateaux à dérives droites, et pourquoi pas mettre quelques foilers derrière... Après sa 11e place dans la Route du Rhum, pour sa première grande expérience en IMOCA, Ari Huusela (Ariel 2) espère faire aussi bien sur la Bermudes 1000 Race et mener à bien le plan de vol qui devrait lui permettre de devenir en 2020 le tout premier Finlandais à participer au Vendée Globe. Respectivement 14e et 15e de la Route du Rhum, Manuel Cousin (Groupe Setin) et Alexia Barrier (4myplanet) veulent poursuivre leur progression méthodique et profiter de cette confrontation pour valider le travail effectué dans l’hiver.   Deux « Finishers » du Vendée Globe 2016-2017 On verra aussi deux marins qui ont bouclé le dernier tour du monde en solitaire et sans escale. Sélectionnés d’office pour la prochaine édition, ils ont tout de même à cœur de participer à toutes les épreuves des Globe Series. Seul marin à avoir terminé trois Vendée Globe consécutifs, comme Armel Le Cléac’h, Arnaud Boissières (La Mie Câline-Artipôle) veut attaquer la saison 2019 dans une optique de performance, avec son IMOCA doté de foils depuis la saison dernière. Quant à Fabrice Amedeo (Newrest-Art & Fenêtres), qui a remis à l’eau son bateau lundi 29 avril, il sera directement dans le vif du sujet. « Je vais aborder la Bermudes 1000 Race avec des ambitions mesurées mais c’est important d’y être. C’est une course préparatoire et surtout la seule en solitaire de la saison ! », explique-t-il.   Les 17 inscrits à la Bermudes 1000 Race :• Fabrice Amedeo (Newrest-Art & Fenêtres)• Alexia Barrier (4myplanet)• Yannick Bestaven (Maître CoQ)• Arnaud Boissières (La Mie Câline-Artipôle)• Manuel Cousin (Groupe Setin)• Sam Davies (Initiatives Cœur)• Clément Giraud (Envol)• Pip Hare (Superbigou)• Boris Herrmann (Malizia Yacht Club de Monaco)• Ari Huusela (Ariel 2)• Stéphane Le Diraison (Time For Oceans)• Miranda Merron (Campagne de France)• Giancarlo Pedote (Prysmian Group)• Damien Seguin (Groupe Apicil)• Sébastien Simon (Arkea-Paprec)• Maxime Sorel (V and B-Sailing Together)• Denis Van Weynbergh (Eyesea.be) Le programme de la Bermudes 1000 Race :- Lundi 6 mai : Annonce du parcours- Mardi 7 mai, 17h30 (Douarnenez) : Briefing Course- Mercredi 8 mai, 13h (Douarnenez) : Départ de la Bermudes 1000 Race- Mercredi 15 mai (Brest) : Arrivée estimée des premiers concurrents- Samedi 18 mai, 18h (Brest) : Remise des Prix   Plus d’informations sur la Bermudes 1000 Race : https://www.bermudes1000race.com/  [Lire la suite]]]> <![CDATA[Giancarlo Pedote, comme une évidence]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2166 Mon, 29 Apr 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2166 Giancarlo, à quand remonte ta volonté d’intégrer la classe IMOCA ? « J’y pensais dès mes débuts en course au large en solitaire, sur le circuit Mini. Mais quand je me suis installé en France, en 2009, cette perspective me semblait un rêve lointain. J’étais concentré sur le présent et ma première participation à la Mini Transat, en bateau de série, terminée à la 4e place. Quatre ans plus tard, j’ai décroché la 2e place dans cette épreuve en proto. J’ai aussi fait une incursion en Figaro, participé à la Route du Rhum 2014 en Class40 et navigué avec Erwan Le Roux en Multi 50 (avec une victoire dans la Transat Jacques Vabre). J’ai progressé étape par étape car je voulais arriver en IMOCA avec un bagage correct. »   Quel a été le déclic pour te lancer ? « La Route du Rhum 2014. A l’issue de cette course, j’ai commencé à travailler dur pour que mon rêve devienne réalité. J’étais très motivé à l’idée de lancer mon projet car les IMOCA sont des machines incroyables avec d’importantes possibilités de développements techniques. Et pour quelqu’un qui aime le large, le Vendée Globe est le Graal, un défi qui met du piment dans un projet. » « Je discutais sur la plage avec Jean-Pierre Dick, en combi… » Comment t’es-tu orienté vers l’achat de l’ex StMichel-Virbac de Jean-Pierre Dick, un foiler de 2015 signé VPLP-Verdier ?  « Je connais bien Jean-Pierre, on se croise souvent car on habite tous les deux dans le même coin. Il savait que je cherchais à acheter un IMOCA. Un jour, je l’ai croisé juste après une séance de natation en mer. Je discutais avec lui à la plage, en combi, lorsqu’il m’a dit que son bateau allait être mis en vente. J’ai saisi l’opportunité et suis entré en contact avec son équipe, Absolute Dreamer. La vente s’est conclue en avril 2018. J’ai en fait réservé le bateau pour mars 2019 puisque Yann Eliès le prenait pour la Route du Rhum 2018, avant d'entrer en chantier. C’est le support idéal car mon sponsor refusait un projet avec un IMOCA trop ancien. Disposer d’un bateau pour m’exprimer d’un point de vue sportif, ça me va très bien ! »     Comment se passe la prise en main de ce foiler ? « Bien ! J’apprends de manière méthodique à le manœuvrer et à m’habituer à le mener à haute vitesse. Les sensations sont bonnes, je me sens à l’aise. Je suis dans une logique d’anticipation pour éviter de me mettre dans le rouge. Les IMOCA sont des bateaux très exigeants, bien plus complexes que les Class40 par exemple. Physiquement les efforts sont importants, ne serait-ce que pour matosser… » Le monde de l’IMOCA n’est pas totalement une découverte puisque tu étais le co-skipper de Fabrice Amedeo lors de la Transat Jacques Vabre 2017 bouclée à la 12e place… « Effectivement, c’était ma première expérience significative dans cette classe. Elle a été intéressante en mer mais aussi à terre puisque j’ai pu observer le fonctionnement d’une équipe IMOCA. Cela a confirmé ma volonté de lancer mon projet perso. » « Il faudra finir les courses, ne pas être trop gourmand » Ton sponsor Prysmian Group fait preuve d’une fidélité rare puisqu’il te suit dans tous tes projets depuis 2007. As-tu néanmoins besoin d’un complément de budget dans la perspective du Vendée Globe 2020 ? « C’est une fierté d’avoir la confiance d’un même sponsor durant toutes ces années, cela prouve que nous avons bien travaillé. Pour autant, je ne reste pas dans ma zone de confort, je suis toujours impliqué au maximum pour que tout se passe au mieux. Le soutien de Prysmian Group garantit le fonctionnement du projet jusqu’au Vendée Globe, sauf en cas de grosse avarie. Il reste de la place sur le bateau pour d’autres partenaires qui voudraient nous rejoindre. Cela nous permettrait d’optimiser davantage le bateau. » Le 8 mai, tu prendras à Douarnenez le départ de la Bermudes 1000 Race, ta toute première course en solitaire en IMOCA. Comment appréhendes-tu ce rendez-vous ? « Je ne me projette pas sur un résultat car je ne me suis jamais comparé aux autres en IMOCA et le timing est serré avec seulement deux mois de préparation avant de partir pour une course de 2000 milles en solo. L’objectif sera de naviguer en sécurité, de mettre en place les compétences acquises d’ici-là. » Te verra-t-on au départ de toutes les épreuves des Globe Series avant le Vendée Globe ? « Oui ! Pour se qualifier au Vendée Globe, il faudra finir ces courses, ne pas être trop gourmand. Il sera primordial d’engranger les milles, quitte à parfois lever le pied. » Le 8 novembre 2020 aux Sables d’Olonne, tu devrais devenir le cinquième Italien à couper la ligne de départ du Vendée Globe après Vittorio Mallingri, Simone Bianchetti, Pasquale de Gregorio et Alessandro di Benedetto. Est-ce un aspect important pour toi ? « Bien sûr ! Je suis fier d’arborer le drapeau italien sur mon IMOCA. Mon pays a une tradition de voile importante, il est bien engagé dans l’America’s Cup avec l’équipe Luna Rossa. Même si nous n’avons pas d’océan le long de nos côtes, il faut aussi faire passer le message du large en Italie. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[Assemblée Générale de l’IMOCA : dynamisme et avenir durable !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2165 Thu, 18 Apr 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2165 L’Assemblée Générale annuelle de la classe IMOCA s’est tenue à Lorient mardi 16 avril en présence des skippers et de leurs représentants. L’occasion de faire le point sur les actions engagées, de trancher sur des questions actuelles et de se projeter vers l’avenir. Bilan de cet après-midi d’échanges. L’Assemblée Générale annuelle de l'IMOCA est toujours un moment important, qui permet de balayer de nombreux sujets, de faire un état des lieux des grands dossiers en cours, de fixer les orientations à venir et de partager des points plus techniques.Bilan en trois volets des deux années écouléesEn poste depuis deux ans, Antoine Mermod a été reconduit dans sa qualité de Président de l’IMOCA jusqu’en 2021. Il a dressé le bilan du travail de son équipe durant la période écoulée. « Nous menons une action autour de trois grands axes. Le premier est l’instauration d’une relation positive et constructive avec les membres. Nous sommes dans une logique de disponibilité, d’écoute et de partage. Chacun doit être impliqué dans le processus de discussion. Nous suivons la même logique avec nos partenaires extérieurs, à commencer par les organisateurs de courses. Le deuxième axe est l’évolution du programme avec la création des IMOCA Globe Series, le nouveau Championnat du Monde, qui permettent de valoriser le programme de courses entre deux éditions du Vendée Globe et de réunir des flottes conséquentes au départ de chacune d'elles. La classe propose deux à trois événements solides par an. Cette dynamique assure aux partenaires des retombées plus conséquentes et régulières. Le troisième grand dossier est l’internationalisation de la classe. Le rapprochement avec The Ocean Race met plus de lumière sur l’IMOCA à l’international. De nouveaux projets étrangers se lancent, nous construisons une histoire à fort potentiel. " Calendrier : cinq épreuves des Globe Series avant le Vendée Globe 2020 et déjà une ébauche pour la période 2021-2024Comme prévu, cinq courses seront au programme des Globe Series d’ici au prochain Vendée Globe. En 2019, il y aura la Bermudes 1000 Race (coup d’envoi le 8 mai), la Rolex Fastnet Race (3 août) et la Transat Jacques Vabre (27 octobre). L’année 2020 sera très dense avec deux transatlantiques en solitaire (The Transat et la New York-Vendée) avant le grand départ du Vendée Globe, le 8 novembre des Sables d'Olonne.Soucieuse d’anticiper le plus possible, la classe IMOCA réfléchit déjà à une ébauche de calendrier pour la période 2021-2024. Antoine Mermod : « D’ici un an, nous aurons défini les épreuves du circuit jusqu’en 2024. Cela permettra aux coureurs de s’organiser et de proposer à leurs sponsors de poursuivre leur engagement à l’issue du tour du monde en solitaire. » Les skippers IMOCA, ambassadeurs du développement durableL’an dernier, l’IMOCA a décidé de soutenir l’Appel lancé pour un Océan, bien commun de l’Humanité (www.OceanAsCommon.org), impulsé par la navigatrice Catherine Chabaud. En 2019, la classe poursuit cet engagement et passe à la vitesse supérieure en proposant par ailleurs un programme axé sur le développement durable. Soucieux de sauvegarder le milieu naturel dans lequel ils évoluent, témoins directs de la dégradation des océans, les marins s’impliquent, à l’image de Paul Meilhat. « Nous devons être exemplaires et leaders dans les grands débats sur l’avenir de notre planète, sans être donneurs de leçon », explique-t-il. « Les entreprises ont de plus en plus envie d’incarner ce changement, nous devons les accompagner dans ce mouvement. Beaucoup de skippers IMOCA sont déjà engagés, avec des projets éducatifs et scientifiques. Face à ce challenge qui nous concerne tous, il faut agir ensemble, se concerter, discuter avec les organisateurs. Nous allons entreprendre des actions concrètes pour minimiser notre impact environnemental et sensibiliser les personnes qui nous suivent. »Antoine Mermod précise que la classe souhaite rapidement évoluer vers des bateaux zéro émission et donc autonomes dans leur production d’énergie. « Il est possible que ce soit déjà une règle en 2021 pour The Ocean Race. Le comité technique y réfléchit très sérieusement », révèle-t-il.   Plus de 30 IMOCA au départ du Vendée Globe 2020 ?Le sujet sur le système de sélection au prochain Vendée Globe a fait l’objet de discussions instructives durant l’Assemblée Générale. Pour rappel, selon l’avis de course, si plus de 30 candidats remplissent les conditions d’inscription au tour du monde en solo, les skippers retenus seront ceux ayant effectué le plus grand nombre de milles sur les courses inscrites au calendrier des Globe Series. D’après les projections actuelles, 30 à 35 candidats pourraient se présenter pour le Vendée Globe 2020. Face à la crainte de certains teams de ne pouvoir être au départ, Antoine Mermod et Jacques Caraës, Directeur de course du Vendée Globe, assurent suivre la situation de très près avec la Saem Vendée.[Lire la suite]]]> <![CDATA[25 IMOCA au départ de la Rolex Fastnet Race 2019 : un record de participation !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2160 Thu, 11 Apr 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2160 Samedi 3 août à Cowes (Ile de Wight), 25 duos prendront en IMOCA le départ de la 48e Rolex Fastnet Race, une classique de la course au large qui réunit tous les deux ans des centaines de voiliers. Jamais un tel plateau n'avait été réunis en IMOCA sur ce parcours de 608 milles à destination de Plymouth, via le rocher du Fastnet. Inscrite au calendrier des Globe Series, la Rolex Fastnet Race permettra d'engranger des points au Championnat et de continuer à capitaliser des milles en vue de la sélection au Vendée Globe. Des matchs très serrés sont à prévoir à tous les niveaux de la flotte. Qui succédera à Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet, vainqueurs en 2017 ? Affaire à suivre début août ! 4 minutes et 37 secondes. C’est le temps qu’il aura fallu le 7 janvier dernier pour vendre les 340 places disponibles dans la flotte IRC pour la célèbre Rolex Fastnet Race. Une donnée qui montre à quel point cette épreuve bisannuelle créée en 1925 est attractive. La classe IMOCA avait négocié avec le Royal Ocean Racing Club (RORC) une vingtaine de places ainsi que la possibilité pour ses skippers de s’inscrire jusqu’au 15 février. Ce sont finalement 25 duos qui s’élanceront de Cowes le samedi 3 août. Pour respecter l’équité sportive dans le cadre des Globe Series, les bateaux seront jaugés et un système de contrôle des éléments de sécurité mis en place. Pour éviter tout risque de collision, ces machines aux capacités d’accélération très importantes bénéficieront d’un départ spécifique et s’élanceront avant le gros de la flotte.   50 marins, des duos de grande qualité, deux IMOCA neufs… Quasiment tous les IMOCA qui s’élanceront sur la Transat Jacques Vabre prendront part à la Rolex Fastnet Race. En gros, il ne manquera que certains bateaux neufs. Le nombre d’IMOCA inscrits à la classique britannique est donc assez impressionnant. A titre de comparaison, ils étaient neuf lors de la précédente édition en 2017. Le fait que l’épreuve fasse partie des Globe Series, le Championnat du Monde de la classe, n’est pas étranger à cet engouement. Les  vainqueurs de cette course de coefficient 2 engrangeront un joli pactole de 50 points. Les marins concernés par la sélection au Vendée Globe auront à cœur de boucler le parcours pour progresser dans la course aux milles qualificatifs pour le Vendée Globe.   Les performances de deux IMOCA de dernière génération, qui participeront à leur première course, seront aussi regardées à la loupe. Alex Thomson étalonnera son nouvel Hugo Boss, que l’on imagine magnifique, tandis que le tandem Sébastien Simon/Vincent Riou s’alignera avec le flambant neuf Arkea-Paprec. La Rolex Fastnet Race marquera aussi le baptême du feu en IMOCA pour Kevin Escoffier (PRB) et Clarisse Crémer (Banque Populaire), qui pourra compter sur le précieux soutien d’Armel Le Cléac’h. On ne citera pas ici tous les inscrits mais on verra des duos de grande qualité : Sam Davies/Paul Meilhat (Initiatives-Cœur), Jérémie Beyou/Christopher Pratt (Charal), Yannick Bestaven/Roland Jourdain (Maître CoQ), Isabelle Joschke/Morgan Lagravière (MACSF), Alan Roura/Sébastien Audigane (La Fabrique), Fabrice Amedeo/Eric Péron (Newrest-Art & Fenêtres)...  Liste non exhaustive.   Rôder les duos sur un parcours exigeant Dans cette régate au contact, l’issue va se jouer sur des détails. Cette épreuve stratégique imposera de bien négocier les courants et les phénomènes locaux le long des côtes britanniques. Il y aura aussi une phase au large, lorsqu’il faudra aller virer l’emblématique rocher du Fastnet, en Mer d’Irlande où les conditions de vent et surtout de mer peuvent être très dures. Ce sprint océanique ne laissera pas de répit aux concurrents. Il y a deux ans, Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet l’avait emporté après 2 jours, 16 heures et 14 minutes d’une lutte acharnée.     La Bermudes 1000 Race se disputant en solitaire, la Rolex Fastnet Race sera la première grande confrontation en double, avant la Transat Jacques Vabre. C’est pourquoi Sylvie Viant, directrice de course de la transatlantique entre Le Havre et Salvador de Bahia, va suivre l’épreuve britannique avec grande attention : « Nous savons que les marins inscrits sont expérimentés mais il faut voir si les duos se supportent et fonctionnent bien ensemble. La Transat Jacques Vabre est une course longue et compliquée. On a déjà vu des tandems ne pas s’entendre et tout arrêter à Brest ! Il est très important d’avoir navigué ensemble auparavant, sur des parcours moins longs et néanmoins exigeants. Pour certains équipages, la Rolex Fastnet Race sera une première course de référence. Ce rendez-vous est important, tout comme le sera le Défi Azimut en septembre. Plus les duos navigueront avant la Transat Jacques Vabre, plus ils auront de chances de performer et plus la course sera belle ! »[Lire la suite]]]> <![CDATA[Alan Roura, La Fabrique du succès]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2159 Thu, 04 Apr 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2159 La deuxième campagne d’Alan Roura pour le Vendée Globe est marquée par une nette montée en puissance. Douzième de l’édition 2016-2017 à bord de l’un des plus anciens IMOCA de la flotte, le marin suisse navigue depuis avec un foiler lui permettant d’accroître ses compétences dans tous les domaines de la performance. Après sa 7e place dans la Route du Rhum 2018, Alan a choisi un coéquipier de grande qualité, Sébastien Audigane, pour cette saison 2019 axée sur la navigation en double. Une collaboration dont le skipper de La Fabrique attend beaucoup…   Un chantier d’hiver au printemps, ce n’est pas courant ! C’est pourtant la démarche entreprise par Alan Roura et son team, qui ont ainsi inversé le timing par rapport à leurs camarades de la classe IMOCA. Mardi 19 mars, La Fabrique a été sorti de l’eau pour passer deux mois et demi au sec à Lorient. « Depuis l’arrivée de la Route du Rhum (le 19 novembre), on n’a fait que naviguer, le bateau a bouffé du mille ! », se réjouit Alan. « Nous l’avons d’abord convoyé depuis la Guadeloupe avec ma petite équipe. Le Rhum a été le premier grand test au large avec les foils et pourtant mon IMOCA est arrivé à Lorient en très bon état. Nous avons ensuite pu profiter des conditions hivernales et musclées en Bretagne pour le tester, le pousser à fond, faire des essais. On ne regrette pas du tout ce choix de calendrier ! »   « Sortir La Fabrique dans sa version Vendée Globe » Visiblement emballé par ses instructives navigations hivernales, Alan Roura ne souhaite pas trop dévoiler les travaux actuellement entrepris sur La Fabrique, si ce n’est que les ballasts sont modifiés et le plan de voilure optimisé. « On fait plein de choses secrètes ! », sourit Alan. « Les changements ne seront pas forcément visibles à l’œil nu mais ils rendront le bateau encore plus performant. On n’a jamais fini de préparer une telle machine, mais à l’issue de ce chantier, nous aurons atteint 100 % des modifications que nous souhaitions effectuer sur cet IMOCA. La remise à l’eau est prévue le 3 juin. L’objectif est de sortir La Fabrique dans sa version Vendée Globe. »   L’an passé, un long chantier de cinq mois et demi a permis d’installer des foils sur ce plan Finot-Conq de 2007 (l'ancien BritAir avec lequel Armel Le Cléac'h avait terminé deuxième du Vendée Globe 2008). « L’évolution a été incroyable, ce n’est plus le même bateau », explique Alan. « Il y a un vrai gain en performance et en stabilité. Nous avions acheté cet IMOCA dans l’optique de l’équiper de foils pour prétendre jouer les jolies places. » Très satisfait du comportement de son bateau, Alan ne prévoit pas de changer de foils. « De toute façon, cela coûterait une fortune. Nous avons un budget fixe alors nous faisons en conséquence », dit-il. « Ravi et honoré de naviguer avec Sébastien Audigane » Conséquence de son chantier tardif, Alan Roura ne pourra pas participer à la Bermudes 1000 Race (départ le 8 mai), la seule course en solo des Globe Series en 2019. Le marin suisse mise donc tout sur le double, d’où l’importance de s’entourer du bon co-skipper. Le choix s’est naturellement porté sur un navigateur de 25 ans son aîné, à l’expérience hors norme, Sébastien Audigane. Double détenteur du Trophée Jules Verne et du record de l’Atlantique Nord, Audigane a passé six fois le cap Horn – entre autres exploits. Son expérience en IMOCA est significative avec notamment deux participations à la Barcelona World Race (le tour du monde en double) et une 9e place dans la Transat Jacques Vabre 2007 avec Yann Eliès. « Mon objectif est de me perfectionner en vue du Vendée Globe et Sébastien cherche àtransmettre ses connaissances, ça colle bien ! », souligne Alan Roura. « Seb connaît le bateau (il a terminé 6e de la Barcelona World Race 2014-2015 à son bord avec Jörg Riechers) et une partie de l’équipe. J’apprécie ses qualités humaines, son calme, sa bienveillance. Nous sommes sur la même longueur d’onde, nous avons la même manière de naviguer, à l’écoute du bateau. D’un point de vue sportif, j’ai énormément de choses à apprendre de lui. Il n’a pas seulement l’expérience de l’IMOCA mais une vision globale d’un bateau de course au large.Je suis ravi et honoré de naviguer avec un tel marin, très pédagogue. Je vais profiter un maximum de sa présence à mes côtés. »   Alan et Sébastien participeront à la Rolex Fastnet Race, au Défi Azimut et à la Transat Jacques Vabre, l’objectif majeur de cette saison. « Nous viserons le Top 10 sur cette course. Pas simple car le plateau sera de grande qualité avec notamment l’arrivée de  quelques bateaux neufs, et d’autres qui auront été bien modifiés », analyse Alan. « Nous aimerions être le premier bateau de la génération du Vendée Globe 2008 à l’arrivée. La Fabrique a aussi le potentiel pour accrocher des IMOCA plus récents. »     « Attention à ne pas se mettre dans le rouge en 2020 ! » Tout ira très vite à l’issue de la Transat Jacques Vabre. L’année 2020 s’annonce intense avec en apothéose le départ du Vendée Globe, le 8 novembre. « Le calendrier est très complet avec deux transats en solo rapprochées, The Transat et la New York-Vendée », confirme Alan Roura. « Nous parcourrons 10 à 15 000 milles avant le Vendée Globe. Il faudra faire attention à ne pas trop brusquer le bateau avant le tour du monde, à ne pas se mettre dans le rouge. »    The Ocean Race dans un coin de la tête... Difficile de se projeter dans l’après Vendée Globe tant cette échéance est énorme. Alan garde tout de même dans un coin de sa tête la possibilité de lancer un projet pour The Ocean Race, le tour du monde en équipage avec escales qui débutera en octobre 2021. « Ce n’est pas notre priorité actuellement mais l’idée est tentante, bien sûr » confie-t-il. [Lire la suite]]]> <![CDATA[Ambitions sportives et environnementales pour Boris Herrmann ]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2158 Thu, 28 Mar 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2158 En 2020, Boris Herrmann deviendra le premier Allemand à participer au Vendée Globe, qu'il prépare avec méthode et confiance. Avec sa 5e place décrochée dans la Route du Rhum, Boris pourrait prendre la tête des IMOCA Globe Series en cas de beau résultat dans la Bermudes 1000 Race, dont il sera l’un des 18 skippers au départ le 8 mai prochain. Suivra un programme en double avec Pierre Casiraghi, dont le point d’orgue sera la Transat Jacques Vabre. Rencontre avec un marin qui prône l’éclectisme et s’engage face aux enjeux environnementaux.   Au départ du prochain Vendée Globe, le 8 novembre 2020, Boris Herrmann sera probablement le concurrent qui aura disputé le plus de milles à bord de son IMOCA. L’an dernier, le skipper allemand a parcouru près de 25 000 à bord de Malizia II, un foiler de 2015 signé VPLP-Verdier, ex Edmond de Rothschild de Sébastien Josse lors du Vendée Globe 2016. La saison 2019 s’annonce également très dense avec des participations aux trois courses des Globe Series (Bermudes 1000 Race, Rolex Fastnet Race et Transat Jacques Vabre) ainsi qu’à la Rolex Giraglia et au Défi Azimut. « Le bateau est basé à Monaco et pour chaque événement nous devons faire l’aller-retour. Cela ajoute beaucoup de milles au compteur, dans des conditions variées et donc intéressantes », précise Boris. « Je suis dans l’optique de travailler dur, de naviguer un maximum. Je ferai ainsi le retour de la Transat Jacques Vabre en solitaire. Mon IMOCA ne sera pas le plus performant au départ du Vendée Globe, mais j’aimerais qu’il soit le plus fiable. »   Boris, futur leader des Globe Series ? Actuellement 4e du nouveau Championnat du Monde IMOCA Globe Series, Boris Herrmann compte profiter de la Bermudes 1000 Race pour gagner des places. De fait, les trois concurrents qui le devancent au classement général (Paul Meilhat, Yann Eliès et Alex Thomson) ne seront pas au départ de cette épreuve en solitaire de 2000 milles entre Douarnenez et Brest, via le Fastnet et les Açores. « J’ai de belles espérances pour cette course, même s’il s’agira seulement de ma deuxième grande expérience en solitaire en IMOCA, après la Route du Rhum 2018 », souligne Boris. « On ne verra pas encore la flotte des nouveaux IMOCA mais la Bermudes 1000 Race sera un premier bon test en 2019. Je vais pouvoir me jauger face à des concurrents de très grande qualité comme Sam Davies, avec ses nouveaux foils, ou Sébastien Simon, pour sa première course en solo en IMOCA. »   « J’ai eu confiance en ce bateau dès le premier jour » Boris Herrmann se trouve en bonne position car il porte un projet cohérent, qui prend de l’ampleur malgré des moyens financiers limités. « Le soutien du Yacht Club de Monaco est précieux mais nous cherchons des partenaires pour compléter le budget et travailler de manière encore plus performante. Le nom du bateau est même disponible. Il n’a jamais été question que Monaco assume seul le projet », confie Boris. Malgré les contraintes budgétaires actuelles, le skipper allemand travaille de manière performante et efficiente. « Nous devons beaucoup à Gitana qui nous a vendu un IMOCA 100 % développé, une très bonne base.J’ai eu confiance en ce bateau dès le premier jour.Cela nous a mis d’entrée dans une position confortable. Ma petite équipe grossit à son rythme et travaille en bonne harmonie. »   Pour hausser son niveau de jeu, le marin allemand s’entraîne depuis l’an dernier au Pôle Finistère Course au Large de Port-la-Forêt, qui a notamment formé les cinq derniers vainqueurs du Vendée Globe, et les 16 derniers lauréats de la Solitaire du Figaro ! « Je porte un projet international, outsider, et c’est un grand honneur de m’entraîner dans cette structure », se réjouit-il.« Un tel regroupement de marins professionnels qui travaillent ensemble et partagent des données pour progresser ensemble, c’est unique au monde. Les échanges sont très riches, Yann Eliès par exemple m’a donné de précieux conseils. »   Un co-skipper princier pour la Transat Jacques Vabre Dans une saison 2019 principalement axée sur la navigation en double, Boris Herrmann a choisi comme co-skipper Pierre Casiraghi, membre de la famille princière monégasque et fondateur du Team Malizia. « Pierre a un calendrier très chargé et il ne pourra pas venir s’entraîner à Port-la-Forêt », indique Boris. « Heureusement il connaît déjà bien le bateau. Ensemble, nous avons terminé sur le podium de la Fastnet Race 2017, puis nous avons participé aux Monaco Globe Series. Avant la Transat Jacques Vabre, nous prendrons part à la Rolex Giraglia et au Défi Azimut. Pierre n’est pas un navigateur professionnel mais il est tout de même expérimenté, et il a une très bonne mentalité. Je suis fier du projet que nous avons monté ensemble, j’ai hâte de reprendre la mer avec lui. Sur la Jacques Vabre, nous viserons le premier tiers de la flotte. » L’an prochain, Boris sera au départ de toutes les courses des Globe Series, avec en ligne de mire le Vendée Globe. A plus long terme, il ne cache pas son intérêt pour The Ocean Race, le tour du monde en équipage avec escales « Pour moi, c’est comme si cette course faisait partie des Globe Series. C’est naturel de vouloir participer à cette aventure très complémentaire du Vendée Globe. »   Vers un bateau zéro émission  En attendant ces diverses échéances, le bateau passe cinq mois au chaud à Lorient (remise à l’eau prévue le 5 avril) pour une vérification très rigoureuse de tous les éléments, accompagnée de quelques optimisations. « Nous avons par exemple installé une deuxième amure sur le bout-dehors, comme sur Hugo Boss. L’idée étant, quand les conditions sont très variables, de pouvoir hisser à la fois un petit et un grand gennaker et d’être en mesure d’enrouler l’un pour dérouler rapidement l’autre », explique Boris. Autre nouveauté, l’installation de panneaux solaires très étudiés et optimisés. Boris Herrmann : « Nous espérons que ces panneaux, dont le poids total est inférieur à 30 kg, seront aussi performants qu’attendu. Avec cette installation et les hydrogénérateurs, qui sont très efficaces dans la plupart des situations, nous espérons fournir 100 % de l’énergie nécessaire, sans jamais utiliser le moteur. Je ne veux pas faire le Vendée Globe avec 250 ou 300 litres de gasoil. Je pense plutôt embarquer 40 à 50 litres, en cas de problème. J’ai l’espoir de pouvoir me libérer de cette contrainte énergétique. C’est une démarche de performance et aussi un beau symbole d’essayer de boucler un tour du monde sans utiliser une goutte de gasoil. Les IMOCA sont gourmands en énergie et on ne peut pas embarquer de plus en plus de gasoil. Nous devons avancer de manière plus intelligente et ‘clean’. D’où l’intérêt de disposer de sources renouvelables très efficaces. » Skipper prescripteur Pas de doute, Boris Herrmann s’inscrit dans cette lignée de skippers influenceurs et acteurs de la transition écologique. A bord de son IMOCA, il a embarqué un petit laboratoire océanographique. « Lors de toutes nos navigations, cette installation pompe l’eau de mer en permanence et mesure plusieurs données intéressantes pour les scientifiques, notamment le taux de CO2 en surface. C’est très important quand on sait que l’océan absorbe 30 % des émissions de dioxyde de carbone dues aux activités humaines. » Boris propose aussi un vaste programme pédagogique, « My Ocean Challenge », qui s’adresse aux enfants de 8 à 12 ans. « En partageant nos aventures maritimes, nous pouvons leur expliquer le rôle fondamental des océans dans la régulation du climat, en quoi ils sont menacés et comment les protéger. Nous pensons qu’il est primordial d’éduquer les jeunes générations pour faire évoluer la situation », conclut-il.  [Lire la suite]]]> <![CDATA[ 18 IMOCA au départ de la Bermudes 1000 Race et réouverture de la chasse aux milles...]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2155 Fri, 22 Mar 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2155 Première épreuve au calendrier des IMOCA Globe Series en 2019, la Bermudes 1000 Race s’élancera de Douarnenez le mercredi 8 mai à 13h. Au programme, un parcours en solitaire de 2000 milles à destination de Brest, viale Fastnet et les Açores. Dix-huit marins représentant six nationalités seront au départ, dont de nombreux « bizuths » qui en profiteront pour acquérir une première expérience forte, en solitaire, à bord d’un IMOCA. Quelles que soient leurs ambitions sportives, tous les concurrents auront à cœur de boucler l’épreuve pour engranger de précieux milles en vue de la sélection au Vendée Globe 2020.   Peu d’événements sportifs peuvent se targuer de tripler le nombre de participants d’une année sur l’autre. C’est pourtant le cas de la Bermudes 1000 Race qui avait attiré l’an dernier, pour son édition inaugurale, six IMOCA (cinq menés en solitaire et un en double). Organisée à la suite du Grand Prix de Douarnenez par la société Sea to See, en collaboration avec la classe IMOCA, l’épreuve en réunira cette année dix-huit, soit presque autant que pour la dernière Route du Rhum ! Dix d’entre eux auront auparavant participé au Défi Pom’Potes, des runs de vitesse organisés à Douarnenez du 4 au 6 mai.   18 marins, 7 bizuths, 6 nationalités, 4 femmes : un plateau éclectiqueParmi les 18 inscrits à la Bermudes 1000 Race, sept disputeront leur toute première course en solitaire en IMOCA, dont deux marins engagés sur des foilers très performants, Sébastien Simon et Giancarlo Pedote. Trois autres « bizuths » s’élanceront avec des IMOCA construits dans la perspective du Vendée Globe 2008-2009 : Maxime Sorel, Clément Giraud et Miranda Merron. Le skipper belge Denis Van Weynbergh sera lui aussi dans une logique de découverte avec l’ancien bateau de Nandor Fa, tout comme la navigatrice Pip Hare, nouvelle propriétaire du légendaire Superbigou. « Nous sommes heureux d’accueillir ces nouveaux projets », déclare Gwen Chapalain, organisateur de la Bermudes 1000 Race. « Il sera très intéressant de voir en course ces marins qui poseront la première brique de leur aventure menant au Vendée Globe. Car demain ce sont eux qui écriront les nouvelles histoires du tour du monde en solitaire. » Jacques Caraës, le directeur de course de la Bermudes 1000 Race et du prochain Vendée Globe, se réjouit également de la présence de ces nouveaux venus. « L’épreuve sera très importante pour eux, mais aussi pour la direction de course. Nous pourrons voir où ils en sont, comment ils se comportent et s’ils sont dans le match », explique Jacques qui sera assisté dans sa mission par Hubert Lemonnier et Guillaume Evrard. Outre Miranda Merron et Pip Hare, deux autres femmes seront en lice dans la Bermudes 1000 Race, Sam Davies et Alexia Barrier. On retrouvera ainsi quatre des six femmes qui préparent le Vendée Globe 2020. Seules Clarisse Crémer et Isabelle Joschke manqueront à l’appel. On verra également quatre concurrents ayant pris part au Vendée Globe 2016-2017 (Fabrice Amedeo, Romain Attanasio, Arnaud Boissières, Stéphane Le Diraison) et cinq autres qui ont disputé la Route du Rhum 2018 (Yannick Bestaven, Manuel Cousin, Boris Herrmann, Ari Huusela et Damien Seguin). Six nations représentéesLa Bermudes 1000 Race réunira un plateau international avec six nationalités représentées : 11 Français, trois Britanniques (Sam Davies, Pip Hare, Miranda Merron), un Belge (Denis Van Weynbergh), un Allemand (Boris Herrmann), un Italien (Giancarlo Pedote), un Finlandais (Ari Huusela). Une satisfaction pour la classe IMOCA qui fait de l’internationalisation l’une de ses priorités.   Un parcours varié, une escale autorisée, un temps limite fixéLes 18 marins se confronteront sur un parcours de 2000 milles qui sera annoncé au plus tard le lundi 6 mai avant 20h, en fonction des conditions météo prévues. Le départ se fera en baie de Douarnenez le mercredi 8 mai à 13h, et l’arrivée sera jugée à Brest environ une semaine plus tard. Plusieurs options de parcours sont possibles. Le tracé le plus probable sera une boucle qui ralliera le Fastnet et un waypoint au large des Açores, avant de rejoindre l’arrivée. La direction de course se laisse la possibilité d’envoyer les concurrents dans un sens ou dans l’autre. Il sera aussi possible de déplacer le waypoint des Açores, voire de proposer deux boucles de type triangle celtique entre le Fastnet et la Corogne. Quoi qu’il en soit, on peut s’attendre à un parcours très varié avec de nombreuses manœuvres à prévoir. Pour laisser aux concurrents les meilleures chances de boucler ce parcours, les bateaux pourront faire escale ou mouiller et recevoir assistance. « Nous prenons en compte qu’il s’agit de la première course de la saison, que les bateaux ont besoin d’être mis au point. Il ne s’agit pas de compromettre la course de certains concurrents pour des réparations mineures », précise Jacques Caraës. L’avis de course précise que toute escale technique devra être déclarée à la direction de course et qu’elle ne pourra être inférieure à 4h, ni supérieure à 24 heures.   Par ailleurs, un temps limite pour finir après le premier bateau a été fixé. « Cela obligera les concurrents à s’imposer une certaine cadence, à se mettre en mode compétition, et non dans une logique de convoyage, pour faire des milles sous-toilés », souligne Jacques Caraës. Un rendez-vous important dans la course aux millesLa Bermudes 1000 Race est l’un des trois grands événements des Globe Series 2019, avec la Rolex Fastnet Race et la Transat Jacques Vabre, mais le seul disputé en solitaire. Rappelons que ce Championnat du Monde IMOCA est constitué d’un programme de courses en solitaire et en double qui servent aussi de sélection pour le Vendée Globe 2020. Si plus de 30 candidats remplissent les conditions d’inscription au tour du monde en solo, ce qui sera probablement le cas selon Jacques Caraës, les skippers retenus seront ceux ayant effectué le plus grand nombre de milles sur les courses inscrites au calendrier des Globe Series. C’est donc le cas de la Bermudes 1000 Race, avec 2000 milles en jeu. Des milles très précieux, particulièrement pour celles et ceux qui n’ont pas participé à la Route du Rhum ou n’ont pas bouclé l’épreuve. Neuf marins en lice dans la Bermudes 1000 Race sont dans ce cas (Sébastien Simon est toutefois sélectionné d’office pour le prochain Vendée Globe car il disposera d’un IMOCA neuf pour cette course). Cette sélection par les milles parcourus explique en partie le succès de l’épreuve. « La décision de la classe d’instaurer ce système est très bonne car elle permet de structurer le circuit et de réunir de nombreux concurrents sur les différentes courses, dont la Bermudes 1000 Race », confirme Gwen Chapalain.Qu’ils soient novices ou déjà bien implantés dans le circuit, les 18 concurrents tireront de bons enseignements durant cette course comptant coefficient 2 dans les Globe Series. Une bagarre accrochée est à prévoir et on notera enfin qu'après sa belle performance dans la Route du Rhum (5eplace), Boris Herrmann, en cas de victoire, pourrait prendre la tête du Championnat.   Les inscrits à la Bermudes 1000 Race : Fabrice Amedeo (Newrest-Art & Fenêtres) Romain Attanasio (Pure) Alexia Barrier (4myplanet) Yannick Bestaven (Maître CoQ) Arnaud Boissières (La Mie Câline-Artipôle) Manuel Cousin (Groupe Setin) Sam Davies (Initiatives Cœur) Clément Giraud (Envol) Pip Hare (Superbigou) Boris Herrmann (Yacht Club de Monaco) Ari Huusela (Ariel 2) Stéphane Le Diraison (Time For Oceans) Miranda Merron (NC) Giancarlo Pedote (Prysmian Group) Damien Seguin (Groupe Apicil) Sébastien Simon (Arkea-Paprec) Maxime Sorel (V and B-Sailing Together) Denis Van Weynbergh (Eyesea.be) Le programme de la Bermudes 1000 Race :- Vendredi 5 avril : Publication des instructions de course- Lundi 6 mai : Annonce du parcours- Mardi 7 mai, 17h30 (Douarnenez) : Briefing Course- Mercredi 8 mai, 13h (Douarnenez) : Départ de la Bermudes 1000 Race- Mercredi 15 mai (Brest) : Arrivée estimée des premiers concurrents- Samedi 18 mai, 18h (Brest) : Remise des Prix. +Info : https://www.bermudes1000race.com/[Lire la suite]]]> <![CDATA[Maxime Sorel et Clément Giraud, deux trentenaires à l’assaut du tour du monde]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2154 Thu, 14 Mar 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2154   Ils font partie des nouveaux venus en IMOCA. Maxime Sorel, 32 ans, et Clément Giraud, 38 ans, ont des parcours différents mais un rêve commun : prendre part au Vendée Globe 2020. Présentation de leurs deux projets.   Le Vendée Globe, rêve de gosses et porte d’entrée vers l’IMOCA C’est la perspective de disputer le Vendée Globe qui a attiré Maxime Sorel et Clément Giraud sur le circuit IMOCA. Pour Maxime, la victoire dans la Transat Jacques Vabre 2017, arrachée en Class40 avec Antoine Carpentier, a fait office de déclic pour sauter le pas. « Contrairement au Class40, il n’était pas possible financièrement pour mon partenaire V and B de construire un IMOCA neuf », explique Maxime. « Cela me convenait car je veux grandir tranquillement dans cette classe, ne serait-ce qu’au niveau de la partie logistique et organisationnelle, qui est compliquée avec ces bateaux. Même avec un IMOCA d’ancienne génération les budgets sont conséquents et on n’a pas le droit à l’erreur. Mais cela vaut la peine car nous avons davantage de visibilité, ce qui est énorme pour le sponsor. Sur la prochaine Transat Jacques Vabre, les IMOCA seront les plus grands bateaux dans le bassin. Cette classe donne envie par son professionnalisme et son dynamisme. »Pour Clément Giraud, le Vendée Globe est également un rêve d’enfant et ce dernier a pris des chemins de traverse pour pouvoir y prétendre. Clément a vécu jusqu’à ses 18 ans aux Antilles, naviguant beaucoup sans jamais s’inscrire dans un club de voile. Arrivé en métropole, à Mandelieu, il a travaillé dans une voilerie, décroché son Brevet d’Etat Voile puis régaté de manière semi-professionnelle, participant quatre fois au Tour de France à la Voile. Après un périple initiatique lors de la Mini Transat 2005, il a multiplié les navigations en équipage (en Farr40, TP52, 15 mJI, VOR70, etc). Fort de ces expériences, désireux de retrouver la dimension solitaire, avec toutes les exigences qu’elle implique, Clément s’est naturellement tourné vers l’IMOCA. « J’ai beaucoup navigué sur des gros bateaux, en évoluant sur la plage avant », souligne-t-il. « Sur de telles unités, le poste de n°1 demande un investissement physique et psychologique énorme. Gérer une grosse quantité de toile ne m’effraie pas, je me sens à ma place sur un IMOCA. » Des IMOCA de la génération 2008 Dans un marché de l’occasion tendu, nos deux prétendants ont porté leur choix sur des IMOCA construits dans la perspectives du Vendée Globe 2008-2009, à la fois intéressants financièrement et performants pour leur âge. Maxime a racheté l’ex monture de Thomas Ruyant, un plan VPLP-Verdier de 2007. « Il s’agissait de l’un des seuls bateaux compétitifs disponibles, avec des belles perspectives d’évolutions. Mais il faisait peur car il s’est disloqué suite à un choc très violent durant le dernier Vendée Globe », confie Maxime. « Fin 2018 à Port-La-Forêt, nous l’avons sorti de l’eau pour le faire inspecter par deux experts maritimes. Il est apparu que cet IMOCA a été très bien réparé, qu’il est costaud. Il n’y a pas de crainte à avoir. Avec sa carène puissante, cette belle machine reste performante. » Joan Mulloy et Thomas Ruyant l’ont prouvé l’an dernier en terminant au pied du podium des Monaco Globe Series. Depuis début janvier, le bateau est au chantier Kaïros de Roland Jourdain, à Concarneau, dans une optique de fiabilisation. « Tout a été passé en revue, certaines pièces ont été changées. Nous attaquons cette semaine le remontage du matériel. L’objectif est de repartir avec un bateau sain et ‘safe’ qui me permettra de finir l’ensemble des courses, condition indispensable pour décrocher la qualification au Vendée Globe. »Clément a opté lui pour le plan Farr mis à l’eau en 2006 par Vincent Riou sous les couleurs de PRB. Depuis, ce bateau est passé entre les mains d’Arnaud Boissières, Tanguy de Lamotte et Yannick Bestaven. « C’est un bateau bien adapté pour une première aventure en IMOCA. Lors d’une récente navigation de huit jours entre La Rochelle et Toulon, j’ai pu constater qu’il est absolument génial », s’enthousiasme Clément. « Il est agréable à vivre, bien préparé et sain, il pardonne les petites erreurs. C’est un plaisir de naviguer à bord. Mon IMOCA a une histoire et c’est très important pour moi. Je suis très sentimental par rapport aux bateaux sur lesquels je navigue. J’espère que nous allons faire de belles choses ensemble. »   Des budgets à boucler… Si leurs projets respectifs sont bien lancés, nos deux marins partent en quête de financements pour travailler de manière plus confortable et dans une optique de performance. Déjà soutenu par une délégation d’entreprises, Clément Giraud cherche ainsi un ou plusieurs partenaires principaux : « Je souhaite mettre en place un projet humain, collectif et porteur de sens. Aujourd’hui, la coque et les voiles de mon bateau sont toutes blanches. C’est une manière de dire aux sponsors potentiels : " Venez avec nous partager cette belle aventure" !Même problématique pour Maxime Sorel dont le bateau prendra dans un premier temps le nom de V and B - Sailing Together. Fidèle partenaire durant cinq saisons en Class40, V and B fournit 55 % du budget pour la campagne menant au Vendée Globe 2020. « Nous cherchons un co-partenaire et nous espérons qu’en dévoilant la bête début avril nous donnerons envie à des entreprises de nous accompagner ! », souligne Maxime. … et des milles à enquiller ! Prendre en main un IMOCA nécessite de passer énormément de temps sur l’eau pour acquérir des automatismes, mieux appréhender les qualités et les petites défaillances de la machine. Dès cette année, les programmes de Clément Giraud et Maxime Sorel seront très denses. Conscient que pour faire un joli Vendée Globe, il faut connaître sa monture sur le bout des doigts, Clément profitera d’être basé à Toulon pour engranger les milles. « Mon objectif est d’en parcourir plus de 10 000 avant la Transat Jacques Vabre ! », dit-il. « Je vais participer au 900 milles de Saint-Tropez en solitaire. Puis je monterai à Douarnenez pour le Grand Prix Guyader et la Bermudes 1000. Il y aura ensuite la Rolex Giraglia en Méditerranée et le Défi Azimut à Lorient. Sur la Jacques Vabre, je ne m’engagerai pas pour faire de la figuration mais pour être dans le paquet des bateaux de la même génération. »Très expérimenté en Class40, avec notamment une victoire et une 2e place dans la Transat Jacques Vabre, ainsi que deux participations à la Route du Rhum, Maxime Sorel va lui aussi découvrir la navigation en IMOCA. La remise à l’eau de son IMOCA est prévue début avril. Le bateau restera à Concarneau pour préparer le Grand Prix Guyader puis la Bermudes 1000. Il rejoindra ensuite son port d’attache de Lorient. De fin mai à mi juillet, Maxime partira en Méditerranée pour une opération de RP avec son partenaire (départ le 27 octobre). Suivront des participations à la Rolex Fastnet Race, au Défi Azimut et bien sûr à la Transat Jacques Vabre. [Lire la suite]]]> <![CDATA[Pas de plan B pour Thomas Ruyant : "je serai au départ du Vendée Globe 2020"]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2152 Fri, 08 Mar 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2152 En début de semaine, Thomas Ruyant s’est rendu à Bergame (Italie) au chantier Persico, pour constater l’état d’avancement de son futur IMOCA, un plan Verdier qui devrait être transféré à Lorient en juin prochain avant son lancement fin juillet. En parallèle, le skipper nordiste poursuit activement la recherche d’un ou plusieurs partenaires principaux prêts à le suivre dans sa deuxième campagne pour le Vendée Globe.   Vainqueur de grandes épreuves en Class40 (Route du Rhum 2010), en Figaro (Transat AG2R 2018 avec Adrien Hardy) et en Mini 6.50 (Mini Transat 2009), Thomas est aussi très expérimenté en IMOCA et porteur d’un projet très performant. Il a donc de sérieux arguments à faire valoir. Rencontre. Lundi dernier, au chantier Persico, tu as vu pour la toute première fois la coque et le pont de ton futur IMOCA. Quelles ont été tes impressions ?   « Très bonnes ! Cela fait un an que nous réfléchissons à cette machine avec l’architecte Guillaume Verdier. C’est très sympa de se confronter réellement à ce que nous voyons sur les plans depuis des mois, et de partager cela avec mon équipe et les employés du chantier. Je ne suis pas un spécialiste du composite mais je constate une qualité de finition remarquable. Les niveaux d’expertise et de technicité sont hyper élevés et les timings parfaitement respectés. Cette visite a confirmé que Persico ne laisse rien au hasard. Tout est nickel sur le chantier, on a l’impression d’entrer dans un laboratoire. C’est très rassurant quand on sait ce que devra endurer ce bateau. Persico est l’un des meilleurs chantiers composite au monde, c’est logique qu’aujourd’hui il construise l’un des monocoques les plus rapides de la planète ! »     Ce chantier n’a pourtant construit qu’un seul IMOCA à ce jour, l’ex No Way Back de Pieter Heerema (racheté depuis par Fabrice Amedeo)… « Effectivement mais ils ont produit des bateaux de l’America’s Cup, de la Volvo ou encore des grands monocoques comme les TP 52. L’expertise de ce chantier est reconnue. Il n’a pas l’habitude de travailler sur des bateaux qui font le tour du monde mais on leur demande de construire une boite composite, pontée et structurée. Pour le reste, notre équipe prendra le relais. »     « On pousse les architectes dans leurs retranchements »     Peux-tu faire un point sur l’avancement de la construction ?   « La coque est terminée, la structure à l’intérieur du bateau le sera prochainement. En parallèle, le pont est également en train d’être finalisé. Les foils sont en construction chez Persico. J’ai vu les moules, c’est assez impressionnant ! La quille et le mât, des pièces monotypes, sont construits en France. Nous travaillons avec beaucoup de fournisseurs : North Sails pour les voiles, Karver pour l’accastillage, Mad Intec pour l’électronique et le pilotage… Toutes les pièces sont prêtes ou en construction et le puzzle va bientôt s’assembler. L’intégration des systèmes et la pose de l’accastillage se feront en partie à Persico pour gagner du temps. Courant juin, le bateau sera transféré à Lorient. Il faudra ensuite compter un gros mois pour l’assemblage de la quille, du mât et les derniers détails avant la mise à l’eau prévue fin juillet ou au plus tard début août. »     Que peux-tu nous révéler sur les choix architecturaux de ton IMOCA ?   « Sans surprise, il a été dessiné autour des foils. Nous avons dessiné un bateau robuste et très structuré. L’objectif n’est pas d’être les plus rapides dans les Courreaux de Groix mais de disposer d’un bateau polyvalent pour tenir une bonne vitesse moyenne autour du monde. Ce que je peux dire c’est que la carène est plus tendue que sur les IMOCA de la génération précédente et que les foils sont typés portant VMG. »     La stabilité devient un enjeu essentiel sur ces bateaux construits autour des foils…   « Tout à fait. Le bateau doit être stable pour rester vivable. On le ressent dans le dessin de carène de Guillaume Verdier. Les IMOCA deviennent extrêmes, violents. Le skipper est le point faible, il faut augmenter sa capacité à utiliser ce genre de machine au maximum de son potentiel. Il faut donc préserver le marin, c’est pourquoi nous avons soigné l’ergonomie du cockpit et l’intérieur du bateau. »     Pour le moment, un seul IMOCA de dernière génération est à l’eau, le Charal de Jérémie Beyou. D’après ce que tu décris, ton bateau semble assez différent...   « Oui, il y a des divergences notables au niveau des formes de carène et de foils car les bateaux ont des philosophies différentes. Lors du dernier Vendée Globe, tous les IMOCA neufs avaient été dessinés par la même association d’architectes (VPLP-Verdier). Les bateaux n’étaient pas identiques bien sûr mais on trouvait tout de même beaucoup de similitudes. La donne sera bien différente en 2020 puisque quatre architectes travaillent sur des prototypes neufs. Ils vont très loin dans la réflexion pour la conception de ces futurs IMOCA et on les pousse dans leurs retranchements. Il y aura de vraies différences entre les bateaux, chaque mise à l’eau sera une surprise. »     D’autant plus que vous en révélez très peu, et qu’une culture du secret prévaut quant aux choix des uns et des autres !   « Effectivement, on ne veut pas tout dévoiler sur nos prototypes car les enjeux sportifs, techniques et financiers sont importants. On a un aperçu avec Charal de la façon dont fonctionneront nos bateaux, à quel point ils seront difficiles à mener. La certitude c’est que tout le monde aura des grands foils. L’IMOCA le plus proche du mien devrait être l’Apivia de Charlie Dalin, Il est dessiné par le même architecte, à partir de la même base de plan. »     « La voile, ce n’est plus la danseuse du patron »     Actuellement, c’est la recherche de partenaires qui occupe le principal de ton temps…   « Oui, c’est LE gros dossier du moment pour moi. Nous avons pris le problème dans l’autre sens en lançant la construction du bateau (grâce à des investisseurs) avant de trouver le ou les partenaires principaux. Nous n’avions pas le choix si nous voulions porter un projet très performant avec un bateau de dernière génération. Nous proposons un projet unique, clé en main, avec un fort potentiel, une équipe constituée, un superbe bateau. Il suffit d’appuyer sur le bouton pour vivre l’aventure avec nous. On connaît le niveau de retombées du circuit IMOCA et du Vendée Globe, le retour sur investissements pour une entreprise n’est plus à démontrer. La voile est parfois vue comme la « danseuse du patron » mais là ce n’est plus du tout le cas, il y a de vrais projets stratégiques derrière. Pour nous accompagner jusqu’au Vendée Globe 2020, nous avons besoin de 4 à 5 millions d’euros répartis sur trois exercices. »     Te verra-t-on au départ de toutes les courses des IMOCA Globe Series ?   « Compte tenu du timing, il sera très compliqué de participer à la Rolex Fastnet Race (départ le 3 août prochain). Mais je ne louperai pour rien au monde la Transat Jacques Vabre. Le plateau va être énorme. Ce sera une occasion idéale pour découvrir et fiabiliser le bateau en double, mais aussi pour se qualifier au Vendée Globe. Je serai aussi au départ des deux transats en 2020, The Transat et la New York-Vendée. »     Quelle deadline te fixes-tu pour trouver un partenaire principal ?   « Je ne m’en fixe pas car je suis très confiant. Il n’y a pas de plan B, que des plans A. Je serai au départ du prochain Vendée Globe ! »   Press contact : Mer & Media agency - agence@mer-media.com     [Lire la suite]]]> <![CDATA[Remise à l’eau de PRB aux couleurs d’Arkéa-Paprec : Sébastien Simon en phase de transition et de transmission]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2150 Thu, 28 Feb 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2150 Les choses s’accélèrent pour Sébastien Simon. Mardi 26 février, l’IMOCA PRB a été remis à l’eau paré des couleurs de ses sponsors, Arkéa et Paprec. C’est avec ce foiler que le tenant du titre de la Solitaire du Figaro va faire ses gammes, en attendant la sortie de chantier de son plan Kouyoumdjian flambant neuf, prévue fin juin-début juillet. Sébastien Simon et Vincent Riou, directeur technique du projet, tenteront rapidement le record de la Route de la Découverte (Cadix/San Salvador). En avril, Sébastien fera la transat retour en « faux solo » avant de prendre le 8 mai le départ de la Bermudes 1000. Entretien.   Prendre en main l’IMOCA de Vincent Riou durant la construction de ton futur IMOCA Arkéa-Paprec : c’est un luxe ! « C’est le scénario idéal de pouvoir naviguer en IMOCA dès maintenant. Sans cela, il aurait fallu attendre le mois de juillet. Le Vendée Globe est une grande course qui demande beaucoup de préparation. J’ai encore peu d’expérience en IMOCA, et pas du tout en solitaire. Grâce à ces quelques mois d’entraînement sur l’ex PRB, à la mise à l’eau d’Arkéa-Paprec je ne serai pas dans une phase d’apprentissage mais déjà de recherche de performance. »   Cette transition ne va pas se faire sur n’importe quel bateau. PRB est l’une des références de la classe IMOCA, et il est doté de foils depuis la saison dernière… « PRB a maintenant une dizaine d’années mais il était en avance sur son temps. Il a effectivement été bien « upgradé » la saison dernière avec l’ajout de foils. J’ai déjà eu l’occasion de naviguer à bord, notamment à l’issue de la dernière Route du Rhum, et les sensations ont été très bonnes. Au début, c’est impressionnant, puis ça devient grisant et on finit par s’y faire. On s’habitue à tout ! C’est une bonne plateforme pour s’entraîner mais aussi pour servir de banc d’essai pour mon futur bateau, afin de valider certains éléments au niveau des pilotes ou des voiles par exemple. »   « Prendre une longueur d’avance »   L’ancien skipper de PRB, Vincent Riou, endosse aussi le rôle de directeur technique de ton projet avec Arkéa-Paprec. Tout cela semble très cohérent… « Je ne regrette pas mon choix. Notre entente est très bonne, Vincent est bienveillant avec moi. Il est là pour m’aider à construire un très beau bateau, utiliser tout son potentiel et bien me former. Il a participé quatre fois au Vendée Globe, en a remporté un. Son expérience est hors norme et j’ai beaucoup à apprendre à ses côtés. C’est rassurant de l’avoir avec moi. Il m’épaule, me guide, tout en me laissant beaucoup d’autonomie et de liberté dans mon projet. »    Jusqu’à quand vas-tu t’entraîner sur PRB version Arkéa-Paprec et quel sera le programme avec ce bateau ? « Nous espérons effectuer les premières navigations dès cette semaine, jeudi et vendredi. Dans le programme initial, nous avions prévu avec Vincent de participer à la Barcelona World Race. Mais suite à l’annulation de l’épreuve, il a fallu imaginer un programme de substitution. Courant mars, nous tenterons le record de la Route de la Découverte entre Cadix (Espagne) et San Salvador (Bahamas). En avril, je ferai la transat retour en « faux solitaire » avec Guillaume Le Brec, en charge de la performance dans l’équipe, et Yann Riou, qui endossera le rôle de mediaman pour commencer à faire des images. Je serai alors seul maître à bord. Il y aura ensuite le Grand Prix Guyader en équipage et je participerai à la Bermudes 1000, sur un parcours de 2000 milles en solitaire. Ce sera ma première expérience vraiment seul en IMOCA, j’en profiterai pour prendre confiance en moi. L’objectif sera de boucler la course sans me prendre les pieds dans le tapis, en espérant que le résultat suive. Arkéa-Paprec sera mis à l’eau fin juin-début juillet. J’aurai alors normalement bouclé deux transatlantiques. Je disposerai d’une longueur d’avance sur les autres marins qui font actuellement construire des IMOCA. PRB retrouvera ses couleurs originelles et son nouveau skipper, Kévin Escoffier, à partir de début août. Ce qui veut dire qu’en juillet nous devrions avoir deux IMOCA à l’eau ! »   « Objectif victoire sur la Transat Jacques Vabre ! » Où en est le chantier de ton futur IMOCA ? « Il suit son cours, le bateau prend vraiment forme, c’est enthousiasmant. En décembre, la coque a été transférée dans nos locaux à Port-la-Forêt. Elle a depuis été démoulée, les cloisons structurelles sont en train d’être assemblées. Le pont est en construction au chantier CDK Technologies et nous le réceptionnerons prochainement. Ce mode de fonctionnement est inédit, c’est la première fois qu’un IMOCA est entièrement assemblé en interne au sein d’un team. C’est une grande responsabilité mais cela nous permet de garder la main, de suivre le chantier de très près et de contrôler notre planning. Actuellement, 28 personnes travaillent sur le bateau ! » Le premier rendez-vous majeur avec ce bateau sera la Transat Jacques Vabre, disputée avec Vincent Riou. Quel sera votre objectif ? « La victoire, évidemment ! Nous serons en double, nous naviguerons sur un bateau de dernière génération. Même si nous aurons auparavant pris part à la Fastnet Race puis au Défi Azimut, le bateau ne sera peut-être pas 100 % fiabilisé. Nous ferons avec le temps qui nous sera imparti. La concurrence sera rude avec probablement 32 IMOCA au départ. Mais la gagne est possible, on y croit ! »[Lire la suite]]]> <![CDATA[The Ocean Race : comment marins et organisateurs s’y préparent]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2147 Thu, 21 Feb 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2147 C’est en octobre 2021 que sera donné à Alicante le coup d’envoi de The Ocean Race, le tour du monde en équipage avec escales, disputé pour la première fois sur des IMOCA à foils. En coulisses, à un peu plus de deux ans et demi du départ, organisateurs et marins se préparent déjà activement à cette nouvelle échéance majeure au calendrier de l’IMOCA. Le point avec Johan Salén, co-Président de The Ocean Race, et avec trois skippers IMOCA fortement tentés par l’aventure…   L’événement est à la fois proche et lointain. En octobre 2021, soit huit mois après l’arrivée des premiers concurrents du Vendée Globe, un autre tour du monde en IMOCA s’élancera d’Alicante (Espagne), en équipage cette fois : The Ocean Race (ex Volvo Ocean Race). L’épreuve devrait comprendre sept à neuf étapes sur un parcours qui sera dévoilé l’été prochain. The Ocean Race inclura deux classes : les IMOCA à foils (lancés après 2010 et menés par cinq personnes + 1 mediaman) pour le titre global, et les monotypes VO65 pour un trophée récompensant les meilleurs jeunes. S’il est encore trop tôt pour donner un plateau sportif précis, les organisateurs aimeraient réunir 10 à 15 IMOCA au départ de cette édition inaugurale.   Des projets internationaux très professionnels « Nous discutons avec tout le monde et les équipes potentielles sont divisées en trois grands groupes », explique Johan Salén, co-Président de The Ocean Race. « Nous sommes en contact avec des teams IMOCA actuels, à majorité française, mais aussi avec des équipes de la dernière Volvo et d’autres complètement nouvelles. Les teams intéressés viennent de France, Espagne, Allemagne, Italie, Mexique, Etats-Unis, Brésil, Suède, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Australie, Chine, Afrique du Sud… Et nous avons d’autres marchés importants à activer. L’objectif est de réunir des projets internationaux et très professionnels, bien organisés et structurés, avec des sponsors actifs. » Pour Johan Salén, il ne fait aucun doute que le rapprochement entre l’ex Volvo Ocean Race et la classe IMOCA est une aubaine. « Travailler avec une classe qui a fait ses preuves aide notre sport à être moins fragmenté. Cela permet d’avoir plus de retombées avec la même plateforme », dit-il. Qu’en pensent les marins déjà impliqués dans la classe IMOCA ? Nous avons interrogé trois d’entre eux. Boris Herrmann : « Une aventure complémentaire du Vendée Globe » Boris Herrmann, skipper de Malizia 2, devrait devenir en 2020 le premier Allemand à participer au Vendée Globe. Une première, mais Boris voit déjà plus loin. « The Ocean Race m’intéresse beaucoup », confie-t-il. « L’idée est de donner une suite à notre projet, sur ce même bateau (un plan VPLP-Verdier de 2015, ex Edmond de Rothschild). Cette aventure en équipage est très complémentaire de celle du Vendée Globe. Il y a selon moi quatre grands rêves pour les navigateurs : les Jeux Olympiques, l’America’s Cup, la Volvo Ocean Race et le Vendée Globe. Désormais, deux de ces quatre épreuves se jouent sur le même support. C’est très inspirant. » Déjà soutenu par le Yacht Club de Monaco, Boris Herrmann se montre confiant quant à la possibilité de séduire des entreprises allemandes pour compléter son budget en vue de The Ocean Race. « Le tour du monde en équipage parle à beaucoup d’Allemands. En 2001-2002, un équipage allemand a remporté la Volvo Ocean Race, Illbruck Challenge. Il y avait eu un énorme spectacle à l’arrivée à Kiel, c’était fabuleux. Depuis, aucun projet de grande ampleur n’a vue le jour en Allemagne, nous avons une belle opportunité d’en relancer un. » S’il parvient à réunir les sommes nécessaires, Boris s’imagine partir avec un équipage éclectique : « L’idée n’est pas de faire un projet 100 % allemand. Il y a actuellement dans mon équipe autant de nationalités que de personnes impliquées ! J’aime cette diversité. »   Louis Burton : « J’attends le parcours pour vraiment me positionner » Skipper de Bureau Vallée 2, autre plan VPLP-Verdier mis à l’eau en 2015, Louis Burton est également très intéressé par une participation à The Ocean Race. « Je suis 100 % favorable à ce rapprochement. C’est formidable que la classe IMOCA se retrouve au centre de la course au large. C’est une chance pour la vie de nos bateaux et la diversification de nos projets. On peut maintenant imaginer emmener physiquement autour de la planète les personnes avec lesquelles on travaille », souligne-t-il. « L’épreuve est d’autant plus intéressante que mon partenaire commence à se développer à l’international. Le seul bémol étant que nous ne connaissons pas encore le parcours. Il est donc difficile d’avancer de manière très concrète tant que les escales ne sont pas connues. Quel sera le budget nécessaire ? Les pays concernés vont-ils intéresser les partenaires ? J’attends le parcours pour vraiment me positionner. On a déjà le sponsor, le bateau, l’équipe. Malgré tout, pour bien faire il faut prendre la décision cet été. A l’issue du Vendée Globe, un important chantier sera à prévoir pour adapter le bateau et le rendre navigable et vivable pour six personnes. » S’il décide de faire le grand saut, Louis partira avec un co-skipper expérimenté, « pour former un duo pilier ». Très attaché à l’aspect formation, il aimerait compléter l’équipage avec les jeunes issus des six années des « Sélections Espoir », crées en 2013 à Saint-Malo, dans l’optique de lancer chaque année un jeune talent dans l’univers de la course au large.   Paul Meilhat : « Une communication plus globale avec un budget pas tellement plus élevé » Vainqueur de la Route du Rhum 2018, actuellement en recherche de partenaires, Paul Meilhat a pour objectif de lancer dans les mois qui viennent la construction d’un IMOCA pour participer au Vendée Globe 2020, à The Ocean Race 2021 et à la Route du Rhum 2022. « J’ai toujours aimé naviguer en équipage », rappelle-t-il. « A la base j’étais presque plus intéressé par la Volvo Ocean Race que par le Vendée Globe ! Le fait que le tour du monde en équipage se dispute désormais en IMOCA m’ouvre encore plus de portes. Je me sens tout à fait légitime pour porter un projet. C’est un support que je connais, que je maîtrise. » D’un point de vue économique, Paul Meilhat est convaincu du bien fondé d’enchaîner les tours du monde en solo puis en équipage : « En participant à The Ocean Race, on intègre une dimension internationale et une communication plus globale avec un budget pas tellement plus élevé qu’en prenant part uniquement au Vendée Globe. On peut ainsi proposer un programme très complet ». Paul s’est récemment rendu à Alicante pour rencontrer les organisateurs et confirmer sa pré-inscription. Il est par ailleurs en discussion avec des partenaires potentiels. Le timing est assez urgent pour disposer d’un IMOCA neuf, condition sine qua non pour porter un projet à la hauteur de ses ambitions. « Je suis convaincu qu’avec un même bateau, on peut performer sur les deux exercices. Dans mon équipage, je réunirai des marins avec des profils très complets, venus du Figaro et de l’IMOCA. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[Kojiro Shiraishi veut finir le job en 2020 !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2146 Fri, 15 Feb 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2146 Il a été l’un des coups de cœur du Vendée Globe 2016. Premier concurrent asiatique à prendre part à l’épreuve phare du circuit IMOCA, Kojiro Shiraishi avait abandonné sur démâtage. Le marin japonais voulant terminer le travail, il retentera sa chance en 2020 avec un bateau neuf, DMG Mori, un plan VPLP qui devrait sortir du chantier Multiplast en septembre prochain. En attendant, Kojiro découvre le foiler en suivant un programme d’entraînement de deux mois sur l'ex Safran de Morgan Lagravière, sous la houlette de Roland Jourdain. Entretien.   Kojiro, qu’est-ce qui motive ton retour sur le circuit IMOCA et en particulier le Vendée Globe 2020 ? « Parce que j’ai abandonné le Vendée Globe 2016 et que je veux achever ce que j’ai entrepris. C’est un grand honneur d’être devenu le premier Asiatique à participer au Vendée Globe. Maintenant, je veux devenir le premier à le terminer. C’est la seule course qui me rend plus fort, qui me donne envie de me surpasser. » Quels souvenirs gardes-tu de ta première participation au Vendée Globe en 2016 ? « Ils sont très bons, même si j’ai dû abandonner suite à un démâtage. C’était un pari de s’engager sur le Vendée Globe avec une préparation aussi courte. Cette expérience m’a permis de progresser. Je me suis fait beaucoup de très bons amis et j’ai vraiment apprécié la manière dont tous mes camarades m'ont accueilli dans le circuit IMOCA. »   « Espérons que d’autres Asiatiques rejoindront la classe IMOCA » Quelle a été l’impact de ton projet au Japon, un pays où la course au large n’est pas encore très développée ? « Avant ma participation au Vendée Globe,peu de gens savaient que ce type de course existait. J’ai pu mettre cette magnifique épreuve, et plus globalement le monde de la course au large, dans la lumière. Cela m’a permis de trouver un nouveau sponsor, DMG Mori, mais aussi de constituer une nouvelle équipe de jeunes avec Simon Suzuki and Federico Sampei qui faisaient partie de « Kaijin Team Japan » lors de la campagne pour la Youth America’s Cup. Ils sont très jeunes et désireux de travailler pour mon projet. »   Kojiro, qu’est-ce qui motive ton retour sur le circuit IMOCA et en particulier le Vendée Globe 2020 ?« Parce que j’ai abandonné le Vendée Globe 2016 et que je veux achever ce que j’ai entrepris. C’est un grand honneur d’être devenu le premier Asiatique à participer au Vendée Globe. Maintenant, je veux devenir le premier à le terminer. C’est la seule course qui me rend plus fort, qui me donne envie de me surpasser. »Quels souvenirs gardes-tu de ta première participation au Vendée Globe en 2016 ?« Ils sont très bons, même si j’ai dû abandonner suite à un démâtage. C’était un pari de s’engager sur le Vendée Globe avec une préparation aussi courte. Cette expérience m’a permis de progresser. Je me suis fait beaucoup de très bons amis et j’ai vraiment apprécié la manière dont tous mes camarades m'ont accueilli dans le circuit IMOCA. »  « Espérons que d’autres Asiatiques rejoindront la classe IMOCA »  Quelle a été l’impact de ton projet au Japon, un pays où la course au large n’est pas encore très développée ?« Avant ma participation au Vendée Globe, peu de gens savaient que ce type de course existait. J’ai pu mettre cette magnifique épreuve et plus globalement le monde de la course au large, dans la lumière. Cela m’a permis de trouver un nouveau sponsor, DMG Mori, mais aussi de constituer une nouvelle équipe de jeunes avec Simon Suzuki and Federico Sampei qui faisaient partie de « Kaijin Team Japan » lors de la campagne pour la Youth America’s Cup. Ils sont très jeunes et désireux de travailler pour mon projet. »Sais-tu si d’autres Japonais (et plus globalement d’autres Asiatiques) s'intéressent à la classe IMOCA ? « Je le crois. Il y a déjà ces deux jeunes qui travaillent avec moi sur ma campagne Vendée Globe. Je connais aussi un marin Japonais qui essaye de participer à la prochaine Mini Transat, Masa Suzuki. Alors espérons qu’un jour d’autres Asiatiques rejoindront la classe IMOCA. » « Construire un IMOCA puissant, simple et fiable » Pourquoi avoir choisi de construire un plan VPLP, à partir du moule du Charal de Jérémie Beyou ? « Le moule de Charal était disponible au moment du lancement de la construction et nous avons été en mesure de le louer. C’était selon nous la meilleure solution pour pouvoir respecter notre calendrier d’entraînement menant au Vendée Globe. »   On a vu que Charal est un bateau extrême. Comment te prépares-tu à cette nouvelle manière de naviguer à très haute vitesse ?« Depuis début février, nous nous entrainons à Cascais, au Portugal, sur l'ex Safran, avec Roland Jourdain. Ces entraînements vont se dérouler jusqu’à fin mars et nous essayerons de continuer à naviguer en France. C’est une formidable opportunité de découvrir un foiler et la manière de naviguer sur une telle machine. C’est intéressant de commencer à acquérir des automatismes sur un bateau aussi puissant et un grand honneur de travailler avec un marin de niveau mondial. Sur mon nouveau bateau, les foils seront différents mais le mât et le système de quille identiques, car monotypes. Nous voulons construire un IMOCA puissant, mais nous souhaitons avant tout qu’il soit simple et fiable. » Où en est la construction de ton futur IMOCA ? « Elle suit son cours. C’est la première fois que je construis un bateau à partir de zéro, le processus est passionnant à suivre. Le bateau devrait être mis à l’eau en septembre prochain. »   « Des participations à la Transat Jacques Vabre, The Transat et la New York-Vendée »   Quel sera le programme entre cette mise à l’eau et le Vendée Globe 2020 ?« Nous allons essayer de prendre part à la Transat Jacques Vabre fin 2019 puis, en 2020, à The Transat et à la New York-Vendée. Il y aura aussi beaucoup d’entraînements pour bien connaître le bateau et le tester dans la perspective du Vendée Globe. » Sais-tu avec quel co-skipper tu t’engageras sur la Transat Jacques Vabre et quel sera ton objectif pour cette course ?« Je réfléchis encore au choix de mon co-skipper. Le but ne sera pas de pousser le bateau mais de le conduire en toute sécurité jusqu’à la ligne d’arrivée. D’autant que pour me qualifier au Vendée Globe, il faut terminer la course. Ce sera donc l’objectif principal sur la Transat Jacques Vabre. »Que devient l’IMOCA avec lequel tu as pris part au Vendée Globe 2016 ? Est-il vendu ? A qui ?« Spirit of Yukoh est à vendre depuis quelques mois. Nous avons eu des discussions sérieuses avec un skipper dont je ne peux pas révéler le nom. J'espère pouvoir vendre rapidement le bateau et me concentrer à 100% sur le prochain Vendée Globe. »  [Lire la suite]]]> <![CDATA[Cinq prétendantes au Vendée Globe 2020 : L’indispensable mixité !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2145 Fri, 08 Feb 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2145 Avec l’annonce de Banque Populaire de s’engager aux côtés de Clarisse Crémer, cinq femmes sont désormais en lice pour participer au prochain Vendée Globe avec également Sam Davies, Isabelle Joschke, Alexia Barrier et la britannique Pip Hare. Une telle participation féminine constituerait un record absolu dans l’histoire de l’épreuve dont sept navigatrices ont pris le départ en huit éditions. Avec une réussite certaine, puisque six d'entre elles ont terminé.   Les navigatrices du Vendée Globe suscitent l’admiration et la sympathie du public. Si elles ont été peu nombreuses à prendre part, leurs participations ont toujours été marquantes. Petit retour en arrière.   Reçues six sur sept ! Les deux premiers Vendée Globe, en 1989-1990 et 1992-1993, réunissent respectivement 13 et 14 marins, mais aucune femme. Il faut attendre le cru 1996-1997 pour voir deux navigatrices au départ des Sables d’Olonne : Isabelle Autissier (classée parmi les favoris) et Catherine Chabaud font office de pionnières et ouvrent la voie de la mixité. Autissier termine hors course suite à une escale technique à Cape Town, tandis que Chabaud devient la première femme à boucler une course autour du monde en solitaire et sans escale (en 6e position), après 140 jours, 4 heures et 38 minutes de mer. Quatre ans plus tard, on assiste à l’avènement d’une certaine Ellen MacArthur. La Britannique de 24 ans fait sensation en terminant 2e du Vendée Globe 2000, 24 heures seulement après le vainqueur Michel Desjoyeaux. En revanche, pour sa seconde participation, Catherine Chabaud est moins en réussite, victime d’un démâtage. En 2004-2005, deux femmes sont également de la partie et viennent à bout du tour du monde en solo : Anne Liardet 11e et Karen Leibovici 13e. En 2008-2009, c’est au tour des Britannique Sam Davies et Dee Caffari de figurer de belle manière (4e et 6e positions). Sam revient en 2012 mais son aventure s’arrête net lorsqu’elle subit un démâtage. Parmi les sept femmes qui ont à ce jour participé au Vendée Globe, six ont donc terminé quand la septième (Isabelle Autissier) a aussi franchi la ligne d’arrivée, mais hors course. On n’est donc pas loin du 100 % de réussite pour les femmes ! L'anomalie du Vendée Globe 2016 Le 6 novembre 2016, pour la première fois en 20 ans, le départ du Vendée Globe est donné sans aucune femme engagée. Une « anomalie » qui surprend le public et ne reflète pas la réalité de la course au large où les femmes sont présentes sur les différents circuits : Figaro, Mini 6.50, Class40 ou encore la Volvo Ocean Race. Pour ce tour du monde en équipage avec escales, on a même vu un équipage 100 % féminin (Team SCA, mené par Sam Davies) lors de l’édition 2014-2015. Il n’était donc pas envisageable qu’un deuxième Vendée Globe consécutif se dispute sans l’indispensable touche féminine. Les projets pour 2020 se sont donc rapidement mis en place.   Davies, Joschke, Hare, Barrier, Crémer : des profils divers Parmi les cinq femmes portant actuellement des projets IMOCA, une seule a déjà pris part (deux fois) au Vendée Globe, Sam Davies (https://www.initiatives-coeur.fr/). Très expérimentée, combative, entourée d’une équipe solide, elle partira en 2020 à bord du foiler Initiatives-Cœur, avec des ambitions sportives légitimement élevées. Engagée en IMOCA depuis 2017, Isabelle Joschke (https://isabellejoschke.com/) fait déjà figure de valeur sûre de la classe. Elle a terminé 8e de la Transat Jacques Vabre 2017, 2e des Monaco Globe Series puis de la Dhream Cup 2018 sur son plan VPLP-Verdier de 2007 (ex Safran). C’est désormais sous les couleurs de la MACSF que court cette navigatrice très engagée pour la mixité dans la course au large, et plus globalement dans tous les domaines d’activités de la société. Journaliste et navigatrice, avec notamment de l’expérience en Class40, la Britannique Pip Hare (https://www.piphareoceanracing.com/) a racheté l’ex Superbigou, un IMOCA chargé d’histoire construit par Bernard Stamm et mis à l’eau il y a près de 20 ans. Pip Hare a effectué en janvier ses premières sorties sur sa nouvelle machine.   Alexia Barrier (https://www.alexiasailingteam.com/) navigue également sur un IMOCA « vintage » et emblématique, un plan Lombard de 1998 construit par Catherine Chabaud pour le Vendée Globe 2000-2001. Prenant méthodiquement en main sa monture, Alexia a bouclé la Route du Rhum en 15e position. Dernière candidate annoncée, Clarisse Crémer courra sous les couleurs de la Banque Populaire. (https://www.facebook.com/ClarisseSurLAtlantique/). La jeune femme, 2e de la Mini Transat 2017 et 14e de la Transat AG2R 2018, va devoir prendre la mesure de l’ex SMA avec lequel Paul Meilhat vient de remporter la Route du Rhum. Un défi de taille pour Clarisse, épaulée par Armel Le Cléac’h avec qui elle prendra en fin d’année le départ de la Transat Jacques Vabre.   Performances des femmes dans le Vendée Globe :   1996-1997 . Catherine Chabaud : 6e (en 140 jours) . Isabelle Autissier : termine hors course (arrêt technique en Afrique du Sud) après 109 jours de mer   2000-2001 . Ellen Mac Arthur : 2e (en 94 jours) . Catherine Chabaud : abandon sur démâtage   2004- 2005 . Anne Liardet : 11e (en 119 jours) . Karen Leibovici : 13e (en 126 jours)   2008-2009 . Sam Davies : 4e (en 95 jours) . Dee Caffari : 6e (en 99 jours)   2012-2013 . Sam Davies : abandon sur démâtage   Les cinq prétendantes au Vendée Globe 2020 : . Sam Davies (Initiatives-Cœur) : 2 participations . Clarisse Crémer (Banque Populaire) : bizuth . Isabelle Joschke (MACSF) : bizuth . Alexia Barrier (4myplanet) : bizuth . Pip Hare : bizuth  [Lire la suite]]]> <![CDATA[Kaïros, nouvelle place forte des projets IMOCA ]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2144 Tue, 29 Jan 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2144 Roland Jourdain, double vainqueur de la Route du Rhum en IMOCA et 3e du Vendée Globe 2000-2001, est un homme bien occupé. Basée à Concarneau, sa structure Kaïroschapeaute, via des chantiers de refit et des prestations de coaching, les projets IMOCA de Yannick Bestaven (Maître CoQ), Kojiro Shiraishi (DMG Mori) et Maxime Sorel (V&B). Rencontre avec « Bilou », qui s’implique avec passion dans ce rôle de transmission.   Jourdain, ou l’art de rebondir ! Bien connu dans l’univers de la classe IMOCA, Roland Jourdain avait acquis via sa structure Kaïros l’ancien Safran, un foiler mis à l’eau en 2015. L’objectif étant de trouver des partenaires pour relancer un projet Vendée Globe pour Morgan Lagravière. Malheureusement, le projet n'a pas abouti. « Nous nous étions fixés fin 2018 comme deadline. Après, cela devenait trop risqué financièrement pour Kaïros de garder le bateau sans garantie pour le futur », explique Roland Jourdain. « Le projet avait tout pour fonctionner. Nous avons eu des pistes avancées, en étant très proches de la signature. On a mis tous les moyens en œuvre, on n’a pas lâché le morceau mais on connaît les aléas de la recherche de sponsors, la glorieuse incertitude de notre sport. Nous avons dû renoncer à une participation à la Route du Rhum puis avons mis le bateau en vente. » Trois prétendants sérieux au rachat de l’ex Safran se sont manifestés et c’est finalement Yannick Bestaven qui a été le plus prompt à sortir le carnet de chèques. Mais si ce plan VPLP-Verdier n’est plus la propriété de Kaïros, la structure reste très impliquée dans la gestion de ce bateau…   Coaching en alternance pour Yannick Bestaven et Kojiro Shiraishi ! Avant que cet IMOCA ne soit vendu, le navigateur japonais Kojiro Shiraishi, qui fait actuellement construire chez Multiplast un plan VPLP, avait négocié avec Kaïrosun programme d’entraînements de deux mois. « Nous avions été clairs sur le fait que le bateau pourrait être vendu entre-temps. De fait, cela a été le cas et le bateau est désormais aux couleurs de Maître CoQ. Koji qui ne connaît pas encore la navigation sur les IMOCA à foils a besoin de s’entraîner sur ce type de support. Le temps que son foiler se construise, il va pouvoir s’amariner, acquérir des automatismes pour avoir de bonnes bases et être plus percutant à bord de son futur bateau. » Quid du nouveau propriétaire Yannick Bestaven ? Lui aussi va s’entraîner pendant deux mois sous la houlette de Roland Jourdain et du boat captain Stan Delbarre. Concrètement, Maître CoQ se trouvera en février et en mars à  Cascais (Portugal), où sera mis en place un coaching à mi temps. « C’est du gagnant-gagnant », assure Roland Jourdain. « Cela va permettre d’accélérer la mise au point du bateau. Connaissant Yannick et Kojiro, ils vont très bien s’entendre. Au début, nous ferons des sessions séparées mais il n’est pas exclu qu’au bout d’un moment des entraînements en commun s’organisent. Comme Kojiro, Yannick a besoin d’y aller crescendo dans la découverte de cet engin complexe et nous allons l’accompagner dans la prise en main et la passation avec son équipe technique. » Chantier de refit et premiers bords avec Maxime Sorel Un autre IMOCA se trouve actuellement dans le hangar de Kaïros à Concarneau : V & B, skippé par Maxime Sorel, nouveau venu dans la classe IMOCA. Il s’agit du bateau avec lequel Thomas Ruyant a pris part au dernier Vendée Globe (plan VPLP-Verdier de 2007). « Après son abandon dans la Route du Rhum en Class40, Maxime m’a contacté pour savoir si nous pouvions travailler ensemble », raconte Roland Jourdain. « Nous faisons actuellement un chantier de refit, une toilette complète du bateau qui sera remis à l’eau en mars. Maxime devrait rester avec nous en avril pour tirer ses premiers bords. Je serai heureux de l’accompagner car c’est un mec super, à la tête bien faite, qui s’investit à fond dans son projet. » Roland Jourdain : « Ce rôle de transmission me plaît » Kaïros est une structure qui tourne à plein régime, avec également l’accueil des Figaro 3 de Tom Dolan et Gildas Mahé, des projets dans le bio composites et l’hébergement du fonds de dotation Explore. « La ruche est pleine, ça bouge ! », se réjouit Roland Jourdain. « Nos beaux pontons neufs s’installent, qui permettront d’accueillir dans de meilleures conditions les différents projets. » Ce rôle d’accompagnement sied à merveille à Roland qui se réjouit à l’idée d’aller naviguer durant deux mois en IMOCA avec Yannick Bestaven et Kojiro Shiraishi. « J’ai commencé à l’école de voile, peut-être que je boucle la boucle », sourit-il. « Ce rôle de transmission me plaît. Je peux apporter ma vision sur le montage global d’un projet qui ne passe pas seulement par la performance pure sur l’eau. La façon de viser l’objectif final commence par la vie de ta petite entreprise. Il faut faire les bons arbitrages, ne pas se focaliser sur des dossiers peu importants pour la performance, en mettant de côté des aspects moins évidents mais essentiels. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[Grandes manœuvres dans la classe IMOCA !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2143 Thu, 24 Jan 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2143 Mardi 22 janvier, la Banque Populaire a annoncé son retour sur le circuit IMOCA en confiant la barre de l’ex SMA de Paul Meilhat à la jeune navigatrice Clarisse Crémer dans la perspective du Vendée Globe 2020. Pour la prise en main de son 60 pieds, Clarisse pourra compter sur les conseils d'Armel Le Cléac’h avec qui elle prendra part à la Transat Jacques Vabre 2019.  Quelques jours plus tôt, c'est Yannick Bestaven qui a officialisé le rachat de l’ex Safran de Morgan Lagravière qui porte désormais les couleurs de Maître CoQ. Dans ces jours bien animés, la classe IMOCA annonce également la création d’une nouvelle épreuve au calendrier 2019 : la « Bermudes 1000 », une course de 2000 milles en solitaire qui partira le 8 mai prochain de Douarnenez.  Banque Populaire mise sur Clarisse Cremer ! Les rumeurs allaient bon train et le retour de la Banque Populaire sur le circuit IMOCA ne faisait guère de mystère. Il restait à savoir à qui serait confiée la barre de l’ex SMA de Paul Meilhat. L’heureuse élue est donc Clarisse Crémer, 2e de la Mini Transat 2016, qui prendra en main « Banque Populaire X », en juillet prochain et à l’issue de la Solitaire URGO - Le Figaro qu’elle disputera avec un autre partenaire. Pour son nouveau grand défi, la jeune femme pourra compter sur l’expertise du team Banque Populaire et le soutien d’Armel Le Cléac’h, tenant du titre du Vendée Globe, avec qui elle participera en fin d’année à la Transat Jacques Vabre. « Mon rôle dans le projet Vendée Globe de Clarisse va être de lui apporter mon expérience de cette course, après avoir navigué pendant 10 ans en IMOCA. Un premier Vendée Globe, c’est toujours un moment où il y a de l’appréhension et de l’inconnu. Je vais essayer de lui donner un maximum d’éléments pour lui permettre de s’aligner au départ de cette course dans les meilleures dispositions », explique Armel. Compétitrice acharnée, très bonne communicante, Clarisse Crémer mesure l’ampleur de la tâche qui l’attend et le privilège d’être si bien entourée : « Ce projet, c’est à la fois énormément d’excitation mais aussi pas mal d’appréhension car il y a beaucoup de choses inconnues. Je n’ai jamais été dans une grande équipe comme celle-ci, j’ai beaucoup de choses à apprendre. J’aborde ce projet avec humilité. Apprendre de manière très accélérée, c’est aussi ça le défi ! Je me dis qu’en intégrant le Team Banque Populaire, c’est la meilleure école, le meilleur entourage que je puisse avoir pour réaliser une aventure comme celle-là. Je vais essayer d’être à la hauteur et de tenir la cadence d’Armel quand on sera à bord ! Je suis très fière de pouvoir apprendre à ses côtés, assez intimidée aussi. »    Yannick Bestaven change de braquet Yannick Bestaven est également un marin heureux puisqu’il aura le privilège de naviguer sur un foiler, l’ancien Safran de Morgan Lagravière, un plan VPLP-Verdier lancé en 2015. Le Rochelais monte en puissance et pourra participer aux épreuves des IMOCA Globe Series en visant plus haut. « Je suis super content car après un temps d'apprentissage, je vais avoir l'opportunité de jouer le podium sur un bateau performant », se réjouit Bestaven.En attendant, il va falloir prendre en main la machine, technique, rapide et exigeante mise aux couleurs de Maître CoQ. Dans cette optique, le navigateur rochelais va gagner un temps précieux puisqu’il sera épaulé par Kaïros, la société de Roland Jourdain, ex propriétaire de cet IMOCA. Le gain de temps sera énorme pour Yannick. « Le programme à venir est dense avec les dernières mises au point et un convoyage, prochainement, vers Cascais (Portugal) pour des séances d'entrainements intenses pendant les deux prochains mois », précise-t-il. « Les IMOCA à foils sont des engins complexes », souligne de son côté Roland Jourdain. « Il y a beaucoup de détails à connaître et il est très intéressant de s’appuyer sur ceux qui connaissent. » L’ancien Maître CoQ (un plan Farr de 2006) a été racheté par Clément Giraud, un skipper de 38 ans qui a notamment engrangé de l’expérience sur le circuit Mini. Il devrait remettre le bateau à l’eau courant février et dévoiler prochainement le nom de son partenaire. Nouvelle course IMOCA en 2019 : la BERMUDES 1000 ! Une nouvelle course en solitaire, la BERMUDES 1000, sera donc lancée dès cette année. Au départ de Douarnenez, elle figurera au calendrier des IMOCA Globe Series, dotée d'un coefficient 2. La BERMUDES 1000 proposera un parcours de 2000 milles au départ de Douarnenez, vers le Fastnet puis les Açores et à destination d'un grand port breton qui sera révélé prochainement par l'organisateur.  A ce jour, une quinzaine de skippers se sont déjà montrés intéressés. Cette course constituera une grande première en solitaire pour certains, à l'image du skipper Belge Denis Van Weynbergh, de l'Italien Giancarlo Pedotte ou du Malouin Maxime Sorel. Pour d'autres, comme Samantha Davies, Yannick Bestaven, Manu Cousin ou Damien Seguin, il s'agira de cumuler des milles et d'optimiser la performance de leur machine. A noter qu'après sa belle performance dans la Route du Rhum, Destination Guadeloupe, Boris Herrmann, s'il gagne, pourrait prendre la tête du Championnat du monde "IMOCA Globe Series". Pour Gwen Chapalain organisateur de la BERMUDES 1000, "cette course figurera comme invitée du Grand Prix Guyader de Douarnenez dont nous fêterons le 20ème anniversaire. Cela fait 15 ans que Douarnenez accueille les IMOCA. Cette nouvelle course sera un joli rendez-vous de printemps qui illustre la continuité et notre lien proche avec la Classe IMOCA". Liste provisoire des skippers participants : Fabrice AMEDEO, Romain ATTANASIO, Yannick BESTAVEN, Arnaud BOISSIÈRES, Manuel COUSIN, Sam DAVIES, Boris HERRMANN, Ari HUUSELA, Stéphane LE DIRAISON Giancarlo PEDOTE, Damien SEGUIN, Sébastien SIMON, Maxime SOREL, Denis VAN WEYNBERGH, et quelques autres à venir.  [Lire la suite]]]> <![CDATA[Un huitième IMOCA neuf en construction : la belle nouvelle de Nicolas Troussel !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2140 Wed, 16 Jan 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2140 Il y aura au moins huit IMOCA de dernière génération au départ du Vendée Globe 2020 ! La dernière annonce en date est venue de Nicolas Troussel, qui mettra à l’eau dans environ un an « Corum l’Epargne », un plan Kouyoumdjian doté de foils. Double vainqueur de la Solitaire du Figaro et d’une Transat AG2R en double avec Armel Le Cléac’h, le Morlaisien concrétise un rêve de longue date en intégrant le circuit IMOCA et en s’engageant dans le tour du monde en solitaire et sans escale. Entretien.   Enfant, tu tirais des bords avec Armel Le Cléac’h et Jérémie Beyou en baie de Morlaix. Depuis, tes deux compères ont chacun participé à trois reprises au Vendée Globe. Tu rêvais de les rejoindre depuis un bon moment… « Oui, et il a fallu attendre un peu pour y parvenir ! Avec Armel et Jérémie, nous étions longtemps assez proches en termes de progressions, puis nous sommes allés plus ou moins vite dans notre ascension. Je suis bien content de les rejoindre dans ce cercle des marins qui ont la chance de prendre part au prochain Vendée Globe. Ma volonté de m’engager dans cette épreuve remonte un peu.... Je m’en suis senti vraiment capable après mes victoires dans la Solitaire du Figaro (en 2006 et 2008). J’avais l’intention d’y participer en tant que compétiteur, mais en ayant la possibilité de gagner, pas seulement pour boucler un tour du monde. » Corum était l’an dernier ton partenaire en Class40. Comment es-tu parvenu à convaincre ce sponsor de s’engager dans le circuit IMOCA, malgré ton abandon sur la Route du Rhum ? « Les patrons de Corum voulaient vérifier que la voile est un bon vecteur de communication pour accroître sa notoriété. Le projet en Class40 leur a permis de mesurer les retombées médiatiques d’un projet voile. La saison 2018 a été positive avec des opérations de RP réussies et de bons résultats dans les courses de préparation. La Route du Rhum s’est malheureusement terminée plus tôt que prévu, mais ils ont bien pris en compte que la voile est un sport mécanique et que la casse fait partie du jeu. Ils ont aussi compris que pour se faire un nom dans l’univers de la course au large, il faut s’inscrire dans la continuité. Le projet en IMOCA s’est monté très vite, entre la fin de la Route du Rhum et les fêtes. »   Tu disposeras donc d’un IMOCA neuf. Pour le Vendée Globe 2020, quatre architectes sont sur les rangs. Pourquoi avoir choisi Juan Kouyoumdjian ? « Nous avons étudié toutes les options, y compris l’achat d’un bateau d’occasion performant. Safran et Hugo Boss était encore sur le marché. Mais nous voulions disposer d’un bateau encore compétitif jusqu’au bout du projet, en 2022. Nous nous sommes donc orientés vers la construction d’un IMOCA neuf, ce qui permet par ailleurs de sécuriser la sélection au Vendée Globe. Nous avons étudié les différentes possibilités et finalement décidé de travailler avec Juan Kouyoumdjian. J’avais déjà eu des contacts avec lui, nous nous entendons bien et il est prêt à mettre beaucoup d’énergie pour gagner le Vendée Globe. »     La maîtrise d’œuvre est confiée à Mer Agitée, le bureau d’études de Michel Desjoyeaux. Pourquoi ce choix ? « Pour profiter de l’expérience de Michel qui a participé deux fois au Vendée Globe… et a gagné deux fois ! Il a aussi accompagné François Gabart pour sa victoire en 2012-2013. Il connaît toutes les problématiques de cette course, aussi bien techniquement qu’humainement. C’est une vraie force de l’avoir dans notre projet, il va notamment beaucoup nous aider dans la fiabilisation du bateau. »    Quelle est ton expérience en IMOCA ? « J’ai beaucoup navigué aux côtés d’Armel Le Cléac’h sur Brit Air, avec notamment deux participations à la Transat Jacques Vabre en 2007 (7e) et 2009 (abandon). J’ai aussi fait des sorties avec Jérémie Beyou et j’ai pu prendre la mesure de ces bateaux physiquement contraignants. Je sais dans quoi je m’engage, je ne m’en fais pas une montagne même si les foils changent la donne. Il va falloir apprendre à naviguer à très haute vitesse, c’est probablement ce qui sera le plus difficile. »   Ton bateau sera mis à l’eau entre décembre 2019 et janvier 2020, soit moins d’un an avant le départ du Vendée Globe. La notion de timing est importante ? « Idéalement on aimerait toujours mettre à l’eau le plus tôt possible ! Mais nous aurons l’avantage d’avoir les retours des autres IMOCA neufs sur les problèmes rencontrés. Nous anticiperons au maximum pour subir le moins de soucis techniques possibles après la mise à l’eau. »   Sur quels supports comptes-tu naviguer cette année, en attendant le lancement de ta nouvelle machine ? « Je suis en train de préparer un programme sportif qui sera annoncé prochainement. Je ne peux pas en dire plus pour le moment, si ce n’est que la Transat Jacques Vabre fait partie des objectifs... »    [Lire la suite]]]> <![CDATA[2019 : une dynamique inédite pour la classe IMOCA]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2139 Tue, 08 Jan 2019 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2139 Jamais la classe IMOCA n’avait connu un tel engouement et l’année 2019 qui débute s’annonce très animée. Au moins six IMOCA de dernière génération seront mis à l’eau en 2019 et plus de 30 bateaux devraient être actifs avec notamment une Transat Jacques Vabre (départ le 27 octobre du Havre) qui réunira un plateau record. De nouveaux projets ont récemment été dévoilés, d’autres vont l’être bientôt. Un point sur la flotte s’impose, avec le regard d’expert de Jacques Caraës, directeur de course de la dernière Route du Rhum et du prochain Vendée Globe.   Les choses bougent du côté de la classe IMOCA ! La Route du Rhum 2018 a réuni un plateau inédit et il en sera de même pour la Transat Jacques Vabre avec pas moins de 25 à 30 duos attendus. « La dynamique actuelle de la classe est totalement inédite », souligne Jacques Caraës. A ce jour, une dizaine de coureurs ont validé leur sélection pour le Vendée Globe mais environ 35 projets seront actifs en 2019, alors que l’avis de course du Vendée Globe 2020 limite à 30 le nombre de participants. « C’est la première fois qu’il y a autant de sollicitations pour le Vendée Globe », explique Jacques Caraës. « La sélection se jouant au nombre de milles parcourus en course, il va y avoir une vraie compétition pour pouvoir être au départ. Les marins qui n’ont pas fini la Route du Rhum n’ont plus de joker. Tous comme ceux qui s’engagent avec des projets plus tardifs. »   Des projets solides, de nouveaux arrivants, des bateaux encore disponibles… Sur les 20 marins qui ont pris part à la Route du Rhum, 18 poursuivent leurs projets dans la perspective du Vendée Globe. Seules exceptions : Erik Nigon qui recherche des financements et a mis son bateau en vente et Vincent Riou qui a transmis la barre de son PRB à Kevin Escoffier (lire ci-dessous). D’autres projets sont en construction, dont certains menés par des marins internationaux. Les Britanniques Pip Hare et Richard Tolkien ont respectivement racheté les ex Superbigou et Pindar, le Belge Denis Van Weynbergh est quant à lui propriétaire de l’ancien Spirit of Hungary, tandis que l’Italien Giancarlo Pedote reprend la barre de l’IMOCA Ucar-StMichel de Yann Eliès. Le Malouin Maxime Sorel se lancera lui aussi sur le circuit en 2019, avec l’ancien Le Souffle du Nord/Team Ireland. Quant à Jean Le Cam et Sébastien Destremau, ils pourraient faire leur retour en IMOCA dès cette année… On notera aussi que huit à dix IMOCA restent disponibles sur le marché de l’occasion, dont certains très convoités, à l’instar des ex Safran et Hugo Boss très sollicités...   2019, l'année des bateaux neufs ! Pour le moment, un seul IMOCA de dernière génération a été lancé, le Charal de Jérémie Beyou. Mais cette année, au moins six autres bateaux neufs seront mis à l’eau pour Alex Thomson, Charlie Dalin, Sébastien Simon, Armel Tripon, Kojiro Shiraishi et Thomas Ruyant. Ces IMOCA ont été dessinés par quatre architectes différents : Juan Kouyoumdjian, Guillaume Verdier, Sam Manuard et le cabinet VPLP. A noter qu'un huitième bateau neuf pourrait voir le jour, construit dans les moules d’un IMOCA actuellement en construction… « C’est une dynamique très intéressante, probablement due au rapprochement avec The Ocean Race, le tour du monde en équipage (ex Volvo Ocean Race), qui permet un meilleur amortissement des bateaux », analyse Jacques Caraës. « Les skippers engagés sur des IMOCA neufs sont qualifiés d'office pour le Vendée Globe, sous réserve d'accomplir au moins un parcours de 2000 milles. La Transat Jacques Vabre sera un super test, notamment au niveau de la fiabilité de ces bateaux très puissants. »    Nouveaux projets pour Isabelle Joschke et Kevin Escoffier ! Deux très bonnes nouvelles ont été récemment annoncées. La première concerne Isabelle Joschke, qui bénéficie du soutien de MACSF qui fait son grand retour en IMOCA. Jacques Caraës : « C’est une bonne chose de revoir ce partenaire dynamique et enthousiaste qui souhaitait rebondir avec un nouveau projet. Isabelle Joschke qui a été retenue comme skipper est une valeur sûre de la classe. Le bateau, suivi par des très bons techniciens, sera optimisé dans les mois à venir. Il n’y avait pas de femmes lors du précédent Vendée Globe mais en 2020 on pourrait en voir quatre au départ (avec Sam Davies, Alexia Barrier, Pip Hare et Isabelle Joschke). »   Riou cède la barre à Escoffier Une autre annonce retentissante est survenue fin 2018 : Vincent Riou ne repartira pas pour un cinquième Vendée Globe et cède la barre de PRB à Kevin Escoffier. Vainqueur de la dernière Volvo Ocean Race avec Dongfeng, responsable du bureau d’études du team Banque Populaire, Escoffier possède un bagage technique et sportif très pointu. Spécialiste de l’équipage, il se lance dans l’aventure du solitaire, ce qui n’inquiète pas Jacques Caraës. « Il va vite s’adapter. Son expérience de la course au large est hors norme. Epaulé par Vincent Riou, il est à la bonne école ! Il dispose d’un bateau très optimisé, avec un sacré potentiel de vitesse grâce à ses nouveaux foils. Le projet est ambitieux, Kevin sera un vrai client ! »[Lire la suite]]]> <![CDATA[La classe IMOCA continue son ascension]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2136 Wed, 12 Dec 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2136 Mardi 11 décembre s’est tenue à Paris l’Assemblée Générale de la classe IMOCA. Le rendez-vous a permis de dresser le bilan d’une saison 2018 très positive avec en point d’orgue une superbe édition de la Route du Rhum, destination Guadeloupe. En bonne santé, l’IMOCA inscrit désormais dans son calendrier les deux courses autour du monde les plus emblématiques : le Vendée Globe 2020 et The Ocean Race 2021-2022 (l'ex Volvo Ocean Race), présentée hier à Paris par ses organisateurs. L’année 2019 s’annonce dense et excitante avec six courses au programme dont la Transat Jacques Vabre qui devrait réunir 25 à 30 IMOCA, dont au moins six monocoques à foils de dernière génération. Une classe dynamique, attractive et soudée La classe IMOCA a réuni de jolies flottes sur tous les événements de la saison 2018, avec 10 à 20 bateaux en lice et un record de participation à la Route du Rhum avec 20 IMOCA au départ, soit plus du double de l’édition précédente (9 inscrits en 2014). « La classe a une bonne image auprès du public et des médias. Des relations très positives et constructives se tissent avec nos partenaires (organisateurs, instances fédérales, assureurs) », se réjouit Antoine Mermod, Président de la classe pour qui la cohésion de la classe est au cœur des préoccupations. « L’IMOCA réunit des marins avec des profils et des objectifs très divers. Et pourtant nous parvenons à avoir un fonctionnement apaisé. Nous avons des discussions tout au long de l’année et les décisions se prennent au moment de l’Assemblée Générale. Nous faisons en sorte que chacun puisse s’impliquer et se sentir écouté. Evoluer dans une classe forte, professionnelle et unie est un atout pour tout le monde. » La jauge 2019 clarifiée Durant l’Assemblée Générale organisée le 11 décembre à Paris, la jauge 2019 a été présentée. Antoine Mermod : « Un travail de fond a été réalisé avec le comité technique de l’IMOCA. La jauge est un cadre dans lequel tous les bateaux doivent rentrer. Les bords du cadre n’étaient pas forcément très clairs et il a fallu les expliciter de manière plus précise. Cela est d’autant plus important qu’en 2019 il y aura au moins six bateaux neufs, dessinés par quatre architectes différents. Les jaugeurs disposent désormais d’un outil solide pour assurer l’équité sportive. Nous avons prévu une extension de ces règles pour la navigation en équipage, en vue du tour du monde qui se tiendra en 2021-2022. » « The Ocean Race », le nouveau tour du monde en équipage en IMOCA C’est une certitude : les deux tours du monde les plus emblématiques sont au programme de la classe IMOCA. Il y aura bien entendu le Vendée Globe, en solitaire, dont le départ sera donné le 8 novembre 2020. Il faut désormais ajouter « The Ocean Race », la course autour du monde en équipage et avec escales, également disputée en IMOCA. Les grandes lignes de cette épreuve ont été présentées le 11 décembre à Paris. The Ocean Race s’élancera d’Alicante en octobre 2021. La sélection des autres villes-étapes est en cours par les organisateurs. « Nous espérons aligner 10 à 15 IMOCA », indique Antoine Mermod. « La flotte sera composée de concurrents historiques de la Volvo Ocean Race et de bateaux qui auront participé au Vendée Globe. Nous attendons un plateau très international. Les cultures françaises et anglo-saxonnes de la course au large, qui ont longtemps évolué en parallèle, sont en train de converger. Nous avançons en bonne intelligence, nous apprenons beaucoup les uns des autres avec la volonté commune de construire un projet solide dans le futur. » Le laps de temps était relativement court entre l’arrivée du Vendée Globe et le départ de The Ocean Race, les IMOCA version équipage seront très similaires à ceux de la version solitaire. La jauge prévoit une conversion « facile » avec des ajustements se faisant à la marge. Six courses en 2019, dont trois comptant pour les IMOCA Globe Series  En 2019, le calendrier sera dense pour les skippers IMOCA. Trois rendez-vous devraient être inscrits au calendrier des Globe Series, le nouveau Championnat du Monde de la classe : les Valencia Globe Series en juillet (la validation finale de cet événement en solitaire et en double devrait intervenir le 18 décembre),  la Rolex Fastnet Race en août et la Transat Jacques Vabre fin octobre. Cette dernière course, disputée en double, devrait réunir un plateau exceptionnel avec 25 à 30 IMOCA, soit la quasi totalité des participants au Vendée Globe 2020. On pourrait y voir au moins six bateaux de dernière génération menés par Jérémie Beyou (Charal), Sébastien Simon (Arkea-Paprec), Alex Thomson (Hugo Boss), Charlie Dalin (Apivia), Kojiro Shiraishi (DMG Mori) et Armel Tripon. Le calendrier 2019 sera complété par des incontournables de la classe IMOCA : le Grand Prix Guyader, l’AR men Race Uship et le Défi Azimut. Le développement durable au cœur des préoccupations L’IMOCA soutient jusqu’au Vendée Globe 2020 « Ocean As Common », l’appel pour l’Océan, bien commun de l’Humanité (www.OceanAsCommon.org), lancé à l’initiative de Catherine Chabaud et qui fait écho aux préoccupations des navigateurs. Des actions seront menées pour poursuivre et développer ce partenariat en faveur du développement durable, et plus particulièrement de la protection des océans. ----------- Le calendrier IMOCA en 2019 : - Du 3 au 6 mai : Grand Prix Guyader - Du 30 mai au 2 juin : Ar Men Race Uship - Juillet : Valencia Globe Series - 3 août : Départ de la Rolex Fastnet Race - 18-22 septembre : Défi Azimut - 27 octobre : Départ de la Transat Jacques Vabre[Lire la suite]]]> <![CDATA[La classe IMOCA dresse un bilan (très positif) de la Route du Rhum ]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2134 Wed, 05 Dec 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2134  Les 20 marins en lice dans la 11e édition de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe ont offert un formidable spectacle, au terme duquel Paul Meilhat (SMA) est sorti vainqueur devant Yann Eliès (Ucar-StMichel)  et Alex Thomson (Hugo Boss). Sur les 20 marins au départ de Saint-Malo, 15 sont parvenus à rallier Pointe-à-Pitre. Le bilan sportif et technique est dressé par Antoine Mermod, Président de la classe et Guillaume Evrard, Délégué Général mais aussi adjoint du directeur de course de la Route du Rhum. Un bilan qui augure une saison 2019 exceptionnelle avec une nouvelle course au programme et 25 à 30 IMOCA attendus au départ de la Transat Jacques Vabre en novembre prochain. Au-delà de sa très forte dimension sportive, la Route du Rhum est aussi une grande fête populaire. « L’engouement du public a été incroyable, aussi bien à Saint-Malo qu’à Pointe-à-Pitre », se réjouit Antoine Mermod. « L’accueil a été exceptionnel, les villes se sont mises au diapason de l’événement. Cette édition de la Route du Rhum a confirmé qu’il s’agit d’un rendez-vous incontournable de la course au large. On ne peut que se réjouir de prendre part à un tel événement. » Une fois en course, les skippers IMOCA ont aussi partagé leurs aventures avec beaucoup d’enthousiasme, diffusant pas moins de 115 vidéos durant la course ! Un taux d’abandon de 25 %, aucune opération de sauvetage Sur les 20 skippers au départ de Saint-Malo, cinq ont malheureusement dû abandonner (Jérémie Beyou, Sam Davies, Isabelle Joschke, Louis Burton et Yannick Bestaven), onze ont bouclé le parcours sans s’arrêter et quatre autres en devant faire escale. Quinze marins ont ainsi rallié Pointe-à-Pitre. « Le pourcentage d’abandons dans cette édition de la Route du Rhum s’élève à 30 % toutes classes confondues et à 25 % en IMOCA », analyse Guillaume Evrard. « L’an dernier, pour la Transat Jacques Vabre, le taux d’arrivée était de 100 % pour les IMOCA, avec 13 bateaux sur 13 à l’arrivée au Brésil. Nous aurions aimé réitérer la performance pour la Route du Rhum mais il faut se réjouir car, malgré des conditions météo très difficiles, tous les marins sont rentrés par leurs propres moyens et nous n’avons lancé aucune opération de sauvetage. Cela prouve le bon niveau de préparation des machines et le professionnalisme des coureurs qui ont tous agi en bons marins et ne se sont jamais mis en danger. » Parmi les 15 marins qui ont bouclé la Route du Rhum 2018, 14 ont fait donc un pas de plus vers le Vendée Globe.En effet, mis à part Alex Thomson qui a déjà son ticket d’entrée, ces derniers ont pu valider leur qualification pour le prochain tour du monde en solo.  « Une intensité sportive jamais vue ! »  Tous les skippers l’ont souligné en arrivant à Pointe-à-Pitre : le Rhum 2018 a été d’une intensité folle. « Les coureurs, tout particulièrement les leaders, n’ont eu aucun répit », confirme Antoine Mermod.« Le départ a été engagé, puis il a fallu enchaîner les fronts, avec des conditions de vent et de mer souvent difficiles. Puis les alizés ont été compliqués avec beaucoup de grains et un vent qui oscillait souvent de 18 à 22 nœuds. Avec cette force de vent, on est entre deux configurations de voiles, il n’est pas simple de trouver la solution la plus optimale et on est tout le temps sur la brèche. ». Un niveau d’implication inédit constate également Guillaume Evrard : « Cette course a offert une intensité sportive jamais vue ! Les marins se sont infligés un niveau de compétition hallucinant, ils ont tout donné. Les huit premiers ont livré un combat tout du long. » Alex Thomson dominateur, Paul Meilhat vainqueur ! La course a été marquée par la nette domination d’Alex Thomson, puis l’incroyable coup de théâtre lorsqu’il s’est échoué à l’arrivée. Si la victoire lui était promise, Alex, épuisé, a fait une seule erreur, en s’endormant au pire moment, aux abords de la Guadeloupe, écopant d’une pénalité de 24 heures rédhibitoire pour la gagne. Antoine Mermod : « Alex a prouvé qu’il était supérieur sur 99 % de la course. Il allait beaucoup plus vite, il a trouvé un rythme supérieur et des meilleurs réglages que ses concurrents. Sa performance, à la fois sportive et technologique, a été absolument exceptionnelle. Il a un énorme coup d’avance sur les autres, il est l’homme à battre ! ». Il a échappé au pire, en préservant son intégrité et celle de son bateau, positive Guillaume Evrard. « Etant donné qu’il a utilisé son moteur de manière volontaire pour se dégager de cette situation, le jury a dû se prononcer. Dans le tableau des pénalités, il est précisé qu’un tel cas peut entraîner une sanction allant de 24 heures à la disqualification. Finalement le jury lui a infligé la pénalité minimale. »   Arrivé 12 heures après Alex Thomson, Paul Meilhat remporte donc la Route du Rhum 2018, réalisant une prouesse à bord d’un IMOCA dépourvu de foils. « Paul fait un très beau vainqueur », souligne Antoine Mermod. « Si la performance de la machine est importante, le marin fait toujours la différence dans la course au large en solitaire. Après sa 2e place dans la Transat Jacques Vabre l’an dernier (avec Gwénolé Gahinet) et sa victoire dans les Monaco Globe Series au printemps (toujours avec Gwénolé), Paul poursuit sa montée en puissance. Il fait définitivement partie des meilleurs coureurs IMOCA. » Un top 5 de haut vol Après sa victoire l’an dernier dans la Transat Jacques Vabre (avec Jean-Pierre Dick), Yann Eliès est passé tout près de la victoire, décrochant la 2e place un peu plus de deux heures derrière Paul Meilhat. « Il a bien fait le job et il confirme qu’on peut compter sur lui », note Antoine Mermod. « Paul et lui sont en recherche de budgets. Avis aux sponsors : deux des meilleurs skippers IMOCA sont libres, il y a de très belles histoires à raconter à leurs côtés ! » Malgré sa pénalité de 24 heures, Alex Thomson a conservé sa place sur le podium, devant Vincent Riou qui a vécu une course éreintante, handicapé par la perte de ses aériens relativement tôt dans la course. « Il n’a pas pu défendre pleinement ses chances, mais il a fait du très bon boulot. Sa maîtrise de l’ensemble du sujet est excellente », commente Antoine Mermod. A noter aussi que le Top 5 a été complété par l’Allemand Boris Herrmann qui a ainsi réalisé une belle performance comme l’explique Guillaume Evrard : « Boris disputait sa première transatlantique en solitaire en IMOCA. Il a tenté une option différente, engagée, et au final il n’a terminé que 3 heures derrière Vincent Riou. Il a bataillé avec des très grands marins, il se met en bonne position pour le Vendée Globe 2020. » Rythme effréné pour les premiers poursuivants La Route du Rhum a aussi été marquée par le match entre les trois skippers menant des plans Finot-Conq mis à l’eau en 2007 et 2008 : Damien Seguin, Alan Roura et Stéphane Le Diraison. Eux non plus n’ont rien lâché. Antoine Mermod : « La lutte était intéressant car les bateaux ont évolué différemment et sont menés par de très bons outsiders qui montent en puissance et trouvent leur place dans la classe. Mention spéciale pour Damien Seguin, qui a su devancer ses deux concurrents directs malgré son handicap (Damien est né sans main gauche). C’est enthousiasmant, il doit être très fier de lui. Derrière ces 3 marins, Arnaud Boissières n’a pas pu se mêler à la bataille, mais il est toujours à l’arrivée, il navigue ‘propre’. Il a encore une bonne marge de progression avec son IMOCA doté de foils. Ce sera un client l’an prochain pour la Transat Jacques Vabre. »  Les performances très respectables des amateurs Deux autres nouveaux venus dans la classe IMOCA ont livré des prestations qui forcent le respect. Erik Nigon et le Finlandais Ari Huusela ont réalisé des courses prudentes mais rondement menées, prenant au passage beaucoup de plaisir dans l’aventure. « Erik et Ari sont des amateurs, ils travaillent tous les deux en parallèle de leurs projets IMOCA », rappelle Guillaume Evrard. « Ils ont terminé respectivement 10e et 11e, sur 20 bateaux au départ, et sans avoir fait escale. C’est très respectable ! » « Des milles précieux » Quatre marins (trois hommes, une femme) ont tenu à boucler le parcours après avoir dû faire une escale technique : Fabrice Amedeo, Romain Attanasio, Manuel Cousin et Alexia Barrier. Pour terminer ce qu’ils avaient entrepris, ils sont repartis dans une course différente, sans réels enjeux sportifs, mais tout de même très instructive. « Ce sont des milles gagnés pour la suite, des milles précieux pour la qualification au Vendée Globe et pour engranger de l’expérience », précise Antoine Mermod. « A deux ans du Vendée Globe, il n’y a pas meilleure préparation que de terminer une transat en solitaire. Cela permet de progresser, de fiabiliser la machine, de mieux se connaître. » Une saison 2019 prometteuse Le prochain rendez-vous pour les IMOCA se tiendra en juillet 2019 avec les « Valencia Globe Series », un nouveau rendez-vous en double (1000 milles) et en solitaire (3000 milles). En novembre sera donné le départ de la Transat Jacques Vabre, point d’orgue de la saison, où on peut raisonnablement espérer un plateau de 25 à 30 IMOCA, dont sept de dernière génération ![Lire la suite]]]> <![CDATA[Paul Meilhat refait le match des IMOCA !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2113 Fri, 23 Nov 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2113 Au terme d’une Route du Rhum haletante et pleine de rebondissements, Paul Meilhat a remporté sa première grande victoire en solitaire. A tête reposée, il analyse sa course et celle de ses concurrents, puis évoque ses perspectives futures en IMOCA…  « Paul a ressenti une forme d’osmose avec son bateau », disait Gwénolé Gahinet dans sa chronique IMOCA ! Tu confirmes ? « Oui ! J’ai énormément navigué sur SMA, l’équivalent de plus de deux tours du monde. C’est un bateau que j’arrive à bien écouter et tant mieux car il est assez fin au niveau des réglages : il suffit par exemple de jouer sur des petits détails de vrillage de voile pour qu’il accélère de suite. J’ai été immobilisé pendant trois mois avant la Route du Rhum, à cause d’une blessure et pourtant quand je suis remonté à bord j’ai tout de suite retrouvé mes sensations. Tout ce que j’ai appris en double, j’ai réussi à le transposer en solitaire et développé des vrais automatismes. Je me suis parfois surpris moi-même, à la fin de la Route du Rhum j’étais tellement en phase avec le bateau que je faisais les empannages de nuit sans frontale, en ayant l’impression que les bouts venaient automatiquement dans ma main. J’ai totale confiance en cet IMOCA et en ma capacité à le manœuvrer dans des conditions rudes. Quand il y avait 45 nœuds de vent sur le Rhum, j’arrivais à dormir sans problème. Le risque d’avarie ne m’a jamais effleuré l’esprit. Et au final je n’ai pas eu de casse majeure, juste des petites bidouilles comme à chaque course. » Refaisons le fil de ta course. Les premières heures sont déjà primordiales… « Effectivement. Dès la première nuit, il faut négocier une traversée de dépression extrêmement compliquée. On l’avait peut-être un peu sous estimée avant le départ. Nous négocions bien cette phase avec Vincent Riou. Nous restons tribord amure et avec un peu de réussite, nous touchons le nouveau vent les premiers, ce qui nous permet de créer des gros écarts, notamment sur Yann Eliès. Dans le même temps, Alex Thomson suit son option dans l’Ouest, qui est très intéressante mais pas du tout adaptée aux polaires de mon bateau. » S’engage alors une course de vitesse face à Vincent Riou, jusqu’à la latitude de Madère. Es-tu surpris de ne pas te faire « déposer » par son foiler ? « Oui. Nous sommes à des allures qui lui sont favorables. Et pourtant nous restons quasiment aussi rapides l’un que l’autre, on se double mutuellement. Au début je me dis qu’il y va mollo avec ses foils car il y a beaucoup de mer. Après le passage de la deuxième dépression, Vincent continue à ne pas aller très vite. Je me doute qu’il a un souci technique, sans savoir qu’il s’agit de ses aériens. Juste avant Madère, il faut gérer le passage d’une dorsale avant de toucher les alizés. Je suis l’un des premiers à buter dedans. Yann revient fort, Alex croise devant nous. » « On a joué avec le feu » C’est le début du match à quatre dans les alizés… « Oui c’est la deuxième partie de la course qui commence. Je suis dans le bon paquet mais je me doute que ce sera compliqué pour moi de tenir le rythme si l’alizé est fort. Au final on se retrouve dans 20 nœuds et une houle du Nord énorme qui rend compliquée la navigation sous spi. Extrêmement performant à ces allures, Alex est intouchable. En gros, il va 15 % plus vite que moi au portant VMG. Je sais en revanche que le différentiel de vitesse avec Yann n’est pas énorme. Et Vincent n’est pas à 100 % à cause de ses problèmes techniques. Yann se décale fortement dans le Sud. Pour moi le plus intéressant est de jouer l’intérieur, la courbure de l’anticyclone. Je fais un choix de navigation plus bas comme mon bateau le demande, en jouant les bascules de vent. Tous les jours Vincent et Yann reviennent un peu, mais parfois ils perdent du terrain aussi. Ce qui me fait peur, c’est de me retrouver hors cadre et d’avoir des bords lofés à faire. Si on navigue à 140 degrés du vent, je sais que les foilers sont plus performants. Au final, nous restons VMG jusqu’au bout ce qui me sauve bien la mise. » Alex étant loin devant, c’est la 2e place que tu vises ? « Oui ! Déjà, quand je vois qu’on se bat à quatre dans les alizés, mon objectif est le podium. Sur la fin de course, Alex file vers la victoire et je vois que Vincent lâche. Il révèle ses problèmes d’aérien. Il semble extrêmement fatigué, il a besoin de dormir donc il va moins vite. Ca devient très compliqué pour lui. Là je commence à croire à la 2e place même si Yann met la pression. Je sais que le tour de l’île peut être décisif. Je me mets donc dans l’optique de ne rien lâcher, je me dis que gagner quelques centaines de mètres pourra aider dans le final… » Comment apprends-tu la mésaventure d’Alex Thomson et comment réagis-tu ? « Je me rends compte très vite qu’il y a un problème car je regardais les positions de mes concurrents toutes les heures sur la cartographie. Je vois sur sa trace qu’il a percuté la Guadeloupe, puis qu’il est reparti. D’ailleurs, je fais une petite parenthèse pour dire que je trouve dommage que les classements aient été actualisés toutes les heure dans cette Route du Rhum. Mine de rien, ça enlève une grande part de stratégie car on entre dans une logique de contrôle. Je pense que revenir à un classement toutes les 4 heures serait une bonne chose. Quand Alex se prend la falaise, la donne change complètement. Je n’ai pas regardé le tableau des pénalités mais je me doute bien que le jury ne peut pas laisser Alex gagner la course alors qu’il a utilisé son moteur. Dans ma tête, c’est très clair : avec Yann, on ne joue plus la 2e place mais la victoire ! Cela ajoute une bonne dose de stress. La mésaventure d’Alex nous calme un peu. On réalise qu’on a un sans doute un peu trop attaqué, qu’on a joué avec le feu. » Avoir Yann Eliès à ses trousses n’est pas une situation confortable dans le tour de la Guadeloupe… « Clairement ! S’il y a un mec qui est capable de te mettre la pression jusqu’au bout c’est bien Yann Eliès. Je sais qu’il ne lâchera pas, il ne part jamais pour faire 2e sur une course. Cette fin de parcours est très physique, stressante, avec beaucoup de manœuvres et de choix stratégiques à effectuer. Heureusement nous arrivons à une bonne heure et le vent est plutôt établi. Je suis ralenti sous le vent de l’île, mais Yann aussi. Je m’applique, je fais les choses tranquillement, j’essaye de ne pas faire d’erreur. » Comment gères-tu le fait de remporter la course sur « tapis vert » ? « Sur le dernier bord, je sais que j’ai course gagnée. Je descends en tension. Je prends alors mon téléphone, je regarde un peu ce qui se dit sur les réseaux pour savoir comment va se gérer cette arrivée. Je vois qu’Alex a fait des déclarations extraordinaires, qu’il a été top, il a calmé la polémique tout de suite. Je suis rassuré quant à mon arrivée. De tout façon je ne compte pas fanfaronner car ce n’est pas mon style. » As-tu pu échanger avec Alex depuis ton arrivée ? « Il n’a pas voulu venir à mon arrivée, ce qui était la bonne décision. Le 3e de la course qui vient accueillir le vainqueur : l’image n’aurait pas eu de sens. Mais nous avons depuis beaucoup discuté, oui. Il m’a dit à plusieurs reprises que c’était la plus grosse connerie de sa vie et qu’il ne méritait pas de gagner la course en faisant une telle erreur. » « C’est très beau de voir des gens se donner autant… » Vous êtes tous arrivés en Guadeloupe dans un état de fatigue extrême, Vincent Riou a même lâché quelques larmes… « Nous sommes allés hyper loin. Le début de course a été compliqué puis il est assez rare de se retrouver à quatre bateaux si proches dans les alizés. En fait il n’y a eu aucun moment de répit. Nous étions tous bien préparés. Nous sommes capable d’aller très loin dans la fatigue car nous avons construit des automatismes. Vu la qualité de mes adversaires, je savais qu’il fallait tout donner pour espérer gagner. On était en mode Figaro. C’est très beau de voir des gens se donner autant. Boris a aussi fait une très belle Route du Rhum pour son baptême du feu en solitaire. Il a marqué des points mentalement en vue du Vendée Globe. » As-tu suivi les concurrents plus en arrière ? « Oui j’ai regardé le trio infernal composé de Damien Seguin, Alan Roura et Stéphane Le Diraison. Ce sont trois mecs très sympas que j’apprécie énormément, j’étais heureux d’être à leurs arrivées. Ils ont des projets assez similaires en termes de bateaux et de budgets. Ils se sont battus avec leurs armes, en déployant la même énergie que nous. J’observe aussi que des concurrents ont souffert et ont dû faire escale pour réparer. Tous ceux qui le pouvaient sont repartis, même si sportivement il n’y a plus rien à jouer. C’est une belle leçon, cela met en avant les valeurs des marins. Je suis triste de l’abandon de Sam Davies, elle aurait dû jouer aux avant-postes avec nous. » Ton partenariat avec SMA s’arrête et tu pars donc en quête de nouveaux partenaires pour relancer un projet IMOCA. Que proposes-tu aux éventuels sponsors ? « Je propose deux choses, à commencer par la construction d’un IMOCA neuf. Selon moi, on a encore le temps à deux ans du Vendée Globe. J’ai beaucoup navigué, j’ai l’expérience de l’IMOCA et surtout j’ai une équipe technique en place qui est très compétente. On peut encore faire un truc super. L’autre plan est de garder le bateau actuel et de le modifier, notamment en ajoutant des foils. On sait ce qu’il y à faire en ce sens, et on sait aussi que ça marche ! Mais chaque chose en son temps, il faut déjà trouver les financements. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[La Route du Rhum des Imoca]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2112 Sat, 17 Nov 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2112 En franchissant la ligne d’arrivée à Pointe-à-Pitre la nuit dernière à 1h23 (heure de métropole), Paul Meilhat a remporté la Route du Rhum en IMOCA, compte tenu de la pénalité de 24 heures infligée à Alex Thomson pour avoir démarré son moteur suite à son échouement. La victoire de Paul n’en est pas moins magnifique, à bord d’un bateau (SMA) mis à l’eau il y a huit ans et toujours équipé de dérives droites. Arrivé 2 heures et 15 minutes après le vainqueur, Yann Eliès s’est emparé de la 2e place. A l’heure où nous écrivions ces lignes, Vincent Riou et Boris Herrmann étaient en train de contourner la Guadeloupe. Pour cette dernière chronique IMOCA, la parole est laissée à Gwénolé Gahinet, grand ami de Paul Meilhat avec qui il a beaucoup navigué sur SMA mais aussi en Figaro. « Je suis très content pour Paul, il a fait une course magnifique. Il a bien exploité son bateau. Ce n’était pas simple car dès la sortie de la Manche la course est partie sur des allures de reaching favorables aux foilers. Mais Paul a réussi à tirer son épingle du jeu dans la première petite dépression. Puis il a tenu le coup sur la durée face à Yann Eliès et Vincent Riou qui naviguent sur des IMOCA à foils. Tout cela avec un bateau mis à l’eau il y a huit ans. « Dans la Route du Rhum, le sens marin est primordial » Le fait de partir en novembre rend la Route du Rhum hyper difficile et c’est aussi ce qui fait la beauté de cette course. On rencontre des conditions délicates et pourtant il faut prendre des risques car l’épreuve est courte. Ces risques doivent être mesurés et il faut savoir mettre le curseur au bon endroit. Dans la Route du Rhum, le sens marin est primordial. Paul n’en manque pas. Il a ressenti une forme d’osmose avec son bateau. Il le disait déjà avant le départ : il adore SMA. Pourtant ce n’est vraiment pas facile de se sentir bien à bord d’un IMOCA ! C’est d’autant plus grisant quand on y parvient. Il faut passer beaucoup de temps en mer sur son bateau et participer à des courses longues pour ressentir cela. D’après ce que j’ai pu comprendre, Paul est plus que jamais accro ! Paul Meilhat, tout comme Yann Eliès d’ailleurs, cherche des sponsors pour le Vendée Globe 2020. Dans ce contexte, il savait que la meilleure chose à faire était de gagner, cela a forcément eu un effet motivant. Paul et Yann n’ont pas de regrets, ils peuvent tourner la page sereinement. « Alex Thomson, une réaction super classe » Coup de chapeau aux concurrents de Paul qui ont été très combatifs. Ils sont allés au bout d’eux-mêmes en suivant un rythme similaire à celui de la Solitaire du Figaro. Je suis admiratif. Alex Thomson a fait une course incroyable en prenant plus de risques. C’est d’ailleurs ce qui a causé son accident. Il a mis le curseur très haut et s’est retrouvé cramé à l’arrivée. Alex a eu une très bonne réaction après l’annonce de sa pénalité, super classe. En cherchant sur le site de la Route du Rhum, j’ai trouvé un barème des pénalités. Sur ce document, il apparaît clairement qu’en pareille circonstance la pénalité est bien de 24 heures. La sanction est donc juste par rapport aux règles définies. Mais elle est dure dans le sens où, sur la Route du Rhum, les escales sont autorisées. Or, en cas d’escale, on a le droit d’utiliser son moteur sans subir de pénalité… Il y a un travail à mener pour améliorer la lisibilité des règles concernant les escales et les déplombages des moteurs, pour que notre sport soit mieux compris du grand public. « Quand on a confiance en soi et en son bateau, on peut déjouer les probabilités » La victoire de Paul Meilhat était possible mais pas vraiment probable. J’ai beaucoup suivi sa course mais aussi celle de Francis Joyon sur IDEC Sport en Ultime. C’est marrant car ce sont des projets qui présentent des similitudes. Dans les deux cas les pronostics n’étaient pas en leur faveur, et pourtant ils ont gagné. Quand on y croit, quand on a confiance en soi et en son bateau, on peut déjouer les probabilités. Sur une édition comme celle-ci, les marins font la différence. Sans oublier que les machines plus récentes ne sont pas complètement fiabilisées, ou alors les couples bateaux/skippers pas suffisamment entraînés. « Un beau message de persévérance » Je connais aussi très bien Boris Herrmann puisque nous avons bouclé un tour du monde ensemble sur IDEC Sport. C’était une première en solitaire pour lui en IMOCA et il a fait une belle course, en prenant une option intermédiaire entre celle d’Alex et celle du groupe de Paul, Yann et Vincent. On s’est longtemps demandé s’il pourrait recroiser correctement avec eux. Le contournement de l’anticyclone a été un peu difficile pour Boris mais finalement il s’est recalé pas trop loin derrière les quatre premiers. Derrière, il y a une belle bagarre entre des bateaux de la génération 2008 avec Damien Seguin, Alan Roura et Stéphane Le Diraison. Je vois aussi que deux skippers non professionnels, Erik Nigon et Ari Huusela, sont toujours en course. Finir la Route du Rhum est une performance en soi. Les IMOCA sont des bateaux très compliqués à mener à solitaire. Il suffit d’une petite erreur pour avoir de gros problèmes. Je note enfin que les marins qui ont fait des escales puis sont repartis donnent un beau message de persévérance. » Gwénolé Gahinet -------------------------- Extrait de palmarès de Gwénolé Gahinet - Détenteur du Trophée Jules Verne sur IDEC Sport - 2e de la Transat Jacques Vabre 2017 en IMOCA (sur SMA avec Paul Meilhat) - Vainqueur de la Rolex Fastnet Race 2017 en IMOCA (sur SMA avec Paul Meilhat) - Vainqueur de la Transat AG2R 2014 (avec Paul Meilhat) - 1er bizuth de la Solitaire du Figaro 2014 - 5e de la Solitaire du Figaro 2015 - Vainqueur de la Mini Transat en 2011[Lire la suite]]]> <![CDATA[La Route du Rhum des Imoca]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2111 Fri, 16 Nov 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2111 Coup de théâtre en IMOCA ! Confortable leader de la Route du Rhum, filant vers la victoire, le Britannique Alex Thomson s’est échoué la nuit dernière au pied d’une falaise au Nord de Grande-Terre (Guadeloupe), à seulement 75 milles de l’arrivée. Pour sortir de cette mauvaise passe et extraire Hugo Boss des rochers, le skipper britannique a été contraint d’utiliser son moteur. S’il a été le premier à couper la ligne d’arrivée à Pointe-à-Pitre ce vendredi à 13h10 (heure française), Thomson restait suspenduà la décision du jury international qui lui a finalement infligé 24 heures de pénalité. Ce jugement est sans appel. Du coup, le duel très serré entre Paul Meilhat et Yann Eliès se transforme probablement en match pour la victoire. C’est une grande figure de la classe IMOCA, Jean-Pierre Dick, qui commente cette actualité chargée. Texte rédigé avant la décision du jury international « Alex Thomson qui heurte une falaise à pleine vitesse, quel fait de course incroyable ! Il a vraisemblablement subi le syndrome du solitaire à bout de force, qui se relâche un peu et part dans un sommeil incompressible. Peut-être s’est-il endormi avec le pilote en mode vent réel. Le vent a pu changer un peu de direction et amener Hugo Boss vers la côte. Cette situation doit être difficile à vivre, on ne peut qu’être désolé pour Alex et ressentir de l’empathie. La « bonne nouvelle » c’est qu’il n’est pas blessé et qu’Hugo Boss est récupérable. Une telle collision peut faire très mal au bateau et au bonhomme. Le bout-dehors a certainement amorti le choc et été le fusible. La crash box (partie avant de l’étrave) a joué son rôle. Le bateau a pu terminer la course dans des conditions convenables. Alex a eu un peu de réussite dans son malheur. « Même Hitchcock n’aurait pas imaginé un tel dénouement ! " Alex Thomson est un peu le « chat noir » : quand il est en position de gagner, un fait majeur l’en empêche et il a du mal à remporter une grande course IMOCA. Techniquement, il peut encore être sacré : Alex a passé la ligne d’arrivée en première position et le jury doit statuer. C’est vraiment ce jury qui va déterminer le classement de la course. Il y a des grilles de pénalité mais c’est forcément un choix très compliqué dans un tel contexte. Le skipper a fait une bévue, mais après il s’est quelque part comporté en bon marin en essayant de se dégager de la côte. Je ne vais pas trop faire de théorie à ce sujet, la décision est à la discrétion des membres jury. Je n’aimerais pas être à leur place. Même Hitchcock n’aurait pas imaginé un tel scénario ! « Seule la victoire est jolie » C’est assez étrange car derrière Alex, Paul Meilhat et Yann Eliès, qui pensaient lutter pour la 2e place, sont peut-être en train de jouer la gagne. Cela change la donne car comme disait notre cher disparu Michel Malinovsky, « seule la victoire est jolie ». On peut dire tout ce qu’on veut mais la victoire est le Graal. Je regarde bien entendu avec grande attention la course de Yann qui navigue avec mon ancien IMOCA. Yann a pris des bonnes options dans les alizés. Il a été particulièrement habile, en touchant sûrement du vent un peu plus fort quand il était à proximité des Canaries. Après, il a bien tricoté. Mais évidemment le point clé est aussi la vitesse et le bateau a démontré sa vélocité tout au long de la descente vers la Guadeloupe. Yann a dépassé Vincent Riou qui est handicapé par ses problèmes d’aérien. Et il revient fort sur Paul Meilhat qui navigue avec des angles un peu plus bas mais aussi un peu moins de vitesse. Le compromis est plutôt du côté de Yann. Ce qui va être déterminant désormais, c’est le passage sous le vent de Basse-Terre mais aussi le canal des Saintes. « Guerre des nerfs entre Paul Meilhat et Yann Eliès ! » On pense souvent que la plupart des choses se passent sous le vent de l’île. Il est vrai que la bouée de Basse-Terre est compliquée à aller chercher. Mais après ce n’est pas terminé. Il peut aussi y avoir des rebondissements sur le dernier tronçon, on l’a vu entre François Gabart et Francis Joyon. Attention aux filets de pêche qui sont nombreux. A chaque fois que je suis passé dans la zone j’ai pris des choses dans le safran et la quille. Le match va être magnifique. Paul a un bateau d’une génération qui lui permet d’avoir un mât un peu plus élevé, il est donc potentiellement plus à l’aise dans le petit temps. Mais cela peut se jouer à la risée près donc Yann a toutes ses chances. Il y a une vraie incertitude quant à l’issue de ce duel. Ces deux garçons connaissent bien la régate au contact. Ils devront aller au bout d’eux-mêmes, garder de la lucidité pour prendre les bonnes décisions et ne rien regretter. Il faudra y croire jusqu’au bout du bout. C’est la guerre des nerfs ! » Jean-Pierre Dick ------------------------ Extrait de palmarès de Jean-Pierre Dick en IMOCA : - Double vainqueur de la Barcelona World Race (en 2008 et 2011) - Quadruple vainqueur de la Transat Jacques Vabre (en 2003, 2005, 2011 et 2017) - Quatre participations au Vendée Globe (4e en 2013 et 2017, 6e en 2005) - Deux participations à la Route du Rhum (3e en 2006, 4e en 2010) Rendez-vous demain pour la dernière chronique avec Gwénolé Gahinet[Lire la suite]]]> <![CDATA[La Route du Rhum des Imoca]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2110 Thu, 15 Nov 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2110 C’est peu après minuit (heure française) la nuit prochaine qu’Alex Thomson est attendu à la Tête à l’Anglais, un ilet situé au Nord de Basse-Terre. Il lui restera alors à négocier le délicat tour de la Guadeloupe. Le skipper d’Hugo Boss semble disposer d’une avance suffisamment confortable sur ses concurrents pour pouvoir aborder ce dernier écueil relativement sereinement. Il peut, toute prudence gardée, entrevoir sa plus belle victoire. La bagarre pour le podium s’annonce très accrochée entre Paul Meilhat et Yann Eliès qui devraient contourner l’île demain après-midi. Vincent Riou et Boris Herrmann restent en embuscade. A la veille du dénouement de la Route du Rhum pour les IMOCA de tête, la parole est donnée à Sébastien Simon, figure montante de la classe qui disposera dès l’an prochain d’un bateau neuf. « Alex Thomson fait une course incroyable. C’est lui le plus rapide, il n’y a pas photo. Il a eu dans les alizés une trajectoire impeccable, super tendue. Avec les grains et les rotations d’alizés, ses poursuivants ont en revanche été obligés d’empanner à de nombreuses reprises. C’est un scénario que j’ai déjà rencontré sur la Transat AG2R : à quelques milles près certains arrivent à faire des belles trajectoires alors que d’autres subissent dans les grains. Pour gagner une course, il faut différents ingrédients : une bonne préparation, de la vitesse, de la réussite… S’il manque un de ces ingrédients, ça ne passe pas. Alex fait bien marcher son bateau, on sent qu’il le connaît sur le bout des doigts. Hugo Boss a été fiabilisé. Alex est celui qui a le moins ralenti dans la grosse dépression à l’Ouest du Portugal. Il connaît les limites de sa machine. Il s’entraîne un peu dans son coin, il fait des opérations de RP un peu partout. Finalement, ça le fait beaucoup naviguer et il a une bonne démarche. S’il décroche la victoire, il la méritera complètement. « Alex Thomson a le temps de voir venir » Désormais, Alex Thomson a juste à maîtriser son avance jusqu’à l’arrivée. Sauf casse matérielle, c’est gagné pour lui. Il va aborder le tour de la Guadeloupe la nuit prochaine. De nuit, les vents ne passent pas de l’autre côté de l’île, comme on l’a vu avec les Ultimes. Le seul moyen d’avancer est de récupérer le peu d’air qui veut bien descendre de la falaise. Il faut donc vraiment se coller à la côte. Alex devra sans doute prendre son mal en patience mais vu l’avance dont il dispose, il pourra faire une approche assez sereine. Il a le temps de voir venir. Les IMOCA sont très rapides mais ce ne sont pas non plus des bateaux qui accélèrent à 30 nœuds. Ce n’est pas comme en Ultimes où l’avance peut fondre en une heure ou deux. « Rien n’est joué pour le podium » Le scénario entre Paul Meilhat et Yann Eliès est beaucoup plus incertain. Rien n’est joué. Je les vois arriver demain en fin d’après-midi (heure de Guadeloupe). Je pense que dans le vent léger autour de l’île Paul sera plus à l’aise avec son IMOCA à dérives droites. Mais il suffit que Yann ait toujours un peu plus de vent, comme Joyon face à Gabart, pour que la situation change. Il faudra aussi prendre en compte l’état de fatigue des marins, et leur lucidité. Vincent Riou peut éventuellement revenir dans le match pour le podium même si ce sera difficile. Il n’a plus d’aérien depuis quasiment le début de la course donc il a un mode pilote dégradé. Sur les IMOCA, un pilote réellement performant apporte un vrai gain, le bateau est capable de suivre le vent avec précision, de prendre des surfs. Ce n’est plus le cas du pilote de Vincent car il lui manque les données de vent. Quand Vincent va dormir, le bateau fait des trajectoires droites alors que le vent continue de bouger. Hier, des grains énormes sont passés, Vincent s’est fait prendre, il s’est retrouvé plein vent arrière, le spi s’est enroulé autour de l’étai. Cela ne serait pas arrivé si son pilote fonctionnait correctement car il aurait lofé avec le vent. Dans l’histoire Vincent a perdu son spi, une voile utile quand on veut descendre au portant VMG dans 18-20 nœuds de vent. « J’aimerais être à leur place… » Je suis admiratif de la façon dont les premiers ont navigué. Ils ont tenu un rythme très soutenu, sans jamais vraiment pouvoir se reposer. Il a fallu gérer les dépressions, puis le contournement de la dorsale anticyclonique et ensuite des alizés pas si stables. Ils font un sprint. La Route du Rhum reste bien sûr une course au large mais avec un rythme assez similaire de celui d’étapes de la Solitaire du Figaro. Il faut constamment régler, manœuvrer, analyser la météo… J’ai hâte de voir leurs têtes à l’arrivée, à mon avis ils vont être bien crevés. Leurs performances me rappellent que j’ai beaucoup à apprendre. J’aimerais être à leur place plutôt que de l’autre côté de la barrière. C’est tout même très enrichissant car je communique avec l’équipe de PRB. J’aurais aimé que Charal aille au bout. Je connais bien Jérémie Beyou, un marin extraordinaire qui a gagné trois fois la Solitaire. Je suis déçu pour lui mais on sait que les IMOCA neufs demandent du temps de fiabilisation. Je fais confiance à Jérémie pour rebondir assez rapidement, c’est un acharné ! » Sébastien Simon   Extrait de palmarès de Sébastien Simon -          Vainqueur de la Solitaire du Figaro 2018 -          Champion de France de Course au Large en Solitaire 2018 -          5 participations à la Solitaire du Figaro -          2e de la Transat AG2R La Mondiale 2018 (avec Morgan Lagravière) -          3e du Championnat de France de Course au Large en Solitaire 2017 -          Vainqueur du Challenge Espoir Bretagne - Crédit Mutuel en 2013    Les prochains rendez-vous avec les skippers IMOCA : -          Vendredi 16 novembre : Jean-Pierre Dick -          Samedi 17 novembre : Gwénolé Gahinet[Lire la suite]]]> <![CDATA[La Route du Rhum des Imoca]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2108 Wed, 14 Nov 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2108 Le dénouement est proche pour les IMOCA de tête. Impérial, Alex Thomson maintient une belle avance sur ses poursuivants. Paul Meilhat, Vincent Riou et Yann Eliès se livrent une bagarre intense pour figurer sur le podium, tout en restant à l’affût de la moindre défaillance du leader britannique. Au dixième jour de la Route du Rhum, 16 IMOCA sur les 20 au départ restent en course, même si Jérémie Beyou fait route vers Lorient suite à une panne du système d'alimentation en énergie à bord de Charal. C’est aujourd’hui un vainqueur de Vendée Globe, Alain Gautier, qui nous éclaire de son regard d’expert. « La bagarre dans le quatuor de tête est passionnante à suivre. Il y a deux IMOCA de la génération du Vendée Globe 2016 avec des foils non réglables (Hugo Boss et Ucar-StMichel), un équipé de foils nouvelle génération réglables (PRB) et un à dérives droites (SMA). On se pose naturellement des questions sur l’état des différentes machines. Qui est à 100 % ? Qui ne l’est pas ? On voit qu’Hugo Boss, en règle générale, semble à son plein potentiel. En revanche, les interrogations demeurent sur PRB. On se demande aussi avec quelles voiles naviguent les uns et les autres. Alex Thomson va toujours très vite avec des angles à peine moins bons que ses concurrents. Ca interpelle. Avec quelle configuration de voiles arrive-t-il à faire ce bon VMG (compromis cap/vitesse) ? « C’est étonnant qu’Alex ait pu s’échapper de cette manière » L’option d’Alex Thomson au Nord du DST d’Ouessant en début de course lui a apporté un petit avantage, mais pas tant que ça au final. Cette année, la porte de passage pour les alizés était très Sud. Alex a tout de même réussi à revenir au contact de Paul Meilhat et Vincent Riou et à croiser juste devant eux à la latitude des Canaries. Il a alors rapidement pris ses distances et n’a cessé d’accroître son avance. C’est étonnant qu’Alex ait pu s’échapper de cette manière. Ses trajectoires ont été plus tendues que celles de ses adversaires qui ont fait davantage d’empannages. Mais c’est surtout dans l’utilisation de son bateau qu’il a fait la différence. On sait qu’Alex a des foils très typés portant, mais sa performance reste remarquable. « SMA sera sûrement le plus rapide des quatre dans le tour de la Guadeloupe » Comme on a pu le voir avec les Ultimes, et aussi tout récemment avec le chavirage du Multi 50 Arkema, il faut rester très vigilant car les grains sont violents. Quant au tour de la Guadeloupe, il peut réserver bien des surprises et il sera passionnant à suivre pour les IMOCA. Le petit temps n’est clairement pas le point fort d’Hugo Boss. Alex Thomson a donc tout intérêt à arriver au Nord de l’île avec un matelas de milles le plus confortable possible. S’il arrive à maintenir les écarts actuels (160 milles d’avance sur Paul Meilhat à la mi-journée), il pourra être serein. En IMOCA, les écarts se comblent moins vite qu’en Ultime, tout simplement car les bateaux vont moins vite et que les différentiels de vitesse sont moins importants. Le match pour le podium va être accroché. SMA sera sûrement le plus rapide des quatre dans le tour de la Guadeloupe car les dérives droites sont un atout dans les petits airs. « La victoire d’un skipper international servirait la classe IMOCA » Alex Thomson va peut-être réussir à rééditer la performance d’Ellen MacArthur, c’est-à-dire terminer 2e du Vendée Globe et remporter la Route du Rhum suivante.La victoire d’un skipper international servirait la classe IMOCA, même si ça doit piquer un peu du côté de Port-la-Forêt ! Je note aussi que cette année les Figaristes ne sont pas à la fête. François Gabart s’est fait battre par Francis Joyon en Ultime et pour l’instant ce n’est pas non plus un Figariste qui est le mieux placé pour l’emporter en IMOCA. C’est suffisamment rare pour être signalé. « Seguin, Roura, Le Diraison : un beau peloton, des gars solides » Boris Herrmann fait lui aussi une belle course, il n’est pas si loin des leaders. Il s’est accroché dans son option qui lui a permis de doubler puis de distancer le groupe des Finot-Conq, composé de Damien Seguin, Alan Roura et Stéphane Le Diraison. Ces gars solides forment un beau peloton. Ils savaient qu’ils ne pourraient pas jouer la gagne avec leurs IMOCA plus anciens. Mais ils peuvent se tirer la bourre avec des bateaux quasi similaires pour la 6e place. La vie est plutôt belle pour eux ! Je vois mal Arnaud Boissières revenir à leur niveau donc ils devraient se battre tous les trois jusqu’au bout. Bravo à Erik Nigon et au Finlandais Ari Huusela qui tracent leur route. Finir une Route du Rhum n’est pas anodin, c’est une course difficile. C’est d’ailleurs ce que doivent se dire les marins qui ont fait une escale technique et qui sont repartis en mer. Quand on s’engage dans une course comme la Route du Rhum, il faut tout faire pour la finir, même si on est très loin au classement. Acquérir des milles en solitaire est toujours instructif. Je suis très triste pour les deux femmes qui ont dû abandonner, Isabelle Joschke et Sam Davies, car elles ont fait une belle saison toutes les deux et elles n’ont pas pu s’exprimer sur la course la plus importante de l’année. Elles loupent une belle expérience. Mais il faut regarder vers le futur. Elles sont solides et talentueuses, je ne suis pas inquiet pour elles. »   Alain Gautier   ----------------- Extrait de palmarès d’Alain Gautier - Vainqueur du Vendée Globe 1992-1993 - Vainqueur de la Solitaire du Figaro en 1989 - Vainqueur de la Transat AG2R en 1996 (avec Jimmy Pahun) - 2e de la Route du Rhum 1998 - 2e de la Transat Jacques Vabre en 1993 et 2001 Les prochains rendez-vous avec les skippers IMOCA : - Jeudi 15 novembre : Sébastien Simon - Vendredi 16 novembre : Jean-Pierre Dick - Samedi 17 novembre : Gwénolé Gahinet[Lire la suite]]]> <![CDATA[La Route du Rhum des Imoca]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2107 Tue, 13 Nov 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2107 Alex Thomson continue à creuser l’écart dans les alizés. Désormais à moins de 1000 milles de l’arrivée à Pointe-à-Pitre, le skipper britannique semble en très bonne posture, même si Paul Meilhat, Vincent Riou et Yann Eliès resteront jusqu’au bout des menaces sérieuses, tandis que Boris Herrmann se poste en embuscade. Le premier concurrent de la classe IMOCA est attendu en Guadeloupe dans la nuit de jeudi à vendredi (heure française). Plus de 700 milles derrière le leader, on suit avec attention la jolie bagarre entre les trois plans Finot-Conq de Stéphane Le Diraison, Alan Roura et Damien Seguin. Notre expert du jour, Nicolas Lunven, nous livre son analyse sur la passionnante Route du Rhum en IMOCA. « Je suis surpris de l’avance dont dispose désormais Alex Thomson. Hier midi, il avait 105 milles d’avance sur le deuxième. Aujourd’hui à la même heure, il en a plus de 180 ! En fait, Paul Meilhat, Yann Eliès et Vincent Riou ont dû faire des empannages, tirer des bords sous spi, alors qu’Alex a pu continuer tout droit. Il va vite, il accentue son avance et se place stratégiquement entre l’arrivée et ses concurrents. Il commence à avoir une position confortable. « Alex Thomson fait la course parfaite » Dès le début, Alex Thomson est parti sur une route offensive, sans compromis. Il a la réputation d’être à l’attaque et de ne pas ménager sa monture, ce qui se confirme sur cette Route du Rhum. A priori Alex dispose encore d’un IMOCA au plein de son potentiel ou presque. Ce n’est pas une surprise de le retrouver là. C’est un très bon marin, il a un super bateau, avec lequel il a terminé 2e du Vendée Globe. Pour le moment, Alex fait la course parfaite et on peut lui faire confiance pour attaquer jusqu’au bout. Jusqu’à présent, les concurrents de tête ont beaucoup subi les grains qui peuvent modifier le vent de manière considérable et sur de longues périodes. D’après les fichiers de vent et les images satellites, ils devraient entrer dans une zone un peu plus « sèche », avec moins d’activités nuageuses et sans doute un vent plus stable, même s’il y aura des toujours des éléments perturbateurs. A priori, Alex devrait avoir des conditions similaires à celles de ses poursuivants, ce qui est une bonne nouvelle pour lui. « Meilhat, Riou, Eliès : trois concepts de bateaux différents, des écarts faibles » Paul Meilhat navigue super bien,comme quoi les bateaux à dérives droites ne sont pas totalement à la retraite ! Je pense qu’il cravache beaucoup, on le ressent dans ses vidéos et ses vacations. Vincent Riou a eu un petit coup de mou depuis le milieu de la semaine dernière. Il a ensuite semblé bien repartir, mais il n’arrive pas à être plus rapide que Paul dans des conditions qui devraient pourtant le lui permettre. Yann Eliès est bien revenu dans le match. En se positionnant plus au Sud quand il a attaqué les alizés, il a dû toucher davantage de vent. C’est intéressant car ces marins naviguent sur trois concepts de bateaux différents, et pourtant les écarts sont faibles. Ils font une super bagarre. Chacun doit subir des aléas techniques qu’on ignore aujourd’hui mais qu’on apprendra à l’arrivée. On pourra alors refaire le film de la course et mieux comprendre ce qu’il s’est passé. « Un final en mode régate côtière ! » En fin de course, il y a cette histoire detour de la Guadeloupe qui peut redistribuer les cartes, comme on l’a vu avec les Ultimes. Si Alex Thomson arrive à maintenir son avance actuelle, il pourra faire le tour sereinement. Derrière, il est probable que Paul, Vincent et Yann continuent à se battre comme ça jusqu’au Nord de l’île. Le final pour le podium, le long de la Guadeloupe, se fera alors en mode régate côtière ! Attention à Boris Herrmann qui reste en embuscade. Les quatre dedevant ne doivent pas faire de bêtises. Boris fait une jolie performance pour sa première course en solo en IMOCA. C’est tout à son honneur de pouvoir rivaliser juste derrière le groupe de tête. « Un coup de cœur pour Damien Seguin » Je suis très agréablement surpris par Damien Seguin, c’est mon coup de cœur. Il ne faut pas oublier qu’il n’a qu’une seule main et il se bat de manière plus qu’honorable face à Stéphane Le Diraison et Alan Roura, des concurrents qui naviguent sur des IMOCA avec des potentiels proches. Ils se font une belle petite bagarre eux aussi. Quand on voit la difficulté de gérer un IMOCA en solitaire, je suis bluffé par Damien qui arrive à le faire très bien malgré son handicap. Je lui tire mon chapeau. Il a déjà prouvé en Class40 qu’il est un très bon coureur au large. En IMOCA, il faudra le surveiller de près à l’avenir. Je suis un peu surpris qu’avec son bateau désormais doté de foils Arnaud Boissières ne se batte pas avec les trois concurrents positionnés devant lui. Il a peut-être des petits soucis techniques. Je connais un peu Erik Nigon, nous avons fait du Figaro ensemble. Il fait une belle Route du Rhum. C’est très ambitieux de naviguer en IMOCA quand on n’est pas professionnel. Quatre concurrents sont repartis hier et naviguent dans le Golfe de Gascogne. Je ne sais pas s’ils se sont mis d’accord mais ce n’est pas bête de repartir à peu près en même temps. Cela permet de se tirer la bourre et d’avoir une motivation. Sachant qu’il y a de toute façon des enjeux de qualification au Vendée Globe, d’entraînement, de progression et de préparation de bateau. » Nicolas Lunven ------------------------ Extrait de palmarès de Nicolas Lunven : - Double vainqueur de la Solitaire du Figaro (en 2009 et 2017) - Champion de France de Course au Large en Solitaire 2017 - 3e de la Solitaire du Figaro en 2012 et 2016 - 2e de la Transat AG2R La Mondiale 2016 (avec Gildas Mahé) - 3e de la Rolex Fastnet Race 2015 sur l’IMOCA Safran (avec Morgan Lagravière) - Participation à la Transat Jacques Vabre 2015 sur l’IMOCA Safran (avec Morgan Lagravière) - Participation à la Volvo Ocean Race 2017-2018 Les prochains rendez-vous avec les skippers IMOCA : - Mercredi 14 novembre : Alain Gautier - Jeudi 15 novembre : Sébastien Simon - Vendredi 16 novembre : Jean-Pierre Dick - Samedi 17 novembre : Gwénolé Gahinet[Lire la suite]]]> <![CDATA[La Route du Rhum des Imoca]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2106 Mon, 12 Nov 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2106 Après la victoire de Francis Joyon dans la catégorie des Ultimes, la bataille navale que se livrent les IMOCA prend le devant de l’actualité. Car derrière Alex Thomson, toujours solide leader, Paul Meilhat, Vincent Riou et Yann Eliès démontrent à nouveau que dans la Route du Rhum, absolument rien n’est joué avant la ligne d’arrivée. Ce lundi, trois concurrents en escale (Jérémie Beyou, Manuel Cousin et Romain Attanasio) ont repris la mer et devaient être rejoints par Alexia Barrier. Sur les 20 concurrents au départ de Saint-Malo il y a huit jours, 16 sont donc à nouveau en course. C’est aujourd’hui un double vainqueur de la Route du Rhum en IMOCA, Roland Jourdain, qui nous livre sa chronique de l’édition 2018 dans cette catégorie, non sans oublier d’avoir une pensée pour Francis Joyon et François Gabart… « La nuit a été courte avec Francis et François qui nous ont fait un show incroyable ! J’aime ces deux marins, chacun dans leur style. Ils ont fait une course énorme. Entre le bonhomme et son bateau, Francis est un exemple de développement durable, ça me parle, moi qui travaille sur ces aspects en parallèle de la course au large. En tant que spectateurs, nous sommes également gâtés en IMOCA ! On a un joli catalogue de foilers (de différentes générations) et de non foilers. La bagarre est passionnante à suivre. On peut observer les évolutions quasiment en Live avec l’actualisation de la cartographie toutes les heures. Le problème, c’est qu’on peut y passer la journée ! « Les leaders doivent être au taquet ! » L’alizé, vu de chez nous sur les modèles, paraît toujours facile. C’est pourtant loin d’être le cas, car le vent n’est pas régulier en force et en direction. Il fait souvent très chaud, ce qui pompe de l’énergie. L’allure suivie actuellement par les bateaux de tête n’est pas évidente. Alex Thomson, Paul Meilhat, Vincent Riou, Yann Eliès et aussi Boris Herrmann naviguent au portant VMG (Velocity Made Good, la rechercher du meilleur compromis cap/vitesse). C’est une allure que l’on redoute, notamment parce qu’il faut passer des heures à la barre. Les pilotes ont beau être excellents, ils n’ont pas leur meilleur rendement dans ces conditions. Il faut aussi prévoir des empannages. Les gars doivent être au taquet ! Sous gennaker, le bateau est davantage calé que sous spi à la descente, où là ça peut être chaud. La règle c’est que plus tu as de surface devant, moins tu dors bien. Il reste encore un paquet de pièges à négocier avant l’arrivée : les grains, l’approche des îles avec les sargasses, les casiers, bref tous les impondérables de notre activité. Il faut rester à l’écoute ! « Le tour de la Guadeloupe, un supplice chinois ! " Pour le moment, Alex Thomson semble dans le contrôle de la situation. Certes, il ne peut pas marquer à la fois les concurrents au Sud et au Nord. Mais dans ces cas-là, on surveille d’abord les plus proches, en l’occurrence Paul, Vincent et Yann. Alex dispose d’une belle avance mais il peut avoir chaud aux fesses jusqu’à la ligne d’arrivée. Potentiellement, on l’a très bien vu avec les Ultimes, les cartes peuvent être redistribuées et il faut tourner la langue sept fois dans sa bouche avant de parler prospective et de faire des pronostics. Plus Alex collera de milles à ses poursuivants à la Tête à l’Anglais (un ilet situé au Nord de Basse-Terre), mieux ce sera pour lui, car le tour de la Guadeloupe sous le vent est un supplice chinois ! En 2006, pour ma première victoire en IMOCA, j’avais au moins 120 milles d’avance sur Jean Le Cam à la Tête à l’Anglais. Mais entre le dévent de l’île et une rupture de l’alizé, je me suis retrouvé dans la pétole. Le vent se reformait derrière ce qui permettait à Jean de revenir. Au final je suis arrivé à Pointe-à-Pitre 20 minutes avant lui. Quand j’ai passé la ligne, je voyais son feu de mât qui se pointait… Cette année, s’il se produit en IMOCA la même situation qu’avec les Ultimes la nuit dernière, on sera en surtension maximale ! Jusqu’au bout, il y aura du spectacle pour la victoire et pour le podium. « Où que tu regardes sur la carto, tu as des trucs à apprendre » Ce n’est pas une surprise de retrouver Alex, Paul, Vincent et Yann devant, ce sont un peu les premiers de la classe. Nous aurions été contents de voir un Charal se promener là-dedans pour faire des comparatifs de vitesse. Le petit paquet derrière est cohérent aussi. C’est sympa de voir batailler Alan Roura, Damien Seguin et Stéphane Le Diraison. Ce sera intéressant de faire un comparatif entre ces trois bateaux assez similaires, sachant qu’Alan a ajouté des foils, contrairement à Damien et Stéphane. Nous allons voir aussi si Arnaud Boissières avec un bateau reboosté va reprendre du poil de la bête et se rapprocher. Je ne connais pas Erik Nigon et Ari Huusela, ils sont donc des bonnes surprises pour moi. C’est vraiment chouette de les voir dans le match. Cette variété des publics fait partie des jolies choses de la classe IMOCA. Où que tu regardes sur la cartographie, tu as des matchs à suivre et des trucs à apprendre. Il est bien difficile, même à terre, de vivre la Route du Rhum avec détachement. De temps en temps, je me vois bien en mer avec eux. Ca donne toujours envie d’y être ! » Roland Jourdain -------------- Extrait de palmarès de Roland Jourdain en IMOCA : - Double vainqueur de la Route du Rhum (en 2006 et 2010) - 3 participations au Vendée Globe (3e en 2000-2001) - Vainqueur de la Transat Jacques Vabre 2001 (avec Gaël Le Cléac’h) - 2e de la Transat Jacques Vabre 2005 (avec Ellen MacArthur) - 2e de la Transat Jacques Vabre 2003 (avec Alex Thomson)  Les prochains rendez-vous avec les skippers IMOCA :   - Mardi 13 novembre : Nicolas Lunven - Mercredi 14 novembre : Alain Gautier - Jeudi 15 novembre : Sébastien Simon - Vendredi 16 novembre : Jean-Pierre Dick - Samedi 17 novembre : Gwénolé Gahinet[Lire la suite]]]> <![CDATA[La Route du Rhum des Imoca]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2105 Sun, 11 Nov 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2105 Alors que la victoire dans la catégorie Ultime va se jouer la nuit prochaine, les IMOCA de tête s’apprêtent à franchir la mi-parcours de la Route du Rhum. Alex Thomson, Paul Meilhat, Vincent Riou et Yann Eliès pourraient arriver à Pointe-à-Pitre avant le week-end prochain. La bagarre fait rage et si le Britannique sera difficile à battre, rien n’est toutefois joué. Fabrice Amedeo ayant repris la mer après son escale, ce sont aujourd’hui 12 IMOCA qui naviguent vers la Guadeloupe. En revanche, Isabelle Joschke a malheureusement officialisé son abandon. Ce dimanche, Charlie Dalin apporte son regard de spécialiste et livre une analyse personnelle de la Route du Rhum en IMOCA. « Les quatre premiers sont aujourd’hui les seuls à naviguer au portant dans le Sud de l’anticyclone. Ils ont l’air d’avoir pas mal de grains. On le voit sur leurs vidéos et les images satellites, mais aussi en observant leurs trajectoires qui ne sont pas régulières. Comme souvent, l’alizé semble assez instable en force et en direction. Alex, Paul, Vincent et Yann ont beaucoup de travail à bord. Ce n’est pas de la glisse facile, il faut régulièrement ajuster les trajectoires et changer les réglages. « Trouver le bon compromis spi/gennaker » Ce n’est pas évident car ils naviguent dans des forces de vent où ils peuvent a priori faire du spi mais aussi s’en sortir sous gennaker en lofant un peu. Il faut trouver le bon compromis dans cet entre-deux. Le spi est une voile précieuse qui permet de glisser assez bas et de prévoir moins de bords de recalage. Mais c’est aussi une voile fragile qui peut se déchirer assez facilement. Sous spi en IMOCA, il faut beaucoup barrer pour prendre les surfs et bien relancer le bateau. Sous gennaker, le bateau ne ralentit plus, il est sur des rails et le pilote fait bien le boulot. On va vite en pouvant se reposer. Mais les angles de route sont plus lofés. Dans les jours à venir, l’alizé va bien forcir et je pense que les leaders ne se poseront plus la question et passeront tous sous gennak, car au-delà de 22 nœuds de vent on remballe le spi. « Alex Thomson est idéalement placé pour la suite des événements » Alex Thomson est souvent plus rapide que ses poursuivants, Hugo Boss accélère vraiment fort dans un mode un peu lofé. Alex est idéalement placé pour la suite des événements. D’ici à l’arrivée en Guadeloupe, le vent va prendre entre 30 et 40 degrés de rotation vers la droite. Alex est bien placé par rapport à cette bascule. Même si en théorie il profite d’un vent un peu moins fort et régulier que ses concurrents plus au Sud, il sera très difficile à doubler. Il semble avoir le contrôle de la situation. Il va essayer de préserver sa position et d’empanner en même temps que les autres. Les premiers devraient arriver entre le 15 et le 16 novembre. Il leur reste donc encore quatre à cinq jours de mer, la bataille va faire rage. « Les 48 première heures de course sont primordiales, même à l’échelle d’une transat » On a une nouvelle fois pu observer que les 48 premières heures de course sont primordiales, même à l’échelle d’une transat car ça part souvent par devant. La dépression de la première nuit a énormément redistribué les cartes. Paul Meilhat a parfaitement négocié cette première difficulté et aujourd’hui on le retrouve aux avant-postes. Paul a très bien navigué depuis le début, il dispose d’un bateau polyvalent, ce qui semble intéressant sur cette Route du Rhum. C’est vraiment surprenant que Vincent Riou, dans des conditions où il était sur le papier plus rapide que Paul, se soit fait autant décrocher. On verra à l’arrivée ce qu’il dévoilera. Soit il a cassé quelque chose, soit il a dû ralentir pour réparer et est désormais de retour avec tout son potentiel. Pour la suite de la course, il n’y aura plus de bord de reaching (vent de travers). Les leaders naviguent à une allure où il est plus difficile de voir les différences entre foilers et non foilers. « Boris Herrmann a fait le bon choix » Etant donné qu’il était décalé dans l’Ouest, et que la dorsale a gonflé, la porte des alizés était vraiment fermée pour Boris Herrmann. Même si cela n’était pas simple mentalement, il n’avait pas vraiment d’autre option que de retirer un bord vers le Nord-Ouest et de repartir pour du près dans du vent fort. S’il continuait vers le Sud il allait droit dans le mur. Il a fait le bon choix. Il va bientôt pouvoir se retrouver du bon côté de l’anticyclone et va se recaler derrière les quatre premiers, mais bien devant les bateaux de l’Est. Boris se débrouille bien pour sa première transat en solitaire. Sur mes routages, je le vois arriver un peu moins de 24 heures après le premier groupe. « Partir longtemps au large, le meilleur moyen d’appréhender un IMOCA » Pour le groupe plus à l’Est, la porte s’est refermée juste derrière Yann Eliès. Le groupe emmené par Stéphane Le Diraison et Alan Roura se bagarre dans la dorsale depuis la latitude de Madère. Stéphane et Alan sont toujours au Nord de la dorsale, ils ne sont pas encore au vent de la bouée. Ils ont pris beaucoup de retard par rapport aux premiers et l’écart va continuer à augmenter. Mais la dorsale se résorbe doucement, ce soir ils devraient toucher 15-20 nœuds de vent de Nord et retrouver des vitesses intéressantes. Les concurrents qui se sont arrêtés pour des soucis techniques commencent à repartir. Ca ne doit pas être évident de revenir en course loin derrière les autres. Mais ceux qui le peuvent techniquement ont raison de reprendre la mer. La Route du Rhum est la course la plus importante de l’année sur le circuit IMOCA. Ils ont l’opportunité de profiter de belles journées de portant. Il faut faire des milles sur ces bateaux. Partir longtemps au large est le meilleur moyen d’appréhender un IMOCA. » Charlie Dalin --------------------- Le palmarès de Charlie Dalin - 3e de la Transat Jacques Vabre 2015 en IMOCA (avec Yann Eliès) - 4 podiums sur la Solitaire du Figaro (2e en 2014, 2015, 2016 ; 3e en 2017) - Champion de France Elite de Course au Large en Solitaire en 2014 et 2016 - Vainqueur de La Transat AG2R La Mondiale 2012 (avec Gildas Morvan) - Navigation et travail au bureau d’étude de l’IMOCA Brit Air (Armel Le Cléac’h) en 2010 - 2e de la Transat 6,50 la Rochelle – Salvador de Bahia en 2009 ------------------------------------------------------------------------------------------  Les prochains rendez-vous avec les skippers IMOCA : - Lundi 12 novembre : Roland Jourdain - Mardi 13 novembre : Nicolas Lunven - Mercredi 14 novembre : Alain Gautier - Jeudi 15 novembre : Sébastien Simon - Vendredi 16 novembre : Jean-Pierre Dick - Samedi 17 novembre : Gwénolé Gahinet[Lire la suite]]]> <![CDATA[La Route du Rhum des Imoca]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2104 Sat, 10 Nov 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2104 Au sixième jour de course dans la Route du Rhum, c’est toujours le Britannique Alex Thomson qui emmène la flotte des IMOCA. Dans les alizés, il est poursuivi par un trio composé de Paul Meilhat, Vincent Riou et Yann Eliès. La lutte jusqu’à Pointe-à-Pitre s’annonce passionnante alors qu’il reste plus de 2 000 milles à parcourir et que Boris Herrmann, partisan d’une option Nord, n’a peut-être pas dit son dernier mot. Derrière, un match entre trois skippers menant des plans Finot-Conq de la génération 2008 nous tient également en haleine, avec peut-être en jeu une place dans le Top 5 à l’arrivée pour Stéphane Le Diraison, Alan Roura ou Damien Seguin... C’est aujourd’hui un double vainqueur du Vendée Globe, Michel Desjoyeaux, qui nous livre sa chronique de la Route du Rhum en IMOCA. « Au départ, il y avait un choix pas forcément simple à faire entre une route proche de l’orthodromie, dans du vent soutenu et une mer forte, et une route plus longue mais qui permettait d’avoir plus de certitudes quant à la cadence qu’il était possible de mener. Alex Thomson a suivi la première option, avec succès. A un moment-donné, son avance devenait conséquente quand on faisait tourner des routages sans tenir compte de l’état de la mer. Mais dans les faits, quand Alex était au Nord dans la mer la plus forte, il n’arrivait pas du tout à tenir les cadences du routage. On a alors vu le bien-fondé de la route Sud. « Alex Thomson sera dur à aller chercher » Pourtant, Alex s’en est très bien tiré, en ayant un peu de réussite dans le passage de la dorsale ce qui lui a permis de se repositionner devant Paul Meilhat, Vincent Riou et Yann Eliès. Je pense qu’Alex est celui qui attaque le plus dans l’alizé. Il pousse fort, maintenant qu’il est devant il doit creuser l’écart. Je me demande parfois comment il fait pour cavaler comme ça ! Il arrive à maintenir des vitessesélevées sans trop perdre en VMG (Velocity Made Good, recherche du meilleur compromis cap-vitesse),ce qui est étonnant car il a un bateau un peu pluslourd que les autres. Il sera dur à aller chercher. Il s’est exprimé avant le départ sur le fait que les Bretons sont les meilleurs du monde et il a probablement à cœur d’essayer d’être encore meilleur… Si l’alizé n’est pas trop fort, on va assister à une course de vitesse entre les trois premiers (Thomson, Meilhat, Riou). Yann Eliès est un peu décroché, ce sera probablement difficile pour lui de revenir dans des conditions où son bateau n’affiche pas un potentiel bien supérieur aux autres. « Je pense que PRB a un problème en tribord amure »  Je pense que PRB a un problème en tribord amure, peut-être un foil abîmé ou qui ne peut pas sortir. Ou alors Vincent ne peut pas le régler comme il le souhaite. Ca pourrait aussi être un souci au niveau de la quille. Il y a eu plusieurs phases durant lesquelles Vincent ne tenait pas la cadence en tribord amure face à Paul, dans des conditions où il n’y avait pas de raison de lever pied. Je ne serai pas surpris si à l’arrivée en Guadeloupe on découvre qu’il y a des choses qui ne vont pas sur PRB. Dans ces cas-là, il y a deux écoles au niveau de la communication. On a connu l’école Ellen MacArthur qui s’exprimait seulement quand elle cassait, jamais quand elle réparait. Puis il y a une école qui est davantage dans la discrétion, voire la culture du secret. Une culture que je connais un peu pour l’avoir déjà pratiquée ! « Paul Meilhat n’a pas fait d’erreurs » Paul Meilhat fait une super traversée, je n’ai pas vu d’erreurs. Dans la brise, il a fait le dos rond et tenu la cadence. A ma connaissance, il n’a pas de bobos majeurs, des petits soucis comme tout le monde mais rien de grave. Physiquement, il est loin d’être cramé, il reste lucide, ce qui est de bon augure pour la suite. Il était important d’arriver à ce stade de la course en étant relativement frais car il faut passer beaucoup de temps à la barre dans les alizés, qui ne sont pas un long fleuve tranquille et demandent de la subtilité. Pour Paul, cette Route du Rhum offre une superbe opportunité de montrer ses capacités et son talent, surtout en vue d’une fin de contrat avec SMA, pour donner envie à un sponsor de s’intéresser à son cas de très près. « Il faut continuer à surveiller Boris Herrmann » L’incertitude demeure sur le « Nordiste » Boris Herrmann qui poursuit indéfectiblement sur une option orthodromique. Si le passage de la dorsale qui lui barre la route se passe très bien, il peut espérer venir jouer les trouble-fête dans le paquet des quatre Sudistes. Ce serait étonnant car son option n’est pas dans la tradition, mais pourquoi pas ! Il faut continuer à le surveiller. Pour Alex, Paul, Vincent et Yann, il n’y a pas grand chose d’autre à faire que d’attendre le croisement avec Boris qui devrait survenir dans la nuit de dimanche à lundi. « Traverser l’Atlantique n’est pas devenu quelque chose d’anodin » Derrière, Stéphane Le Diraison, Alan Roura et Damien Seguin souffrent davantage de la dorsale qui a tendance à descendre avec eux. Ils se bagarrent comme ils peuvent et réalisent de jolis parcours. Alan a super bien tiré son épingle du jeu en début de course. Depuis qu’il navigue au portant dans du vent faible il doit un peu souffrir avec ses foils. Stéphane a bien réussi à préserver le matériel dans le vent fort. Et quelle performance incroyable de Damien ! Tenir dans des conditions très dures, quand tu as besoin de tes deux mains pour t’accrocher et que tu n’en as qu’une seule, franchement bravo ! On sait que le garçon a de la ténacité et de l’énergie à revendre. Arnaud Boissières est fidèle à lui-même, il n’attaque pas trop mais il est toujours en mer. Ce sera dur de recoller aux trois devant lui. Mais comme disait Morgan Lagravière hier, c’est déjà exceptionnel d’être encore en mer. Il ne faut pas bouder son plaisir. On a trop tendance à croire que traverser l’Atlantique est devenu quelque chose d’anodin, mais ça ne l’est toujours pas. Je note enfin qu’il n’y a eu pour le moment que trois abandons en IMOCA (Sam Davies, Louis Burton et Yannick Bestaven), probablement bientôt quatre avec Isabelle Joschke qui a démâté. C’est un chiffre très raisonnable sur 20 bateaux au départ. Cinq concurrents devraient prochainement repartir après leurs escales techniques. Les marins sont tenaces ! » Michel Desjoyeaux  ---------------------- Le palmarès de Michel Desjoyeaux en IMOCA - Double vainqueur du Vendée Globe (en 2000-2001 et 2008-2009) - Vainqueur de la Transat Jacques Vabre 2007 (avec Emmanuel Le Borgne) - Vainqueur de l’Istanbul Europe Race 2009 - 6e de la Route du Rhum 2010 - Participation à la Barcelona World Race 2010-2011 (avec François Gabart)   Les prochains rendez-vous avec les skippers IMOCA : - Dimanche 11 novembre : Charlie Dalin - Lundi 12 novembre : Roland Jourdain - Mardi 13 novembre : Nicolas Lunven - Mercredi 14 novembre : Alain Gautier - Jeudi 15 novembre : Sébastien Simon - Vendredi 16 novembre : Jean-Pierre Dick - Samedi 17 novembre : Gwénolé Gahinet[Lire la suite]]]> <![CDATA[La Route du Rhum des Imoca ]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2102 Fri, 09 Nov 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2102 Ce vendredi, 11 IMOCA poursuivent leur chemin vers la Guadeloupe. Si Yannick Bestaven a malheureusement dû abandonner, Jérémie Beyou, Alexia Barrier, Fabrice Amedeo, Manuel Cousin et Romain Attanasio comptent bien reprendre la mer après leurs escales respectives. En avant de la course, un quatuor navigue dans les alizés et va se livrer une formidable bataille pour la victoire. Sauf coups de théâtre successifs, Alex Thomson, Paul Meilhat, Vincent Riou et Yann Eliès vont jouer la victoire. Derrière, d’autres batailles pour de belles places d’honneur se mettent en place. Aujourd’hui, c’est Morgan Lagravière qui nous fait part de son analysé avisée de la Route du Rhum en IMOCA.   ­­­­­­­ ­­­­­­ ­­­­­ ­­­­ ­­­ ­­­­ ­­­­ ­­­ ­ ­­ ­­ ­­­ ­­­­   « Comme on pouvait s’y attendre, Alex Thomson, Paul Meilhat, Vincent Riou et Yann Eliès ont réussi à se faufiler au Sud de la dorsale anticyclonique qui va barrer la route de leurs poursuivants. Les leaders vont commencer à rentrer dans l’alizé profond de Nord-Est et donc s’échapper. Pour ces marins, les plus au Sud, le confort à bord s’est clairement amélioré. C’est un beau moment de délivrance. Mais même dans l’alizé, il faut garder un niveau de vigilance très élevé pour éviter la sortie de route. La régate peut s’arrêter en un claquement de doigts, il suffit d’un départ au lof ou à l’abattée… D’un point de vue sportif, il reste des choses importantes à faire, et les quatre leaders vont se mettre la pression les uns les autres. Ils vont donc pousser les bateaux à fond et repousser leurs limites physiques. Mais attention car le début de course a laissé des traces sur les bateaux et les bonhommes.   « Paul Meilhat, loin d’être un outsider ! » Je ne suis absolument pas surpris par les performances de Paul Meilhat. Depuis le début de la Route du Rhum, les concurrents ont souvent progressé dans des conditions plutôt à l’avantage d’un IMOCA avec des dérives droites. Il y a eu beaucoup de près et depuis peu, les premiers font du VMG (compromis cap/vitesse) portant. C’est encore une configuration favorable pour un bateau à dérives. C’est presque une surprise que des IMOCA à foils, notamment celui d’Alex, pas du tout typé pour le près, puissent s’en être sortis aussi bien. Paul connaît bien la route pour avoir déjà gagné la Transat AG2R en Figaro (sur un parcours entre Concarneau et Saint-Barth). Il est aussi l’un des skippers IMOCA qui a parcouru le plus de milles ces dernières années. C’est tout à fait légitime qu’il se retrouve dans cette situation. Il est bien placé pour percer dans les alizés et remporter la Route du Rhum. Paul est loin d’être un outsider ! La situation est très ouverte et tous les espoirs sont également permis pour Alex Thomson, Vincent Riou et Yann Eliès.   « Une histoire de compromis » La stratégie sur la suite du parcours va être intéressante à suivre. La route pour aller à Pointe-à-Pitre est plein vent arrière, il va donc y avoir des empannages à prévoir. Globalement, plus on est au Sud, plus on s’éloigne de l’influence de l’anticyclone et plus l’alizé est installé. Différentes trajectoires sont donc possibles. Pour résumer, soit on peut choisir de plonger plus au Sud, en faisant donc plus de route mais en touchant un alizé plus fort ; soit on peut essayer de « couper le fromage » par le Nord, mais ayant moins de pression. Ca doit commencer à mouliner dans les cerveaux des premiers car le choix va devoir se faire assez rapidement. Tout va être une histoire de compromis. Il est possible que les trajectoires de Paul divergent de celles de ses trois concurrents. Le foil n’apporte pas toujours une valeur ajoutée. Dans certaines conditions c’est un frein plus qu’autre chose. Pour être efficaces et accélérer fort, les foilers doivent mettre plus d’angle dans leurs trajectoires. Toute la question est de savoir si le gain de vitesse peut compenser l’allongement de la route… Cela dépendra beaucoup de l’intensité de l’alizé. Si le vent monte beaucoup, les IMOCA à foils pourront « voler » et auront donc toutes leurs chances. C’est très intéressant car chaque bateau est différent, avec sa gamme de performances. Chaque marin navigue donc avec ses armes, avec les spécificités techniques de sa machine. « Etre encore en course, une victoire en soi » Derrière, Boris Herrmann a tenté une option tranchée mais je vois mal comment il va pouvoir s’en sortir car la dorsale qui barre la route est plus imposante dans l’Ouest, je ne vois pas vraiment l’alternative qui s’offre à lui. Cela dit, il est toujours en course, ce qui est déjà une victoire en soi. Beaucoup de très bons marins ont dû s’arrêter et ceux qui ont résisté à des conditions si violentes inspirent le respect, pour le dernier comme pour le premier. Un bon petit groupe s’est formé avec Stéphane Le Diraison, Alan Roura, Damien Seguin et Arnaud Boissières. Les premiers vont buter dans la dorsale et ralentir, ce qui devrait permettre à Arnaud de revenir. Ils seront probablement tous les quatre assez proches au moment d’attraper l’alizé. Il va y avoir un match dans le match sympa à suivre. Pour eux, cela doit être stimulant de naviguer ainsi au contact. La proximité rassure et permet de se dépasser. Ils engrangent de l’expérience et prennent du plaisir. Et ils se battent pour la 5eplace sur la Route du Rhum, ce n’est pas rien ! Ils font une très belle course.   « La variété de la classe IMOCA est une force » Je suis aussi Erik Nigon et Ari Huusela. Je ne les connais pas mais je constate que pour des bizuths de l’IMOCA, ils répondent bien présents. Cette première transat en solitaire peut être marquante pour eux. La mixité des profils, des parcours sportifs et des générations est l’une des marques de fabrique de la classe IMOCA. Les concurrents n’ont pas forcément le même niveau sportif sur l’eau mais chacun fait sa course, raconte une histoire. Cette variété est une force. » Morgan Lagravière       Le palmarès de Morgan Lagravière en IMOCA - Participation au Vendée Globe 2016-2017 - 2 participations à la Transat Jacques Vabre (3een 2017 avec Eric Péron) - 9e de la Transat New York/Vendée 2016 - 4e de la Transat Saint-Barth/Port-la-Forêt 2015 - 3e de la Rolex Fastnet Race 2015   ­­­­ ­ ­­ ­­ ­­­ ­­­­    Les prochains rendez-vous avec les skippers IMOCA :   - Samedi 10 novembre : Michel Desjoyeaux - Dimanche 11 novembre : Charlie Dalin - Lundi 12 novembre : Roland Jourdain - Mardi 13 novembre : Nicolas Lunven - Mercredi 14 novembre : Alain Gautier - Jeudi 15 novembre : Sébastien Simon - Vendredi 16 novembre : Jean-Pierre Dick - Samedi 17 novembre : Gwénolé Gahinet    [Lire la suite]]]> <![CDATA[La Route du Rhum des Imoca]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2101 Thu, 08 Nov 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2101 Sur les 20 skippers IMOCA ayant pris il y a quatre jours le départ à Saint-Malo, ils sont 12 à poursuivre leur navigation vers Pointe-à-Pitre puisque Yannick Bestaven est reparti ce jour de Cascais. Si seulement deux concurrents ont officiellement abandonné (Louis Burton et Sam Davies), cinq autres sont en escale, tandis qu’Isabelle Joschke souhaite rallier la Bretagne suite à son démâtage. Un quatuor de tête se dégage, composé d’Alex Thomson, Paul Meilhat, Vincent Riou et Yann Eliès, tandis que Boris Herrmann tente une option plus extrême. Aujourd’hui, c’est au tour de Jean Le Cam de nous livrer sa chronique de la course en IMOCA. « Pour Alex Thomson, Paul Meilhat, Vincent Riou et Yann Eliès, l’enjeu des prochaines heures est de négocier une dorsale anticyclonique avant de toucher les alizés. Ils devraient réussir à passer au Sud de cette dorsale sans trop de souci. Ce sera plus compliqué pour les poursuivants car la porte va se refermer…  « Peu d’écart à la sortie de la dorsale » Alex Thomson tire encore profit de son option Ouest et caracole en tête. Il a toujours été extrême et il le confirme sur cette Route du Rhum en étant le seul à passer au Nord du DST d’Ouessant, quitte à faire face à des conditions de vent et de mer encore plus désagréables et exigeantes. Il a affiché des vitesses incroyables et réussi à faire du Sud au bon moment. Il s’est bien repositionné car maintenant il faut absolument passer sous l’anticyclone. C’est logique que l’écart latéral se réduise avec ses concurrents. Alex, Paul, Vincent et Yann vont avoir de la pression et profiter aujourd’hui de vents portants. Ca va adonner tranquillement et ceux qui sont le plus au Sud pourraient avoir un petit avantage. Mais je pense qu’au final il y aura peu d’écart à la sortie de la dorsale. Selon moi, trois de ces quatre marins composeront le tiercé à l’arrivée. « Quatre skippers au top, un super match »  Une fois la dorsale passée, une course de vitesse va s’engager entre ces skippers au top. Yann Eliès est très constant, il est toujours rapide, il connaît bien son bateau. Idem pour Vincent Riou, même s’il a un peu moins de vécu sur son PRB en version foiler. Il a en tout cas une capacité à aller vite... Et Alex Thomson, n’en parlons pas ! Paul Meilhat se débrouille bien avec son bateau à dérives droites. Dans les alizés ce sera logiquement plus dur et il devrait perdre du terrain face aux IMOCA à foils. Mais vu ce qu’il a accompli jusqu’à présent, on n’est peut-être pas au bout de nos surprises. Cela dépendra aussi de l’état dans lequel sont les autres bateaux, s’ils sont en pleine possession de leurs moyens ou pas. Peut-être que certains ont des problèmes et ne le disent pas… En tout cas il va y avoir un super match ! En gagnant dans le Sud, les marins ont la vie plus belle. C’est une libération de naviguer dans des conditions plus maniables, avec des vents portants. On respire, on sèche, on se repose, on fait le tour du bateau, on répare ce qu’il y a à réparer. Sur ces machines, il y a toujours des petits soucis à régler. Après, il ne faut pas imaginer que les alizés sont des vents toujours constants, notamment en raison des grains. C’est plus cool mais ce n’est pas non plus un long fleuve tranquille.  « Fier de mon poulain Damien Seguin » Pour le moment, Boris Herrmann est toujours 2e du classement car il est plus proche de la route directe, mais a priori ça ne devrait pas durer dans les prochaines 24 heures. A mon sens, repartir dans l’Ouest était une bonne option en début de course mais l’est moins maintenant. Boris est encore très Nord. Il va prendre du vent fort jusqu’au moment où il va buter dans la dorsale. Dans les prochaine 24 heures, cette dorsale va s’installer et barrer la route. Les quatre premiers vont s’échapper et ce sera plus dur pour le petit groupe de poursuivants composé de Stéphane Le Diraison, Alan Roura et Damien Seguin. Ces trois marins font une très jolie course. Je suis particulièrement satisfait de la position de Damien Seguin qui est un peu mon poulain. Sa performance est remarquable surtout qu’il navigue avec des voiles qui ont fait le dernier Vendée Globe. A priori il n’a pas eu trop de soucis à bord et il s’en sort très bien pour sa première transat en IMOCA. Je suis fier de lui. » Jean Le Cam ------------------ Extrait de palmarès de Jean Le Cam en IMOCA : . 4 participations au Vendée Globe (2een 2004-2005, 5een 2012-2013, 6een 2016-2017) . Vainqueur de la Barcelona World Race 2014-2015 (avec Bernard Stamm) . Vainqueur de la Transat Jacques Vabre 2013 (avec Vincent Riou) . 2e de la Route du Rhum 2006    Les prochains rendez-vous avec les skippers IMOCA : - Vend 9 novembre : Morgan Lagravière - Samedi 10 novembre : Michel Desjoyeaux - Dimanche 11 novembre : Charlie Dalin - Lundi 12 novembre : Roland Jourdain - Mardi 13 novembre : Nicolas Lunven - Mercredi 14 novembre : Alain Gautier - Jeudi 15 novembre : Sébastien Simon - Vendredi 16 novembre : Jean-Pierre Dick - Samedi 17 novembre : Gwénolé Gahinet[Lire la suite]]]> <![CDATA[La Route du Rhum des Imoca]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2100 Wed, 07 Nov 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2100 Les trois premiers jours de course auront été sélectifs ! Après la dure journée d’hier marquée par les avaries de Samantha Davies (Initiatives Cœur), Yannick Bestaven (Maître Coq) et Fabrice Amedeo (Newrest – Art & Fenêtres), ce mercredi, onze IMOCA sont encore en mesure de poursuivre leur navigation vers Pointe-à-Pitre. Après Marc Guillemot lundi et Thomas Ruyant hier, c’est aujourd’hui Bernard Stamm de livrer son regard d’expert sur la Route du Rhum en IMOCA. « Deux grandes options se sont rapidement dessinées, dès la sortie de la Manche. Alex Thomson est parti au Nord, franco dans le mauvais temps. Les autres ont choisi une route plus au Sud, avec en pointe Vincent Riou et Paul Meilhat. Eux ont voulu éviter le plus fort de la dépression. Quand le front froid est passé, les concurrents ont rencontré des conditions musclées avec du vent fort et une mer chaotique. Là où l’angle du vent permettait de faire de la vitesse, l’état de la mer invitait à la prudence, à serrer le frein à main. « Les éléments avec eux » Les marins ont passé trois journées très dures. Ils doivent être impatients d’avoir enfin les éléments avec eux, de profiter d’un navigation plus agréable. L’enjeu désormais est de négocier l’anticyclone qui se dresse devant eux. Les leaders de l’option Sud (Paul Meilhat, Vincent Riou et Yann Eliès) sont sortis du gros temps. A partir de ce soir, le vent va adonner tranquillement et ils devraient commencer à contourner par l’Est l’anticyclone dès cette nuit ou demain matin. Ils vont pouvoir assez rapidement mettre des voiles de portant et faire de la glisse. Il y aura un empannage à prévoir et ils feront une aile de mouette autour de la bulle pour ensuite attraper un alizé plus soutenu, probablement vendredi matin. « Alex Thomson doit cogiter dur » La donne est différente pour Alex Thomson. Il a encore du vent plus fort que ses concurrents. Dans les heures à venir, il va devoir faire un choix déterminant pour la suite de sa course. En fait, tout va dépendre de la position de l’anticyclone. Si il voit que ça passe droit devant lui, si la courbure lui laisse du vent pour passer, il pourra garder le décalage avec Vincent et Paul qui sont plus dans le Sud-Est. Il ne sera alors pas trop pénalisé, sachant tout de même que plus on est proche de l’anticyclone, moins il y a de vent. Mais si l’anticyclone ne le laisse pas passer, si la porte se referme, alors il aura fait beaucoup de route au Nord pour rien. Il faudra alors qu’il retourne au Nord ou qu’il se recale derrière ses principaux adversaires. Alex doit cogiter dur, le choix n’est pas facile. En ce moment, il passe surement beaucoup de temps à la table à cartes. C’est en tout cas passionnant à suivre depuis la terre. Plein de détails nous échappent forcément, assis sur notre siège de bureau. On ne les connaîtra qu’à la fin de la course ! « Pas étonné par la casse » Les trois premiers jours de course été sélectifs, comme c’est souvent le cas sur ce genre de courses. On savait que ce serait dur pour les bateaux et les marins, je ne suis pas étonné qu’il y ait eu de la casse dans des conditions de vent et de mer si difficiles. Les soucis techniques rencontrés sont très divers, avec des degrés de gravité plus ou moins importants. Je suis désolé pour Louis Burton qui réalisait un joli début de course mais il n’a pas pu défendre ses chances. Concernant Charal, le bateau est neuf, et des éléments n’avaient pas vraiment pu être testés avant la course, faute de temps. Dans ces cas-là, on découvre des choses quand on commence à tirer fort sur la mécanique. Les IMOCA ont eu des ennuis mais une chose ressort : même après la casse, les marins peuvent rentrer par leur propre moyen avec ces bateaux. Un gros boulot a été réalisé par la classe pour les rendre plus sûrs. « Mes surprises : Paul Meilhat, Alan Roura et Ari Huusela » Paul Meilhat suit le rythme des IMOCA à foils, chapeau ! C’est un super régatier, son bateau est bien né. Alan Roura fait aussi un très joli début de course, il est bien placé. C’est quelqu’un qui s’accroche, qui se donne les moyens de bien faire. Une autre surprise pour moi vient d’un marin que je ne connaissais pas du tout, le Finlandais Ari Huusela. Je le découvre sur la Route du Rhum. La course n’a pas l’air facile pour lui mais il semble tenir le coup. Tous les skippers ne sont pas encore sortis des problématiques de gros temps. On pense à eux. Qu’ils restent concentrés et naviguent prudemment. »   Bernard Stamm -------------- Extrait de palmarès de Bernard Stamm en IMOCA - Vainqueur de deux tours du monde en solitaire avec escales (Around Alone en 2002-2003 et la Velux 5 Oceans en 2006-2007) - Vainqueur de la Barcelona World Race 2014-2015 avec Jean Le Cam - 3 participations au Vendée Globe - 3e de la Transat Jacques Vabre 2007 Les prochains rendez-vous avec les skippers IMOCA : - Jeudi 8 novembre : Jean Le Cam - Vend 9 novembre : Morgan Lagravière - Samedi 10 novembre : Michel Desjoyeaux - Dimanche 11 novembre : Charlie Dalin - Lundi 12 novembre : Roland Jourdain - Mardi 13 novembre : Nicolas Lunven - Mercredi 14 novembre : Alain Gautier - Jeudi 15 novembre : Sébastien Simon - Vendredi 16 novembre : Jean-Pierre Dick - Samedi 17 novembre : Gwénolé Gahinet  [Lire la suite]]]> <![CDATA[La Route du Rhum des Imoca]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2099 Tue, 06 Nov 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2099 En tant que marins, on n’aime pas être cueillis à froid en début de course avec des conditions si musclées. Malheureusement, une sorte de « sélection naturelle » s’opère. On sait aussi que sur ce type de transat, beaucoup de choses se jouent lors des trois premiers jours de course, c’est le moment des grandes options stratégiques. Il y a eu un premier passage à niveau avec la négociation d’un talweg (excroissance d’une dépression) 24 heures après le départ. Ceux qui ont tiré tout droit s’en sont bien sortis, comme Vincent Riou, Paul Meilhat et Alan Roura. Ceux qui ont viré ont perdu du terrain, à l’instar de Yann Eliès, Boris Herrmann ou encore Sam Davies. Avec son option à l’extérieur du DST d’Ouessant, Alex Thomson était déjà dans l’Ouest et il a moins subi cette zone complexe. « Alex Thomson tire dans les coins, il va chercher les options à fond » Maintenant, la position d’Alex Thomson me semble très intéressante. Il est vraiment allé chercher la bascule. Je ne suis pas étonné. Alex navigue comme ça, il tire dans les coins, il va chercher les options à fond. Je trouve très intéressant de voir de telles stratégies, ça me parle. Sur une transat, on gagne beaucoup à faire un gain dans l’Ouest très tôt dans la course. Ce sont des milles ‘gratuits’ pour la suite. Un degré de longitude à la latitude de Ouessant équivaut à 40 milles ; le même degré de longitude à la latitude du Cap-Vert, c’est 50 milles… La clé pour Alex dans les 24 prochaines heures sera de réussir à allonger la foulée dans la mer croisée en arrière du front. S’il y arrive, je le vois bien dans deux jours avec une quarantaine de milles d’avance dans l’axe de ses deux poursuivants, Vincent Riou et Paul Meilhat, partis sur une option plus Sud. Les trois leaders devraient en effet avoir des routes un peu convergentes mercredi soir ou jeudi matin. On verra alors quelle a été la meilleure stratégie entre celle d’Alex et celle de Vincent et Paul. « A chaque vague, on a mal pour le bateau… » Actuellement, les conditions sont délicates pour les IMOCA. Le vent se gère assez bien. Les manœuvres pour réduire la toile sont compliquées mais les marins engagés savent faire. C’est vraiment la mer qui est la plus compliquée à gérer. En arrière du front, c’est un véritable chaudron. La mer est cassante, désordonnée. Avec Boris Herrmann, nous avons fait face à des conditions similaires l’an dernier lors de la Transat Jacques Vabre. Ca tape, c’est très humide, à chaque vague on a l’impression que le bateau va s’ouvrir en deux, on a mal pour lui… Dans ces cas-là, il faut un peu débrancher le cerveau pour attaquer. L’enjeu est de réussir à continuer à avoir une vie à bord à peu près normale, à s’alimenter, à faire quelques siestes, rester à l’écoute de la machine. Voilà l’ambiance du moment pour les marins. Ils ont tous le pied sur le frein, avec certainement les foils rétractés. « Une situation météo favorable aux trois leaders » Dans la soirée, la houle va encore grossir, avec des creux de 7 à 8 mètres, mais elle sera plus rangée. Les conditions seront plus propices à faire de la vitesse. A partir du milieu de nuit et surtout demain matin, le vent va commencer à diminuer, mais il y aura toujours de la mer. Les trois leaders sortiront du système dépressionnaire et rentreront dans un régime anticyclonique. La situation semble très favorable pour les premiers. Une dorsale est en train de se former, ils ont des chances de passer tout juste avec un peu de vent. Cette dorsale sera beaucoup plus difficile à franchir pour les poursuivants. L’élastique va se tirer par devant et les écarts se creuser. Je regarde aussi ce qu’il se passe derrière. Je suis agréablement surpris par Alan Roura qui fait une très belle course avec un IMOCA plus ancien. Je suis aussi avec attention mon ami Boris Herrmann qui a eu du mal à traverser le Talweg mais qui semble aller assez vite. Bientôt, il pourra profiter de conditions plus favorables à son foiler. J’ai été très déçu quand j’ai appris le démâtage d’Isabelle Joschke. Je vois aussi que Romain fait demi-tour. Comme tout le monde, j’aurais aimé voir Charal jusqu’au bout. Mais je ne suis pas vraiment surpris dans le sens où cet IMOCA a été mis à l’eau très récemment. La course au large est un sport mécanique et les bateaux neufs nécessitent beaucoup de mise au point. Je reste convaincu qu’en ayant lancé son bateau un an avant tous les autres IMOCA neufs, Jérémie Beyou aura à terme un gros avantage au niveau de la fiabilité. » --------------------------------------------------------------------------------------- Le palmarès de Thomas Ruyant en IMOCA . Participation au Vendée Globe 2016-2017. 2 participations à la Transat Jacques Vabre (4eme 2015, 4eme 2017) . 4eme de la Rolex Fastnet Race 2015. Participation à la Transat Saint-Barth/Port-La-Forêt       Les prochains rendez-vous avec les skippers IMOCA :   - Mercredi 7 novembre : Bernard Stamm- Jeudi 8 novembre : Jean Le Cam- Vend 9 novembre : Morgan Lagravière- Samedi 10 novembre : Michel Desjoyeaux- Dimanche 11 novembre : Charlie Dalin- Lundi 12 novembre : Roland Jourdain- Mardi 13 novembre : Nicolas Lunven- Mercredi 14 novembre : Alain Gautier- Jeudi 15 novembre : Sébastien Simon- Vendredi 16 novembre : Jean-Pierre Dick- Samedi 17 novembre : Gwénolé Gahinet [Lire la suite]]]> <![CDATA[La Route du Rhum des Imoca]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2098 Mon, 05 Nov 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2098 Alors qu’Alex Thomson mène la danse et que Jérémie Beyou a subi une inquiétante avarie de barre, Marc Guillemot apporte son regard de spécialiste et livre une analyse personnelle du premier jour de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe en IMOCA. « Les marins vivent une entrée en matière tonique. Ce n’est facile pour personne. Les sollicitations sont nombreuses pendant les dix jours à Saint-Malo. Même si on arrive à se mettre dans sa bulle de temps en temps, la fatigue s’accumule et certains ne prennent pas le départ à 100 % de leur forme. Cela peut se payer dans un début de course marqué par la complexité météorologique. Depuis hier, je suivais avec attention la trajectoire d’Alex Thomson. Il a été le seul à passer au Nord du DST (Dispositif de Séparation de Trafic) d’Ouessant. D’autres skippers avaient sûrement envisagé cette option. Il fallait prendre la décision à hauteur de Bréhat. Viser le Nord du DST impliquait de hisser le spi, au lieu du gennaker, et obligeait donc à réaliser des manœuvres supplémentaires. Avec l’angoisse de devoir affaler en urgence si le vent forcit et de prendre le risque de se retrouver au milieu du DST… Je me mets à la place des concurrents d’Alex : on marche bien, on loffe un peu avec la toile qu’on a et, au lieu de mettre cap sur le Nord du DST, on est tenté de passer au Sud. Je ne me permettrais surtout pas de juger leur choix, ce serait bien trop facile de le faire au chaud à terre, avec mes charentaises au pied. Chacun fait sa route en fonction de son état de forme, de son bateau, de son niveau de préparation. « Le très joli coup d’Alex Thomson »​ En tout cas, Alex a fait un très joli coup stratégique. Il a pris un risque en s’écartant de la route directe, il a attaqué et été au bout de son idée. Aujourd’hui, il récupère le gain de son investissement. Hugo Boss est passé le premier au Nord de la dépression en cours et, surtout, il est mieux placé par rapport à la suivante. Avant la fin de la journée il touchera un vent de Sud-Ouest et basculera en bâbord amure, cela voudra dire qu’il est en avant de la grosse dépression. Il va pouvoir faire du Sud et de l’Ouest et aura dans son choix de route plus de liberté que ses concurrents, positionnés plus à l’Est. S’il a besoin de tirer un peu la barre dans les grosses conditions, il aura de l’eau à courir sans avoir de soucis à se faire par rapport aux côtes espagnoles. Pour résumer, plus on est à l’Est, moins la position est favorable pour gérer la dépression. En tant que marin collé à mon ordinateur, je vis cette Route du Rhum avec beaucoup d’intérêt. Je regarde notamment la bagarre au coude-à-coude entre Vincent Riou et Paul Meilhat pour la deuxième place. Je vois aussi qu’Alan Roura réalise un superbe début de course. Cela fait plaisir de voir qu’avec des bateaux plus anciens, les marins déterminés et volontaires peuvent tenir la dragée haute aux meilleurs dans des conditions musclées. "Dans le combat, face à des montagnes d’eau"  Les conditions sont déjà difficiles pour les leaders, à commencer par Alex Thomson. Filer à plus de 20 nœuds dans une mer si formée n’est pas anodin. J’imagine Hugo Boss sous l’eau, avec Alex à l’intérieur en ciré, prêt à bondir si besoin. Vu les conditions, il doit naviguer avec 2 ris dans la grand-voile et le J3 à l’avant. Une telle navigation demande sérénité et concentration. Dans les prochaines heures, les conditions vont se compliquer pour tout le monde. Tant qu’ils n’auront pas passé la ligne Açores-Lisbonne, les marins seront dans le combat et feront face à des montagnes d’eau. Il va falloir gérer au mieux la machine et le bonhomme, en mettant presque le classement de côté avant que la course ne reprenne le dessus. L’enjeu sera de sortir de cette zone dépressionnaire avec un bateau encore en état de performer. Ce sera dur mais il faudra tenir ! On a affaire en IMOCA à des professionnels qui savent gérer ces conditions. Mais il faut tout de même faire très attention... » Marc Guillemot ----------------------------------------------------------------------------------- Les prochains rendez-vous avec les skippers IMOCA : - Mardi 6 novembre : Thomas Ruyant - Mercredi 7 novembre : Bernard Stamm - Jeudi 8 novembre : Jean Le Cam - Vend 9 novembre : Morgan Lagravière - Samedi 10 novembre : Michel Desjoyeaux - Dimanche 11 novembre : Charlie Dalin - Lundi 12 novembre : Roland Jourdain - Mardi 13 novembre : Nicolas Lunven - Mercredi 14 novembre : Alain Gautier - Jeudi 15 novembre : Sébastien Simon - Vendredi 16 novembre : Jean-Pierre Dick - Samedi 17 novembre : Gwénolé Gahinet ----------------------------------------------------------------------------------- Extrait du palmarès de Marc Guillemot en IMOCA : . 2 participations au Vendée Globe (3e en 2008-2009) . 3 participations à la Route du Rhum (3e en 2010 et 2014) . 5 participations à la Transat Jacques Vabre (vainqueur en 2009, 2e en 2007 et 2013) . Record du Tour des Iles Britanniques en équipage (2011) . Record de la traversée de l’Atlantique Nord en solitaire (2013) [Lire la suite]]]> <![CDATA[Les skippers IMOCA, chroniqueurs de la Route du Rhum- Destination Guadeloupe !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2097 Sat, 03 Nov 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2097 Une fois n’est pas coutume et à défaut d’être engagés sur cette édition de la Route du Rhum - destination Guadeloupe, certains skippers de la Classe IMOCA vont apporter leur regard personnel et livrer chaque jour une analyse de la course en IMOCA. Qu’ils soient anciens vainqueurs de la Route du Rhum ou du Vendée Globe, à l’image de Michel Desjoyeaux ou Alain Gautier, figures emblématiques de l’IMOCA comme Jean Le Cam ou Jean-Pierre Dick, qu’ils incarnent la génération montante tels Thomas Ruyant, Charlie Dalin ou Gwénolé Gahinet, … tous ont accepté de jouer le jeu et de se livrer, chacun à son tour, à une analyse quotidienne de la Route du Rhum à laquelle vont prendre part ce dimanche leurs camarades engagés dans la classe IMOCA. Chaque jour donc, à partir de lundi 5 novembre et aux alentour de 17h00, un des skippers  ci-après, livrera son regard personnel sur la course, fera part de ses remarques, des ses impressions, de ses surprises, de ses découvertes ou de ses déceptions,… avec pour objectif d'expliquer et de décrypter la stratégie de course suivie par les uns et les autres. Programme de rendez-vous avec les skippers IMOCA : - Lundi 5 novembre : Marc Guillemot - Mardi 6 novembre : Thomas Ruyant - Mercredi 7 novembre : Bernard Stamm - Jeudi 8 novembre : Jean Le Cam - Vend 9 novembre : Morgan Lagravière - Samedi 10 novembre : Michel Desjoyeaux - Dimanche 11 novembre : Charlie Dalin - Lundi 12 novembre : Roland Jourdain - Mardi 13 novembre : Nicolas Lunven - Mercredi 14 novembre : Alain Gautier - Jeudi 15 novembre : Sébastien Simon - Vendredi 16 novembre : Jean-Pierre Dick - Samedi 17 novembre : Gwénolé Gahinet[Lire la suite]]]> <![CDATA[20 IMOCA au départ de la Route du Rhum : une classe en pleine expansion !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2096 Wed, 31 Oct 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2096 Ce dimanche 4 novembre à Saint-Malo, 20 monocoques de la Classe IMOCA prendront le départ de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, premier rendez-vous en solitaire des IMOCA Globe Series, le nouveau Championnat du Monde de la classe. Un record de participation inédit et un plateau relevé et éclectique qui témoigne d’une classe en pleine forme et en développement constant.Autre bonne nouvelle : au moins 7 nouveaux bateaux seront au départ du prochain Vendée Globe en 2020, la dernière annonce étant celle du Japonais Kojiro Shiraishi… Route du Rhum 2018 : le deuxième rendez-vous des IMOCA Globe Series, le premier en solitaire La Route du Rhum-Destination Guadeloupe ne manque pas d’enjeux puisqu’il s’agit du premier rendez-vous en solitaire des IMOCA Globe Series. Le Championnat du Monde de la classe IMOCA est composé de 8 épreuves à coefficient sur la période 2018-2021. Le skipper vainqueur des IMOCA Globe Series sera sacré champion du monde en 2021. Avant la Route du Rhum, une course a été disputée, en double : les Monaco Globe Series, remportée par Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet. Ce Championnat du Monde « IMOCA Globe Series » répond au fort engouement des marins pour aller vers le Vendée Globe 2020. Il y avait nécessité de valoriser le programme de la classe et susciter l’attractivité entre deux éditions du tour du monde en solitaire, point d’orgue du calendrier IMOCA. Les épreuves des IMOCA Globe Series sont par ailleurs identifiées par l’avis de course du Vendée Globe comme qualificatives et sélectives pour l’édition 2020. Concrètement, les marins qualifiés et qui parcourront le plus grand nombre de milles dans les courses inscrites au calendrier décrocheront leur ticket d’entrée pour le Vendée Globe. Un rassemblement exceptionnel sur la Route du Rhum C’est la septième fois que la flotte des IMOCA est au départ de la Route du Rhum. Avec 20 marins engagés pour cette 11ème édition, jamais ces monocoques n’avaient été aussi nombreux, depuis leur première participation en 1994. A titre de comparaison, ils étaient 9 IMOCA lors de la précédente édition en 2014.Le plateau réuni est très éclectique avec notamment trois femmes au départ et cinq nationalités européennes représentées (France, Grande-Bretagne, Allemagne, Suisse, Finlande). Parmi les 20 skippers en lice dans la Route du Rhum 2018, dix étaient au départ du Vendée Globe 2016-2017. Les dix autres portent de nouveaux projets, ce qui prouve l’important renouvellement opéré dans la classe IMOCA. Un autre fait marquant de cette édition de la Route du Rhum est la présence de 10 IMOCA dotés de foils, soit tout juste 50 % de la flotte. Déjà 7 bateaux neufs dans la perspective du Vendée Globe 2020 ! Un seul IMOCA de dernière génération est engagé dans la Route du Rhum, le Charal de Jérémie Beyou, mis à l’eau le 21 août dernier. Mais pour le Vendée Globe 2020, au moins six autres nouveaux monocoques seront au départ. Pour mémoire, quatre skippers ont déjà officialisé leurs projets : Charlie Dalin, Sébastien Simon, Alex Thomson et Armel Tripon. Le Japonais Kojiro Shiraishi sera lui aussi présent en 2020 avec un IMOCA de dernière génération, il partira autour du monde à bord d’un sistership du Charal de Jérémie Beyou ! [Lire la suite]]]> <![CDATA[Nouvelle dose de Rhum pour Louis Burton]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2095 Wed, 24 Oct 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2095 A dix jours du départ de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, vingt IMOCA sont amarrés à Saint-Malo, dans le bassin Duguay-Trouin. Parmi eux, le Bureau Vallée 2 de Louis Burton, le régional de l’étape. A 33 ans, le Malouin d’adoption s’apprête à prendre le départ de la Route du Rhum pour la troisième fois, la deuxième en IMOCA. Auparavant outsider, Louis dispose d’une expérience et d’une machine qui lui permettent désormais de se confronter aux leaders. Rencontre. Louis, comment appréhendes-tu ces 10 derniers jours de préparation « à domicile » ? « C’est très motivant de voir tous les concurrents de la Route du Rhum venir chez nous, à Saint-Malo. On se sent au milieu de la fête. Le fait de rester tout près de nos locaux constitue un vrai atout au niveau de la logistique. Nous pouvons finir de préparer le bateau facilement, nous avons nos marques. Je vais pouvoir rester chez moi jusqu’au jour du départ. Le contexte est idéal pour se reposer et terminer sereinement ma préparation physique et mentale. » Le convoyage pour t’amarrer au ponton de la Route du Rhum n’a pas été trop long… « Effectivement c’était plutôt peinard (rires) ! Nous sommes basés dans le même bassin donc nous n’avons même pas eu à passer une écluse. » En quoi cette épreuve a une saveur toute particulière pour toi ? « Ma première participation à la Route du Rhum, en Class40 en 2010, a été le déclencheur d’un changement de vie. C'était ma première transat, ma première course en solo même. Je n’avais pas de sponsor, le projet s’était monté rapidement avec le soutien de mon entourage. J’ai finalement rencontré mon sponsor Bureau Vallée un mois avant le départ, à la dernière minute donc. Le début d’une belle histoire… C’est aussi à ce moment-là que j’ai connu celle qui est depuis devenue ma femme. » « Je me sens en maîtrise de la machine en solitaire » Tu navigues sur Bureau Vallée 2 (le bateau vainqueur du dernier Vendée Globe) depuis un an et demi. Quel est ton niveau de préparation ? « J’ai beaucoup navigué et je me sens maintenant en maîtrise de la machine en solitaire. J’avoue que cela reste encore parfois impressionnant quand le bateau file à pleine vitesse la nuit. Je ne sais pas si on s’y habitue vraiment un jour… Nous avons fait évoluer Bureau Vallée 2 dans le bon sens et il arrive à un niveau de préparation conforme à mes attentes, c’est un excellent bateau. L’idéal aurait été de pouvoir entreprendre le chantier pour pouvoir régler le « rake » des foils (l'angle d'incidence de l'avant vers l'arrière, et inversement). J’ai toujours une petite difficulté à bien faire marcher le bateau au près et ce nouveau réglage serait un vrai plus à cette allure. Mais cette évolution attendra. » Tu repousses ce chantier pour quelle raison ? « Notre budget se veut raisonnable et il s’étale sur quatre ans, ce qui nous permet de faire les choses au fur et à mesure. Dès l’hiver prochain, nous ferons les travaux pour disposer du réglage de rake. Puis l’hiver suivant, nous construirons et mettrons en place une nouvelle paire de foils, qui auront probablement plus d’envergure que nos appendices actuels. Ce planning est intéressant car il nous laisse le temps d’observer les nouveaux profils de foils de certains de nos concurrents. Nous allons pouvoir analyser les solutions qui fonctionnent vraiment et faire au moment opportun les bons choix techniques. L’idée étant d’avoir un bateau au top pour le Vendée Globe 2020, et viser une place dans les cinq premiers. » « J’ai l’intention d’attaquer fort, de m’arracher… » Tu disposes de trois nouvelles voiles pour la Route du Rhum : une GV, un J2 et un grand spi. Pourquoi ces voiles en particulier ? « Je naviguais jusqu’à présent avec les voiles qui ont fait le Vendée Globe avec Armel Le Cléac’h. Elles avaient quasiment l’équivalent de deux tours du monde au compteur. Certaines commençaient à vraiment fatiguer, notamment la grand-voile. Le niveau est tellement élevé en IMOCA qu’on ne peut pas se permettre de partir avec des voiles qui ne sont pas au top. C’est un élément clé de la performance, le moteur du bateau. Il était évident de changer la GV. Le J2 est l’une des voiles d’avant les plus utilisées sur un IMOCA. Quant au spi max, c’est aussi une voile très importante sur la Route du Rhum, qui est une course qui se joue beaucoup au portant. L’an prochain, nous renouvèlerons les autres voiles. Puis nous installerons un jeu complet neuf avant le Vendée Globe. » Le plateau réuni pour la Route du Rhum est exceptionnel. Avec quelles ambitions t’élanceras-tu de Saint-Malo ? « J’ai terminé 5e il y a quatre ans et j’aimerais faire aussi bien. La concurrence est plus rude cette fois (20 skippers sont au départ, contre neuf il y a quatre ans, NDR) mais j’ai aussi un IMOCA vraiment meilleur. Ce sera ma deuxième transatlantique sur ce bateau, la première en solitaire. J’ai l’intention d’attaquer fort, de m’arracher pour essayer d’arriver à Pointe-à-Pitre en bonne position, et pourquoi pas monter sur le podium.Les 3-4 premiers jours s’annoncent primordiaux. Il sera impératif de sortir dans le groupe de tête, sinon on ne pourra plus recoller. Le début de course va être énorme, il faudra vraiment partir en pleine forme. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[Les skippers ont du cœur ]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2094 Thu, 18 Oct 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2094 Les marins de la classe IMOCA sont des femmes et des hommes engagés qui ont des messages à faire passer et des causes à soutenir pour donner du sens à leurs projets. Les thématiques mises en avant sont diverses : préserver l’environnement, favoriser l’insertion des personnes en situation de handicap, sauver et faire rêver des enfants malades, lutter contre le Sida, œuvrer pour davantage de mixité ou encore l’égalité des chances à l’école… Soucieux de sauvegarder le milieu naturel dans lequel ils évoluent, témoins directs de la dégradation des océans, les skippers s’impliquent également personnellement en adoptant des petits gestes du quotidien qui permettent, à leur échelle, de faire bouger les choses.   Guérir et aider à mieux vivre la maladie L’engagement le plus connu du grand public est sans doute celui de Sam Davies avec le projet Initiatives Cœur qui soutient l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque (www.mecenat-cardiaque.org). Celle-ci permet à des enfants souffrant de malformations cardiaques de venir en France et d'être opérés quand ils ne peuvent pas être soignés dans leur pays d'origine. Cette noble cause suscite l’adhésion et réunit une large communauté. Ainsi, plus de 600 000 personnes ont « liké » la page Facebook Initiatives Cœur. Compagnon de Sam Davies, Romain Attanasio soutient lui aussi une cause permettant d’illuminer les vies d’enfants gravement malades : l’association Rêves (http://www.reves.fr/) leur permet de réaliser leurs rêves et ainsi de leur offrir des moments d’évasion qui leur permettent d’oublier la maladie, d’être stimulés et de leur donner la force de se battre. Quant à Erik Nigon, c’est unporte-parole fidèle de la lutte contre le sida. « J’ai embarqué AIDES (www.aides.org), la principale association de lutte contre le sida dès 2005 sur mon Figaro », rappelle le skipper de l’IMOCA Vers un monde sans Sida. Erik s’engage au service d’une grande cause, porteuse d’espoir et de solidarité : « l’élimination du virus à l’horizon 2030. »   Favoriser la mixité et l’égalité des chances D’autres marins soutiennent des causes plus sociétales à l’instar de Manuel Cousin qui travaille main dans la main avec l’association Coup de Pouce (www.coupdepouceasso.fr). Elle œuvre pour que l’égalité des chances à l’école devienne une réalité pour tous, quels que soient l’environnement social et le contexte familial des enfants. Le postulat de base étant que tout le monde a droit à la réussite scolaire. Damien Seguin est parrain de l’association Des pieds et des mains (http://www.despiedsetdesmains.fr/), en faveur de l'insertion des personnes handicapées, par la pratique de la voile. Des actions concrètes sont entreprises pour convaincre que le handicap n’est pas un frein à l’immersion dans le milieu sportif des valides. Isabelle Joschke a créé en 2012 sa propre association, Horizon mixité (https://isabellejoschke.com/la-skipper/horizon-mixite/), dont l’ambition est de promouvoir la mixité dans le sport, mais aussi dans tous les domaines d’activité de la société. Il s’agit également de casser les préjugés, malheureusement encore trop nombreux. « En tant que sportives, il est indispensable que nous nous emparions du sujet », souligne la navigatrice.« Les freins à la féminisation de la voile sont les mêmes que dans d’autres disciplines. A travers mon parcours, je veux prouver qu’il est possible d’être une femme et d’aller au bout de ses rêves. » Les projets environnementaux La protection des océans est au cœur des projets de cinq skippers IMOCA. Vincent Riou sera ambassadeur du WWF France (www.wwf.fr) aux côtés d’Isabelle Autissier. Son PRB arbore sur son étrave et sa grand-voile le fameux panda symbolisant l’association. « Cela faisait longtemps que je cherchais à m'engager pour l'environnement », explique Vincent. « Je veux m'y consacrer le plus possible et j'espère que ma contribution, si modeste soit-elle, permettra d'aider la société à évoluer pour que l'on conserve mieux notre planète et nos océans. Protéger les océans, c’est protéger l’ensemble de la planète et de l’humanité. » Stéphane Le Diraison porte le projet Time For Oceans (http://www.stephanelediraison.com/time-for-oceans-le-nouveau-projet-imoca-de-stephane-le-diraison/) qui véhicule un message fort : la préservation des océans est une action multi-acteurs qui engage collectivement les institutions, les entreprises et les citoyens. Chacun peut se mobiliser et agir à son niveau pour contribuer à la protection de cet environnement. « Nous souhaitons profiter du contexte des grandes courses océaniques pour mettre en avant ces sujets, créer un effet d’adhésion et donner du crédit au message que nous portons », espère Stéphane. De son côté, Paul Meilhat est ambassadeur de Surfrider Foundation Europe (www.surfrider.eu) et plus particulièrement de l’opération Initiatives Océanes (www.initiativesoceanes.org). « Les Initiatives Océanes, c’est aller avec ses voisins, ses proches, ses amis, nettoyer un lac, une rivière, une plage. C’est un moment dans l’année : au printemps on fait un grand nettoyage dans les maisons et bien il faut aussi le faire dans les cours d’eau ! », précise le skipper de SMA.  Le navigateur Boris Herrmann propose lui aussi un programme pour la protection des océans, « Ocean Challenge », qui passe notamment par l’éducation des nouvelles générations. Un kit pédagogique très complet et ludique est ainsi mis à disposition (www.borisherrmannracing.com/wp-content/uploads/2018/10/Ocean-Challenge-Kit-French.pdf). Quant à Alexia Barrier, elle a monté un vaste projet, 4myplanet (www.alexiasailingteam.com/fr/les-missions-4myplanet-148.html), autour de quatre univers : sportif, éducatif, scientifique et technologique. « Pendant mes navigations, je vais par exemple collecter des donnéesscientifiques comme la salinité et la température de l’eau de surface. Je vais aussi faire des observations de la mégafaune ou encore des déchets et des plastiques », nous expliquait-elle il y a quelques semaines (www.imoca.org/fr/news/2082-alexia-barrier-en-marche-vers-son-reve.htm).  Petits gestes, grandes conséquences ? « Il est vraiment temps de bouleverser nos pratiques, mais on ne change pas les choses en disant qu’il faut les changer, on les change en les montrant de l’intérieur, sur un ton positif et avec une implication personnelle. » Comme Paul Meilhat, les autres skippers de la classe IMOCA agissent au quotidien à travers des gestes simples mais utiles. Alan Roura et Sam Davies expliquent ne plus boire de boissons dans les contenants en plastique à usage unique, et privilégient les gourdes en inox. « C’est difficile car je voyage beaucoup mais cela reste possible en faisant des efforts », raconte Sam. Damien Seguin agit lui aussi pour le développement durable. Quand l’un de ses appareils ne fonctionne plus, il a le réflexe de vérifier s'il est réparable plutôt que de racheter un appareil neuf. Il évite ainsi les dépenses inutiles, et par la même occasion de produire davantage de déchets. Régulièrement, Romain Attanasio part avec son fils Ruben nettoyer une plage. Erik Nigon va au travail à vélo, un trajet de 45 minutes qui lui permet de combiner entraînement physique et petit geste pour la planète. Stéphane Le Diraison a adopté une logique de gestion rigoureuse des déchets et achète des produits en vrac sans emballage. Il a aussi à cœur de raccourcir le temps passé sous la douche. Toutes ces actions individuelles peuvent paraître anodines. Pourtant, si elles étaient adoptées par l’ensemble de la population, elles permettraient des améliorations sensibles. Car tout un chacun peut – à titre personnel – jouer un rôle dans la protection de l’environnement. L’IMOCA soutient « Ocean As Common », l’appel pour l’Océan, bien commun de l’humanité Lancé à l’initiative de Catherine Chabaud, première femme à boucler un tour du monde en solitaire et en course, lors du Vendée Globe 1996, l’appel pour l’Océan bien commun de l’humanité (www.OceanAsCommon.org ), fait écho aux préoccupations des navigateurs. C’est la raison pour laquelle la classe IMOCA a décidé de soutenir l’appel lancé le 8 juin dernier à Monaco à l’occasion de la Journée mondiale des océans et dans le contexte du lancement des IMOCA Globe Series.  [Lire la suite]]]> <![CDATA[En 2020, Yannick Bestaven fera son retour sur le Vendée Globe avec Maitre Coq !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2091 Wed, 10 Oct 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2091 Skipper malheureux lors du Vendée Globe 2008-2009 après un abandon très rapide, Yannick Bestaven va avoir une nouvelle chance de boucler le tour du monde en solitaire en 2020. Grâce au soutien de Maître CoQ, ancien sponsor de Jérémie Beyou, l’expérimenté skipper rochelais prendra part aux épreuves inscrites au calendrier des IMOCA Globe Series. Le 4 novembre prochain à Saint-Malo, il sera au départ de sa troisième Route du Rhum, la première en IMOCA, à bord du plan Farr de 2006 avec lequel il a  terminé l’an dernier 5e de la Transat Jacques Vabre, avec Kito de Pavant. Entretien.   Yannick, que t’inspire l’arrivée d’un nouveau sponsor-titre pour ton projet ? « Beaucoup de bonheur, évidemment. Je n’ai pas eu l’occasion de préparer un projet Vendée Globe depuis 2008 avec Aquarelle.com (l’ex Aquitaine Innovations d’Yves Parlier, NDR). Cela faisait un bout de temps que je voulais revenir sur cette course. Mais on sait à quel point ces projets sont difficiles à monter. Je me rends vraiment compte de la chance que j’ai de bénéficier d’un partenariat avec de la visibilité dans le temps, sur un bateau fiable que j’ai déjà bien en main et avec un partenaire de l’ampleur de Maître CoQ, qui connaît la musique.C’est un honneur de succéder à Jérémie Beyou (Maître CoQ a sponsorisé Jérémie lors des deux dernières éditions du Vendée Globe, NDR). » Contrairement à l’édition 2008-2009 du Vendée Globe, tu auras cette fois du temps pour la préparation… « Exactement. En 2008, je suis parti avec des petits moyens et un projet monté sur le tard. En plus, un sponsor m’a lâché à trois mois du départ. Je me suis battu pour couper la ligne aux Sables-d’Olonne, mais j’étais déjà épuisé. Mon abandon très précoce en 2008 a été un échec que j’ai beaucoup ressassé et auquel je pense encore aujourd’hui (Yannick avait démâté dans le golfe de Gascogne, 30 heures seulement après le départ). Je n’ai aucune envie de revivre une telle mésaventure. Pour l’édition 2020, j’ai le budget et le temps pour bien faire les choses. La préparation sera plus sereine. »   « Je n’installerai pas de foils sur mon bateau actuel »   Tu connais bien ton IMOCA, un plan Farr construit par Vincent Riou (PRB) pour le Vendée Globe 2008-2009, puis passé entre les mains d’Arnaud Boissières en 2012 et de Tanguy de Lamotte en 2016. C’est un atout majeur ? « Bien sûr ! Grâce au soutiend’un pool d’investisseurs, j’ai acheté ce bateau à Tanguy de Lamotte à l’issue du Vendée Globe 2016-2017 et cela fait déjà un an et demi que je navigue avec. Cet IMOCA a été bien pensé par Vincent Riou. Je me plais à son bord, il est agréable. Au début j’étais un peu impressionné mais j’ai bien apprivoisé la machine, j’ai mes repères. Avec Kito de Pavant, nous avons profité de l’expérience de la Transat Jacques Vabre l’an dernier pour entreprendre un beau travail afin d’enlever le superflu, de gagner du poids et de façonner cet IMOCA à ma main.» Comptes-tu, comme certains de tes camarades, entreprendre un chantier pour remplacer les dérives droites par des foils ? « Dans l’absolu, j’aimerais naviguer avec un bateau à foils mais je n’en installerai pas sur mon bateau actuel. Il faut compter environ 500 000 euros pour entreprendre cette modification profonde, mais cela ne me fera pas gagner des courses... Je ne trouve pas intéressant de dépenser une somme si conséquente pour gagner deux places dans le Vendée Globe. Je préfère naviguer sur mon bateau en l’état, qui est très bien comme il est. Lors de la Transat Jacques Vabre avec Kito, nous avons réussi à terminant dans le Top 5 en mettant derrière nous deux foilers (Initiatives-Cœur et Bureau Vallée 2). » Acheter un foiler d’avant-dernière génération reste une option possible ? « Si une opportunité se présente et que le sponsor est d’accord, je n’hésiterai pas. Je suis un compétiteur avant tout et évidemment cela me plairait bien de chatouiller les premières places. »   « Je dois absolument découvrir les mers du Sud »   Avec quelles ambitions t’engages-tu sur la Route du Rhum ? « Mon premier objectif est d’arriver en Guadeloupe avec un bon bout de qualification en poche pour le Vendée Globe. Beaucoup de marins sont candidats pour l’édition 2020 et il n’y aura que 30 places. Terminer dans la première moitié du tableau serait une bonne satisfaction. Désormais on peut quasiment considérer qu’il y a deux catégories d’IMOCA : les foilers et les ‘vintage’. Je compte tout faire pour ne pas laisser de bateaux à dérives devant moi, à part Paul Meilhat qui semble au- dessus du lot, et j’aimerais encore mettre quelques foilers derrière moi. » Compte tenu de ton abandon très prématuré en 2008, te sentiras-tu comme un bizuth lors du prochain Vendée Globe ? « Oui. Je ne considère pas vraiment avoir participé au Vendée Globe, j’étais juste au départ. J’ai démâté vraiment trop vite et je n’ai rien vu de ce tour du monde en solitaire, si ce n’est l’ambiance d’avant course. J’ai bouclé beaucoup de transatlantiques en solitaire mais je n’ai jamais navigué dans les mers du Sud. Je ne connais pas ces endroits de la planète, je dois les découvrir absolument. L’édition 2008 m’est restée en travers de la gorge. J’avais fait tellement de sacrifices personnels et financiers que j’ai vécu le démâtage si rapide comme une profonde injustice. Mais je vais avoir une nouvelle chance en 2020… »[Lire la suite]]]> <![CDATA[Le tour du monde en équipage en IMOCA se dévoile]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2090 Fri, 05 Oct 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2090   Accessible aux équipes potentielles depuis le 1er octobre, la version préliminaire de l’avis de course du prochain tour du monde en équipage avec escales (ex Volvo Ocean Race) livre les premiers détails sur cet événement qui se tiendra en 2021-2022. L’épreuve inclura deux classes de bateaux : les IMOCA à foils (lancés après 2010 et menés par cinq ou six personnes) pour le titre global et les monotypes VO65 pour le « Youth Challenge Trophy », un trophée récompensant les meilleurs jeunes.     « The Fully Crewed Around the World Race (FCAWR) est le nom de travail pour l’événement qui va succéder à la Volvo Ocean Race (ex Whitbread Round the World Race). » Ainsi débute la version préliminaire de l’avis de course du prochain tour du monde en équipage avec escales, qui se disputera à la fois sur des IMOCA à foils et des monotypes VO65.   « Ce document de travail marque la première étape d’une longue série. Il nous permet d’ouvrir les discussions avec les teams intéressés », indique Antoine Mermod, Président de la classe IMOCA. « Nous sommes impatients de continuer notre travail avec les organisateurs de la course pour créer un événement fantastique. Dans les semaines et les mois qui viennent, nous travaillerons notamment sur le contrôle des coûts qui est une problématique essentielle dans les discussions. »   Les grandes lignes du calendrier et du parcours dévoilées S’il faudra encore patienter pour connaître tous les détails concernant les dates des différentes étapes et les lieux d’escales, l’avis de course préliminaire donne un cadre général. Première information : l’ouverture des inscriptions est fixée au 11 décembre 2018. Concernant le calendrier de la course en elle-même, on apprend que les régates « In-Port » inaugurales et le départ de la première étape se feront à Alicante (Espagne) à la fin de l’automne 2021. La course comprendra au maximum neuf étapes. Jusqu’à huit escales intermédiaires pourront donc être au programme avec au moins un arrêt sur les territoires suivants : Amérique du Sud, Australie/Nouvelle-Zélande, Asie, Etats-Unis et Europe (où l’épreuve se terminera au début de l’été 2022). Pour se qualifier, les équipages devront participer à d'autres courses en équipages en 2021.   Des IMOCA mis à l’eau après 2010, équipés de foils et des équipages de cinq à six personnes Les équipes engagées sur des IMOCA s’affronteront pour le titre global. Seuls les bateaux mis à l’eau après 2010 seront admis et ils devront notamment être équipés de foils et d’un mât-aile standard. Le nombre de voiles et de foils est d'ores et déjà limité afin de contrôler les dépenses des équipes. « Dans une course avec escales, pour des contraintes de timing, il faut le plus possible garder une certaine homogénéité dans la flotte pour éviter les écarts trop importants aux arrivées. C’est pourquoi nous avons établi une règle concernant la date de mise à l’eau. De plus, grâce à ce cadre, tous les teams auront leur chance pour performer », explique Antoine Mermod. Une autre règle importante stipule qu’il sera interdit à deux IMOCA de s'entrainer ensemble entre le 1er novembre 2020 et le 30 avril 2021 soit, grosso modo, durant la période du Vendée Globe. L’objectif étant d’assurer la plus grande équité au départ d'Alicante à l'automne 2021.   Pour les régates In-Port comme pour les étapes au large, l’équipage sera composé de cinq personnes, dont au moins une femme. Il sera possible d’embarquer à six, à condition d’avoir au moins quatre femmes à bord. « Là encore il a fallu trancher et trouver un bon compromis », souligne Antoine Mermod. « Les marins issus de la Volvo Ocean Race souhaitaient des équipages plus étoffés tandis que ceux de l’IMOCA auraient voulu être moins nombreux à bord. Nous pensons avoir trouvé un juste milieu. » A noter que sur chaque bateau, un mediaman sera à bord. La promesse de très belles images, sans doute encore jamais vues lors des précédents tours du monde en IMOCA. La sécurité est également au cœur des préoccupations des organisateurs et les équipages devront suivre des formations spécifiques.   16 à 18 IMOCA éligibles, 10 à 15 espérés au départ  Entre les IMOCA existants et ceux en construction, 16 à 18 bateaux rempliront toutes les conditions pour pouvoir prendre part à l’édition 2021-2022 de la course autour du monde en équipages. « Notre objectif est de réunir une flotte de 10 à 15 IMOCA pour cette épreuve », annonce Antoine Mermod. « Nous travaillons main dans la main avec les différents teams. Une vraie dynamique se lance et cela devrait porter ses fruits. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[Le regard de Gildas Morvan sur la classe IMOCA ]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2089 Tue, 25 Sep 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2089 Navigateur expérimenté, avec notamment 21 participations à l’exigeante Solitaire du Figaro à son actif, Gildas Morvan était adjoint du directeur de course Jacques Caraës sur le Défi Azimut le week-end dernier à Lorient. Il a pu observer de très près les performances des différents IMOCA en lice. Il nous livre son regard à la fois expert et extérieur sur l’événement et plus globalement sur la classe. Gildas Morvan affiche une expérience hors-norme en Figaro avec notamment 21 participations à la Solitaire du Figaro (2e place en 2008, 3e en 1999, 2000, 2001), quatre titres de Champion de France Elite de Course au Large en Solitaire (2000, 2008, 2009, 2013), une victoire dans la Transat AG2R (avec Charlie Dalin en 2012). Il a aussi brillé sur d’autres supports, notamment en IMOCA avec Roland Jourdain et Jean Le Cam (4e de la Transat Jacques Vabre 2007). De son regard affûté de coureur, il a observé les comportements des marins et des machines. Voici son analyse.   « Une classe dynamique » « La classe IMOCA se porte bien, elle est dynamique. Elle réunit une belle flotte sur chacune des courses au calendrier. On l’a vu sur le Défi Azimut où il y avait 15 bateaux, et ils seront une vingtaine pour la Route du Rhum. Le programme s’étoffe et le nouveau Championnat du Monde de la classe (les IMOCA Globe Series) est intéressant car il incite les marins à naviguer plus entre deux éditions du Vendée Globe. C’est intéressant d’un point de vue sportif mais aussi au niveau de la sécurité, car les skippers pourront s’engager dans le tour du monde en solo avec une bonne expérience. » « Les foils ont prouvé leur efficacité lors du Vendée Globe » « Quand Safran, le premier IMOCA à foils, a été mis à l’eau en 2015, il y avait des sceptiques. Tout le monde se doutait que ces appendices seraient un plus en termes de performances mais le doute subsistait quant à leur fiabilité, à leur capacité de tenir à l’échelle d’un tour du monde. Sur le Vendée Globe 2016-2017, quatre foilers ont terminé aux quatre premières places. Et Alex Thomson a même fini 2e en ayant cassé un foil assez tôt dans la course. Le Vendée Globe a donné le ton, les foils ont donc prouvé leur efficacité. »   « Grands foils » vs « petits foils » « Lors du Défi Azimut, nous avons pu observer les dernières évolutions des foils sur PRB et Charal qui disposent d’appendices plus grands, plus longs, qui portent encore plus et font davantage décoller les bateaux. Ce n’est sûrement pas un hasard si, dans des conditions globalement soutenues, ces IMOCA ont remporté les deux épreuves du Défi Azimut : PRB a dominé le parcours de 24 heures et Charal a été le plus rapide sur les runs de vitesse. Lors de la grande course, PRB avait environ 6 milles de retard sur Initiatives-Cœur (Sam Davies) avant le dernier grand bord de reaching de 100 milles dans la brise et il a fini 2 milles devant, c’est-à-dire qu’il a été en moyenne 8 % plus rapide que Sam sur cette portion. Le fait d’avoir des grands foils a clairement été un plus pour Vincent. Sam Davies et Yann Eliès, qui ont terminé 2e et 3e de la grande course du Défi Azimut, sont équipés de foils de la génération précédente, plus petits.  Augmenter la surface des foils semble être la solution d’avenir, l’évolution logique. D’ailleurs, Sam Davies a prévu d’installer des appendices plus grands dès la saison prochaine. Pour les autres, ce sera aussi une question de budget car des foils plus imposants coûtent forcément plus cher. » « Impressionnant Charal » « Comme tout le monde, j’ai été impressionné par Charal durant le Défi Azimut. Les images parlent d’elles-mêmes. Le bateau décolle vraiment. Il tient de longs moments en vol et atteint des vitesses proches des multicoques. On se dit qu’avec un plan porteur sur les safrans, il pourrait voler intégralement, comme le feront les nouveaux monocoques de la prochaine Coupe de l’America (ce que la jauge IMOCA interdit, NDR). Charal a tendance à se cabrer quand il est en surpuissance mais Jérémie Beyou va petit à petit trouver les bons réglages pour stabiliser l’assiette du bateau en vol. Charal met la barre très haut et ce sera très intéressant de voir sortir les autres IMOCA nouvelle génération. » « Un grand gap entre foilers et non foilers » « La contrepartie de ces progrès rapides sur les appendices, c’est que le ‘gap’ entre foilers et non foilers s’agrandit. Paul Meilhat a très bien navigué sur le Défi Azimut mais il n’a pas pu résister en fin de course, dans des conditions favorables aux IMOCA à foils. A l’échelle d’une transatlantique ou d’un tour du monde, il devient très difficile, pour ne pas dire impossible, de l’emporter pour les IMOCA à dérives droites. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[8ème Défi Azimut et dernier test avant la Route du Rhum]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2088 Thu, 20 Sep 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2088 Du 21 au 23 septembre à Lorient La Base, le 8ème Défi Azimut réunira un plateau assez éclectique avec 15 IMOCA en lice, un record ! Une épreuve devenue incontournable dans le calendrier de la classe IMOCA, même si elle ne compte pas pour les Globe Series. A un mois et demi de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, les marins pourront ainsi se confronter une dernière fois. Vendredi à 17h, ils prendront le départ d’une course intense de 24 heures en solitaire. Dimanche, ils disputeront des runs, puis s’affronteront en équipage autour de l’île de Groix. Sur les 22 inscrits à la Route du Rhum-Destination Guadeloupe en IMOCA, pas moins de 15 participeront au Défi Azimut. C’est dire à quel point l’événement est implanté dans le paysage de la classe. « Pour l’IMOCA, désormais basée à Lorient, le Défi est une belle occasion d’échanger avec les skippers, les équipes, les partenaires », souligne Antoine Mermod, Président de l’IMOCA.   « Une confrontation précieuse » L’événement débutera par une course de 24 heures en solitaire (départ vendredi à 17h) et permettra aux marins de se situer par rapport à la concurrence mais aussi d’identifier les axes de travail pour les dernières semaines de préparation. « A cette période de l’année, les bateaux sont prêts, en configuration Route du Rhum et cette confrontation de haut niveau est précieuse », explique Louis Burton, résumant bien l’état d’esprit général des coureurs qui apprécient par ailleurs ce week-end placé sous le signe de la convivialité et du partage. Bataille entre foilers ! Près des deux tiers des inscrits au 8ème Défi Azimut sont des foilers. Neuf des 15 IMOCA en lice sont en effet équipés d’appendices porteurs. Tout le monde attend avec impatience d’assister à la première confrontation du magnifique Charal de Jérémie Beyou qui prend en main sa nouvelle machine et vient de boucler son parcours de qualification pour la Route du Rhum (1200 milles en solitaire). « Je viens sans aucune prétention sportive, ce qui n’est pas dans mes habitudes ! », indique Jérémie. « Avec l’équipe nous sommes encore en phase de découverte et de fiabilisation de cet IMOCA très complexe. Il faudra du temps pour le prendre en main et en tirer le meilleur. Le Défi Azimut va me permettre de prendre mes marques en mode course et de continuer à fiabiliser le bateau. » Gagnante de la dernière épreuve disputée en IMOCA, la Dhream Cup, la Britannique Sam Davies (Initiatives-Cœur) s’engage avec des ambitions élevées : « Le niveau va monter d’un cran sur le Défi Azimut avec plus de concurrents, plus de foilers. Ce sera donc plus compliqué de décrocher un podium. J’aimerais naviguer « propre » et faire les bons choix pour accrocher les autres foilers, et notamment les IMOCA de la génération 2016. » Fabrice Amedeo (Newrest-Art et Fenêtres) analysera aussi de très près les performances des autres IMOCA à foils : « Il va être très intéressant de surveiller Vincent Riou et PRB – c'est un bateau de 2010 sur lequel il a été ajouté des foils, mais qui sort plus léger que la génération 2016. Quant à Ucar-St Michel, on connait le potentiel du bateau qui a été largement démontré par Jean-Pierre Dick, puis Yann Eliès qui hérite d'une monture éprouvée. Et je vais particulièrement suivre les performances d'Arnaud Boissières (La Mie Câline – Artipôle) et d'Alan Roura (La Fabrique) avec qui je me suis mesuré pendant le Vendée Globe et qui ont également mis des foils sur leurs bateaux. » Le Défi Azimut sera la première course en solitaire de Boris Herrmann à bord de Malizia 2-Yacht Club de Monaco. « J’aimerais finir dans le bon groupe, disons en première partie de flotte. Je ne lâcherai rien, tout comme mes concurrents », annonce le skipper allemand. Seul marin à avoir participé à toutes les éditions du Défi Azimut depuis la création de l’épreuve en 2011, Louis Burton (Bureau Vallée 2) compte profiter pleinement de sa 8ème participation : « Mon projet étant basé à Saint-Malo, je n’ai pas tellement d’occasions de me jauger ainsi à la concurrence. C’est aussi pour cette raison que le Défi Azimut est un rendez-vous important pour moi. »   Tout le monde aura ses chances Directeur de course du Défi Azimut, Jacques Caraës aura notamment pour mission de dessiner un tracé sur-mesure pour la course de 24 heures en prenant en compte les conditions météo attendues mais aussi l’équité sportive. « Nous proposerons un parcours équitable entre foilers et non foilers pour que chacun puisse y trouver son intérêt », confirme Jacques Caraës qui sera assisté dans sa mission par Guillaume Evrard, secrétaire Général de l’IMOCA. L’an dernier, c’est d’ailleurs Paul Meilhat (SMA) qui l’avait emporté, en double avec Gwénolé Gahinet. Immobilisé ces dernières semaines à cause d’une blessure, Paul aura à cœur de faire un retour gagnant. Cinq autres skippers sont engagés sur des IMOCA à dérives droites. Après une jolie 2e place dans la Dhream Cup fin juillet, Isabelle Joschke (Monin) aborde le Défi Azimut avec beaucoup d’humilité. « Je ne me fixe aucun objectif au niveau sportif », confie la navigatrice. « Le Défi Azimut sera seulement ma deuxième course en solitaire en IMOCA, après la Dhream Cup. Mes objectifs sont plus personnels. Je souhaite naviguer en cohérence avec mon projet et mon état d’esprit, être dans les bons timings et surtout ne pas faire de grosses erreurs. »  Engagé sur son plan Finot-Conq de 2007, Stéphane Le Diraison participera à sa première course avec son nouveau projet sportif et sociétal, Time For Oceans. Dans le Top 5 de la Drheam Cup, Romain Attanasio (Pure-Famille Mary) souhaite poursuivre sur cette lancée et rester dans le bon wagon. A l’issue d’un été très actif durant lequel il a enchaîné les sorties, Manuel Cousin (Groupe Setin) viendra constater si le travail entrepris a payé. Erik Nigon (Vers un monde sans sida) participera pour la première fois à la grande course de 24 heure du Défi Azimut. Lui aussi tirera de précieux enseignements de cette confrontation intense et relevée.   Demandez le programme Après le match en solitaire, disputé vendredi et samedi, les marins se retrouveront dimanche pour deux rendez-vous en équipage : des runs de vitesse puis un tour de l’île de Groix. Pour cette dernière épreuve, ils auront pour objectif, si les conditions le permettent, de battre le record établi en 2015 par Vincent Riou et son équipage : 1heure 08 minutes et 10 secondes.    Les inscrits au Défi Azimut 2018 Fabrice Amedeo (Newrest-Art et Fenêtres) - Foiler Romain Attanasio (Pure-Famille Mary) Jérémie Beyou (Charal) - Foiler Arnaud Boissières (La Mie Câline-Artipôle) - Foiler Louis Burton (Bureau Vallée 2) - Foiler Manuel Cousin (Groupe Sétin) Samantha Davies (Initiatives-Cœur) - Foiler Yann Eliès (Ucar-StMichel) - Foiler Boris Herrmann (Malizia 2-Yacht Club de Monaco) - Foiler Isabelle Joschke (Monin) Stéphane Le Diraison (Time For Oceans) Paul Meilhat (SMA) Erik Nigon (Vers un monde sans SIDA) Vincent Riou (PRB) - Foiler Alan Roura (La Fabrique) - Foiler Le programme du 8ème Défi Azimut Vendredi 21 septembre : - 17h : départ de la course de 24h en solitaire Samedi 22 septembre : - Dans l’après-midi : arrivée de la course de 24h Dimanche 23 septembre : - Runs de vitesse en équipage - Tour de l’île de Groix en équipage[Lire la suite]]]> <![CDATA[Le skipper Belge Denis Van Weynbergh vise le Vendée Globe 2020]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2087 Thu, 13 Sep 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2087 Nouveau propriétaire de l’IMOCA de Nandor Fa, le skipper belge Denis Van Weynbergh ambitionne de participer aux épreuves des Globes Series, avec en point d’orgue le Vendée Globe 2020. S’il a longtemps concilié ses vies de chef d’entreprise et de coureur au large, il se consacre désormais à 100 % à son projet en IMOCA avec pour ambition de devenir le premier Belge à boucler le Vendée Globe. Il a récemment lancé un projet de financement participatif et artistique original. Rencontre. Denis, à quand remonte ta volonté de participer au Vendée Globe ? «  La révélation est survenue en 2001, lorsque je préparais la Mini Transat. A l’occasion d’un convoyage, je me suis amarré à Bénodet à côté du PRB de Michel Desjoyeaux qui venait de remporter le Vendée Globe. Mon Pogo 6.50 avait un peu la même allure que cet IMOCA, à plus petite échelle bien entendu. Je me suis alors projeté sur le Vendée Globe. En même temps, cela me paraissait fou et inaccessible. Avant d’y songer sérieusement, je devais déjà boucler ma première expérience au large en solitaire, la Mini Transat. J’y suis parvenu. Cette épreuve a été une grande découverte et le Vendée Globe est resté dans un coin de ma tête. J’ai ensuite continué à engranger de l’expérience sur différents supports, notamment en Class40. J’ai bouclé la Route du Rhum en 2010, la Québec Saint-Malo en 2012, la Transat Jacques Vabre en 2013, la Fastnet Race en 2015… » Quel a été le réel déclic pour te lancer en IMOCA ? « En Belgique, la course au large n’est pas aussi populaire qu’en France. Nous n’avons que 60 km de côtes et peu de culture maritime. J’avais tâté le marché belge pour le Vendée Globe 2016 et reçu un accueil distant de la part des entreprises. En fait, j’ai réalisé qu’il me fallait un concept fort, une idée originale, créative. L’an dernier j’ai rencontré le photographe Edouard Janssens qui s’est spécialisé dans la création d’œuvres d’art à partir de photographies d’iris, la partie colorée de l’œil. De fil en aiguille, le projet « Eye-Sea » est né. L’objectif est de proposer aux partenaires d’acquérir l’une des 250 photos d’iris personnalisés qui formeront ensemble un seul iris géant sur les voiles de mon IMOCA. Nous créerons ainsi une œuvre d’art dans un processus collaboratif et participatif. Une œuvre d’art qui fera le tour du monde. » Une fois le concept défini et le projet de financement déterminé, il a fallu trouver un IMOCA disponible. Pourquoi avoir choisi l’ex Spirit of Hungary de Nandor Fa ? « Fin 2017, je me baladais aux Sables d’Olonne sur le ponton du Vendée Globe et j’ai repéré ce bateau. D’emblée il m’a semblé simple, solide, fiable. Exactement ce qu’il fallait pour mon projet, ma personnalité, mes objectifs. Je voulais un bateau qui avait bouclé le Vendée Globe sans souci majeur, ce qui est le cas du bateau de Nandor Fa qui a terminé à une très honorable 8e place lors de la dernière édition. J’ai rapidement pris contact avec le boat captain, puis Nandor. La vente s’est conclue en juin dernier. » Les premières navigations ont-elles été conformes à tes attentes ? « Oui. Je n’avais jamais navigué en IMOCA mais je savais que tout est surdimensionné sur ces bateaux. Cela s’est confirmé lors des premières sorties que j’ai pu effectuer. Tout va plus vite, tout est plus physique sur un IMOCA. On ne peut pas entreprendre la moindre manœuvre sans anticipation. Il faut être méthodique. Heureusement Nandor Fa avait vraiment bien pensé ce bateau, avec des détails qui simplifient la vie à bord. »     Tu as longtemps concilié vie professionnelle et course au large. Cela devenait trop compliqué pour un projet de plus grande envergure en IMOCA ? « Exactement. Préparer le Vendée Globe est un travail à plein temps entre la recherche de financements, la préparation en mer et à terre… D’autant que pour le moment, je gère le projet seul. Pour me consacrer à 100% au projet IMOCA, j’ai vendu en novembre 2017 ma société de messagerie, PN Express World. » Quel sera ton programme dans les mois à venir ? L’objectif est de prendre part à toutes les épreuves des IMOCA Globe Series ? « Oui. Le bateau va entrer en chantier début novembre pour une remise à l’eau fin janvier. En 2019 et 2020, je veux engranger des milles en course. Je ne me vois pas m’engager sur le Vendée Globe et naviguer dans les Quarantièmes sans avoir auparavant parcouru 15 à 20 000 milles à bord de mon IMOCA. En revanche, je ne serai pas au départ de la Route du Rhum cette année. Mon boulot pour le moment, c’est de chercher des sponsors. » Justement, où en es-tu à ce jour en termes de financements ? « Un premier partenaire est entré dans l’aventure, la société belge Pranarôm (spécialisée dans les huiles essentielles) qui met 15 % du budget global que j’estime à 2,5 millions euros. L’objectif désormais est de commencer à vendre des photos d’iris à des particuliers et à des sociétés. L’idéal serait d’avoir un sponsor principal qui donnerait son nom au bateau en jouant sur le nom du concept : ‘Eye-Sea... X ou Y’. » Pour en savoir plus sur le projet de Denis Van Weynbergh : http://eyesea.be/Accueil  [Lire la suite]]]> <![CDATA[Ari Huusela : Long-courrier vers le Vendée Globe]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2085 Fri, 07 Sep 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2085 Ari Huusela a un rêve : devenir en 2020 le premier Finlandais à participer au Vendée Globe. Pilote de ligne pour la compagnie Finnair, il est l’heureux propriétaire d’un plan Owen Clarke basé à Helsinki, l’ancien Aviva de Dee Caffari. Si le chemin le menant au tour du monde en solitaire et sans escale est encore semé d’embûches, Huusela va franchir un grand cap en participant dans maintenant moins de deux mois à sa première grande course en IMOCA, la Route du Rhum-Destination Guadeloupe. Pilote pour la compagnie Finnair, Ari Huusela passe une bonne partie de sa vie en l’air. Mais dès que l’occasion se présente, le Finlandais de 56 ans file en mer. Il a déjà bouclé trois transatlantiques en course : la Mini Transat en 1996 puis en 2007, et la Route du Rhum en 2014 (en classe Rhum sur un Pogo 40). Le Vendée Globe, un rêve depuis 1996 Intégrer le circuit IMOCA est un projet mûrement réfléchi pour Ari Huusela. Participer au Vendée Globe le taraude depuis 1996. Cette année-là, il vient aux Sables d’Olonne pour prendre possession d’un Mini 6.50. « Depuis, je n’ai manqué aucun départ du Vendée Globe et j’ai donc assisté aux cinq dernières éditions. Je suis impressionné par l’ambiance incroyable qui règne autour de cette course, c’est totalement fou ! », s’enthousiasme le pilote/navigateur. En 2016, Huusela décide de se lancer sur le circuit IMOCA en louant le 60 pieds du Britannique Richard Tolkien (un légendaire plan Finot-Conq de 1998) pour participer à la Transat New York-Vendée. Malheureusement, lors de la Transat Anglaise, Tolkien est contraint, suite à une blessure, d’abandonner le navire. Le projet de New York-Vendée d’Ari Huusela tombe à l’eau.    Ce n’est que partie remise. Présent sur le Village départ du Vendée Globe 2016, le Finlandais voit dans le grand hall d’exhibition l’ancien Aviva exposé. Il découvre que cet IMOCA, un plan Owen-Clarke de 2007, est à vendre. Il s’agit d’un bon bateau avec lequel Dee Caffari a bouclé le Vendée Globe 2008-2009, avant de terminer 6e de la Barcelona World Race 2010-2011(en double avec Anna Corbella). Ari en fait donc l’acquisition. La Route du Rhum, un premier grand cap Depuis qu’il a pris possession de sa nouvelle monture, Huusela a parcouru plus de 5000 milles à son bord. Il a validé en juin dernier son parcours de qualification pour la Route du Rhum, bouclant 1400 milles en solitaire en mer Baltique. « Ces six jours de navigation ont été très enrichissants », raconte-t-il. « Comme les conditions ont été très variées, j’ai dû effectuer de nombreux changements de voiles. J’avais beaucoup de travail à bord. J’ai énormément appris durant cette première grande navigation en solo à bord d’un IMOCA. Je me sens plus à l’aise sur ce bateau que j’apprécie beaucoup. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[Alexia Barrier en marche vers son rêve]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2082 Mon, 03 Sep 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2082 Elle sera l’une des trois femmes à participer à la Route du Rhum-Destination Guadeloupe 2018 dans la catégorie des IMOCA. Engagée sur le plus vieux bateau de la flotte, le mythique « Pingouin » (un plan Lombard de 1998 rebaptisé « 4myplanet2 »), Alexia Barrier ne mettra pas pour autant son âme de compétitrice de côté. Basée en Méditerranée, à Antibes, Alexia poursuit sa préparation et a récemment validé sa qualification. Rencontre avec une navigatrice qui se rapproche pas à pas de son rêve de petite fille, le Vendée Globe.   Alexia, comment s’est passé ton parcours de qualification pour la Route du Rhum, d’une longueur de 1200 milles ? « C’était musclé mais tout s’est bien passé ! Je suis partie le 22 août d’Antibes et je suis revenue presque six jours plus tard après avoir navigué dans le Golfe du Lion, fait le tour de la Corse et de la Sardaigne puis être passée près de l’Italie. J’ai pu valider la solidité de mon IMOCA dans des conditions difficiles avec aussi beaucoup de trafic maritime. C’est un bateau physique, j’ai pris le temps de bien faire les manœuvres pour ne pas me mettre dans le rouge. Je suis restée très vigilante pour valider cette qualification et ainsi franchir une étape importante en vue de la Route du Rhum. » Auparavant, on t’avait vu sur les Monaco Globe Series mais pas sur la Dhream Cup. Pourquoi ? « Car je n’ai pas le budget pour participer à toutes les courses et je privilégie celles qui sont inscrites au calendrier des IMOCA Globe Series (le nouveau Championnat du Monde de la Classe réunissant les principales courses du circuit, sur la période 2018-2021, NDR). C’était le cas de la nouvelle épreuve à Monaco qui a été très instructive pour moi car je venais juste de réceptionner mon bateau. Avec mon co-skipper Pierre Quiroga, nous étions dans une phase de découverte. Avec notre vieux bateau nous avons réussi à naviguer proprement, à jouer pendant les ¾ de la course avec les autres concurrents qui avaient des machines bien plus performantes. » Comment appréhendes-tu la Route du Rhum ? Quels objectifs poursuis-tu sur le plus ancien bateau de la flotte IMOCA ? « La Route du Rhum sera une découverte pour moi, mais aussi pour le bateau car bizarrement, s’il a pris le départ de six tours du monde (dont quatre Vendée Globe), il n’a jamais participé à la Route du Rhum ! Ce sera difficile de rivaliser avec mes concurrents. Je vais chercher d’autres axes de travail et quand même tout donner car je suis une compétitrice dans l’âme. C’est une chance de participer à cette course que je vois aussi comme une très belle occasion de faire mes gammes en vue du Vendée Globe 2020, le challenge ultime. » Au-delà de la performance sportive, ton projet porte un message fort… « Oui, le bateau est un outil au service d’autres challenges. Mon projet se construit depuis 2009, sur différents supports et autour de quatre univers : sportif, éducatif, scientifique et technologique. Pendant mes navigations, je vais par exemple collecter des données scientifiques comme la salinité et la température de l’eau de surface. Je vais aussi faire des observations de la mégafaune ou encore des déchets et des plastiques. Nous allons aussi mettre à disposition un kit pédagogique sur les océans pour les écoles, les collèges et les lycées. Une cinquantaine de classes suivent le projet à travers la France. » Pour en savoir plus : https://www.alexiasailingteam.com/fr/index.html    [Lire la suite]]]> <![CDATA[Rentrée animée pour la classe IMOCA]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2079 Fri, 24 Aug 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2079 L’actualité IMOCA est dense en cette fin d’été ! Mise à l’eau du tout nouvel IMOCA60’ Charal de Jérémie Beyou, premières navigations pour Vincent Riou à bord de son PRB version foiler, stage d’entraînement au Pôle Finistère Course au Large réunissant cinq bateaux : le point sur les grandes infos de la semaine.  Charal prend son envol Mardi dernier, le 21 août, le premier IMOCA nouvelle génération est sorti du chantier CDK Technologies à Port-la-Forêt. Magnifique, le Charal de Jérémie Beyou a révélé une carène très agressive, résolument orientée autour des foils, immenses sur cette nouvelle monture. « Les foils ont une sacrée envergure et avec de tels appendices la navigation devient encore davantage du pilotage, presque comme en multicoque », confirme Jérémie Beyou très satisfait que son équipe ait mené à bien la première grande partie du projet, après 13 mois de chantier : « La patience paie, le bateau a belle allure, il sort avec un superbe niveau de finition, dans les délais fixés et au poids attendu. Les premières navigations se profilent. » Mais entre la mise à l’eau et les premiers bords, il faut compter une bonne semaine pour le mâtage, les tests statiques à quai, les tests de jauge obligatoires, la mise en place de tout l’équipement (dont les voiles), les finitions d’accastillage… Charal est basé à Lorient et les premières sorties sont prévues à partir de mercredi prochain. « Nous avons établi un protocole très précis pour chaque navigation. C’est très procédurier mais c’est la seule façon de fonctionner avec un tel bateau, il faut cocher des cases », précise Jérémie Beyou.   PRB en mode foiler Un autre bateau, bien connu dans la classe IMOCA, effectue depuis une semaine ses premières navigations avec des foils. Il s’agit du PRB de Vincent Riou qui a subi un important chantier de transformation pour rester compétitif face aux bateaux plus récents. C’est l’évolution de la jauge permettant de régler l’incidence des appendices porteurs en navigation qui a définitivement convaincu Riou de s’engager dans cette voie. « C’est un peu une redécouverte, c’est un nouveau bateau », explique-t-il. « Aujourd’hui, ces foils sont prometteurs. Les voyants sont tous au vert. Il y a encore un peu de bricolage mais le concept fonctionne super bien ! » Les appendices de PRB ont été dessinés avec l’objectif de rester le plus performant possible dans toutes les conditions et à toutes les allures. Vincent Riou : « Je veux continuer à avoir un bateau polyvalent. Ce ne sont pas des foils qui sont conçus pour les très hautes vitesses. Ce sont des foils faits pour plus de polyvalence que ceux qui ont été dessinés par le passé, ceux de la génération du dernier Vendée Globe. Eux étaient vraiment typés et c’est ce vers quoi je ne voulais pas aller. » D’ici au départ de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, Vincent a prévu de multiplier les navigations de (re)prise en main de son PRB new look. Il a ainsi pris part au stage d’entrainement du Pôle Finistère Course au Large organisé cette semaine.   Trois jours pour se jauger à Port-la-Forêt Cinq bateaux ont pris part cette semaine à un nouveau stage du Pôle France dont quatre foilers : Initiatives-Cœur (Sam Davies), Ucar-StMichel (Yann Eliès), Malizia 2-Yacht Club de Monaco (Boris Herrmann) et PRB (Vincent Riou). Pure-Famille Mary de Romain Attanasio a complété ce joli plateau. Christian Le Pape, Directeur du Pôle Finistère Course au Large, tire le bilan de ce stage : « Il y a eu deux grandes séquences. Mardi, les cinq bateaux se sont confrontés toute la journée lors de speed tests. Puis mercredi, ils sont partis pour un parcours de 24 heures d’une distance d’environ 250 milles. Dans des conditions plutôt molles, les marins ont pu naviguer à toutes les allures. Cette navigation, très intense, leur a permis de se mettre dans la configuration des 24 premières heures d’une course comme la Route du Rhum. Le tout en se comparant à de très bons concurrents, ce qui fait la valeur ajoutée de ces sessions d’entraînement. »Il reste trois stages avant le départ de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, le 4 novembre. Le prochain aura lieu du 4 au 6 septembre prochain. [Lire la suite]]]> <![CDATA[Doublé féminin en IMOCA sur la DRHEAM CUP ]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2073 Tue, 31 Jul 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2073 On s’attendait à des conditions difficiles lors de la deuxième édition de la DRHEAM CUP Destination Cotentin, qui s’est achevée ce week-end à Cherbourg. Ce fut le cas, mais avec en prime la belle surprise d’une doublé féminin, une première dans l’histoire de l’IMOCA. Au final, un podium qui récompense la ténacité des marins, la qualité de leurs options et leur bonne préparation d’avant-saison. Sam Davies (Initiatives Coeur), Isabelle Joschke (Monin) et Yann Eliès (Ucar-StMichel) forment donc ce joli podium où l’absence de parité ne ressemble pas à celle que l’on connait habituellement... Des conditions difficiles donc, en raison d’un vent souvent aux abonnés absents en début et en fin de course, mais des conditions parfois plus musclées, notamment lors du passage de la flotte au Fasnet dans 25 noeuds. Il a donc fallu jouer avec le vent, composer avec une mer parfois mauvaise et surveiller un traffic cargo toujours menaçant sur zone. A l'arrivée, Sam Davies signe une première belle victoire en IMOCA, un résultat de bon augure dans la perspective de sa participation à la Route du Rhum, destination Guadeloupe. Une victoire à saluer et à notifier dans les archives de l’IMOCA car seule Ellen MacArthur avait jusqu’alors remporté une épreuve en solitaire en IMOCA. C’était il y a 16 ans, lors de la Route du Rhum 2002. Attention, Sam prévient que ce doublé féminin «est une première et pas la dernière ! ».   Bataille navale dans la pétole Après une belle bataille lors de la montée vers le Fastnet, Sam Davies et Isabelle Josckhke ont du affronter les calmes de la Manche, se retrouvant ensuite quasiment bord à bord en approche de la ligne d’arrivée. Sam l’emporte finalement en franchissant la ligne après 3 jours 20 heures et 14 minutes de course, seulement 13 minutes devant Isabelle Joschke. Sam Davies : « Je suis super fière, c’est la première course que je gagne en solo en IMOCA, je suis restée en tête quasiment toute la course, j’avais en plus gagné le prologue, je ne peux pas rêver mieux ! Sur la fin, dans la pétole, je n’ai pas eu peur, je suis restée assez zen, je savais que j’allais revoir les autres avant l’arrivée, mais j’étais préparée mentalement ». Une satisfaction pour Sam qui voit récompenser le gros chantier hivernal qui a visiblement permit au bateau de gagner en performance. De son côté, Isabelle Joschke dont c’était la première course en solitaire sur ce bateau, était très heureuse de sa performance et a pu démontrer qu’il faudra désormais compter avec elle : « C’est avec une certaine appréhension que je me suis lancée dans la compétition, j’espérais être capable de gérer tout, toute seule. Dans l’ensemble, tout s’est bien passé et je suis satisfaite de la manière dont j’ai manœuvré. Avec cette course et cette seconde place, j’ai franchi une étape importante, en validant le fait que j’étais tout à fait apte à manœuvrer l’IMOCA seule, dans des conditions météo plutôt calmes". Pour Yann Eliès qui complète le podium : « Le petit temps a été plus compliqué, puisque ce type de météo n’est pas le point fort du bateau. Je suis content de cet exercice et c’était une bonne chose d’inscrire cette course à mon programme de préparation de la Route du Rhum. La bonne nouvelle c’est d’avoir ces deux femmes qui mettent la raclée aux garçons. On dit parfois que la voile est un sport « mâle » et on souffre de cette image, Samantha Davies et Isabelle Joschke nous prouvent le contraire, bravo les filles ! »   Damien, Romain et Alan Pour Damien Seguin (Groupe Apicil), dont la DRHEAM CUP était sa première course en solo sur un IMOCA, le bilan est globalement positif : « Je suis content de ma course, j’ai l’impression d’avoir bien fait les choses. Ce n’était pas simple. Les conditions ont été extrêmement variées. Surtout, je me suis senti à l’aise sur le bateau ». Damien termine 4ème devant Romain Attanasio et Alan Roura qui était en apprentissage de son bateau doté d’un premier foil. Alan a pu tester les nouvelles performances de La Fabrique qui marche très bien et a pu démontrer une belle vitesse sur son foil. Le dernier tiers à l’arrivée à Cherbourg était composé de Stéphane Le Diraison (Boulogne Billancourt), Manuel Cousin (Groupe SETIN) et Erik Nigon (Vers un monde sans SIDA). Les deux premiers qui ont payé cher un passage difficile au Raz Blanchard se sont retrouvé distancés par leurs prédécesseurs. Quant à Erik Nigon dont c’était, lui aussi, la première course en solitaire sur un IMOCA, il est satisfait d’avoir pu tester le bateau, prendre la mesure de l’exercice, notamment dans la brise où il aura anticipé comme il se doit et effectué des manœuvres dans le respect des procédures. Un bilan très positif pour les IMOCA, avec une belle seconde édition regroupant au total 76 bateaux, qui a montré tout son potentiel et remporté la satisfaction du plus grand nombre !   Prochain Rendez-vous : le Défi Azimut le 23 septembre à Lorient La flotte des IMOCA présente en Normandie a remis depuis le cap sur la Bretagne, sauf Manu Cousin qui restera Normand quelques jours de plus, afin de réaliser des opérations RP pour son sponsor. Le prochain rendez-vous des IMOCA aura lieu à Lorient le 23 septembre prochain, dernier match important avant la Route du Rhum, destination Guadeloupe.[Lire la suite]]]> <![CDATA[Départ imminent pour la Drheam Cup : un avant-goût du Rhum]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2068 Thu, 19 Jul 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2068 Une course plutôt bien arrimée dans le calendrier ! L’ensemble de la flotte s’élancera lundi 23 juillet, après un prologue ce samedi 21 juillet à La Trinité. Elle présente une belle occasion aux bateaux fraichement remis à l’eau, de valider leur ticket d’entrée pour la Route du Rhum, épreuve majeure de la saison qui partira de Saint-Malo le 4 novembre prochain. Sur les onze bateaux participants à la Dhream Cup, cinq ne sont pas encore qualifiés pour le Rhum (Boulogne Billancourt de Stéphane le Diraison,  La Fabrique de Alan Roura, La Mie Câline-Artipôle d’Arnaud Boissières, Pure-Famille Mary de Romain Attanasio et Vers un monde sans sida d’Erik Nigon.)   Confrontation de générations : foilers vs dérives droites  Cinq foilers seront au départ dont deux bateaux récemment modifiés : La Mie Câline-Artipôle d’Arnaud Boissières et La Fabrique d’Alan Roura, qui naviguera avec son foil bâbord uniquement. Côté bateaux à dérives droites, l’un des favoris Paul Meilhat a déclaré forfait pour blessure, suite à une luxation de l’épaule. Paul et son bateau seront bien présents à La Trinité-sur-Mer mais ils ne prendront pas part à l'épreuve. Un parcours de près de 750 milles nautiques qui offrira de multiples options tactiques sur un plan d’eau réputé pour son trafic maritime dense et ses forts courants.  Pour Arnaud Boissières : « les conditions attendues au départ semblent assez molles, mais l’important pour moi c’est la confrontation avec les autres. Depuis la mise à l’eau du bateau avec ses foils, nous avons déjà parcouru 4000 milles, notamment en Méditerranée, pour des opérations partenaires. Je suis très content du bateau qui est aérien et assez facile à manoeuvrer. Il procure déjà de bonnes sensations et va vite. Il me tarde maintenant de pouvoir nous confronter aux autres bateaux ».  Pour Sam Davies, clairement prétendante à la victoire dans le Cotentin : « Ça va être une course très intéressante avec un parcours suffisamment long pour bien se confronter aux autres. Cette course me fait penser à une étape de Solitaire de Figaro, j’adore ce format sur deux-trois jours, il y a beaucoup de navigation, mais aussi des pièges avec du trafic, des côtes, d’autres bateaux, il y aura vraiment de quoi faire ».   Un bon entrainement pour la Route du Rhum Guillaume Evrard, Délégué Général de la Classe IMOCA souligne de son côté l’intérêt de cette épreuve en solitaire : «  Après une course en double lors des Monaco Globe Series, c’est bien de naviguer à nouveau en solitaire, dans la perspective du départ de la Route du Rhum, destination Guadeloupe. Les bateaux au départ de la DRHEAM CUP représentent en gros 50% de la flotte qui sera au départ du Rhum, dans un peu plus de trois mois ». Les absents de ce rendez-vous ont pour leur part des excuses bien justifiées, à l’image de Jérémie Beyou dont le nouveau foiler CHARAL n’est pas encore à l’eau. L’Allemand Boris Herrmann vient lui de remporter la course transatlantique entre Les Bermudes et Hambourg, à bord de son IMOCA Malizia. Enfin Alex Thomson et son Hugo Boss ont quitté hier New York pour rejoindre leur base de Gosport (Angleterre).[Lire la suite]]]> <![CDATA[Les IMOCA autour du monde en équipage en 2021 !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2059 Tue, 03 Jul 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2059 Un événement d'envergure pour l'IMOCA qui, après les courses en solitaire françaises à l'image du Vendée Globe et de la Route du Rhum, s'ouvre désormais à l'international et aux courses en équipage, à l'image de la Volvo Ocean Race qui vient de se terminer à La Haye, la plus grande course autour du monde en équipage avec escales. Antoine Mermod, le Président de la classe IMOCA a indiqué que : "nous travaillons ensemble pour amener les plus importantes courses au large au monde - en solo et en équipage - vers la classe IMOCA. Cela va nous permettre de faire grandir la classe à l’international et d’offrir plus de valeurs à nos partenaires. Ce rapprochement devrait permettre aussi d'accélérer le développement de certaines écuries impliquées en IMOCA."Lors de l’arrivée de la Volvo Ocean Race, la semaine dernière à la Haye, une réunion de travail s'est tenue en présence des organisateurs, de marins et d'architectes tels que Guillaume Verdier, Juan Kouyoumdjian, Vincent Lauriot-Prévost et Sam Manuard. Vincent Riou, longtemps responsable de la commission technique au sein de l'IMOCA était également présent : "On m'a demandé de partager mon expérience. L’objectif était d’évaluer ensemble si les accords signés avaient du sens et de trouver des solutions techniques". Johan Salen, co-Président de la VOR, a déclaré : "En ouvrant la course aux monocoques à foils de la classe IMOCA, nous allons inciter encore plus de marins et de teams à se préparer pour la prochaine édition. Ce partenariat avec l'IMOCA permettra au monde de la course au large professionnelle d’être mieux structuré et organisé de manière plus efficace. Il s'agit de construire ensemble un modèle commercial durable pour les équipes et pour les marins".   _______________Ils ont dit :Charles Caudrelier : « Cette évolution est passionnante. Les 60 pieds Open sont incroyables. Cela me fait énormément de plaisir de courir sur ces bateaux et je pense que les spectateurs auront un grand plaisir. Si les deux plus grandes épreuves de la course au large se retrouvent ensemble, pour moi, c’est une bonne nouvelle ! »Jérémie Beyou, tout récent vainqueur de la Volvo Ocean Race avec Dongfeng : « Notre structure sportive et technique qui développe un nouvel Imoca, aurait le potentiel pour travailler sur un Imoca version équipage. Nous avons le savoir-faire, un bureau d’études qui connaît parfaitement la jauge et le développement de ces bateaux : pourquoi pas travailler pour une équipe ? ».Bouwe Bekking, huit participations à la Volvo Ocean Race et à la Whitbread : « En tant que marin, je pense que ce sera passionnant. Pour la jeune génération de marins, l’avenir ce sont les foils, la glisse et la vitesse. Il faut que les meilleurs marins participent à la course. Avec les Imoca60, ils ont bien fait, car c’est ce que cherchent les marins ».Torben Grael, champion olympique, vainqueur de la Volvo Ocean Race et Vice-Président de World Sailing « Bien entendu, on a encore des points à négocier. Mais si nous réussissons à rapprocher ces deux mondes, ce sera très positif, car cela permettra d’ouvrir la course à de nouveaux marins tout en offrant un calendrier plus étoffé aux équipes ».Juan Kouyoumdjian, architecte de trois bateaux vainqueurs de la Volvo Ocean Race : « La voile n’est pas une simple histoire de marins. Il s’agit aussi de technique. Ces deux facteurs ensemble vous permettent de vous dire que vous êtes au summum de la course au large ».Guillaume Verdier, architecte de nombreux monocoques IMOCA et de prototypes de la Coupe de l’America « Nous essayons de dessiner un bateau pour l’avenir, capable de courir dans des courses en solitaire et en équipage. A mon avis, cela sera réalisable avec quelques compromis des deux côtés... ».   [Lire la suite]]]> <![CDATA[La préparation à la Route du Rhum bat son plein !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2055 Mon, 25 Jun 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2055 A moins de 150 jours du départ de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, le 4 novembre à Saint-Malo, le timing s’accélère pour les skippers IMOCA qui seront une bonne vingtaine au départ de la prestigieuse transatlantique. A ce jour, neuf marins ont déjà décroché leur qualification pour le Rhum. Les autres s’attaqueront à ce dossier important très prochainement, certains profitant de la Dhream Cup (départ le 23 juillet de La Trinité sur mer) pour valider leur ticket d’entrée. Les semaines qui viennent seront aussi marquées par des mises à l’eau très attendues, tout particulièrement celle du Charal de Jérémie Beyou, le tout premier IMOCA nouvelle génération…   Neuf skippers IMOCA qualifiés pour la Route du Rhum L’avis de course de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe est clair : tout marin souhaitant participer doit avoir bouclé un parcours de 1200 milles (en course ou non), seul sur son bateau. Dans la classe IMOCA, neuf skippers ont à ce jour validé leur qualification, dont quatre en bouclant la Bermudes 1000 Race entre Douarnenez et Cascais. Il s'agit de Paul Meilhat (SMA), Sam Davies (Initiatives-Cœur), Fabrice Amedeo (Newrest-Art et Fenêtres) et Manu Cousin (Groupe Setin). D’autres ont bouclé leur parcours de qualification hors course : Yann Eliès (Ucar-StMichel), Ari Huusela (Ariel 2), Damien Seguin (Groupe Apicil), Alex Thomson (Hugo Boss) et la dernière en date Isabelle Joschke (Monin) qui est partie seule de Cadix samedi 16 juin pour rejoindre les côtes bretonnes six jours plus tard. Certains marins sont sur le point de s’élancer en solo pour compléter leur qualification à la Route du Rhum, tandis que d’autres comptent sur la Dhream Cup pour obtenir le précieux sésame…   12 skippers en lice dans la Dhream Cup Après Douarnenez-Cascais puis les Monaco Globe Series, le prochain rendez-vous IMOCA sera la Dhream Cup, une épreuve entre la Trinité-sur-Mer et Cherbourg (via le Fastnet Rock) dont le départ sera donné le 23 juillet. Douze IMOCA sont inscrits à cette épreuve qualificative pour la Route du Rhum, dont cinq qui n’ont pas encore validé leur ticket pour le Rhum : Alan Roura, Romain Attanasio, Stéphane Le Diraison, Arnaud Boissières et Erik Nigon.  A noter qu’Alex Thomson ne sera pas au départ de la Dhream Cup. Il devrait tenter dans les semaines qui viennent de battre le record de l’Atlantique Nord !   Des (re)mises à l’eau très attendues ! Certains IMOCA, et pas des moindres, sont toujours en chantier et vont bientôt être mis à l’eau. Le lancement du Charal de Jérémie Beyou est imminent et très attendu puisqu’il s’agira du tout premier IMOCA de dernière génération. Nul doute que ce bateau sera observé de très près… Comme l’a fait Arnaud Boissières avant eux, Vincent Riou et Alan Roura s’apprêtent quant à eux à remettre à l’eau leurs IMOCA d’anciennes générations boostés par des foils.[Lire la suite]]]> <![CDATA[L’IMOCA soutient l’appel pour l’océan, bien commun de l’humanité]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2052 Thu, 14 Jun 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2052 Les océans de la planète sont le terrain d’expression des skippers de la Classe IMOCA lors de courses transocéaniques auxquelles ils participent. Témoins hélas des conséquences de certains usages, la protection des océans est un enjeu et une responsabilité auxquels les marins sont par nature sensibles. Lancé à l’initiative de Catherine Chabaud, première femme à boucler un tour du monde en solitaire et en course, lors du Vendée Globe 1996, l’appel pour l’océan bien commun de l’humanité, fait donc écho aux préoccupations des navigateurs. La démarche de ces derniers s’inscrivant chaque jour un peu plus dans une réflexion responsable, conscients du rôle écologique fondamental que jouent les océans sur notre planète. C’est la raison pour laquelle, la Classe IMOCA a décidé de soutenir l’appel lancé le 8 juin dernier à Monaco à l’occasion de la Journée mondiale des océans et dans le contexte du lancement des IMOCA Globe Series.  Ci-après le texte intégral de l’appel pour l’océan.     LANCEMENT D’UN APPEL POUR L’OCEAN, BIEN COMMUN DE L’HUMANITE A l’heure où débutent les négociations sur la Haute mer aux Nations Unies, un Appel est lancé afin que l’Océan soit reconnu en tant que bien commun de l’Humanité. Cet Appel a été initié par Catherine Chabaud, navigatrice engagée et son association Innovations bleues, Françoise Gaill, oceanographe et directeure de recherche émérite au CNRS, Eudes Riblier et Jean-Louis Fillon, Président et Délégué général de l’Institut Français de la Mer et Rachel Moreau du Programme O2ceans. Déjà engagés de manière individuelle auprès d’associations de préservation de l’océan, les coureurs au large de la Classe IMOCA ont souhaité s’associer collectivement à l’appel, qui sera lancé officiellement ce vendredi 8 juin 2018, Journée Mondiale des Océans, lors de la remise des prix des Monaco Globes Series, au Yacht Club de Monaco. Ils en seront ainsi les premiers ambassadeurs. D’autres acteurs leur emboitent le pas, à commencer la Plateforme Océan-Climat, qui regroupe de nombreuses associations mobilisées pour l’Océan ou l’association Longitude 181 qui mène une réflexion sur le bien commun. Alors que les Etats-Unis se sont retirés de l’Accord de Paris sur le climat et que débutent aux Nations Unies des négociations sur la protection et l’exploitation de la Haute mer, de nouvelles initiatives sont nécessaires pour préserver l’Océan afin qu’il soit source de richesse, d’échanges et de vie, et non d’affrontements, d’asphyxie et de mort, contribuant ainsi à l’apaisement des relations internationales. L’Océan est le régulateur fragile du climat. C’est lui qui permet la mondialisation des échanges et qui nourrit de nombreuses populations. Ses eaux et la vie qu’elles portent ne connaissent pas de frontières : il exige une gouvernance multilatérale active et engagée pour éviter qu’il soit la source de fractures majeures entre les nations. A la suite des réflexions menées au Conseil économique, social et environnemental et par l’Institut Français de la Mer, les initiateurs de l’Appel estiment indispensable que l’Océan soit considéré comme ‘’la chose de tous’’ et non pas ‘’la chose de personne’’ ou celle de quelques-uns, un bien inaliénable de l’Humanité dont chacun est responsable : le bien commun de l’Humanité. Cette approche ne remet pas en cause le Droit de la mer et les principes de liberté, de souveraineté et de partage. Mais elle place la responsabilité au dessus de ces principes. Ainsi, la liberté des mers doit-elle être encadrée, afin que les prélèvements y soient partout organisés et coordonnés durablement, ou que les droits souverains accordés aux Etats riverains aient pour contrepartie des efforts de connaissance, de préservation et, si nécessaire de réparation du milieu marin. La communauté mondiale commence à comprendre les enjeux de l’Océan, comme elle l’a fait hier pour ceux du climat : le temps de cette nouvelle vision est venu, le temps d’une responsabilité partagée et assumée de l’Océan. Acteurs de la société civile, convaincus de l’importance de ces principes, les initiateurs de cet appel pour l’Océan, bien commun de l’Humanité invitent toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté à le porter avec eux. www.OceanAsCommon.org  @OceanAsCommon   Contact : c.chabaud@innovations-bleues.org   [Lire la suite]]]> <![CDATA[Lancement réussi pour les IMOCA Globe Series]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2051 Thu, 07 Jun 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2051 En coupant la ligne d’arrivée ce jeudi matin à 8h17, après 3 jours, 19 heures et 17 minutes de course, Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet (SMA) ont remporté les Monaco Globe Series, la première étape du nouveau Championnat du monde IMOCA. Moins de deux heures plus tard, le duo mixte composé d’Isabelle Joschke et Alain Gautier (Monin) s’est emparé d’une très jolie 2e place, conquise d’un souffle devant Fabrice Amedeo et Eric Péron sur Newrest-Art & Fenêtres. Les tandems Joan Mulloy/Thomas Ruyant (Kilcullen Team Ireland) et Stéphane Le Diraison/Stan Maslard (Boulogne-Billancourt) ont complété le Top 5 d’une course haletante et instructive pour tous.   Inédit, indécis, intense, le premier rendez-vous des « Globe Series », le nouveau Championnat du monde IMOCA pour la période 2018-2021, a tenu toutes ses promesses. Dans des conditions typiquement méditerranéennes, imprévisibles et exigeantes pour les marins, les neuf duos en lice ont vécu quatre jours très techniques et usants nerveusement. Partis de Monaco dimanche dernier, les IMOCA ont évolué dans un cadre sublime et pris beaucoup plaisir sur l'eau. Ils ont fait cap sur les bouches de Bonifacio avant de contourner la Sardaigne d’Est en Ouest puis de remonter vers les îles d’Or, avant de regagner la Principauté lors d'un long côtier méditerranéen.Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet remportent « une course de dingues »Ils étaient les favoris des Monaco Globe Series et ils ont su tenir leur rang. A bord de SMA, Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet ont résisté aux assauts de leurs coriaces poursuivants, à commencer par Fabrice Amedeo et Eric Péron très menaçants sur leur foiler Newrest – Art & Fenêtres. « C’était hyper physique et difficile pour les nerfs », explique Meilhat, déjà vainqueur de la Bermudes 1000 Race il y a quelques semaines. « Ça me rappelle ce que j’ai vécu sur les courses en Figaro en Méditerranée. Sportivement, c’est dingue, il y a plein de rebondissements, que tu sois devant ou derrière, ça n’est jamais fini. Mais il n’y a rien de plus intéressant en termes d’adrénaline. Tu te sens vivant quand tu fais des courses en Med’ ! » Encore dans le match pour la victoire, la nuit dernière, Fabrice Amedeo et Eric Péron ont réalisé un superbe parcours. Mais ils ont finalement dû se contenter de la 3e place. Fabrice Amedeo :  «Nous sommes peut-être un peu déçus parce que la deuxième place n’était pas loin d’être pour nous. Mais au près, dans 5 nœuds de vent et sans dérive, ce n’est pas forcément très simple de rivaliser avec des bateaux comme SMA et Monin. Ce que nous retenons surtout c’est que nous avons été dans le match de bout en bout et que nous terminons premiers des foilers ». Les duos mixtes au top niveauDe leur côté, Isabelle Joschke et Alain Gautier (Monin) n’ont rien lâché et sont passés devant leurs concurrents à quelques encablures de l’arrivée à Monaco, s’emparant ainsi de la 2e place. Une très belle performance qui récompense une course pleine de maîtrise. Un autre duo mixte a brillé à l’occasion des Monaco Globe Series. A bord de Kilcullen Team Ireland, la navigatrice irlandaise Joan Mulloy a décroché la 4e place, accompagnée de Thomas Ruyant, qui naviguait pour l’occasion à bord de l’IMOCA avec lequel il a pris part au dernier Vendée Globe.Matchs à tous les étages, neuf bateaux à bons portsDerrière, deux duos se sont battus comme des lions pour décrocher une place dans le Top 5. Respectivement 7e et 8e hier soir, Boulogne Billancourt (Stéphane Le Diraison/Stan Maslard) et Groupe Setin (Manu Cousin/Alan Roura) ont réalisé une jolie remontée durant une dernière nuit décisive, pour terminer aux 5e et 6e places à Monaco. « C’est une expérience qui compte pour l’avenir de Groupe Setin car je serai mieux armé pour tirer le meilleur parti du bateau. Je suis vraiment à fond dans le projet, et je vais continuer dans cette voie », se réjouissait Manu Cousin à l’arrivée. Deux équipages aux commandes d’IMOCA à foils ont subi les affres de la Méditerranée. Malizia II (Boris Herrmann/Pierre Casiraghi) et Bureau Vallée 2 (Louis Burton/Arthur Hubert) ont franchi la ligne d’arrivée aux 7e et 8e places. Pierre Casiraghi : « C’était vraiment une superbe course avec beaucoup de rebondissements, ça a été sport au passage des Bouches puis il a fallu batailler lors de la remontée vers Port-Cros alors que la flotte était en train de se resserrer. La Méditerranée a tenu toutes ses promesses avec une palette de conditions très variées. Une course intense et incroyable à vivre. »Enfin, ce sont Alexia Barrier et Pierre Quiroga qui ont fermé la marche ce jeudi après-midi, sans avoir démérité sur 4MyPlanet2, le plus ancien bateau de la flotte (mis à l’eau en 1998). Tous les bateaux en lice dans les Monaco Globe Series sont donc arrivés à bon port, à noter que les écarts en temps entre certains ont été très serrés ce qui démontre une belle homogénéité de la flotte IMOCA.Classement des Monaco Globe Series :1. Paul Meilhat/Gwénolé Gahinet (SMA)2. Isabelle Joschke/Alain Gautier (Monin)3. Fabrice Amedeo/Eric Péron (Newrest-Art & Fenêtres)4. Joan Mulloy/Thomas Ruyant (Kilcullen Team Ireland)5. Stéphane Le Diraison/Stan Maslard (Boulogne-Billancourt)6. Manu Cousin/Alan Roura (Groupe Setin)7. Boris Herrmann/Pierre Casiraghi (Malizia II)8. Louis Burton/Arthur Hubert (Bureau Vallée 2)9. Alexia Barrier/Pierre Quiroga (4MyPlanet2)[Lire la suite]]]> <![CDATA[1er Monaco Globe Series - Rien n’est joué]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2050 Thu, 07 Jun 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2050 Monaco, le 6 juin 2018. Tout reste encore à écrire sur ces Monaco Globe Series, course en double, sans escale et sans assistance, organisée par le Yacht Club de Monaco. Cette étape, qui s’inscrit comme le coup d’envoi du nouveau championnat du monde IMOCA 2018/2020, réserve décidément bien des surprises aux neuf bateaux en lice.   Rien ne sert de courir La remontée de la Sardaigne était la promesse de possibles changements dans le classement au regard des deux systèmes météo annoncés. Les prévisions se sont confirmées dans la nuit de mardi à mercredi tant la flotte s’est regroupée. En effet, 600 milles après le départ, les concurrents se retrouvent en configuration régate, « quasiment du jamais vu en IMOCA » analyse la direction de course, « le vent était régulier pendant la nuit puis ils ont traversé une zone un peu plus light et mercredi matin ils ont de nouveau touché du vent, un flux de sud, sud-ouest. » Alors que le trio de tête, composé de Monin, SMA et Kilcullen Team Ireland, donnait le ton depuis le début de course, le rythme s’est par la suite accéléré avec le retour en force de Newrest-Art & Fenêtres, Malizia II, et Bureau Vallée 2 qui ont opéré une superbe remontée pour venir recoller au paquet de tête. Le 60 pieds monégasque qui a par ailleurs parcouru 223 milles ces dernières 24 heures et enregistré une vitesse de 17 nœuds. Si l’ensemble des concurrents a décidé de s’éloigner des côtes sardes pour tenter de se rapprocher d’une zone de vent, d’autres, à l’image d’Isabelle Joschke et Alain Gautier (Monin) ont joué le jeu à l’extrême en se plaçant le plus à l’ouest de la flotte. Un choix qui n’a pas vraiment payé les obligeant à empanner dès les premières lueurs du jour pour ne plus se faire distancer. « La Méditerranée est vraiment fidèle à sa réputation » reconnait la navigatrice, « après quelques heures ingrates où nous avons vu nos concurrents s'enfuir dans la risée, nous voilà repartis. Combien de temps est-ce que cela va durer ? Je ne sais pas. En tout cas la route est encore longue. »   Ne rien lâcher Le tempo n’a pas ralenti à l’approche de Port-Cros dans le Var où SMA et Newrest-Art & Fenêtre ont joué les prolongations dans cette guerre des nerfs. Les passionnés de voile ont ainsi pu assister en direct à une belle leçon de Match Race grâce au tracking live retransmis sur les écrans du Y.C.M., mais également disponible sur son site www.yacht-club-monaco.mc .  « On ne lâche rien ! » a indiqué Fabrice Amedeo associé à Eric Peron (Newrest-Art & Fenêtre), naviguant à quelques centaines de mètres de Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet sur SMA. A l’arrière, la pression ne redescend pas d’un iota entre Boulogne Billancourt, Groupe Setin et 4MyPlanet2 qui en fin de journée ont passé la seconde, lancés à pleine vitesse (moyenne de 15 nœuds) pour tenter de réduire l’écart. La situation météorologique instable permet difficilement de se prononcer sur des prévisions en termes d’intensité mais aussi de direction du vent. Une incertitude qui entretient donc le suspense quant au classement et aux heures d’arrivée des premiers concurrents. Des arrivées estimées entre 5h00 du matin et milieu d’après-midi jeudi 7 juin.    Classement au dernier relevé du 06/06/2018 à 19h30 : SMA – Paul Meilhat / Gwénolé Gahinet Newrest Art & Fenêtres – Fabrice Amedeo / Eric Peron Kilcullen Team Ireland – Joan Mulloy / Thomas Ruyant Malizia II -Yacht Club de Monaco – Pierre Casiraghi / Boris Herrmann Monin – Isabelle Joschke / Alain Gautier Bureau Vallée 2 – Louis Burton / Arthur Hubert Boulogne Billancourt - Stéphane Le Diraison / Stan Maslard Groupe Setin – Manuel Cousin / Alan Roura 4myplanet2 – Alexia Barrier / Pierre Quirogea   Tracking pour suivre la course en direct : http://bit.ly/2sMyaf0     A vos agendas Vendredi 8 juin 2018                18h00 : Cérémonie de remise des prix          [Lire la suite]]]> <![CDATA[1er Monaco Globe Series - Top départ !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2032 Sun, 03 Jun 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2032 Monaco, le 3 juin 2018. C’est à 13h00 exactement que le départ de la première édition des Monaco Globe Series a été donné par S.A.S. le Prince Albert II depuis le M/Y Pacha III, élégant motor-yacht d’époque (1936) à bord duquel des membres de la famille princière étaient présents afin de soutenir Pierre Casiraghi en lice avec Boris Herrmann à bord de Malizia II. Un peu plus tôt dans la matinée, le président du Yacht Club de Monaco avait tenu à saluer l’ensemble des 18 skippers avant leur départ, à l’occasion d’un brunch mettant à l’honneur l’Irlandais Enda O’Coineen, participant du dernier Vendée Globe venu en Principauté apporter son soutien à sa compatriote la navigatrice Joan Mulloy associée à Thomas Ruyant, à la barre de Kilcullen Team Ireland.   Les neuf 60 pieds se sont donc élancés dans cette course en double, sans assistance et sans escale, qui constitue la première étape du nouveau championnat du monde IMOCA 2018-2020. Organisée par le Yacht Club de Monaco, ce rendez-vous permet aux équipages en lice d’engranger un maximum de points en vue d’une sélection pour le Vendée Globe 2020.   Un départ dans la brise La brise d’est, sud-est s’est engouffrée dans les grand-voiles offrant un spectacle unique au moment du départ. Lancée à près de 12 nœuds, bâbord amure et à la gite, l’ensemble de la flotte a donné le ton dès les premières minutes de course. Au vent de la plupart des concurrents et préférant un départ au viseur, SMA mené par la paire Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet, s’est positionné dans le groupe de tête suivi de très près par le 60 pieds monégasque Malizia II. Monin d’Isabelle Joschke et Alain Gautier a également sorti son épingle du jeu en abattant au moment du top départ, se plaçant sous le vent. Un choix judicieux lui permettant d’atteindre une belle vitesse et de prendre la tête de la course. Mais il faudra attendre encore un peu pour se déclarer sur les pronostics. Une chose est certaine : la suite s’annonce haletante puisque les concurrents s’attaquent désormais au segment du parcours le plus venté avec au programme de la nuit prochaine, une cellule orageuse annoncée sur la Corse et donc des rafales à gérer sous les grains. « Les conditions météorologiques annoncent de nombreuses manœuvres, ça va être sport » commente Pierre Casiraghi. A noter que la position des bateaux est relevée toutes les trente minutes et publiée sur la cartographie de la course : : http://bit.ly/2JdTu4i.   Du changement sur le parcours En contact permanent avec les concurrents, Guillaume Rottee, Directeur de Course, adaptera si nécessaire le tracé de près de 1.000 milles nautiques en fonction des conditions météorologiques. Actuellement, les navigateurs se dirigent vers les Bouches de Bonifacio par l’ouest de la Corse, zone qu’ils devraient atteindre à 5h00 dans la nuit de dimanche à lundi. Ils entameront par la suite la longue descente qui les mènera au Golfe de Mondello en Sicile avec un passage devant le Circolo della Vela Sicilia, challenger of record de la 36e America's Cup et organisateur de la Palermo-Montecarlo.   Les 18 navigateurs mettront par la suite le cap vers le sud-Sardaigne et non plus Mahon aux Baléares. Après une remontée vers Cagliari, ils rallieront la Principauté pour une arrivée prévue pour le moment vendredi 8 juin au matin ; la remise des prix étant programmée à 18h00.   Bruits de ponton Peu avant le départ en mer, les skippers en ont profité pour peaufiner les derniers réglages mais aussi partager leurs attentes « j’ai vraiment hâte d’y être » a lancé Stéphane Le Diraison, à la barre de Boulogne Billancourt, « cela s’annonce bien. On connaît les points forts de chaque concurrent et la Méditerranée est un terrain de jeu qui laisse sa chance à chacun, la course est vraiment ouverte. » Si certains duos sont des machines bien huilées, ce n’est pas le cas de tous à l’image de Manuel Cousin associé à Alan Roura « on va se découvrir sur cette course mais on se connait pour avoir déjà navigué l’un contre l’autre. J’ai une totale confiance en notre potentiel. » Arrivée sur le circuit il y a peu, Joan Mulloy navigue ici aux côtés de Thomas Ruyant à bord Kilcullen Team Ireland. « Thomas est un excellent marin et je vais énormément apprendre à ses côtés et je suis super heureuse d’être sur la ligne de départ. »   Liste des inscrits : Malizia-Yacht Club de Monaco – Pierre Casiraghi / Boris Herrmann SMA – Paul Meilhat / Gwénolé Gahinet Newrest Art & Fenêtres – Fabrice Amedeo / Eric Peron Bureau Vallée 2 – Louis Burton / Arthur Hubert Monin – Isabelle Joschke / Alain Gautier 4myplanet2 – Alexia Barrier / Pierre Quirogea Groupe Setin – Manuel Cousin / Alan Roura Kilcullen Team Ireland – Joan Mulloy / Thomas Ruyant Boulogne Billancourt - Stéphane Le Diraison / Stan Maslard   Programme prévisionnel : Vendredi 8 juin 2018                18h00 : Cérémonie de remise des prix   Contacts Presse : Tél : (377) 93 10 64 09 - E-mail : presse@ycm.org Photos et vidéo, libres de droit disponibles sur le serveur : https://videos.ycm.mc/ ou espace presse du YCM (www.ycm.org)[Lire la suite]]]> <![CDATA[1er Monaco Globe Series - 1-8 juin 2018 ]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2031 Sun, 03 Jun 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2031 Dernière ligne droite avant le départ dimanche 3 juin à 13h00   Monaco, le 2 juin 2018. La pression monte pour les neuf duos engagés dans les Monaco Globe Series, première des six étapes qui constituent le nouveau championnat IMOCA 2018-2020 baptisé Globe Series. Organisée par le Yacht Club de Monaco, cette course en double, sans escale et sans assistance permet aux équipages en lice d’engranger un maximum de points en vue d’une sélection pour le Vendée Globe 2020. Une épreuve mythique dont le départ de la précédente édition a été donné par S.A.S. le Prince Albert II, président du Y.C.M.   « C’est aussi un événement sportif d’envergure pour le Yacht Club de Monaco » selon Pierre Casiraghi, vice-président du Club et skipper de Malizia II. « Nous sommes ravis d’avoir une belle flotte d’IMOCA comme celle-ci à Monaco. C’est une première pour nous ! Cela permet non seulement d’affirmer l’ambition du Y.C.M. mais également d’en définir la dimension sportive. C’est l’une, voire la plus belle classe de bateaux au monde ; donc c’est fantastique de les avoir parmi nous en Principauté. »     Toute la famille IMOCA réunie Les premiers jours ont permis aux équipages, à leurs sponsors ainsi qu’à toute la famille IMOCA de se retrouver en mer à l’occasion de navigations sous forme d’exhibitions… pour le plus grand plaisir du public azuréen qui découvrait pour la première fois ces monocoques de 60 pieds. Rencontres sur l’eau…, mais aussi à terre, avec une cérémonie d’ouverture organisée vendredi soir, en présence des autorités monégasques mais également des organisateurs des principales courses du championnat du monde IMOCA dont Yves Auvinet, Président du Conseil Départemental de Vendée, et du Vendée Globe. « C’est une véritable chance pour la classe IMOCA d’être ici à Monaco, dans ce Yacht Club unique, aux infrastructures incroyables pour promouvoir notre discipline », a déclaré Alex Thompson, deuxième du dernier Vendée Globe et vice-président de la classe IMOCA.     Il va y avoir du sport ! Place maintenant à la course dont le départ sera donné demain dimanche à 13h00. Une épreuve qui s’annonce sportive puisque la Méditerranée possède des spécificités en termes de navigation. « La course est vraiment très ouverte » analyse Fabrice Amedeo, skipper de Newrest Art & Fenêtres aux côtés d’Eric Perron. « Trois bateaux sur neufs sont dotés de foils. Mais ces appendices ne sont pas forcément gage de victoire selon les conditions que nous rencontrerons. »   La course est sans nul doute la promesse de duels exceptionnels au vu des systèmes météos annoncés ces prochains jours. « Il faudra s’attendre à des variations de vent en termes de direction mais aussi en force ce qui annonce de nombreux changements de voile » annonce Guillaume Rottee, Directeur de Course. « On attend 10 nœuds de nord, nord-est au départ et pendant toute la descente jusqu’aux Bouches de Bonifacio, un passage dans lequel il y aura une accélération avec du 15,20 nœuds puis les conditions redeviendront plus légères jusqu’en Sicile. Ça va donner lieu à de belles batailles. »     Honneur aux dames L’univers de la voile s’ouvre de plus en plus en témoigne la présence sur cette étape de trois bateaux menés par des navigatrices. Une situation qui reflète une évolution du milieu, de quoi ravir les principales intéressées à l’instar d’Alexia Barrier, à la barre de 4MyPlanet2. « C’est fantastique de voir qu’un tiers de la flotte est féminin. Espérons que cela continue comme cela jusqu’en 2020 pour le Vendée Globe… ». Elle aura fort affaire face à Joan Mulloy de Kilcullen Team Ireland et Isabelle Joschke sur Monin qui navigue ici aux côtés d’Alain Gautier, vainqueur du Vendée Globe 1992-1993.   A la découverte de la Méditerranée Grâce à la collaboration de SSI-MonacoSat (partenaire de Inmarsat) qui a décidé d’ouvrir ses canaux de communication aux équipages pour la diffusion de contenu audiovisuel. Les skippers pourront faire vivre leur course, la beauté du parcours mais également de témoigner de l’état du milieu marin. La Méditerranée occidentale est à l’honneur sur ce rendez-vous puisqu’après le départ donné dans la baie monégasque, la flotte mettra le cap vers les Bouches de Bonifacio et la Sardaigne afin de rendre hommage au Yacht Club Costa Smeralda qui fête cette année ses 20 ans de jumelage avec le Y.C.M. Les concurrents entameront par la suite la descente vers la Sicile afin de virer au large de Palerme devant un autre Club, également jumelé avec le Y.C.M. : le prestigieux Circolo della Vela Sicilia, challenger of record de la 36e America's Cup et organisateur de la Palermo-Montecarlo. Un réel plaisir pour les participants « c’est la première fois que je navigue en course en Méditerranée » note Manuel Cousin du Groupe Setin, « nous allons pouvoir admirer des zones incroyables et magnifiques, il me tarde d’y être. »   Rendez-vous demain dimanche 3 juin 2018, pour le départ qui sera donné à 13h00 par S.A.S le Prince Albert II, Président du Yacht Club de Monaco, depuis le M/Y Pacha III, élégant motor-yacht de 36 m, construit en 1936 par Camper & Nicholsons.   Liste des inscrits : Malizia-Yacht Club de Monaco – Pierre Casiraghi / Boris Herrmann SMA – Paul Meilhat / Gwénolé Gahinet Newrest Art & Fenêtres – Fabrice Amedeo / Eric Peron Bureau Vallée 2 – Louis Burton / Arthur Hubert Monin – Isabelle Joschke / Alain Gautier 4myplanet2 – Alexia Barrier / Pierre Quirogea Groupe Setin – Manuel Cousin / Alan Roura Kilcullen Team Ireland – Joan Mulloy / Thomas Ruyant Boulogne Billancourt - Stéphane Le Diraison / Stan Maslard   Programme prévisionnel : Dimanche 3 juin 2018               13h00 : Départ de la course Vendredi 8 juin 2018                18h00 : Cérémonie de remise des prix   Contacts Presse : Tél : (377) 93 10 64 09 - E-mail : presse@ycm.org Photos et vidéo, libres de droit disponibles sur le serveur : https://videos.ycm.mc/ ou espace presse du YCM (www.ycm.org)[Lire la suite]]]> <![CDATA[IMOCA GLOBE SERIES 2018-2021 : Le nouveau Championnat du Monde IMOCA est lancé !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2030 Sat, 02 Jun 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2030 C’est dimanche prochain, le 3 juin, que sera donné le départ des Monaco Globe Series. Ce rendez-vous constitue la première épreuve du nouveau Championnat du monde IMOCA GLOBE SERIES, résultat d'une volonté commune et d'un travail menés depuis plusieurs mois, par la Classe IMOCA et les organisateurs OC Sport et la SAEM Vendée. C'est en effet la première fois que la Classe IMOCA s'associe à des organisateurs de courses pour gérer et piloter en commun, le nouveau Championnat du Monde de la Classe.Six courses océaniques emblématiques (en solitaire ou en double) prendront place au sein du calendrier 2018-2021, avec la possibilité d’une épreuve additionnelle au printemps 2019. Le point d’orgue de ce cycle sera bien le Vendée Globe 2020-2021, à l’issue duquel sera décerné le titre de Champion du monde IMOCA GLOBE SERIES.   S'allier pour mieux développer des synergiesPour l’IMOCA, il était primordial que les organisateurs des courses, en particulier la SAEM Vendée et OC Sport, se coordonnent avec la Classe pour assurer le pilotage, le développement et la promotion de son Championnat.« Le Vendée Globe est une course mythique dont le succès a été de nouveau confirmé lors de la dernière édition. Mais entre chaque Vendée Globe il est important que les coureurs puissent proposer à leurs sponsors un ensemble de courses de qualité et identifiables par le grand public. Cela s’est traduit par le fait de permettre aux skippers courant sur les épreuves du Globe Series de se qualifier et sélectionner pour le prochain Vendée Globe », explique Yves Auvinet, Président de la SAEM Vendée. « Cette synergie entre les organiseurs et la classe IMOCA est une grande première dans l’histoire de la course au large et montre une réelle volonté de donner plus de lisibilité à la course au large. Les IMOCA Globe Series seront une chance pour le public de suivre les skippers de la Classe sur un cycle de 4 ans avec de grands événements chaque année, un véritable fil rouge qui devrait permettre d’augmenter la notoriété des skippers comme des événements », indique pour sa part Hervé Favre, co-CEO d’OC Sport, organisateur de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe et de The Transat.A l’instar du Yacht Club de Monaco, d’autres organisateurs devraient ainsi se rapprocher du Championnat IMOCA GLOBE SERIES. Un même état d'esprit, une même volonté et un travail collaboratif qui permettront de proposer prochainement une offre commerciale très innovante afin de doter ce nouveau Championnat d'un partenaire titre.   Mieux valoriser les événements et susciter l’attractivitéCe nouveau Championnat vise à créer du lien entre des courses attractives, afin d'inciter les marins à naviguer davantage. Comme l’explique Antoine Mermod, Président de l’IMOCA : « Pour nous, il est important de mieux valoriser notre calendrier autour de notre événement phare, le Vendée Globe. Cela doit aider les skippers et leurs partenaires à mieux rentabiliser leurs investissements. Mais aussi garantir des courses de très haute qualité tant pour les sportifs que pour les médias et le public. »Des courses qualificatives pour le Vendée GlobeLes épreuves des IMOCA GLOBE SERIES sont identifiées par l’avis de course du Vendée Globe comme qualificatives et sélectives pour l’édition 2020. Concrètement, les marins qualifiés et qui parcourront le plus grand nombre de milles dans les courses inscrites au du Championnat décrocheront leur ticket d’entrée pour le tour du monde en solitaire et sans escale.Deux grandes courses au programme chaque annéeLes 18 marins en lice dans les Monaco Globe Series, une boucle inédite de 1300 milles en Méditerranée, vont donc inaugurer le nouveau format du Championnat du monde IMOCA GLOBE SERIES. Jusqu’au Vendée Globe 2020-2021, deux épreuves seront comptabilisées chaque année, en solitaire ou en double. Au calendrier 2018 figurent donc la nouvelle épreuve monégasque puis la Route du Rhum-Destination Guadeloupe. La saison 2019 débutera par une première course au printemps qui sera annoncée prochainement, puis la Transat Jacques Vabre en novembre. Enfin, en 2020, les skippers prendront part à The Transat puis à la transat New York-Vendée avant de s’engager dans le Vendée Globe à l’issue duquel on connaîtra le nom du Champion du monde IMOCA pour la période 2018-2021. Le classement des IMOCA GLOBE SERIES se fera selon un système de points pondéré par des coefficients.[Lire la suite]]]> <![CDATA[Neuf IMOCA au départ des Monaco Globe Series]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2027 Thu, 24 May 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2027 Dimanche 3 juin, neuf duos prendront le départ des Monaco Globe Series, une épreuve inédite de 1300 milles en Méditerranée. Sur un terrain de jeu fabuleux, la confrontation s’annonce intense, instructive et plein d’enjeux. Cette nouvelle course constituera en effet la première étape des « Globe Series », le nouveau Championnat du monde IMOCA pour la période 2018-2020.   Top départ le dimanche 3 juin à 13h Cela f ait six ans, depuis l’Europa Warm Up en 2012, que les skippers de la classe IMOCA n’ont pas participé à une course méditerranéenne (même si certains se sont depuis rendus à Barcelone à l’occasion de la Barcelona World Race et de la New York-Barcelone). Avec les Monaco Globe Series, les skippers IMOCA retrouveront, pour la toute première fois en double et sans escale, ce plan d’eau à la fois grandiose et complexe. Après deux journées d’exhibition le vendredi 1er juin et le samedi 2 juin, les duos prendront à Monaco le départ de la grande course de 1300 milles le dimanche 3 juin à 13h précises. La flotte longera la côte ouest de la Corse avant de s’engouffrer dans les Bouches de Bonifacio (le détroit séparant la Corse et la Sardaigne) puis d’aller vers la Sicile. La flotte mettra ensuite le cap sur les îles Baléares avant de rallier la Principauté. « Sur l’un des plus beaux plans d’eau au monde, les skippers IMOCA vont prendre du plaisir et nous pourrons faire de très belles images. Ils profiteront par ailleurs d’un très bel accueil de la part du Yacht Club de Monaco, dont le savoir-faire n’est plus à prouver», se réjouit Antoine Mermod, Président de la classe IMOCA. C’est S.A.S. le Prince Albert II qui donnera le départ des Monaco Globe Series. Un joli clin d’œil car c’est déjà lui qui avait lancé le Vendée Globe 2016-2017.   Un plateau éclectique, féminin, international La première édition des Monaco Globe Series réunira certains des IMOCA les plus performants et des marins de grande qualité. Sur les neuf bateaux en lice, trois seront de magnifiques foilers : Bureau Vallée 2 (Louis Burton/Anna-Maria Renken), Newrest-Art & Fenêtres (Fabrice Amedeo/Eric Péron) et l’IMOCA « local », soutenu par le Yacht Club de Monaco, Malizia II (Boris Herrmann/Pierre Casiraghi). Sans foils mais avec beaucoup de complicité et de talent, Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet sur SMA seront de très sérieux prétendants à la victoire. Trois IMOCA seront menés par des femmes. A bord de Monin, Isabelle Joschke embarquera un co-skipper prestigieux : Alain Gautier qui n’est autre que le vainqueur du Vendée Globe 1992-1993. A bord de Kilcullen Team Ireland, Joan Mulloy sera également bien entouré avec Thomas Ruyant, qui retrouvera ainsi le bateau avec lequel il a participé au dernier Vendée Globe. Pour sa toute première course en IMOCA, Alexia Barrier sera de son côté associée à Pierre Quiroga sur 4MyPlanet2. Lui aussi nouveau venu dans la classe IMOCA, Manu Cousin poursuit la prise en main de Groupe Setin. Il participera aux Monaco Globe Series avec un marin désormais bien connu de la classe, Alan Roura. Pour son grand retour, Stéphane Le Diraison a choisi Stan Maslard pour naviguer à ses côtés sur son bateau aux couleurs de Boulogne-Billancourt.  « Le plateau des Monaco Globe Series est très intéressant avec une belle représentation féminine et des marins venus de quatre pays (France, Allemagne, Irlande, Suisse) », souligne Antoine Mermod. « Cette épreuve sera l’occasion de revoir des anciens mais aussi de découvrir de nouveaux talents qui vont nous faire vibrer durant ce nouveau cycle qui nous mènera jusqu’au Vendée Globe 2020. »   La première course du Championnat du monde IMOCA Cette nouvelle épreuve ne manquera pas d’enjeux puisqu’il s’agira du premier rendez-vous inscrit au calendrier du nouveau Championnat du monde de la classe IMOCA, les « Globe Series ». Jusqu’au Vendée Globe 2020-2021 (à l’issue duquel on connaîtra le Champion du monde IMOCA), deux épreuves seront disputées chaque année, en solitaire ou en double. Pour 2018, la deuxième course des Globe Series sera la prestigieuse Route du Rhum. En 2019, il y aura une première épreuve au printemps (qui sera annoncée prochainement) puis la Transat Jacques Vabre. Et en 2020, les skippers prendront part à The Transat puis à la New York-Vendée. A noter que ces épreuves des Globe Series serviront également de mode de sélection pour le Vendée Globe, qui sera fonction du nombre de milles parcourus en course par les skippers.   Le plateau des Monaco Globe Series : - 4MyPlanet2 : Alexia Barrier/Pierre Quiroga - Boulogne-Billancourt : Stéphane Le Diraison/Stan Maslard - Bureau Vallée 2 : Louis Burton/Anna-Maria Renken - Groupe Setin : Manu Cousin/Alan Roura - Kilcullen Team Ireland : Joan Mulloy/Thomas Ruyant - Malizia II : Boris Herrmann/Pierre Casiraghi - Monin : Isabelle Joschke/Alain Gautier - Newrest-Art & Fenêtres : Fabrice Amedeo/Eric Péron - SMA : Paul Meilhat/Gwénolé Gahinet [Lire la suite]]]> <![CDATA[La saison 2018 est bien lancée en IMOCA !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2025 Tue, 15 May 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2025 Grand Prix Guyader, Bermudes 1000 Race, les deux épreuves inaugurales de la saison 2018 ont offert de belles confrontations entre les skippers IMOCA. Aux couleurs de son nouveau sponsor UCAR, Yann Eliès s’est imposé sur le Grand Prix Guyader à Douarnenez. Sur la Bermudes 1000 Race (entre Douarnenez et Cascais), nouvelle course au large qualificative pour la Route du Rhum, c'est Paul Meilhat qui l'a emporté, avec 12 petites minutes d’avance sur Sam Davies. Prochain grand rendez-vous, la "Monaco Globe Series", où dix bateaux sont attendus tout début juin prochain.   Grand Prix Guyader : Première victoire de Yann Eliès sous ses nouvelles couleurs ! Six IMOCA menés en équipages ont pris part au 19e Grand Prix Guyader, organisé comme chaque années sur le superbe plan d’eau de Douarnenez. Au terme d’une lutte haletante face à Jean Le Cam, c’est finalement Yann Eliès qui l’a emporté lors du dernier bord de la dernière régate. « Nous avons terminé la course par un superbe bord à 25 nœuds, tout sur le foil. C’est ce qui nous a permis de faire la différence. Nous sommes contents car on ne pensait pas réussir à l'emporter. Depuis le début, Jean a vraiment navigué de façon impériale », raconte Yann qui disputait sa première course avec son nouveau partenaire, Ucar. « On s’est fait super plaisir. Ça a été extra, avec le beau temps en plus. On est content d’avoir été là, avec l’équipe technique et le nouveau sponsor ! » Derrière Yann Eliès et Jean Le Cam, c’est Paul Meilhat qui a complété le podium sur SMA, devant Sam Davies (Initiatives-Cœur), Damien Seguin (Groupe Apicil) et Manu Cousin (Groupe Setin). Bermudes 1000 Race : Paul Meilhat confirme, ses concurrents s’affirment Dans la foulée du Grand Prix Guyader, une nouvelle épreuve en solitaire s’est élancée de Douarnenez mercredi 9 mai. Les marins en lice ont mis cap sur Cascais, au Portugal. Malgré des conditions favorables aux foilers, Paul Meilhat a su tirer profit de sa bonne connaissance de son bateau à dérives classiques pour griller la politesse à ses concurrents et remporter l’épreuve après en 3 jours, 8 heures et 34 minutes de course. Mais il s’en est fallu de très peu car Sam Davies s'est montrée très pressante et a finalement terminé à la 2e place, seulement 12 minutes derrière Paul. Une superbe performance pour la navigatrice britannique qui disputait sa première course en solo depuis le Vendée Globe 2012 ! « J’étais un peu stressée avant de partir », confie Sam. « Mais les automatismes sont vite revenus car j’ai beaucoup navigué sur cet IMOCA en double avec Tanguy de Lamotte. J’ai tiré sur le bateau et repoussé mes limites durant cette course instructive. Je suis super contente de mon IMOCA qui va très, très vite. Les changements effectués en chantier l’hiver dernier vont dans le bon sens, c’est un autre bateau ! Nous avons fait les bons choix, je suis fière de moi et de mon équipe. C’est tout bon pour la suite. » Le troisième bateau à avoir coupé la ligne d’arrivée était mené par un duo. Sur son IMOCA Groupe Apicil, Damien Seguin a choisi, pour sa première grande expérience en IMOCA, d’embarquer avec lui un certain Jean Le Cam. « Le bateau a été remis à l’eau très récemment et il y avait beaucoup de choses à voir », explique Damien. « J’arrive sur le circuit IMOCA avec humilité et l’expertise de Jean a forcément été très instructive. Je me suis senti bien à bord de ce bateau qui a apporté toutes les satisfactions. Cette expérience en double m’a rassuré et permis de me familiariser avec la taille du bateau et la difficulté des manœuvres. Maintenant, je vais repartir de Cascais et remonter vers la Bretagne en solitaire, pour décrocher ma qualification pour la Route du Rhum. »    Le troisième solitaire arrivé à Cascais est Fabrice Amedeo, qui lui aussi disputait sa première épreuve à bord de son foiler Newrest-Art & Fenêtres. Et c’est un « rookie » en IMOCA, Manu Cousin sur Groupe Setin, qui a clôturé le bal des arrivées. En terminant la Bermudes 1000 Race, Paul Meilhat, Sam Davies, Fabrice Amedeo et Manu Cousin ont leur qualification pour la Route du Rhum en poche. Louis Burton devra en revanche patienter : alors qu’il était 2e de l’épreuve, il a décidé de faire demi-tour après avoir constaté un bruit persistant sous la coque de son IMOCA Bureau Vallée 2. Rendez-vous à Monaco le 1er juin La prochaine épreuve de la saison 2018 se disputera en double, en Méditerranée, à partir du 1er juin. Dix IMOCA sont attendus pour la "Monaco Globe Series". Ce rendez-vous est très attendu car il constituera la première étape des Globe Series, comptant pour le championnat du monde IMOCA.[Lire la suite]]]> <![CDATA[Un IMOCA neuf pour Armel Tripon ! ]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2021 Fri, 04 May 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2021 Il y aura au moins cinq bateaux neufs au départ du Vendée Globe 2020. En effet, après Jérémie Beyou (Charal), Alex Thomson (Hugo Boss), Sébastien Simon (Arkea-Paprec) et Charlie Dalin (Apivia), c’est au tour d’Armel Tripon d’annoncer la construction d’un IMOCA de dernière génération. C’est Sam Manuard qui sera l’architecte de ce bateau construit par le chantier Black Pepper Yachts, près de Nantes. Mise à l’eau prévue à l’été 2019.   Vainqueur de la Transat 6.50 en 2003, passé par les circuits Figaro et Class40, Armel Tripon avait fait une entrée remarquée sur le circuit IMOCA en terminant la Route du Rhum 2014 à une jolie 4e place. En novembre 2016, il a fait l'acquisition d’un Multi50 avec lequel il a notamment terminé sur le podium de la Transat Jacques Vabre 2017. Son prochain grand défi sur ce support sera la Route du Rhum 2018. Il se concentrera alors à 100 % sur son projet IMOCA. « C’est une belle aventure qui démarre pour moi. Ce sera en effet le premier bateau neuf sur lequel je vais naviguer », souligne Armel.   « Un projet novateur » Armel Tripon a fait des choix inédits en IMOCA en choisissant Sam Manuard comme architecte et Black Pepper Yachts comme constructeur. « Nous travaillons sur un projet très novateur », confirme le skipper. « Sam Manuard va dessiner son premier IMOCA. Nous souhaitions travailler avec quelqu’un qui apporte un regard neuf sur la jauge IMOCA. Sam a montré une vraie envie et une grande motivation à travailler sur ce projet. Pour Black Pepper ce sera aussi une première. Ils ont déjà construit un grand bateau de croisière de 18 mètres, le Code 2, mais pas encore de monocoque pour le Vendée Globe. Certes le chantier va devoir diversifier son équipe et aller chercher des compétences, mais le bateau sera entièrement construit dans leurs locaux. »   Un bateau conçu autour des foils et mis à l’eau à l’été 2019 Sans surprise, le futur IMOCA d’Armel Tripon sera doté de foils. « Il sera innovant, conçu autour de ces appendices et avec une carène assez évoluée par rapport aux IMOCA de dernière génération », précise-t-il. « Le bateau devrait entrer en chantier dès juillet prochain pour une mise à l’eau prévue en juillet 2019. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[Retour aux sources, en Figaro, pour quelques skippers IMOCA]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2012 Thu, 19 Apr 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2012 Ce dimanche 22 avril, 19 duos prendront le départ de la Transat AG2R La Mondiale entre Concarneau et Saint-Barthélemy. Parmi les 38 marins en lice dans cette épreuve en Figaro, certains sont des figures de la classe IMOCA à l'image de Romain Attanasio, Morgan Lagravière ou Thomas Ruyant, qui viennent chercher une confrontation de haut niveau sur ce circuit relevé avant les prochaines échéances en monocoques de 60 pieds.   C’est bien connu, le circuit Figaro est une formidable école de la course au large, considéré comme l’antichambre de l’IMOCA.Les trois derniersvainqueurs du Vendée Globe (Michel Desjoyeaux, François Gabart et Armel Le Cléac’h) ont d'ailleurs brillé en Figaro, avant de gagner le tour du monde en solitaire. Si cette classe sert souvent de tremplin, il n’est pas rare de voir des skippers IMOCA revenir à leurs premières amours, comme le prouve le plateau de la 14e édition de la Transat AG2R La Mondiale, qui s’élancera de Concarneau ce dimanche.   Come-back pour Attanasio, découverte pour Lagravière et Ruyant Trois skippers ayant participé au dernier Vendée Globe seront en effet au départ de la Transat AG2R. L’un d’entre eux est un habitué de l’épreuve, Romain Attanasio, qui participe pour la cinquième fois à la course, associé cette fois-ci au jeune Pierre Rhimbault. « La Transat AG2R est une magnifique course et j'ai toujours autant de plaisir à y participer. Lorsque Pierre, m'a contacté, je rachetais mon nouveau 60 pieds IMOCA, mais je n'ai pas hésité longtemps pour venir faire cette Transat », raconte Romain. Autre skipper IMOCA désormais bien connu, Thomas Ruyant forme un solide binôme avec Adrien Hardy pour sa première participation à l’épreuve. « Avec Adrien nous avons un parcours assez proche, on a navigué sur toutes les classes : Mini 6.50, Figaro, Class40, 60 pieds IMOCA… C'est finalement une polyvalence assez rare ! », rappelle Thomas« Nous avons aussi navigué l'un contre l'autre en Figaro il y a quelques années, on se connaît bien et c'est important de savoir avec qui on part. Il faut rappeler que la classe Figaro a le niveau le plus élevé en course au large aujourd'hui ! » Morgan Lagravière sort lui de quelques années d’abstinence en Figaro mais il a une bonne excuse car il se consacrait à 100 % à son projet en IMOCA sur le foiler Safran. Pour son retour en Figaro, et sa première sur la Transat AG2R, il fera partie des grands favoris avec Sébastien Simon qui s'apprête lui à intégrer  l’IMOCA… Quelques nouveaux skipper IMOCA au départ Il y a quelques semaines, Sébastien Simon a en effet annoncé la construction d’un IMOCA neuf (sur plan Kouyoumdjian) en vue d’une première participation au Vendée Globe en 2020. Nul doute qu’une transatlantique en double avec Morgan Lagravière en Figaro constituera une expérience instructive. Sébastien Simon : « J'ai décidé de faire la course avec Morgan car, pour moi, en Figaro, il  est l'un des plus talentueux. Il sait faire avancer le bateau. Humainement, il est ouvert et vraiment sympathique. On y va pour gagner et a minima pour le podium. » Parmi les autres skippers IMOCA en lice sur la Transat AG2R, on trouve Isabelle Joschke qui forme un duo 100 % féminin avec la Suissesse Justine Mettraux. Eric Péron sera lui aussi au départ de la Transat AG2R avec Miguel Danet. Tout comme Yoann Richomme qui s’apprête à défier l’Atlantique en double avec Martin Le Pape. Les duos intégrant un skipper IMOCA, au départ de la Transat AG2R   Justine Mettraux / Isabelle Joschke : Teamwork.net Sébastien Simon / Morgan Lagravière : Bretagne CMB Performance Martin Le Pape / Yoan Richomme : MACIF Adrien Hardy / Thomas Ruyant : AGIR Recouvrement Pierre Rhimbault / Romain Attanasio : Bretagne CMB Espoir Eric Peron / Miguel Danet : Le Macaron French Pastries Benjamen Dutreux / Frederic Denis : Satecom Team Vendée [Lire la suite]]]> <![CDATA[ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’IMOCA : Trois grandes décisions validées]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2003 Tue, 10 Apr 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2003 Cette semaine a été chargée et constructive pour l’IMOCA. Après le stage sécurité organisé à la Trinité-sur-Mer mercredi 4 avril, les acteurs de la classe se sont retrouvés le lendemain à Lorient pour l’Assemblée Générale 2018. Incitation à utiliser les énergies renouvelables à bord, accord pour poursuivre les discussions avec la Volvo Ocean Race, nouvelle règle concernant les radars : trois grandes décisions ont été votées et validées à une large majorité.   C’est dans les locaux du Football Club de Lorient que s’est tenue le jeudi 5 avril l’Assemblée Générale annuelle destinée à fixer les grandes orientations de la classe IMOCA. Une soixantaine de personnes étaient présentes, skippers et teams managers. Plusieurs décisions ont été approuvées avec un taux d’acceptation de 85 à 90 %.Inciter à l’utilisation d’IMOCA sans énergie fossileLes participants à l’AG ont voté une nouvelle règle devant favoriser les énergies renouvelables à bord des bateaux afin qu’ils n’utilisent plus de gasoil. Certains skippers ont déjà annoncé leur volonté de faire évoluer leurs bateaux en passant d’un moteur à explosion à un moteur électrique. Cette volonté de suppression de l’énergie fossile est clairement dans l’ère du temps et répond à une prise de conscience partagée entre les skippers d'aller vers des bateaux plus optimisés en terme de développement durable.Poursuivre les discussions engagées avec la Volvo Ocean RaceLes skippers IMOCA ont aussi voté en faveur d'un possible inscription de la Volvo Ocean Race au programme des courses IMOCA. Les acteurs de la classe donnent donc leur accord de principe sur le fait que le prochain tour du monde en équipage avec escales puisse se disputer sur des 60 pieds IMOCA. C’est désormais au Conseil d’Administration de poursuivre les discussions avec la Volvo Ocean Race. Antoine Mermod, Président de la Classe IMOCA : " Globalement les skippers ont voté massivement pour ce rapprochement. Maintenant les discussions vont se poursuivre dans les semaines qui viennent entre l'IMOCA et la VOR, afin de définir ensemble les bases de ce partenariat. Les skippers ont une vraie envie d'avancer dans ce sens et on est prêts. La balle est maintenant dans le camps de la VOR...".Des radars plus performants pour diminuer les risques de collisionAugmenter la sécurité des bateaux constitue un enjeu majeur pour la classe IMOCA. Ainsi, une nouvelle règle imposera d’embarquer des radars plus performants à partir du départ de la Route du Rhum 2018. L’objectif est de donner aux marins solitaires un meilleur outil de veille pour diminuer, autant que faire se peut, les risques de collision.Un Conseil d’Administration internationalOutre ces trois décisions importantes, l’Assemblée Générale a permis d’élire deux nouveaux membres au Conseil d’Administration : le Suisse Alan Roura et l’Allemand Boris Herrmann. Ils rejoignent ainsi Louis Burton, Paul Meilhat et le Néo-Zélandais Conrad Colman. Antoine Mermod reste Président, le Britannique Alex Thomson vice-Président et Charles Euverte trésorier. Parmi les huit membres du CA, quatre sont étrangers, ce qui reflète bien la volonté d’internationalisation de la classe IMOCA.   Réaction du skipper Boris Herrmann suite à l’AG IMOCA :" Cette Assemblée Générale a été un grand succès. Toutes les propositions de changement de règles ont été acceptées. La poursuite du rapprochement avec la Volvo Ocean Race est une excellente nouvelle. Si les deux plus prestigieuses courses offshore (Vendée Globe et Volvo) se disputent en IMOCA, ce sera un atout majeur pour augmenter la popularité de la classe à l’international et monter des nouveaux projets encore plus vendeurs auprès des sponsors. Quant à la décision sur les énergies renouvelables, elle va aussi dans le bon sens. Se dire que l’on peut boucler un tour du monde en produisant sa propre énergie, sans gasoil, est très inspirant. En prônant les énergies propres, nous apportons notre petite contribution dans une problématique plus vaste qui touche l’ensemble de nos sociétés. C’est l’âme de la classe IMOCA que de chercher l’innovation en permanence, dans tous les domaines. A titre personnel, j’ai un partenariat avec la marque BMW qui fait beaucoup de recherches pour les batteries des voitures hybrides et électriques. Nous travaillons sur la mise en place de ces batteries sur mon IMOCA et la décision sur les énergies renouvelables prise lors de l’Assemblée Générale va beaucoup m’aider pour cela. Nous espérons fiabiliser le système pour la saison 2019. »Paul Meilhat à propos du rapprochement avec la VOR :" Je suis hyper content et très enthousiaste de ce projet d'accord car la Volvo Ocean Race est vraiment une course que je rêve de faire pour plusieurs raisons. Sportive d'abord car la VOR est sans doute la course la plus dure, qui permet de se confronter aux meilleurs marins et de réunir un vrai plateau international. Pour un porteur de projet comme moi, c'est donc un vrai plus de pouvoir proposer la VOR car sa dimension internationale permet d'approcher des grandes marques mondiales. Et pour ceux qui n'ont pas de bateau, cela permet de faire valoir un savoir-faire pour embarquer. Tout est donc très positif...".  [Lire la suite]]]> <![CDATA[La sécurité, préoccupation majeure de la classe IMOCA]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2002 Fri, 06 Apr 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2002 Cette semaine à la Trinité-sur-Mer, une quinzaine de skippers IMOCA ont suivi une journée de formation sécurité spécifique, avec des modules théoriques puis pratiques. Riche en échanges et en retours d’expériences, ce stage obligatoire a permis un rafraîchissement bien utile des connaissances et a aussi été aussi l’occasion d’aborder des sujets importants mais parfois mis de côté, faute de temps pour les appréhender. Retour sur une journée instructive durant laquelle sécurité a rimé avec convivialité. Autour de la table, les discussions sont constructives et chacun apporte son expérience, raconte des anecdotes, donne parfois des astuces. Pas moins de 16 skippers IMOCA sont réunis. Certains sont des vieux briscards de la classe comme Vincent Riou ou Samantha Davies, d’autres sont des nouveaux venus comme Alexia Barrier, Edouard Golbery, Manu Cousin, le Finlandais Ari Huusela, l’Allemande Anna-Maria Renken… Sont également présents Louis Burton, Stéphane Le Diraison, Alan Roura, Giancarlo Pedote, Fabrice Amedeo, Yannick Bestaven, Paul Meilhat, Romain Attanasio et Boris Herrmann. Un casting de grande qualité pour cette journée de formation sécurité organisée à la Trinité. Un nouvel angle de vue sur la sécurité en IMOCA Tous les coureurs au large doivent suivre un stage de survie « World Sailing » proposé par la fédération internationale de voile. Mais les marins de la classe IMOCA sont demandeurs d’informations plus précises sur leurs bateaux et leurs pratiques. D’où l’idée d’organiser un stage obligatoire leur étant spécifiquement dédié et de proposer un nouvel angle de vue sur la sécurité. Cette règle a été proposé en Assemblée Générale IMOCA, et votée. C’est le CEPIM (Centre Européen de Prévention des Incidents en Mer) qui a travaillé sur le déroulé de la journée. « La matinée a été théorique avec différentes thématiques abordées », explique Manuel Guedon, formateur au CEPIM. « Les skippers IMOCA sont des chefs d’entreprises. Nous leur avons expliqué quels sont les risques à intégrer et les couvertures à mettre en place. Nous avons ensuite parlé de la réglementation maritime et de l’attitude à adopter quand on croise un cargo, un pétrolier, un chalutier… Puis il a été question des moyens d’identification et de repérages des bateaux avec l’AIS et le radar. Nous avons aussi fait des retours d’expériences, notamment en évoquant les accidents survenus récemment dans la Volvo Ocean Race. » Un esprit de partageSur tous ces sujets, les marins étaient invités à échanger, à livrer leurs expériences, à confronter leurs idées et éventuellement à présenter des nouveaux systèmes qu’ils ont pu tester. Ces échanges ont été appréciés de tous, à l’instar de Sam Davies : « C’est intéressant de travailler en groupe, avec des personnes ayant des expériences très diverses. Certains ont beaucoup appris, d’autres ont plus révisé comme Vincent Riou qui est le plus expérimenté d’entre nous. Sa parole est utile pour les nouveaux venus. C’est l’esprit de la classe, tout le monde joue le jeu, d’autant plus quand il s’agit de sécurité. »Et pourtant, le temps des skippers IMOCA est précieux. « On a toujours 1000 choses à faire donc il est important de caler une journée spécifique sur la sécurité », souligne Stéphane Le Diraison. « Cela permet de se replonger dans des situations et d’aborder les risques que l’on peut rencontrer sur un bateau. On évoque aussi des détails qui peuvent faire la différence en termes d’anticipation et de préparation. J’ai pris des petites notes avec des choses à améliorer pour la suite, notamment sur l’utilisation du radar. »Pour celles et ceux qui découvrent l’IMOCA, voir comment procèdent les autres et comprendre quelles techniques ils ont pu développer a été très instructif. « Cette journée m’a ouvert les yeux sur des choses que je ne maîtrise pas encore bien et je vais pouvoir perfectionner tous les équipements de sécurité sur mon 60 pieds », confirme par exemple Alexia Barrier. « Nous avons passé un moment privilégié. C’est super de pouvoir échanger tous ensemble sans gérer les partenaires et le stress d’un départ de course. » De fait, tout au long de la journée, l’ambiance a été très conviviale entre ces marins contents de se retrouver ou de mieux faire connaissance. Montée au mât en solo, exercices de plongée en combinaison de survie : se mettre en situation réelleAprès avoir discuté dans une salle en matinée, les 16 skippers présents ont passé l’après-midi à faire des exercices pratiques liés à la sécurité. Deux ateliers étaient au programme, à commencer par une montée au mât en solitaire. « Je n’ai jamais eu à faire ça seul en pleine mer, c’est un peu un cauchemar, une situation dans laquelle on ne veut vraiment pas se retrouver. Et pourtant il faut s’y préparer », explique Boris Herrmann. En s’entraînant à monter au mât, chacun a pu régler son matériel d’escalade et faire une remise à jour du matériel disponible. Quand il faudra monter au mât au large, tous seront probablement bien contents d’avoir profité de cet exercice grandeur nature à la Trinité-sur-Mer…Le deuxième exercice de l’après-midi concernait l’utilisation des « spare-air », ces petites bouteilles de plongée portatives qui peuvent être utilisées si le bateau retourné se remplit d’eau. A ce jour, aucun skipper IMOCA n’y a eu recours et il on espère que cela durera. Mais là encore, il faut s’y préparer, au cas où… Vêtus de combinaison de survie, les participants au stage se sont jetés un par un à l’eau et ont pu tester les spare-air avec un plongeur professionnel. C’est ainsi que s’est achevée cette journée de formation à laquelle tous les skippers IMOCA sont tenus de participer. Une autre session est prévue en septembre prochain pour celles et ceux qui n’étaient pas disponibles cette semaine. Là encore, les profils seront divers et le partage d’expérience enrichissant.[Lire la suite]]]> <![CDATA[La Barcelona World Race annulée, la classe IMOCA réfléchit à des solutions de substitution ]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2000 Thu, 29 Mar 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=2000 Compte tenu de la situation politique et institutionnelle en Catalogne, l’organisateur de la Barcelona World Race (la FNOB) a pris la décision d’annuler la quatrième édition du tour du monde en double en IMOCA, dont le départ était prévu le 12 janvier 2019. Huit teams avaient déjà annoncé leur volonté de participer à l’événement et d’autres étaient intéressés pour les rejoindre. Pour ne pas décevoir ces équipes et risquer de créer un vide dans le calendrier 2019, la classe IMOCA réfléchit d’ores-et-déjà à la possibilité de créer une nouvelle course au large d’envergure internationale.    « Le climat institutionnel instable de la dernière année et le manque de stabilité politique au niveau national (…) ne nous permettent pas l’organisation de la quatrième édition de la Barcelona World Race. » C’est ces termes que la FNOB (Fondation pour la Navigation Océanique de Barcelone) justifie l’annulation du tour du monde en double. Compte tenu de ce contexte tendu, la ville de Barcelone, partenaire principal de l’événement, ne souhaitait en effet plus financer la prochaine édition. Par voie de conséquence, les partenaires privés ont suivi le mouvement et se sont eux aussi désengagés. La FNOB n’a donc eu d’autre choix que d’annuler purement et simplement cette course phare du calendrier IMOCA, dont le départ devait être donné le 12 janvier 2019.   Une quatrième édition pourtant prometteuse C’est en fin de semaine dernière que la classe IMOCA a été informée de la mauvaise nouvelle. Le choc est rude à encaisser car cela fait maintenant plus de dix ans que l’IMOCA travaille pour développer cette course et proposer un bel événement sportif. La déception est d’autant plus grande que la quatrième édition de la Barcelona World Race semblait pleine de promesses. Huit équipages étaient déjà très intéressés par une participation et d’autres y réfléchissaient sérieusement. Pour la première fois, une escale était prévue à Sydney, avec possibilité pour les skippers de changer d’équipier. Ce stop en Australie aurait été très bénéfique pour pousser l’internationalisation de la classe IMOCA. Et pour les coureurs, l’occasion était superbe de naviguer en double dans les mers du Sud et ainsi de préparer dans les meilleures conditions le Vendée Globe 2020.   Plan B Mais pas question de se décourager pour la classe qui souhaite aller de l’avant en réfléchissant à la mise ne place d’un plan B, à savoir une course au large de haut niveau et d’envergure internationale, à la hauteur des autres événements organisés par l’IMOCA. Les équipes qui visaient la Barcelona World Race, dont certaines ont déjà engagé des frais dans cette optique, ne doivent pas se sentir lésées. Pour ne pas impacter leur programmes sportifs, une solution de substitution doit donc être trouvée. Le défi est de taille car le timing est serré. En concertation avec les différents teams, la classe IMOCA va tout mettre en œuvre pour y parvenir afin de compléter le calendrier des courses entre la Route du Rhum 2018 et la Transat Jacques Vabre 2019.  [Lire la suite]]]> <![CDATA[Charlie Dalin sur le circuit IMOCA]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1998 Fri, 16 Mar 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1998 Charlie Dalin : « Je suis fait pour le Vendée Globe ! »   Quatre podiums d’affilée dans la Solitaire, double Champion de France Elite de Course au Large en Solitaire : Charlie Dalin a fait ses preuves en Figaro. A 33 ans, il s’apprête à monter en puissance en intégrant le circuit IMOCA, grâce au soutien d’un nouveau sponsor, Apivia. Il prendra la barre d’un 60 pieds neuf dessiné par Guillaume Verdier et mis à l’eau en juin 2019. Objectif affiché : la victoire dans le Vendée Globe 2020.   Charlie, à quand remonte ta volonté de participer au Vendée Globe ? « J’ai le Vendée Globe dans un coin de ma tête depuis que je fais de la course au large en solitaire. J’adore être seul en mer avec une confrontation sportive. Je ne redoute pas de passer 70 jours en solo sur mon bateau, au contraire cela m’attire. Plus les courses sont longues, mieux je me porte. Je suis architecte naval de formation et je me sens à l’aise dans la partie technique, ce qui est essentiel en IMOCA, surtout avec un bateau neuf. Le Vendée Globe réunit tout ce que j’aime, je suis fait pour cette course ! J’ai commencé à chercher activement des sponsors fin 2016, pendant la dernière édition. Les premiers échanges avec Apivia ont eu lieu l’automne dernier. Je suis skipper Macif en Figaro et Apivia est justement la mutuelle santé du groupe Macif. Les choses se sont donc faites assez naturellement. »   Et c’est donc avec un bateau neuf qui tu vas intégrer le circuit IMOCA. Pourquoi avoir choisi Guillaume Verdier comme architecte et le chantier CDK Technologies pour la construction ? « Avec Mer Concept (la société dirigée par François Gabart qui va gérer le projet, NDR), nous avons rencontré plusieurs architectes. Tous ont proposé des choses intéressantes et il n’a pas été facile de trancher. Mais nous avons été convaincus par la philosophie de Guillaume et par les outils qu’il a à sa disposition. Il a aussi une sacrée expérience en IMOCA, ce qui était un prérequis important. Il a gagné la dernière America’s Cup avec Team New Zealand, il fait partie des meilleurs architectes au niveau international. Et ça se passe très bien humainement avec lui et son équipe. On peut parler design pendant des heures sans voir le temps passer. Pour la construction, nous avons choisi CDK Technologies qui est aussi une valeur sûre. Ce chantier a beaucoup travaillé avec Mer Concept et une relation de confiance forte s’est instaurée. »   « J’ai vécu le Vendée Globe 2016 en immersion totale » Tu as déjà de l’expérience en IMOCA pour avoir travaillé avec Armel Le Cléac’h puis Yann Eliès… « J’ai effectivement intégré le bureau d’études de l’IMOCA Brit Air d’Armel Le Cléac’h pendant six mois en 2010. J’étais en charge de l’optimisation du bateau pour le rendre plus performant. J’ai pas mal navigué avec Armel et j’ai tout de suite accroché, ces machines sont magiques ! Par la suite j’ai fait quelques sorties avec Bernard Stamm, Vincent Riou, François Gabart. Mais c’est surtout en travaillant avec Yann Eliès que je me suis forgé une belle expérience en IMOCA. J’ai participé avec lui à la Transat Jacques Vabre 2015 sur Quéguiner-Leucémie Espoir et nous avons terminé 3e. A l’époque la course arrivait à Itajaí (au Brésil) et ressemblait aux deux premières semaines d’un Vendée Globe. J’ai pu me projeter et cela a confirmé ma volonté de partir seul autour du monde. »   Et tu es resté dans l’équipe de Yann Eliès jusqu’au Vendée Globe 2016-2017… « Oui, j’étais en charge de la partie performance et Yann m’a désigné comme skipper remplaçant. J’étais donc au cœur d’une équipe au départ du dernier Vendée Globe, en immersion totale. Aux Sables d’Olonne, j’ai participé à tous les briefings, on a bossé la météo ensemble avec Yann, j’ai pu voir à quel point on peut être impacté mentalement par le départ d’une course aussi longue et difficile. Ce n’est vraiment pas anodin de larguer les amarres pour faire le tour de la planète. J’étais à la barre dans le chenal, j’ai pu vivre de l’intérieur ce moment très fort émotionnellement. Ce sera instructif pour 2020. »   « Un timing idéal »   Quel sera ton programme d’ici au Vendée Globe 2020 ? « La mise à l’eau du bateau est prévue en juin 2019, soit presque un an et demi avant le départ du Vendée Globe. C’est le timing idéal, ni trop tôt, ni trop tard. Il faut mettre le curseur au bon endroit entre avoir du temps de navigation et de fiabilisation et partir avec un bateau doté des dernières innovations technologiques. La Transat Jacques Vabre 2019 sera le premier grand rendez-vous. Puis il y aura la transat retour en solitaire. Et en 2020, je participerai à la Transat Anglaise et à la New York-Vendée. J’aurai donc bouclé quatre transatlantiques avant le Vendée Globe. Le partenariat avec Apivia s’inscrit dans la durée, jusqu’à la Route du Rhum 2022. Cela laisse le temps de construire une belle histoire. »   Tu viseras la victoire dans le Vendée Globe 2020 ? « Oui, c’est la confrontation pour la gagne qui me plaît dans la course au large. Mais je suis conscient que bien des imprévus peuvent survenir à l’échelle d’un Vendée Globe. En tout cas, cette édition s’annonce passionnante, notamment car les bateaux neufs seront issus de différents architectes : Guillaume Verdier, le cabinet VPLP, Juan Kouyoumdjian et peut-être d’autres… Ce seront aussi les premiers IMOCA vraiment dessinés autour des foils, avec un vrai retour d’expérience. Les designs seront probablement assez différents selon les philosophies des architectes et des marins. »      [Lire la suite]]]> <![CDATA[Juan Kouyoumdjian : « Les IMOCA sont de formidables laboratoires pour innover »]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1996 Wed, 28 Feb 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1996 Sélectionné pour dessiner le futur Arkea-Paprec de Sébastien Simon, l’architecte franco-argentin Juan Kouyoumdjian fait un retour remarqué sur le circuit IMOCA. Après Pindar (2008) et Cheminées Poujoulat (2012), le très réputé Juan K planche sur son troisième IMOCA60' avec l’ambition de concevoir et optimiser la machine qui remportera le prochain Vendée Globe. Entretien.   Juan, comment appréhendez-vous ce retour dans le circuit IMOCA et le Vendée Globe en particulier ? « Avec une grande satisfaction ! C’est une chance de pouvoir travailler avec une équipe très professionnelle qui se donne les moyens du succès. Mon histoire avec le Vendée Globe est intéressante. Le premier IMOCA que j’ai dessiné, Pindar, n’était absolument pas destiné à participer au tour du monde en solo. Son propriétaire ne voulait pas faire de solitaire, ni même de double et c’était donc un bateau très typé équipage. Et pourtant ce 60 pieds a terminé le Vendée Globe 2008-2009 en 5e position (entre les mains du Britannique Brian Thompson, NDR). Le deuxième IMOCA sur lequel j’ai travaillé, Cheminées Poujoulat, était spécial car son skipper Bernard Stamm avait des demandes particulières. Son cahier des charges était très personnel, pourtant il a bien figuré dans les quelques courses auxquelles il a participé. Bernard a ainsi longtemps été dans le trio de tête du Vendée Globe 2012-2013, avant de subir des soucis éléctriques. Cette nouvelle collaboration, avec Sébastien Simon et son directeur technique Vincent Riou, va me permettre d’écrire une nouvelle histoire, avec une équipe de première division. »   On sent une belle synergie avec Sébastien Simon et Vincent Riou. C’est l’une des clés de la réussite pour dessiner un bateau gagnant ? « Quand Sébastien et Vincent sont venus me rencontrer à Valence, j’ai effectivement senti une rare alchimie entre nous. Cette bonne entente est primordiale, surtout dans le contexte du Vendée Globe qui est la course en solitaire par excellence. On dessine clairement un objet pour le marin. C’est à lui de définir le cahier des charges et la manière dont il compte utiliser le bateau. Cela influence fortement le processus conceptuel de design. Avec Vincent, on se connaît depuis très longtemps, on a déjà travaillé ensemble. Quant à Sébastien, j’ai été impressionné par sa capacité à poser les bonnes questions. Grâce à son profil d’ingénieur, il a une bonne vision de là où il veut aller. Sa jeunesse, son envie et son talent, couplés à mon expérience et à celle de Vincent, devraient permettre de créer une belle symbiose. » « Le travail de l’architecte ne s’arrête pas au concept » Pour un architecte naval, l’IMOCA et le Vendée Globe sont un terrain de jeu intéressant pour s’exprimer ? « Oui c’est fantastique ! Dans le contexte de la voile contemporaine en monocoque, le Vendée Globe constitue une plateforme unique pour innover et exprimer librement son potentiel. Le fait de travailler sur le développement d’un projet Open 60 est intellectuellement très stimulant. Les IMOCA sont de formidables laboratoires, on peut repousser sans cesse les limites des recherches. »   Vous n’allez pas seulement faire la conception du bateau, mais également participer à son développement jusqu’en 2020. Cette situation n’est pas courante dans le contexte IMOCA… « C’est vrai, le circuit IMOCA se professionnalise beaucoup et, une fois le bateau à l’eau, les teams prennent le relais. Ceux de première division sont au top et comprennent bien où gagner de la performance. Mais Sébastien Simon et Vincent Riou ont posé leur conditions : ils voulaient que l’architecte suive tout le processus d’optimisation. Cette perspective est enthousiasmante pour moi. Le travail de l’architecte ne s’arrête pas au concept, il y a beaucoup à gagner après la mise à l’eau. »   « Créer la bonne matrice pour gagner le Vendée Globe » Avez-vous signé un contrat d’exclusivité avec Sébastien Simon pour le prochain Vendée Globe ? « Pas à proprement parler. Ceci dit, si un autre marin me sollicite pour un IMOCA neuf, Sébastien peut mettre son veto s’il considère que c’est un concurrent direct. C’est selon moi cohérent de travailler avec un seul projet visant la victoire dans le Vendée Globe. Nous avons bien fait de mettre en place cette clause car le mois dernier deux coureurs sont venus me voir pour un bateau neuf. Sébastien a jugé qu’ils étaient très sérieux et j’ai donc décliné... »   Que peut-on dire aujourd’hui sur le design possible du futur Arkea-Paprec ? « Je visualise le bateau, j’ai l’intuition de ce à quoi nous allons aboutir mais nous devons encore voir large et analyser toutes les possibilités. Nous explorons tous les coins de la jauge. En classe Open, les combinaisons possibles sont infinies. Il est impossible de dessiner un IMOCA qui marche bien dans toutes les conditions et à toutes les allures. Il faut donc faire des compromis pour créer la bonne matrice pour gagner le Vendée Globe.De ce point de vue, travailler avec Vincent Riou est un atout énorme. Il aide énormément à la résolution de cette matrice. Son implication vaut de l’or. Cette période d’analyse des différentes options va bientôt prendre fin et nous entrerons dans une phase de construction puis d’optimisation. Mais en réalité, le travail de conception ne finit jamais. La veille du départ du Vendée Globe, nous aurons encore des idées, c’est la nature et la beauté de ce métier. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[Retour en configuration solitaire…]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1993 Thu, 22 Feb 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1993 Année de Route du Rhum oblige, les skippers de la classe IMOCA doivent se préparer à naviguer en solo. Fabrice Amedeo, Arnaud Boissières et Manuel Cousin expliquent comment ils procéderont pour prendre en main leurs nouvelles machines, en solitaire. Découverte d’un foiler ultra performant, défi technique d’implantation de nouveaux appendices, baptême du feu en IMOCA : à chacun son challenge !   Fabrice Amedeo : « Une préparation très sérieuse » Depuis la remise à l’eau le 7 février de Newrest – Art & Fenêtres (l'ancien foiler Noway Back), Fabrice Amedeo enchaîne les navigations à la journée au départ de la Trinité, en équipage réduit. « A chaque sortie, nous établissons un programme précis », souligne Fabrice. « Jusqu’à fin mars, nous allons continuer les entraînements pour découvrir le bateau et procéder à de petites améliorations. Mais dès début avril, je me mettrai en stand-by pour effectuer un aller-retour de 2 500 milles entre la Bretagne et les Açores. Cette perspective permet de créer une belle dynamique et une énergie positive pour moi et mon équipe. Cette première grande navigation au large sera très bonne pour la confiance, et j’en profiterai pour me qualifier pour la Route du Rhum. » Fabrice Amedeo prendra ensuite part à des courses inscrites au calendrier de l’IMOCA : Grand Prix Guyader, course en solo Douarnenez-Cascais, Drheam Cup, Défi Azimut à Lorient… Au départ de la Route du Rhum, il devrait déjà compter 6000 milles en solo sur son nouveau bateau. « Cette machine est incroyable, sous foils on allonge la foulée. Je vais 2, 3, 4 nœuds plus vite qu’avec mon ancien IMOCA », raconte Fabrice. « Naviguer de manière performante sur un tel bateau est un challenge de dingue. A moi d’être à la hauteur ! Pour cela, je n’ai d’autre choix que d’effectuer une préparation très sérieuse. Il serait dommage d’avoir un si beau bateau et de ne pas en exploiter tout le potentiel. »   Arnaud Boissières : « Ne pas faire du solitaire à tout prix dans l’immédiat » En dotant son IMOCA de 2008 de foils, Arnaud Boissières fait face à un défi technique d’envergure. Après une première phase de chantier dans les locaux de Mer Agitée à Port-la-Forêt, l’IMOCA d’Arnaud a pris la route vers les Sables d’Olonne pour la suite des grandes manœuvres. Si tout le travail structurel a été effectué, il faut désormais assembler toutes les pièces du puzzle. « Mât, foils, bôme, outriggers, électronique, safrans… Tout est en kit ! », précise Boissières. « La remise à l’eau est prévue début avril. L’objectif est de naviguer rapidement car un important travail de prise en main et d’essais techniques est à prévoir. Dans un premier temps, je ne vais pas chercher à faire du solitaire à tout prix.Je privilégierai donc les sorties en équipage réduit pour vérifier que tout marche bien, avoir un œil partout… Michel Desjoyeaux fera des sorties avec nous et la priorité sera de valider les choix techniques. Je me mettrai au solitaire quand le bateau sera à 100 % de son potentiel ou presque. » Côté courses, Arnaud participera au Grand Prix Guyader puis à Douarnenez-Cascais pour se qualifier à la Route du Rhum. On le verra aussi en Méditerranée pour des opérations de RP avec son sponsor (mais il ne prendra pas part à la Monaco Globe Series), au Défi Azimut et peut-être à la Dhream Cup en juillet si le bateau n’est pas en chantier. « Il va falloir enchaîner les milles avant la Route du Rhum », annonce Arnaud. « Cette course marque un rendez-vous très important qui arrive assez vite dans notre projet. Il ne va pas falloir se louper ! » Manu Cousin : « Une autre échelle » Après quatre saisons en Class40, Manuel Cousin monte en puissance avec le soutien de son fidèle sponsor, le Groupe Setin, pour un programme en IMOCA qui le mènera jusqu’à fin 2021. « C’est une autre échelle », confie Manu. « En Class40, je pouvais garder mon travail de commercial à côté. Mais en IMOCA ce n’est pas possible, je dois m’y consacrer à 100 %. » Pour prendre en main son nouveau bateau, Manu Cousin a pu s’appuyer sur son ancien propriétaire, Arnaud Boissières. « Depuis juillet 2017, j’ai la chance de naviguer en double avec Arnaud sur ce bateau, c’est un vrai luxe ! J’ai pu faire connaissance avec cet IMOCA, surtout lors de la Transat Jacques Vabre. A l’issue de cette épreuve, j’ai ramené le bateau en France avec deux personnes de mon équipe. J’ai essayé un maximum de faire du ‘faux solo’ durant cette navigation pour commencer à prendre la mesure du support. » Un grand chantier de vérification et de remise en état du bateau est actuellement en cours aux Sables d’Olonne. La remise à l’eau est prévue le 12 avril. « J’ai une bonne expérience du large et j’ai beaucoup navigué en solitaire dans ma vie, en IRC et en Class40. Mais très peu en IMOCA. Je vais m’y atteler rapidement après la remise à l’eau. C’est important en vue de la Route du Rhum. »Manu Cousin se donne deux chances de décrocher sa qualification pour le Rhum :Douarnenez/Cascais et Dhream Cup.[Lire la suite]]]> <![CDATA[La bonne étoile de Sébastien Simon ]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1987 Thu, 08 Feb 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1987 Fort d’une solide expérience en Figaro, Sébastien Simon, 27 ans, s’engage dans le circuit IMOCA avec un projet rêvé. En 2020, il prendra le départ du Vendée Globe à bord d’un 60 pieds flambant neuf, Arkea-Paprec, dessiné par l’architecte Juan Kouyoudjian et construit chez CDK Technologies. Le chantier débutera en septembre, pour une mise à l’eau prévue au printemps 2019. Sébastien profitera en outre de toute l’expertise de Vincent Riou, qui endosse la casquette de directeur technique. Entretien avec un jeune skipper à l’avenir radieux…   Sébastien, pouvais-tu imaginer un tel scénario il y a encore quelques mois ? « Difficilement ! Ce qui m’arrive est incroyable, je ne pouvais pas espérer mieux. J’ai une bonne étoile au-dessus de ma tête. Le Vendée Globe m’a toujours fait rêver. Je souhaitais m’aligner sur cette épreuve avec un projet sportif très performant mais cette ambition est longtemps restée de l’ordre de l’imaginaire. En 2015, j’ai remporté une étape de la Solitaire du Figaro et je me sentais en pleine phase de progression. J’ai discuté avec Vincent Riou et le courant est bien passé. On s’est alors dit que si je trouvais des partenaires, il m’aiderait dans la gestion de projet et la partie technique. Et c’est bien ce qu’il s’est passé. Je vais donc disputer mon premier Vendée Globe avec un bateau neuf, une équipe solide et deux beaux partenaires, Arkea et Paprec. C’est une occasion unique, je compte bien en profiter et saisir cette opportunité pour enrichir mon expérience. Je ne serai pas seulement pilote mais aussi acteur du projet. »   Pourquoi avoir choisi Juan Kouyoumdjian comme architecte de ton futur IMOCA ? « Avec Vincent Riou, nous avons rencontré le cabinet VPLP, Guillaume Verdier et Juan Kouyoumdjian. Nous avons établi de nombreux critères, et le choix de Juan a vite semblé une évidence. Il est humainement très attachant et c’est un aspect essentiel pour moi. C’est un homme brillant, tatillon sur tous les détails, qui ne laisse rien au hasard. Il a fait preuve d’une motivation énorme de s’impliquer avec nous, en étant très intégré. Ainsi, il ne va pas seulement faire la conception du bateau. Il participera aussi à son développement jusqu’en 2020, ce qui est très rare pour un architecte. Il y a pourtant autant à gagner  dans le développement de la machine que dans sa conception. »   « Figurer en haut du classement du Vendée Globe… »   Peux-tu nous dire à ce stade quelle sera la philosophie de ce bateau ? « Il est encore tôt pour en parler et pour le moment cela reste très conceptuel. Nous sommes actuellement en phase de recherche et de validation des formes. Les IMOCA de l’avant-dernière génération étaient en quelque sorte des hybrides, alors que mon bateau sera vraiment tourné autour des foils. Finalement, le facteur limitant sera davantage l’homme que la machine et il faudra peut-être mettre le pied sur le frein et imaginer quelque chose de plus simple, de plus fiable. En tout cas, toute cette phase de conception et de construction m’intéresse autant que la course du Vendée Globe en elle-même. L’un ne va pas sans l’autre. »   Quelle est ton expérience en IMOCA ? « J’ai navigué avec Vincent Riou durant sa préparation pour le Vendée Globe 2016, lors des entraînement du Pôle Finistère Course Au Large. Les IMOCA ne sont pas des bateaux comme les autres. Ils sont puissants, addictifs. Je vais continuer à naviguer sur le bateau de Vincent dans les mois qui viennent. J’ai beaucoup à apprendre et je vais pouvoir m’appuyer sur l’expérience de Vincent qui donne par ailleurs du crédit à mon projet et à mes ambitions. C’est un honneur de l’avoir comme directeur technique et comme coach jusqu’en 2020. »   Quel sera ton calendrier d’ici au Vendée Globe 2020 ? « La construction du bateau débutera en septembre prochain au chantier CDK. La mise à l’eau est prévue au printemps 2019, soit à un an et demi du départ du Vendée Globe. Nous sommes dans le bon timing. Nous avons établi un programme de courses que nous communiquerons prochainement. »   Quels seront tes objectifs sportifs pour ton premier tour du monde ? « Je souhaite figurer en haut du classement, parmi les favoris. Mais je garde les pieds sur terre, je reste humble… »[Lire la suite]]]> <![CDATA[Le (re)Tour du monde d’Enda O’Coineen ]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1979 Fri, 26 Jan 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1979 Demain vendredi, à Dunedin en Nouvelle-Zélande, le skipper Irlandais Enda O’Coineen reprendra la mer à bord de l’IMOCA Le Souffle du Nord, rebaptisé pour l’occasion « Le Souffle du Nord-Team Ireland ». Au programme, 13 000 milles de navigation en solitaire à destination des Sables d’Olonne. Une façon pour Enda de boucler la boucle de son Vendée Globe interrompu suite à un démâtage. Une façon aussi de rapatrier le monocoque avec lequel Thomas Ruyant avait lui aussi été contraint à l’abandon lors de son premier tour du monde en solitaire.   Pour Enda O’Coineen, skipper du monocoque Le Souffle du Nord – Team Ireland : « C’est l’ambition d’une vie que je me dois d’achever ! Je faisais, en novembre 2016, partie des « Dreamers » du Vendée Globe, ces coureurs non professionnels qui saisissent l’opportunité de la course pour accomplir leurs rêves. Le mien s’est interrompu avec ce démâtage dans l’océan Indien. J’ai refusé les secours et j’ai rallié la Nouvelle Zélande par mes propres moyens. Je me suis trouvé côte à côte avec le voilier « Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine » skippé par Thomas Ruyant. Cela a été comme un coup de foudre. Après quelques discussions, nous avons trouvé un accord grâce auquel je vais repartir vendredi à bord d‘un superbe voilier, mi-Français, mi-Irlandais. Je vais cette fois courir contre moi-même et je me fixerai au jour le jour mes propres objectifs pour parcourir le plus vite possible, en mode course, les 13 000 milles qui me séparent des Sables d’Olonne.… » De son côté, Thomas Ruyant est très heureux que le bateau soit réparé et reparte en mer : "Je trouve cela génial, je ne l’ai pas ramené en Nouvelle-Zélande pour rien ! Enda est un homme très engagé notamment auprès des jeunes. Je lui souhaite bon vent. Il est face à un grand défi, avec des navigations difficiles dans le Pacifique et en Atlantique. J’espère pouvoir lui souhaiter la bienvenue aux Sables d’Olonne à son arrivée ! » Programme - 26 janvier 2018 : départ de Dunedin pour un retour en solitaire et (si possible) sans escale, - Début Avril : arrivée prévue aux Sables d’Olonne - Mi-Avril : arrivée et grande fête à Dunkerque, le port de cœur de l’association nordiste Suivez l’aventure du « Souffle du Nord – Team Ireland » sur www.leretourdumonde.com[Lire la suite]]]> <![CDATA[Romain Attanasio : « Un projet plus sportif »]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1978 Mon, 22 Jan 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1978 15e du Vendée Globe 2016-2017 à bord d’un IMOCA mythique lancé en 1998, Romain Attanasio a acquis depuis un bateau plus récent, l’ex Newrest-Matmut de Fabrice Amedeo, un plan Farr de 2007. Le voilà donc reparti pour un nouveau cycle en IMOCA, avec en point d’orgue le Vendée Globe 2020. Sur sa nouvelle machine, Romain va pouvoir retrouver son instinct de régatier…   Romain, tu as réceptionné ton nouveau bateau à Port-la-Forêt. Cette monture est dix ans plus récente que Famille Mary-Etamine du Lys, ton précédent IMOCA. On imagine que cela change la donne… « C’est effectivement le jour et la nuit. La jauge et les performances ont tellement évolué en dix ans ! Je connais ce type de bateau car j’ai participé à la Transat Jacques Vabre 2015 en double avec Louis Burton sur un autre plan Farr de la même génération (les deux hommes ont terminé à la 9e place, NDR). Mon bateau actuel est plus performant, plus léger mais la philosophie est la même que l’ancien bateau de Louis et j’ai une idée de ce que vont donner les navigations sur ce support. Il va entrer en chantier la semaine prochaine. Les deux grands objectifs seront de vérifier tous les systèmes et d’alléger le bateau au maximum. On ne va pas se lancer dans de grands travaux cette année. La remise à l’eau est prévue courant avril. » L’objectif avec ce bateau est d’entrer dans une démarche plus sportive ? « Exactement. J’ai bouclé un premier Vendée Globe à bord d’un vieux bateau avec pour objectif principal de terminer ce premier tour du monde. Je misais vraiment sur la fiabilité. Je savais que terminer cette course pourrait m’ouvrir des portes pour revenir en 2020 avec un bateau plus performant et c’est bien ce qu’il s’est passé. Je suis dans une logique de progression mais je le fais humblement. Je n’ai pas un bateau neuf mais tout de même un support qui permet d’être davantage à l’attaque. Que ce soit aux entraînements à Port-la-Forêt ou en course, je vais pouvoir me battre avec les bateaux de la même génération que le mien. »   « Installer des foils est une éventualité » Arnaud Boissières et Alan Roura ont pris la décision d’implanter des foils sur  leurs IMOCA de la génération 2008. Cette démarche pourrait-elle te tenter ? « C’est une éventualité à laquelle je réfléchis très sérieusement. Cela dit, je préfère attendre de voir ce que ça donne sur les bateaux d’Arnaud et Alan. Je regarde avec beaucoup d’intérêt leur démarche mais je reste prudent. Outre l’aspect financier, je ne suis pas convaincu que le gain en performance soit une évidence sur un bateau de 2007. Le gain de performance au reaching induit par les foils va-t-il suffire à compenser l’alourdissement du bateau et le déficit au près ? Donc pas de précipitation, si on fait quelque chose ce sera l’hiver prochain. » Pendant le chantier de ton IMOCA, tu prendras part à la Transat AG2R avec Pierre Rhimbault. Pourquoi ce retour en Figaro ? « Car l’AG2R est une course que j’aime, j’y ai participé quatre fois avec souvent de beaux résultats à la clé. J’ai tout appris en Figaro et c’est un réel plaisir de revenir sur ce circuit. C’est aussi une belle occasion de reprendre une démarche de performance et de compétition comme j’en avais l’habitude avant. Cette course va me permettre de retrouver des sensations en attendant la remise à l’eau de mon IMOCA. »   « Ma première Route du Rhum » Quel sera ton programme sportif en IMOCA en 2018 ? « Je participerai à la Drheam Cup puis au Défi Azimut. Ce seront de bons entraînements en configuration course avant la Route du Rhum qui est bien entendu le rendez-vous majeur de cette saison. C’est pourquoi je vais privilégier les courses en solitaire ou en équipage réduit pour me préparer au mieux pour cette échéance. Ce sera ma première Route du Rhum et je compte bien être dans le match avec les autres bateaux de la génération 2008 et pourquoi pas certains foilers en découverte… Je pars pour faire un résultat. »   Que devient ton ancien bateau, Famille Mary-Etamine du Lys, un bateau mythique de la classe IMOCA ? « Il est à vendre 275 000 euros. Des Italiens devaient le racheter mais ils se sont désistés au dernier moment. J’ai quelques autres personnes intéressées dont certaines veulent participer à la Route du Rhum et/ou au Vendée Globe. J’ai mes plus beaux souvenirs de voile sur ce bateau emblématique et je veux qu’il parte entre de bonnes mains. »    [Lire la suite]]]> <![CDATA[Cap sur 2018, une saison bien remplie pour les IMOCA]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1972 Fri, 12 Jan 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1972 Les skippers de la classe IMOCA vont voir du pays en 2018 si l'on en juge les nombreux rendez-vous et notamment le beau programme méditerranéen. Le point d’orgue de cette année 2018 sera la Route du Rhum Destination Guadeloupe dont le départ sera donné le 4 novembre à Saint-Malo. A dix mois de l’échéance, cette épreuve phare, qui fêtera son quarantième anniversaire, suscite déjà un fort engouement. Avec l’arrivée à Lorient du cargo « Kingfisher », qui embarquait 7 des 13 IMOCA ayant pris part à la Transat Jacques Vabre 2017, tous les inscrits à cette épreuve retrouvent leurs ports d’attache respectifs. Les bateaux entrent en chantier en vue de la saison 2018 qui s’annonce chargée, pour le plus grand bonheur des skippers. Ouverture de la saison à Douarnenez C’est début mai à Douarnenez que les IMOCA débuteront leur saison sportive, à l’occasion du Grand Prix Guyader. Deux jours à peine après la fin de cette épreuve, les marins qui le souhaitent prendront le départ, le 9 mai, d’une épreuve en solitaire entre Douarnenez et Cascais (Portugal) qui sera qualificative pour la Route du Rhum. L’occasion sera donc belle de décrocher ce précieux ticket, tôt dans la saison. Ce parcours sera aussi le prétexte d’un « voyage littéraire ». Un écrivain sera associé à chacun des skippers en lice, ce qui permettra de raconter de belle manière cette aventure maritime. Riche programme méditerranéen La première semaine de juin, les skippers IMOCA se retrouveront pour un nouveau rendez-vous très attendu à Monaco, dont les grandes lignes seront dévoilées courant janvier. L’idée étant de proposer un vrai programme méditerranéen, les monocoques de 60 pieds s’aligneront ensuite sur la Giraglia Rolex Cup, entre Saint-Tropez et Gênes, via l’îlot de la Giraglia. Entre temps, des périodes de « stand-by » sont prévues à Toulon ou La Ciotat, puis à Cannes. Le public méditerranéen aura ainsi l’occasion, « à domicile », de rencontrer les marins et d’admirer leurs machines. Retour en Atlantique et en Manche La suite des événements se passera plus au Nord. Le 23 juillet sera donné le départ de la Drheam Cup entre La Trinité-sur-Mer et Cherbourg, en passant par le fameux rocher du Fastnet, soit un parcours de 736 milles pour les IMOCA. Cette course sera également qualificative pour la Route du Rhum. Suivront en août la Cowes Week et la Round Britain and Ireland Race. Puis, du 20 au 23 septembre à Lorient, le Défi Azimut offrira un dernier test grandeur nature avant le rendez-vous majeur de la saison 2018… La Route du Rhum en apothéose Pour finir de la plus belle des manières cette riche saison 2018, les IMOCA prendront part à la mythique Route du Rhum, Destination Guadeloupe. Le départ sera donné de Saint-Malo le 4 novembre, cap sur Pointe-à-Pitre. Vingt places sont réservées aux IMOCA dont quinze ont déjà été bloquées. C’est dire l’engouement que suscite cette épreuve lors de laquelle le niveau sera relevé pour succéder à François Gabart, vainqueur en 2014. J-1 an : Barcelona World Race Dans tout juste un an, le 12 janvier 2019, les IMOCA s’élanceront pour la Barcelona World Race, le tour du monde en double. Un nouvel avis de course a été édité qui confirme le nouveau format de l’épreuve avec deux étapes : Barcelone-Sydney et Sydney-Barcelone, avec la possibilité de changer de co-skipper. ---------------------------------------- Calendrier IMOCA en 2018  - 4 avril : Séminaire sécurité skipper IMOCA - 5 au 7 mai : Grand Prix Guyader - 9 mai : départ de la course Douarnenez-Cascais (qualificative pour la Route du Rhum) - 20 au 31 mai : stand-by à Toulon ou La Ciotat - 1er au 8 juin : Monaco Globe Series - 9 au 12 juin : stand-by à Cannes - 13 juin : départ de la Giraglia Rolex Cup - 23 juillet : départ de la Drheam Cup : La Trinité Sur Mer – Cherbourg en Cotentin (qualificative pour la Route du Rhum) - 6 au 9 août : Cowes Week - 12 au 18 août : Round Britain and Ireland Race - 20 au 23 septembre : Défi Azimut - 26 octobre au 3 novembre : Présence des bateaux à Saint-Malo - 4 novembre : Départ de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe[Lire la suite]]]> <![CDATA[Des foils pour l’IMOCA d’Alan Roura]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1971 Mon, 22 Jan 2018 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1971 Benjamin de la classe IMOCA, 12e du Vendée Globe 2016-2017 à bord de l’un des plus anciens bateaux de la flotte, Alan Roura monte en puissance. Désormais à la barre de La Fabrique deuxième du nom, le skipper suisse a profité de la Transat Jacques Vabre 2017 pour repérer les évolutions possibles sur ce plan Finot-Conq de 2007 (ex Brit Air d’Armel Le Cléac’h et MACSF de Bertrand de Broc). L’optimisation la plus spectaculaire sera l’implantation de foils. Interview.   Pourquoi avoir choisi d’installer des foils sur La Fabrique ? La plateforme est adaptée à cette évolution ? « Déjà pour des raisons financières. Après mon premier Vendée Globe, je voulais acquérir un IMOCA plus performant mais le marché de l’occasion s’est vite emballé. Nous n’avions pas les moyens d’acheter un foiler de dernière génération. Nous nous sommes donc tournés vers un bateau plus ancien avec des formes intéressantes pour le transformer avec des foils. Tous les IMOCA d’ancienne génération ne peuvent pas être modifiés en foiler. Le nôtre, si. Il serait dommage de s’en priver. Ce plan Finot-Conq n’est pas très large, ce qui est plutôt bien. Ce bateau est très tendu dans ses lignes et il y a des bons bouchains à l’arrière. En revanche, les entrées d’eau sont fines mais ce problème devrait être éliminé par les foils. Par ailleurs, je trouve intéressant de ne pas faire des bateaux jetables. Des bonnes machines sont là. Les reprendre, les modifier et aller de l’avant, c’est un joli défi. »   « Quatre à cinq mois de chantier »   Quel est le timing pour la réalisation de ce chantier d’envergure ? « Le bateau va entrer en chantier courant janvier. Nous tablons sur quatre à cinq mois de travail, avec donc une remise à l’eau en mai ou en juin. Je vais suivre le chantier avec grande attention. Je vais aussi garder le contact avec l’eau en naviguant en voile légère. J’aimerais aussi trouver un embarquement en Figaro pour la Transat AG2R. Je suis ouvert à toute proposition (rires) ! Une fois le bateau à l’eau, nous enchaînerons les navigations d’entraînement pour bien optimiser la machine dans sa nouvelle configuration. Le grand objectif de la saison 2018 est la Route du Rhum. J’ai abandonné dans cette épreuve en 2014 (en Class40, NDR) et cela me reste en travers de la gorge. Si mon IMOCA est bien optimisé, je pourrai espérer faire un joli coup. »   L’implantation des foils se fait finalement assez vite après l'acquisition du bateau... « A l’origine, on voulait faire cette modification après la Route du Rhum, début 2019. Mais il aurait été dommage d’attendre car l’objectif du projet est d’avoir le bateau à 100 % en main au départ du Vendée Globe 2020, et donc pouvoir l’utiliser au maximum de son potentiel. La Transat Jacques Vabre a permis de « sentir » le bateau, de repérer les améliorations possibles à bord, et elles sont déjà flagrantes ! »   « Un gain de 2 à 4 nœuds au reaching »   Quels sont les gains en performance espérés avec l’ajout des foils ? « Mon IMOCA est déjà rapide au reaching (vent de travers) dans sa configuration actuelle. Avec les foils, les performances vont encore s’améliorer et nous espérons un gain de 2 à 4 nœuds à cette allure. On compte aussi gagner aux allures de portant, aux alentours de 130° du vent. Le gros du dossier concerne le près. On perdra en performance par rapport aux dérives classiques, c’est inévitable. Mais nous voulons que cette perte soit minime. »   Que devient ton ancien La Fabrique, bateau mythique de la classe IMOCA ? « Il est repris par Edouard Golbery, un ancien de la classe Mini qui a aussi navigué en Class40. Le bateau est à Lorient et il pourrait bien être au départ de la prochaine Route du Rhum. Cet IMOCA très solide peut encore faire de belles choses. J’avoue que je ressens une petite boule au ventre à l’idée de laisser ce bateau que nous avons intégralement retapé. En même temps, je suis heureux que l’histoire continue. Superbigou a assez traîné dans des hangars ou sur des parkings dans sa vie, maintenant il doit continuer à naviguer ! [Lire la suite]]]> <![CDATA[De retour de la Transat...]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1969 Wed, 20 Dec 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1969   Après avoir (tous) bouclé la Transat Jacques Vabre, entre Le Havre et Salvador de Bahia, les 13 IMOCA en lice ont pris le chemin du retour, certains par cargo et d’autres en mode convoyage. Cette seconde option, plus économique, permet à certains skippers et à leurs teams de naviguer et d’engranger de l’expérience. Ces derniers jours, l’actualité IMOCA a également été marquée par la conférence de presse de la prochaine Barcelona World Race, lors de laquelle des annonces importantes ont été faites.   Après avoir profité un peu de l’ambiance de Salvador de Bahia, les skippers IMOCA et leurs équipes ont organisé le retour de leurs monocoques vers la France. Sur les 13 bateaux ayant participé à la Transat Jacques Vabre, 7 rentrent à bord d’un cargo, le « Kingfisher », qui a appareillé le vendredi 15 décembre dernier et dont l’arrivée à Lorient est prévue le 28 décembre. On retrouve donc à bord de ce navire StMichel-Virbac, SMA, Malizia II, Bureau Vallée 2, Initiatives-Cœur, Generali et Vivo A Beira. D’autres ont choisi l’option de rentrer sous voiles. C’est le cas de Manuel Cousin, nouveau propriétaire du plan Farr de 2007 avec lequel il a participé à la Transat avec Arnaud Boissières. Avec des membres de son team, il a bouclé sa transatlantique retour et amarré son IMOCA aux Sables d’Olonne. Même situation pour Kito de Pavant qui a convoyé Bastide-Otio vers La Rochelle où il restera, entre les mains de Yannick Bestaven. Mené par Roland Jourdain et certains membres de l’écurie Kaïros, "Des Voiles Et Vous" est également arrivé dans son port d’attache de Concarneau. Quant à Newrest-Brioche Pasquier, l’ex IMOCA de Fabrice Amedeo, il se trouve désormais à Port-la-Forêt. Romain Attanasio, son nouveau skipper, peut d’ores-et-déjà débuter sa prise en main. Deux IMOCA sont encore sur le chemin du retour, La Fabrique et Famille Mary-Etamine du Lys.   Nouveau format pour la Barcelona Pendant que le retour de la Transat Jacques Vabre s’organise, les acteurs de la classe IMOCA pensent déjà aux prochaines échéances dont l’une des plus marquantes sera la Barcelona World Race 2019 (départ le 12 janvier). Pour sa quatrième édition, le tour du monde en double présente un nouveau format dont les grandes lignes ont été dévoilées mercredi lors d’une présentation à la Fundació Navegació Oceànica Barcelona (FNOB). Pour la première fois, il y aura deux étapes entre l'Espagne et l'Australie : Barcelone-Sydney et Sydney-Barcelone, avec la possibilité de changer de co-skipper. Cette escale en Australie permettra une ouverture à l’international très intéressante pour la classe et ses marins. « Pour nous, ce serait une réussite d'avoir entre 10 et 11 bateaux sur la ligne de départ lors de la prochaine édition », a indiqué Xosé-Carlos Fernández, directeur général de la FNOB. Des marins comme Alex Thompson, Arnaud Boissières, Samantha Davies  Kito de Pavant ou encore Alan Roura ont fait part de leur intérêt pour la prochaine édition. Directeur de course, Jacques Caraës a rappelé l’importance de cette course dans le calendrier IMOCA : « La Barcelona World Race sera doté d'un coefficient de 9 pour les Globe Series, le Championnat du Monde IMOCA. L'une des étapes permettra de se qualifier pour le Vendée Globe 2020. Nous avons cherché à donner le maximum de chance aux équipes de terminer la course : une escale technique par étape sera également autorisée, d'une durée minimum de 48 heures chacune. »   Paul Meilhat en quête de partenaires à l’issue de la Route du Rhum 2018 Malgré sa performance lors de la dernière Transat Jacques Vabre, Paul Meilhat verra son partenariat avec SMA prendre fin à l’issue de la Route du Rhum 2018. Il part donc à la recherche de sponsors prêts à le suivre pour le Vendée Globe 2020.   Coup de chapeau à François Gabart Enfin, on ne saurait terminer cet article sans saluer l’incroyable performance d’un ex-membre de la classe IMOCA, François Gabart, vainqueur du Vendée Globe 2012-2013. A bord de son maxi-trimaran Macif, François a pulvérisé dimanche 17 décembre le record du tour du monde en solitaire avec un temps quasi inimaginable : 42 jours, 16 heures, 40 minutes et 35 secondes. Bravo François !  [Lire la suite]]]> <![CDATA[L’Assemblée Générale de l’IMOCA fixe les grandes orientations de la classe jusqu’en 2020]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1968 Wed, 13 Dec 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1968 L’Assemblée Générale de l’IMOCA s’est tenue la semaine dernière à Paris dans le cadre du Nautic de Paris. Validation du calendrier 2018-2020, création des « Globe Series »..., Antoine Mermod, Président de la classe, revient sur les grandes décisions prises lors de cette AG. L’Assemblée Générale de l’IMOCA a-t-elle rencontré une forte adhésion de la part des membres de la classe ? « Oui, clairement. Tous les projets actifs étaient représentés à travers les skippers, les teams managers ou les sponsors. Il y avait environ 65 personnes au total. Tous les membres se sentent concernés par la vie de la classe. Il nous semble intéressant d’organiser une AG au mois de décembre car cela permet de dresser le bilan de la saison écoulée et de se projeter sur l’année suivante. » La Présidence et le bureau de l’IMOCA avaient été renouvelés lors de la précédente AG le 26 avril dernier. Quels ont été depuis les principaux changements dans le fonctionnement de la classe ? « La principale modification est d’essayer d’impliquer plus de personnes dans les processus de réflexion et de décision. L’IMOCA est une association, l’objectif est de fédérer. Nous avons ainsi créé une commission sportive regroupant des skippers et des directeurs de course. L’objectif de cette commission est de régler des questions purement sportives, relatives aux règles de qualification pour les courses, par exemple. Il est important de débattre de ces questions bien en amont. Cela soulage par ailleurs le conseil d’administration qui peut travailler sur d’autres sujets. »   Création des « Globe Series » Vous avez beaucoup parlé calendrier durant la dernière Assemblée Générale. Quelles sont les grandes orientations à ce sujet ? «  Nous assumons le fait que le Vendée Globe est notre événement le plus populaire et le plus médiatique. Pour trouver une certaine continuité, il faut créer plus de liens entre les courses pour monter en puissance vers cette épreuve phare. C’est pourquoi nous avons imaginé une refonte de notre Championnat qui sera rebaptisé « Globe Series », avec un système de points et de coefficients sur quatre ans que nous détaillerons prochainement. L’idée est d’organiser chaque année deux grands événements réunissant des flottes importantes, ainsi que d’autres épreuves, appelées « courses exhibition ». En 2018, les deux événements majeurs seront constituées par une nouvelle course organisée à Monaco début juin (dont le nom sera révélé en début d’année), puis la Route du Rhum, destination Guadeloupe en novembre. En 2019, nous aurons la Barcelona World Race et la Transat Jacques Vabre. Puis en 2020, année de Vendée Globe, les skippers de la classe prendront part à The Transat et à la New York-Vendée. Il n’est pas impossible que d’autres courses viennent se greffer à ce calendrier. Mais nous avons déjà mis en place une colonne vertébrale solide car proposer un calendrier de qualité est indispensable pour attirer marins et sponsors. »   Vous évoquiez la nouvelle épreuve organisée à Monaco. Plus globalement, la Méditerranée sera mise à l’honneur au printemps 2018… « Quitte à faire descendre une flotte d’IMOCA en Méditerranée, nous voulions proposer un programme complet. A l’issue du Grand Prix Guyader à Douarnenez, nous organiserons une course en solitaire vers Cascais (Portugal), qui sera qualificative pour la Route du Rhum. Après l’épreuve à Monaco où nous attendons 10 à 15 bateaux, nous allons proposer aux organisateurs de la Giraglia (entre Saint Tropez et Gênes) d’inscrire la classe IMOCA. Il est à nos yeux primordial de mettre en avant la façade méditerranéenne qui offre des conditions de navigation exceptionnelles au printemps. De plus, la Méditerranée est un marché intéressant pour l’IMOCA, et des projets sportifs se montent là-bas. »   Comment se présente la prochaine Barcelona World Race, dont le départ sera donné le 12 janvier 2019 ? « Une conférence de presse est organisée aujourd'hui à Barcelone pour dessiner les contours de la prochaine édition. La situation politique est complexe à Barcelone et c’est un vrai défi pour la FNOB d’organiser une telle course. Mais les nouvelles sont bonnes. Des teams sont vraiment intéressés et nous espérons que l’épreuve réunira une dizaine d’IMOCA. »    [Lire la suite]]]> <![CDATA[Les nouvelles ambitions d'Arnaud Boissières ]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1967 Tue, 12 Dec 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1967 Les nouvelles ambitions d'Arnaud Boissières    C’est avec un projet d’envergure qu’Arnaud Boissières s'engage sans une nouvelle campagne IMOCA avec en point d’orgue une quatrième participation au Vendée Globe en 2020. Après avoir finalisé la passation de son ancien bateau à Manuel Cousin lors de la Transat Jacques Vabre (11e), Arnaud aura bientôt entre les mains un nouveau support, l’ex-Ecover de Mike Golding. L’installation de foils a été confiée à l’écurie Mer Agitée de Michel Desjoyeaux qui devrait réaliser d'autres modifications structurelles importantes. De quoi booster sérieusement les performances de ce plan Owen Clarke de 2007. Rencontre avec son nouveau skipper.   Arnaud, quel bilan tires-tu de la Transat Jacques Vabre, disputée avec Manuel Cousin, désormais propriétaire de ton ancien bateau ? « Très bien ! L’objectif numéro 1 était que tout se passe bien humainement et techniquement. Mission accomplie puisque nous avons bouclé le parcours. Notre course a été prudente, peut-être trop parfois et mon seul bémol est de ne pas avoir pu davantage accrocher La Fabrique et Vivo a Beira. Mais nous avons livré une belle bataille face à Fabrice (Amedeo, associé à Giancarlo Pedote, NDR). La passation avec Manuel Cousin s’est très bien passée. Manu est un amateur averti qui devient professionnel. Il avait besoin de mon aide pour prendre plus rapidement les manettes du bateau. Je suis attaché à ce plan Farr, je veux qu’il continue à avoir une belle vie, et ce sera assurément le cas avec Manu et son équipe. Ils sont amoureux de cet IMOCA, ils vont le bichonner. Il sera aux Sables d’Olonne sur le même ponton que mon nouveau bateau, et nos ateliers seront côte à côte. Il y aura donc deux beaux projets IMOCA aux Sables, c’est une belle dynamique. »   Pourquoi as-tu choisi de te séparer de ton plan Farr pour racheter l’ancien Ecover de Mike Golding, un IMOCA de la même génération ? « Pour une question de poids et de carène. Les plans Owen Clarke sont plus tolérants et évolutifs pour accepter l’ajout de foils et donc accroître les performances.  Par ailleurs, partir sur un nouveau support permet de raconter une histoire différente. Aller chercher la performance sur un « vieux » bateau est un projet technique stimulant intellectuellement. » « Un bateau aussi performant que l’ex Maître CoQ »   Un chantier d’envergue est en cours dans les locaux de Mer Agitée, à Port-la-Forêt, et l’adjonction de foils ne constitue pas la seule optimisation… « Effectivement. Les foils sont la partie la plus visible. Mais on installe aussi un mât avec outriggers, on recule le pied de mât de 90 cm, on met des safrans relevables, on travaille sur les ballasts qui passent de dix à quatre… Nous voulons mettre à l’eau un bateau customisé et aussi performant que l’ex Maître CoQ (avec lequel Jérémie Beyou a terminé 3e du Vendée Globe 2016-2017, NDR) devenu Initiatives-Cœur. C’est une référence pour nous car, à ce jour, il s’agit du seul bateau d’ancienne génération à avoir été doté de foils. »  A quelle échéance est prévue la remise à l’eau ? « Le chantier a débuté en juillet dernier et le bateau devrait sortir de chez Mer Agitée mi janvier. Le gros du travail sera fait, la structure sera terminée mais il restera de nombreux éléments à finaliser aux Sables d’Olonne : accastillage, hydraulique, électronique, décoration. La véritable remise à l’eau est prévue mi mars. L’objectif est de naviguer rapidement car un important travail de prise en main et d’essais techniques est à prévoir. D’autant qu’un nouveau réglage de foil est autorisé en navigation, le rake (l’angle d’incidence de l’avant vers l’arrière, et inversement, NDR). »   « Enchaîner la Route du Rhum et la Barcelona World Race »   Comment vas-tu préparer la grande échéance de la saison 2018, la Route du Rhum ? « Le premier rendez-vous sera le Grand Prix Guyader à Douarnenez. Puis il y aura sans doute une course de ralliement en solitaire entre Douarnenez et Cascais (Portugal), qualificative pour la Route du Rhum. Le Rhum est une course mythique, un rendez-vous à ne pas manquer et on attend une vingtaine d’IMOCA au départ. Pour ma première transat avec mon nouveau bateau, ce sera un gros challenge et j’aurai à cœur de bien faire. Ca met un peu la pression ! »   As-tu inscrit à ton programme la Barcelona World Race, le tour du monde en double dont le départ sera donné le 12 janvier 2019 ? « Oui, je vais enchaîner la Route du Rhum et la Barcelona World Race. Le programme s’annonce chargé mais je souhaite préparer au mieux le Vendée Globe 2020. Ce tour du monde en double est une formule intéressante, cela permet de partir autour du monde de manière plus sécurisante. Pour la deuxième étape entre Sydney et Barcelone j’embarquerai Etienne Carra. Je n’ai pas encore choisi mon équipier pour la première étape. »   Bateau très optimisé, préparation sportive complète : tu pourras aborder le Vendée Globe 2020 avec un projet plus compétitif sportivement… « Effectivement tout est réuni pour progresser. Si j’ai un bémol pour le cycle 2015-2017, c’est d’avoir manqué de moyens financiers pour tirer tout le potentiel de mon IMOCA. J’avais envie de repartir pour un quatrième Vendée Globe en 2020, mais avec un bateau différent, doté des dernières technologies. En 2012-2013, Mike Golding a bouclé le Vendée Globe en 88 jours. En 2020, à bord de ce même IMOCA très optimisé, je pourrai prétendre faire mieux... »[Lire la suite]]]> <![CDATA[Méditerranée, l'autre terrain de jeu des skippers IMOCA]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1965 Mon, 27 Nov 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1965 Loin de l’agitation des pontons bretons, plusieurs skippers de la classe IMOCA se préparent en Méditerranée, à l’instar de Boris Herrmann et de Kito de Pavant (respectivement 4e et 5e de la Transat Jacques Vabre 2017), ou encore de Sébastien Destremau. D’autres marins sudistes comptent bien monter des projets comme Alexia Barrier ou certains Espagnols qui rêvent de Route du Rhum 2018, de Barcelona World Race 2019 ou de Vendée Globe 2020… Ces skippers, et les autres, se retrouveront la semaine prochaine pour l’Assemblée Générale de l’IMOCA qui permettra de dessiner les grandes lignes de l’année 2018.   Au départ du huitième Vendée Globe, il y a un peu plus d’un an, on retrouvait trois skippers qui s’étaient préparés en Méditerranée : Kito de Pavant, Sébastien Destremau et Didac Costa. On se rappelle que Kito avait hélas été contraint à l’abandon dans l’océan Indien, tandis que Didac et Sébastien étaient parvenus à boucler le parcours en 14e et 18e places. Il y avait aussi Jean-Pierre Dick (4e), qui a basé son projet à Lorient, mais dont les origines sont niçoises. Deux skippers ont récemment pris part à la Transat Jacques, obtenant des résultats probants. Associé à Yann Eliès, Jean-Pierre Dick a remporté l’épreuve tandis que Kito de Pavant et Yannick Bestaven se sont emparés d’une jolie 5e place à bord d’un IMOCA lancé en 2006 (Bastide Otio).   S’entraîner en Méditerranée, des avantages et des inconvénients… Implanté depuis de nombreuses années dans le Sud de la France, Kito est bien placé pour décrire le contexte des entraînements en Méditerranée. « On a la chance d’avoir de belles conditions, du vent, sans doute plus qu’en Atlantique contrairement à ce que les gens pensent », dit-il. « La météo est très variée, énergique, avec du mistral une fois par semaine. Et puis c’est pratique de pouvoir rentrer et sortir du port quand on veut sans problème de marée et d’écluse ! L’inconvénient majeur c’est qu’on n’est pas en contact avec nos concurrents. On est champion du monde de la baie d’Aigues Mortes avec Bastide Otio, on a beau s’entrainer, on manque un peu de confrontation... Ceci dit, nos amis bretons sont les bienvenus ! Ils peuvent venir s’entrainer chez nous quand ils veulent. » Le message est lancé…   De l’importance de se structurer En 2003, Kito a impulsé la création du Centre d’Entraînement Méditerranée (CEM), une structure de préparation et d’entrainement pour les professionnels de la course au large, à la Grande-Motte. Le CEM connait aujourd’hui un fort développement. De son côté, Sébastien Destremau a lui aussi bien compris ce besoin de structuration et de confrontation. Il porte ainsi un autre projet de centre de préparation à la course au large, basé à Toulon. « Notre inspiration vient du CEM mais aussi de la Bretagne, du Pôle Finistère, où s’est inscrite, depuis 25 ans, l’élite de la voile française. Les meilleurs outils existent dans la rade de Toulon. Ce centre de préparation à la course au large aura pour but de fédérer les différentes initiatives individuelles toulonnaises, en mutualisant les moyens et les partenaires. » En tout cas, certains projets méditerranéens se montent en vue de la Route du Rhum 2018, de la Barcelona World Race 2019 ou du Vendée Globe 2020. Soutenu par le Yacht Club de Monaco, l’Allemand Boris Herrmann a basé son projet dans la Principauté, naviguant avec un foiler (l’ex Edmond de Rothschild de Sébastien Josse). Lui aussi a participé à la Transat Jacques Vabre, avec Thomas Ruyant sur le foiler Malizia II. Les deux hommes ont terminé au pied du podium, un excellent résultat pour leur première grande course en IMOCA. Membre du CEM, Alexia Barrier a de son côté annoncé le bon avancement de son projet pour le Vendée Globe 2020. Des Espagnols se mettent également en ordre de marche pour les prochaines échéances du circuit IMOCA. Et ils ont de sérieux arguments à faire valoir…   Source Mer & Media[Lire la suite]]]> <![CDATA[Transat Jacques Vabre 2017: Un bilan 100 % positif pour l'IMOCA]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1964 Fri, 24 Nov 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1964 L’arrivée de Romain Attanasio et Aurélien Ducroz mercredi 22 novembre a clôturé la 13e Transat Jacques Vabre pour les IMOCA, une édition remportée par Jean-Pierre Dick et Yann Eliès sur StMichel-Virbac. Le bilan est très positif pour la classe IMOCA puisque les 13 bateaux au départ du Havre sont tous parvenus à rallier Salvador de Bahia. Si la fiabilité a été au rendez-vous, le haut niveau sportif l’a été tout autant. De bon augure pour les prochaines échéances au calendrier de l’IMOCA...   13 bateaux sur 13 à l’arrivée : un fait exceptionnelLe Vendée Globe 2016-2017 avait affiché l’un des plus faibles taux d’abandons de l’histoire de l’épreuve, avec 18 skippers sur 29 à l’arrivée. La Transat Jacques Vabre 2017 fait encore mieux avec un taux de réussite de… 100 % ! Voilà qui réjouit Antoine Mermod, Président de l’IMOCA : « C’est exceptionnel de voir tous les bateaux à l’arrivée dans une grande course océanique avec un tel plateau ! Ce bilan est d’autant plus intéressant que l’épreuve a été exigeante, éprouvante, engagée. Ce succès est lié à la qualité des skippers et à celle de la préparation de leurs bateaux. En année post Vendée Globe, les bateaux sont parfaitement éprouvés et fiabilisés suite au tour du monde. Ils ont aussi été bien révisés par les teams. Nous ne sommes pas en période de développement, avec les risques de casse que cela induit. Ceci dit, beaucoup de bateaux ont changé de mains après le Vendée Globe et on pouvait craindre que certains ne soient pas tout à fait prêts pour leur première grande course. Mais cela n’a pas été le cas. En bouclant tous le parcours, les nouveaux arrivants se sont révélés à la hauteur de leurs nouvelles ambitions. »Ce taux de réussite de 100 % est une excellente nouvelle pour les marins qui cherchent des financements afin de participer aux prochains grands rendez-vous de la classe IMOCA, à commencer par la Route du Rhum 2018. « Cela prouve que nous avons une flotte fiable et c’est un bon point à mettre en avant pour discuter avec des partenaires potentiels », souligne Antoine Mermod.   Un haut niveau sportif et une confrontation de qualitéForce est de constater que les trois skippers qui occupent le podium de la Transat Jacques naviguent sur leurs montures depuis plusieurs saisons et qu'ils ont su mettre à profit cette bonne connaissance du support. Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), Paul Meilhat (SMA) et Morgan Lagravière (Des Voiles Et Vous !, l’ex Safran) se sont par ailleurs bien entourés en s’associant à des marins de grande valeur, respectivement Yann Eliès, Gwénolé Gahinet et Eric Péron. « Ces trois duos sont un petit plus dans la maîtrise du bateau et la qualité des trajectoires », analyse Antoine Mermod. « Mais les tandems qui découvraient leurs machines à l’échelle d’une transatlantique n’étaient pas très loin derrière. Ils ont bien progressé dans la prise en main de leurs IMOCA et affichent déjà un fond de jeu intéressant. Boris Herrmann et Thomas Ruyant (4e sur Malizia II, NDR) ont réalisé un joli travail. Tout comme Louis Burton et Servane Escoffier (Bureau Vallée 2) qui étaient 4e avant le Pot au noir où ils ont joué de malchance. Quant à Kito de Pavant et Yannick Bestaven, ils ont réalisé une course magnifique avec un bateau de 2006 bien optimisé qu’ils ont su mener à 120 % tout au long de la course. Globalement, tout le monde a fait du bon travail et le niveau global était sacrément relevé ! »On note que les trois femmes au départ de la Transat Jacques Vabre 2017 (Servance Escoffier, Sam Davies, Isabelle Joschke) ont réalisé de belles prestations. Deux d’entre-elles comptent participer aux épreuves qui mènent au Vendée Globe 2020. Si Sam Davies est soutenue par un partenaire solide (Initiatives Cœur), Isabelle Joschke part en quête de nouveau sponsors, avec pour atout l’expérience d’une saison 2017 où sa régularité a marqué les esprits. « Le potentiel d’Isabelle est énorme, nous croisons les doigts pour qu’elle puisse boucler son budget et poursuivre son parcours en IMOCA », a déclaré Antoine Mermod.   « Une vraie énergie positive ! »Autre bonne nouvelle pour la classe IMOCA : la relation avec les skippers, les équipes et les organisateurs est très bonne. Antoine Mermod : « Tout le monde a pris du plaisir, pendant la course mais aussi autour de la course. Nous terminons une saison 2017 riche avec beaucoup de transitions et nous nous préparons à vivre un nouveau cycle, jusqu’au Vendée Globe 2020. Nous sentons une vraie énergie positive. »     Le classement de la Transat Jacques Vabre 2017 en IMOCA 1. Jean-Pierre Dick & Yann Eliès (StMichel-Virbac)2. Paul Meilhat & Gwénolé Gahinet (SMA)3. Morgan Lagravière & Eric Péron (Des Voiles Et Vous !)4. Boris Herrmann & Thomas Ruyant (Malizia II)5. Kito de Pavant & Yannick Bestaven (Bastide Otio)6. Tanguy De Lamotte & Samantha Davies (Initiatives Cœur)7. Louis Burton & Servane Escoffier (Bureau Vallée 2)8. Isabelle Joschke & Pierre Brasseur (Generali)9. Alan Roura & Frédéric Denis (La Fabrique)10. Yohann Richomme & Pierre Lacaze (Vivo A Beira)11. Arnaud Boissières & Manuel Cousin (La Mie Câline-Artipôle)12. Fabrice Amedeo & Giancarlo Pedote (Newrest-Brioche Pasquier)13. Romain Attanasio & Aurélien Ducroz (Famille Mary-Etamine Du Lys)   La Transat Jacques Vabre des IMOCA en quelques chiffres :- 13 jours, 07 heures, 36 minutes et 46 secondes : le temps de course des vainqueurs Jean-Pierre Dick et Yann Eliès- 4 : le nombre de victoires de Jean-Pierre Dick dans la Transat Jacques Vabre en IMOCA- 13,63 nœuds : la vitesse moyenne de Dick et Eliès sur l’orthodromie (route directe)- 3 jours, 20 heures, 05 minutes, 41secondes : l’écart entre le vainqueur StMichel-Virbac et le dernier Famille Mary-Etamine Du Lys- 0 : le nombre d’abandon.[Lire la suite]]]> <![CDATA[La Transat Jacques Vabre livre son verdict]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1958 Mon, 20 Nov 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1958 Après l'éclatante victoire de Jean-Pierre Dick et Yann Eliès (StMichel-Virbac) samedi 18 novembre, ce sont les duos Paul Meilhat/Gwénolé Gahinet (SMA) et Morgan Lagravière/Eric Péron (Des Voiles et vous) qui ont complété ce week-end le podium de la Transat Jacques Vabre, à Salvador de Bahia (Brésil). Ce lundi, Boris Herrmann et Thomas Ruyant (Malizia) se sont emparés de la 4e place, alors que Kito de Pavant et Yannick Bestaven (Bastide-Otio) semblent bien partis pour terminer 5e, après une belle bataille face à Tanguy de Lamotte et Sam Davies (Initiatives Coeur). Fait exceptionnel et rassurant pour l'avenir de la Classe, aucun des 13 IMOCA en lice n’a abandonné depuis le départ du Havre il y a 15 jours.      Ils étaient favoris et ils ont su tenir leur rang. A bord de StMichel-Virbac, Jean-Pierre Dick et Yann Eliès ont donc remporté avec panache la 13e Transat Jacques Vabre, en 13 jours, 07 heures, 36 minutes et 46 secondes. C’est le quatrième sacre dans cette épreuve en IMOCA pour Jean-Pierre (après 2003, 2005 et 2011), tandis que Yann décroche sa deuxième victoire (il l’avait emporté en Multi50 en 2013).   « Notre histoire est belle » C’est un Jean-Pierre Dick heureux et ému qui a livré ses premières réactions au moment de l'arrivée à Bahia : « Avec Yann, on commençait à trouver un peu le temps long car on a déchiré notre grand spi avant le pot au noir. C’est fabuleux car c’est la fin d’un cycle un peu douloureux pour moi, après un chavirage en trimaran et une perte de quille sur le Vendée Globe. Les choses positives reviennent ! On a bien bossé avec Yann toute l’année, on est donc très fier de ce résultat. J’imaginais cette course parfaite avec Yann. C’est fabuleux d’y arriver au final en mettant beaucoup d’intensité. » C’est sur cette performance remarquable que Jean-Pierre raccroche les cirés et transmet la barre de son plan VPLP-Verdier à… Yann Eliès ! « Notre histoire est belle car il y a une réussite sportive et le projet derrière, de faire le Vendée Globe », se réjouit Yann. « Jean-Pierre m’offre sur un plateau beaucoup de choses : sa machine, son équipe, son savoir-faire. Je m’apprête à tout donner pour être à la hauteur des ambitions de JP et de son équipe. »   Meilhat/Gahinet 2e, Lagravière/Péron 3e : La nouvelle génération met la pression 6 heures et 21 minutes après les vainqueurs, Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet ont pris la 2e place sur SMA. Une prouesse sur cet IMOCA à dérives droites qu’ils ont su pousser dans ses retranchements pour résister dans des conditions pourtant propices aux foilers. Fair-play, Paul Meilhat n’a pas souhaité mettre cet aspect en avant : « Nous sommes heureux de terminer deuxièmes derrière Jean-Pierre et Yann. Ils sont devant nous pas parce qu’ils ont des foils, mais parce qu’ils ont très bien navigué. En début d’année, j’aurais signé tout de suite pour un tel résultat. On a renoncé aux foils et préféré partir avec un bateau qu’on connaît bien, mais il se confirme que les foils, c’est le présent. Même s’il y a des moments où c’est moins performant, il va falloir y venir... » Paul et Gwénolé ont reçu un bel hommage de la part de Yann Eliès : « Cette nouvelle génération nous a poussés loin. Surtout SMA, avec un bateau qui ne lui permettait pas de bénéficier de la même vitesse que les foilers au reaching. A bateau égal, c’est clair qu’on aurait encore plus souffert. » Deux autres jeunes marins ont complété le podium à bord du foiler Des Voiles Et Vous ! (ex Safran). De quoi satisfaire Morgan Lagravière : « C’est top d’arriver troisièmes, d’autant que nous nous sommes préparés tardivement  pour la Transat Jacques Vabre. Etre à l’arrivée est déjà une bonne chose. Avoir vécu une transat aussi forte humainement en est une autre, c’est peut-être même le plus important. » Tous deux en quête de sponsors en vue des prochaines courses au calendrier IMOCA, Morgan et Eric ont à coup sûr marqué les esprits.   Boris Herrmann et Thomas Ruyant 4e, neuf duos encore en course Ce lundi matin, ce sont Boris Herrmann et Thomas Ruyant qui en ont fini à leur tour, décrochant une place au pied du podium. Très bien partis du Havre, le duo de Malizia II a occupé le podium provisoire durant les premiers jours de course. Boris et Thomas ont ensuite rencontré des soucis techniques et ont rétrogradé à la 8e place. Mais ils sont parvenus à revenir dans le match et à rattraper des concurrents à partir du Cap-Vert.  Attendus lundi soir à Bahia, Kito de Pavant et Yannick Bestaven semblent bien placés pour décrocher la 5e place, après un match haletant face à Tanguy de Lamotte et Sam Davies, 6e. Longtemps 4e, Louis Burton et Servance Escoffier ont vécu un Pot au noir difficile et ils devront probablement se contenter de la 7e place. Derrière, Generali (Isabelle Joschke/Pierre Brasseur) et La Fabrique (Alan Roura/Frédéric Denis) se tirent la bourre, avec toujours en embuscade Vivo A Beira.  Coup de chapeau à Yoann Richomme et Pierre Lacaze qui, sur un IMOCA de 2004, tiennent le rythme face à deux bateaux de la génération 2007. Arnaud Boissières et Fabrice Amedeo sont décidément inséparables ! Dans le dernier Vendée Globe, ces deux marins avaient longtemps navigué au contact, construisant une belle histoire d’amitié au grand large. Respectivement associés à Manuel Cousin et Giancarlo Pedote, ils sont à nouveau très proches durant cette Transat Jacques Vabre. Romain Attanasio et Aurélien Ducroz ferment normalement la marche. Ce lundi matin, ils étaient à 600 milles de l’arrivée. A noter qu’aucun IMOCA n’a abandonné cette édition à l’heure où nous écrivons ces lignes. Voir 100 % des concurrents à l’arrivée serait historique…[Lire la suite]]]> <![CDATA[Dick et Eliès beaux vainqueurs à Bahia ! ]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1957 Sat, 18 Nov 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1957 Jean-Pierre Dick et Yann Eliès (StMichel-Virbac) ont franchi en vainqueur la ligne d’arrivée de la Transat Jacques Vabre 2017, ce samedi 18 novembre à 21h, 11mn et 46s, après 13 jours, 07h, 36 minutes et 46 secondes de course. Une quatrième victoire pour Jean-Pierre sur la Transat Jacques Vabre et une belle course face aux douze autres équipages engagés dont le SMA mené par Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet constamment à l’attaque et à une soixantaine de milles seulement des leaders au moment de l'arrivée. Grands favoris dès le départ du Havre, on retiendra la belle trajectoire laissée sur l'Atlantique par le foiler orange et bleu. Une maîtrise spectaculaire des pièges météo et une vraie symbiose entre les deux skippers auront permis de faire la différence sur cette 13ème édition de la route du café ![Lire la suite]]]> <![CDATA[Premiers bilans après une semaine de course]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1949 Mon, 13 Nov 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1949 Alors que le verdict de la Transat Jacques Vabre est connu en Ultime, avec la victoire ce lundi 13 novembre de Sodebo devant le Maxi Edmond de Rothschild, le suspens reste entier du côté des IMOCA après une grosse semaine de course. Leaders costauds, Jean-Pierre Dick et Yann Eliès maintiennent d’impressionnantes vitesses moyennes. A la 2e place, Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet font preuve d’une belle résistance à bord de leur IMOCA dépourvu de foils. Derrière, d’autres matchs se mettent en place à commencer par celui pour une place sur le podium. Le duo Morgan Lagravière/Eric Péron tient pour le moment la corde.   Tous les IMOCA encore en course Malgré une première semaine éprouvante dans des conditions parfois dantesques, tous les IMOCA au départ sont aujourd'hui en course. Sur tous les bateaux, des petits bobos sont probablement à déplorer, mais rien de rédhibitoire. Il y a deux ans, sur la même épreuve, plus de 50 % des bateaux avaient jeté l'éponge (9 bateaux à l’arrivée sur 21 engagés)…   Haute vitesse pour le tandem Dick/Eliès Depuis le départ du Havre, le dimanche 5 novembre, Jean-Pierre Dick et Yann Eliès tirent fort sur StMichel-Virbac. Après huit jours de course, ils maintiennent une vitesse moyenne de 14,60 nœuds sur l’orthodromie (route directe). A titre de comparaison, il y a deux ans Vincent Riou et Jean Le Cam avaient remporté la Transat Jacques Vabre avec une moyenne de 14,12 nœuds. Très expérimentés, disposant d’une bonne connaissance de leur machine, Dick et Eliès seront difficiles à rattraper, même si le fameux Pot au noir peut encore jouer des tours…   SMA tient tête aux foilers Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet font preuve d’une remarquable résistance. Seul bateau à dérives droites dans le Top 5, SMA occupe même solidement la 2e place, affichant des vitesses moyennes à peine moins élevées que celles de Dick et Eliès (14,30 nœuds depuis le départ). Malgré un scénario météo favorable aux IMOCA à foils, Paul et Gwénolé accrochent les leaders tout en résistants aux assauts de trois VPLP-Verdier de la génération du Vendée Globe 2016-2017 : Des Voiles Et Vous (ex Safran), Bureau Vallée 2 (ex Banque Populaire VIII, tenant du titre du Vendée Globe) et Malizia II (ex Edmond de Rothschild).    Des matchs dans le match Plusieurs bagarres font rage avant d’aborder le Pot au noir, à commencer bien sûr par celle pour le podium. StMichel-Virbac, SMA, Des Voiles Et Vous : quasiment inchangé depuis le départ, le trio de tête semble solide. Mais derrière plusieurs bateaux comptent bien remettre en cause l’ordre établi, tout en assurant une place dans le Top 5. Au pied du podium, on retrouve Louis Burton et Servane Escoffier qui ont désormais bien en main leur Bureau Vallée 2. Derrière, trois IMOCA sont collés-serrés (une dizaine de milles d’écart lundi matin) : Malizia II (Boris Herrmann/Thomas Ruyant), Initiatives-Cœur (Tanguy de Lamotte/Sam Davies) et le Generali d’Isabelle Joschke et Pierre Brasseur, autre IMOCA à dérives droites très bien mené. Sans compter sur Kito de Pavant et Yannick Bestaven (Bastide-Otio) qui restent à portée de tir de ce groupe compact. Plus en arrière, trois autres tandems se tirent la bourre : pour sa première course à bord de La Fabrique deuxième du nom, Alan Roura associé à Frédéric Denis garde la 10e place devant Vivo a Beira (Yoann Richomme/Pierre Lacaze) et La Mie Câline-Artipole (Arnaud Boissières/Manuel Cousin). Les deux derniers duos naviguent un peu seuls. Après avoir déchiré leur grand spi, Fabrice Amedeo et Giancarlo Pedote sont très pénalisés en termes de performances mais ils s’accrochent et gardent le sourire. Enfin, à bord du plus ancien bateau de la flotte des IMOCA (Famille Mary-Etamine du Lys, lancé en 1998), Romain Attanasio et Aurélien Ducroz savent qu’ils ne peuvent pas rivaliser face à des machines bien plus récentes. Mais ils exploitent le potentiel de leur vénérable IMOCA, au contact des premiers Class40.   Rédaction Mer & Media[Lire la suite]]]> <![CDATA[Suspens et vitesse au menu de la Transat Jacques Vabre]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1938 Mon, 06 Nov 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1938 Partis dimanche 5 novembre du Havre dans des conditions toniques, les 13 IMOCA engagés dans la Transat Jacques Vabre se livrent déjà une formidable bataille. Sans surprise, les foilers sont bien dans le coup, à commencer par "Des Voiles et Vous !", StMichel-Virbac et Malizia II. Mais deux bateaux à dérives droites offrent une belle résistance, SMA et Generali. Seront-ils en mesure de suivre le rythme aux allures portantes qui prédomineront sur la route de Salvador de Bahia ? A suivre dans les deux semaines à venir...       Le menu de cette Transat Jacques Vabre était connu et il commençait par une entrée bien copieuse avec une traversée de la Manche express et complexe dans du vent, de la mer et du courant. A ce petit jeu, Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet (SMA) ont rapidement pris les devants, franchissant en tête la bouée mouillée devant les falaises d’Etretat puis au cap de la Hague (pointe nord-ouest du Cotentin), talonnés par trois IMOCA à foils menés par les duos Boris Herrmann/Thomas Ruyant (Malizia II), Morgan Lagravière/Eric Péron (Des Voiles Et Vous !) et Jean-Pierre Dick/Yann Eliès (StMichel-Virbac).   Déjà dans le bain « C’était très impressionnant le passage du Cotentin cette nuit ; il y avait de des gros paquets de mer, les marmites de courants à 8 nœuds renforçaient le vent. On a eu un vent très irrégulier et un peu stressant. Pas de répit il fallait attaquer ! », racontait lundi matin Jean-Pierre Dick. Après la Hague, Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet n’ont pas pu résister au retour des foilers pendant le long bord de reaching qui a permis à la flotte de sortir de la Manche. Les duos de la Transat Jacques Vabre ont donc vécu un début de course engagé, rythmé et humide qui leur a permis de se mettre d’emblée dans le bain. Le calme avant la tempête L’ambiance avait changé lundi matin puisque les duos traversaient une dorsale (excroissance anticyclonique) et le vent avait sérieusement molli. Les marins profitaient d’un moment de répit apprécié, avant l’arrivée d’un front très actif avec au programme une exigeante navigation au près qui précède une bascule rapide du vent au nord-ouest. Les amateurs de suspens se délectent… Avant d’attaquer ce phénomène météo brutal, le quatuor de tête était emmené par "Des Voiles et Vous !", suivi de très près par SMA, StMichel-Virbac et Malizia II. On attendait ces concurrents aux avant-postes et ils ont su tenir leur rang en ce début de course. Il sera très intéressant de voir comment ces bateaux négocient le passage du front puis d’analyser si SMA peut tenir le rythme imposé par les IMOCA à foils quand les voiles s’ouvriront… A noter que les trois duos mixtes sont eux aussi bien entrés dans la course : Louis Burton/Servane Escoffier (Bureau Vallée), Isabelle Joschke/Pierre Brasseur (Generali) et Tanguy de Lamotte/Sam Davies (Initiatives-Cœur) restaient en embuscade avant le front. Tout comme Kito de Pavant et Yannick Bestaven sur Bastide-Otio. Sur la route du Brésil, le suspens s’annonce total et on s’attend à une course très rapide car les alizés semblent bien en place.[Lire la suite]]]> <![CDATA[ARMEL LE CLÉAC'H SACRÉ CHAMPION IMOCA]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1937 Thu, 26 Oct 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1937 Le vainqueur du Vendée Globe fait coup double en décrochant pour la seconde fois le titre de Champion du Monde IMOCA, pour le cycle 2015-2016 qui se terminait avec le Vendée Globe. C’est donc la deuxième fois qu’Armel Le Cléac’h est sacré depuis son premier titre acquis en 2008. Le skipper de Banque Populaire succède ainsi à Jean Le Cam et peut partir vers de nouveaux défis, avec le sentiment du devoir accompli. Preuve du niveau très relevé de ce Championnat IMOCA, Armel devance au classement Alex Thomson, Jérémie Beyou, Yann Eliès et Jean-Pierre Dick…   En 2015-2016, le Championnat du Monde IMOCA (IMOCA Ocean Masters World Championship) comprenait cinq épreuves : trois en 2015 (Rolex Fastnet Race, Transat Jacques Vabre, Transat Saint-Barth/Port-la-Forêt) et deux en 2016 (Transat New York-Vendée et Vendée Globe). A chaque course a été attribué un coefficient, de 1 (pour la Fastnet Race) à 10 (pour le Vendée Globe). C’est principalement grâce à sa 2e place dans la Transat Jacques Vabre (coefficient 3) avec Erwan Tabarly et à sa superbe victoire dans le Vendée Globe 2016-2017, qu’Armel Le Cléac’h se retrouve tout en haut du classement du Championnat du Monde.   Armel Le Cléac’h : « Une belle manière de quitter le circuit IMOCA » « Je suis heureux de ce deuxième titre de Champion du Monde qui récompense une certaine régularité dans les résultats et constitue une belle reconnaissance », se réjouit le skipper de Banque Populaire. « Je partage cette récompense avec toute mon équipe qui a travaillé dur pour en arriver là. Nous avons mis en place une méthode qui a consisté à ne jamais se mettre dans le rouge pour arriver à remplir un objectif : faire un beau Vendée Globe et gagner. L’histoire du projet IMOCA de Banque Populaire a commencé en 2011 et nous avons bien fonctionné dans la durée, avec deux superbes bateaux dont un que nous avons construit. Nous avons marqué les esprits avec notamment une 2e place puis une victoire dans le Vendée Globe. Ce titre de Champion du Monde, c’est une belle manière de quitter le circuit IMOCA avant de partir sur de nouveaux projets en Ultime où nous essayerons de faire aussi bien. » Un Top 10 entre valeurs sûres et belles surprises Cumulant un total de 351 points, Armel Le Cléac’h dispose d’un matelas de 20 points d’avance sur son dauphin, le Britannique Alex Thomson (331 points) qui l’avait poussé dans ses retranchements lors du Vendée Globe. Deux petits points derrière Alex, on retrouve Jérémie Beyou (329 points) qui a conservé sa place sur le podium pour seulement un point, au détriment de Yann Eliès (328 points), 4e. Si des figures du circuit IMOCA se font une place dans le Top 10 du Championnat 2015-2016 (comme Jean-Pierre Dick, Jean Le Cam ou Nandor Fa), certaines belles surprises sont à signaler comme la 6e place de Fabrice Amedeo, suivi de Louis Burton (7e) et Eric Bellion (8e).   Antoine Mermod : « La valeur du Championnat est reflétée par la grande qualité des skippers qui composent le podium » Président de la Classe IMOCA, Antoine Mermod se montre enthousiaste quant à l’identité des marins qui composent le podium du Championnat 2015-2016 : « Armel Le Cléac’h a réalisé un formidable Championnat sur les deux années, occupant constamment les avant-postes avec une impressionnante régularité. Ce cru 2015-2016 couronne l’un des plus grands marins de l’histoire de l’IMOCA, qui a notamment décroché deux 2e places et une victoire dans le Vendée Globe. La Classe IMOCA est très fière qu’Armel soit son Champion du Monde. La valeur du Championnat IMOCA est reflétée par la grande qualité des skippers qui composent le podium. La Classe tient aussi à saluer les performances d’Alex Thomson et de Jérémie Beyou. Alex est l’un des skippers les plus expérimentés en IMOCA, la prochaine fois il sera peut-être sur la première marche du Championnat… Quant à Jérémie, il a su se placer sur les podiums des plus grandes courses à bord d’un bateau qui n’était pas de dernière génération. Nul doute qu’avec son nouveau bateau lui aussi l’un des favoris pour le prochain titre. » Les dix premiers du Championnat du Monde IMOCA 2015-2016 1. Armel Le Cléac’h : 351 points 2. Alex Thomson : 331 points 3. Jérémie Beyou : 329 points 4. Yann Eliès : 328 points 5. Jean-Pierre Dick : 283 points 6. Fabrice Amedeo : 281 points 7. Louis Burton : 266 points 8. Eric Bellion : 255 points 9. Jean Le Cam : 240 points 10. Nandor Fa : 223 points Les épreuves comptabilisées au classement du Championnat IMOCA 2015 (total des coefficients : 8) - Rolex Fastnet Race : coefficient 1 - Transat Jacques Vabre 2015 : coefficient 3 - Transat Saint-Barth/Port-la-Forêt : coefficient 4 2016 (total des coefficients : 14) - Transat New York-Vendée : coefficient 4 - Vendée Globe 2016 : coefficient 10   Source: Mer et Média[Lire la suite]]]> <![CDATA[Plusieurs skippers IMOCA au départ de la Volvo Ocean Race]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1935 Thu, 19 Oct 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1935 Dimanche 22 octobre à 14h, sept bateaux prendront à Alicante le départ de la première étape de la Volvo Ocean Race, à destination de Lisbonne. Parmi les marins en lice dans le tour du monde en équipage avec escales, trois sont des figures bien connues du circuit IMOCA. Troisième du Vendée Globe 2016-2017 et déjà assuré de revenir en 2020 avec un 60 pieds tout neuf aux couleurs de Charal, Jérémie Beyou profite de la Volvo pour effectuer un « tour de chauffe » à bord de Dongfeng. Skipper du Volvo Ocean 65 Turn Tide on Plastic, la Britannique Dee Caffari a bouclé elle trois tours du monde en IMOCA (dont le Vendée Globe et la Barcelona World Race). Dans son équipage, on retrouve son très expérimenté compatriote Brian Thompson, 5e du Vendée Globe 2008-2009. D’autres marins engagés dans cette édition de la Volvo naviguent régulièrement en IMOCA et visent à terme une participation au Vendée Globe…   Huit mois de course, 12 villes-étapes, six continents, 45 000 milles autour du globe, quatre océans : la Volvo Ocean Race 2017-2018 ne manque pas de sel et l’épreuve attire une nouvelle fois des grands noms de la course au large internationale. Dimanche 22 octobre, sept équipages s’élanceront depuis Alicante, en Espagne. Leur périple s’achèvera fin juillet 2018 à La Haye (Pays-Bas). Entre-temps, ils auront fait escale à Lisbonne, Le Cap, Melbourne, Hong Kong, Guangzhou, Auckland, Itajaì, Newport, Cardiff et Göteborg.   Jérémie Beyou vise la gagne avec Dongfeng Tandis que la construction de son 60 pieds IMOCA Charal suit son cours (le moule de coque est récemment arrivé au chantier CDK Technologies à Port-la-Forêt), Jérémie Beyou s’apprête à vivre une nouvelle expérience autour du monde. Il prendra le départ de la Volvo seulement neuf mois après son Vendée Globe. Avec la dream team de Dongfeng menée par Charles Caudrelier, 3e de la dernière édition de la Volvo Ocean Race, Jérémie s’engage comme à son habitude avec pour unique ambition de gagner ! Et il va bien entendu en profiter pour engranger encore de l’expérience. Sur les 45 000 milles du parcours, il y en aura 12 500 dans les mers du Sud. « Il va falloir que je m’habitue à faire partie d’un équipage ! », confie Jérémie. « Mais c’est un challenge très excitant. Nous avons de grandes ambitions et nous avons tout ce qu’il faut pour réussir. Dongfeng Race Team est une équipe intéressante car composée de profils différents en termes d’âge, de nationalité et de parcours sportif. Il y a des marins qui viennent du solo, de la voile légère, des vétérans de la Volvo Ocean Race. Il y a un super état d’esprit avec beaucoup d’entraide à bord. » Notons que le skipper de Dongfeng, Charles Caudrelier, connaît très bien le circuit IMOCA (il a notamment remporté la Transat Jacques Vabre 2009 avec Marc Guillemot) et il compte bien participer un jour au Vendée Globe… Même ambition pour un autre marin de Dongfeng, Pascal Bidégorry, qui a lui aussi navigué en IMOCA avec Marc Guillemot – entre autres expériences.   Dee Caffari et Brian Thompson : l’expérience Britannique à bord de Turn Tide on Plastic A bord de Turn Tide on Plastic, on retrouve deux autre marins qui ont fait les belles heures du circuit IMOCA. En 2009, Dee Caffari avait terminé le Vendée Globe en 6e position, après 99 jours de course.En 2006, Dee avait réussi un tour du monde à l’envers  en IMOCA et elle est la seule femme à avoir bouclé des circumnavigations dans les deux sens. On peut ajouter à son exceptionnel palmarès une 6e place dans la Barcelona World Race 2010-2011, le tour du monde en double en IMOCA, et une participation à la Volvo Ocean Race en 2014-2015 avec l’équipage 100 % féminin de Team SCA. Avec le projet Turn Tide on Plastic, Dee Caffari porte un message écologique fort pour la préservation des océans. Mais elle n’oublie pas l’aspect sportif et elle compte bien créer la surprise. Elle a donc pris soin de s’entourer de marins d’expérience, à l'image de son compatriote Brian Thompson. Lui aussi est venu à bout du Vendée Globe 2008-2009, en 5e position. Vainqueur de la Volvo Ocean Race 2005-2006, Brian a également à son actif de nombreux records comme le tour du monde en 2004, avec Steve Fossett sur Cheyenne, ou le Trophée Jules Verne en 2012 sur le Maxi Banque Populaire V. « Je suis vraiment ravie que Brian rejoigne notre équipe », se réjouit Dee Caffari. « Il compte plus de records que quiconque dans le monde de la voile, et de par mes expériences de navigation à ses côtés, je suis confiante quant à son apport de connaissances et la confiance qu’il va apporter à notre équipe. » Brian Thompson s'étant blessé à la jambe, il ne sera pas opérationnel avant début 2018. A bord, il alternera avec Nicolas Lunven, candidat au Vendée Globe 2020 et déjà expérimenté en IMOCA, notamment à travers sa collaboration avec Morgan Lagravière sur Safran en 2015. A noter enfin que le skipper du Volvo Ocean 65 Mapfre n’est autre que l’Espagnol Xabi Fernandez, 2e de la Barcelona World Race 2010-2011…[Lire la suite]]]> <![CDATA[Kojiro Shiraishi, ambassadeur de l’IMOCA au Japon]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1933 Fri, 13 Oct 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1933 Premier skipper japonais de l’histoire du Vendée Globe, Kojiro Shiraishi n’avait pas pu boucler la dernière édition à cause d’un démâtage. Depuis, Kojiro et son Spirit of Yukoh sont installés au pays du soleil levant, ce qui permet à la population japonaise de mieux appréhender ce que représente le tour du monde en solitaire et la navigation sur un IMOCA. Désireux de participer à la Route du Rhum 2018 mais aussi à d’autres courses inscrites au calendrier IMOCA, Kojiro Shiraishi se met en ordre de marche pour devenir le premier asiatique à boucler le Vendée Globe en 2020-2021…   Kojiro, peux-tu nous donner de tes nouvelles et celles de ton Spirit of Yukoh ? « Elles sont très bonnes ! Après mon démâtage dans le Vendée Globe, je craignais que mes sponsors soient déçus. Mais c'était plutôt l'inverse. Ils m’ont rassuré en me disant qu’ils allaient réitérer l’expérience du sponsoring dans les années à venir. C’est pour cette raison que je me devais de ramener mon bateau au Japon, pour le montrer de plus près à tout ceux qui m’ont soutenu. Juste après mon abandon, nous avons convoyé Spirit of Yukoh depuis l'Afrique du Sud. Un mât qui nous appartenait a été affrété en container depuis Southampton. Toute l'équipe s’est rassemblée au Japon dès l'arrivée de ce container au mois de mai pour remâter le bateau. »   Navigues-tu régulièrement au Japon ? « Oui, j'ai beaucoup navigué l’été dernier pour des opérations de relations publiques et des régates. Nous avons parfois eu des problèmes car le mât était trop grand pour passer les ponts du Japon ! A chaque fois que nous organisions des journées portes-ouvertes, plus de 300 personnes venaient visiter le bateau. C'est le premier IMOCA à venir Japon et cela attire beaucoup de curieux. »   Justement, quel regard portent les Japonais sur ton bateau et sur le Vendée Globe ? « En général, leur première réaction est de se demander comment je fais pour naviguer seul sur un tel bateau ! Ils sont impressionnés par sa vitesse et par la hauteur du mât. Ma participation au Vendée Globe a été une occasion incroyable de faire connaître cette course dans mon pays. Pendant la course je faisais un "live" chaque semaine avec une grande chaîne (TV Asahi) en prime time. Encore mieux, la chaîne national (NHK) a diffusé un documentaire d’une heure sur le Vendée Globe. Grâce à tout cela, j’ai pu approcher de nouveaux sponsors. Je suis en négociation pour poursuivre cette expérience qui s’est achevée prématurément. »   Quels sont tes projets de navigation ? « Nous réfléchissons à ramener le bateau en France en mars prochain. Nous envisageons de mener un gros chantier de refit, de remise aux normes, avec aussi l’installation d’un nouveau mât… Je vise la Route du Rhum 2018. Devenir le premier Japonais, et même le premier Asiatique, à prendre part à cette transat mythique est important pour moi. Je souhaite participer aux autres courses du circuit IMOCA pour engranger un maximum d'expérience. »   Tout cela dans la perspective du Vendée Globe 2020… « Exactement  ! J'ai été le premier Japonais à prendre part au Vendée Globe, je veux maintenant devenir le premier à le terminer. »   Source Mer & Media[Lire la suite]]]> <![CDATA[Trois skippers en stage d'entraînement cette semaine à Port-la-Forêt]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1932 Fri, 06 Oct 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1932 A un mois du départ de la 13e Transat Jacques Vabre, qui réunira 13 concurrents en IMOCA, les duos peaufinent leur préparation pour ce parcours de 4350 milles entre Le Havre et Salvador de Bahia (Brésil). Trois d’entre eux, et pas des moindres, prennent part cette semaine à un stage d’entraînement au Pôle Finistère Course au Large de Port-la-Forêt : Jean-Pierre Dick/Yann Eliès (StMichel-Virbac), Paul Meilhat/Gwénolé Gahinet (SMA) et Tanguy de Lamotte/Samantha Davies (Initiatives Cœur). La méthode de ces stages organisés depuis 2000 pour les IMOCA a fait ses preuves puisque le Pôle Finistère a notamment accompagné les cinq derniers vainqueurs du Vendée Globe…   Course au large et course à pied présentent parfois quelques similitudes. Ainsi,participer à un stage au Pôle Finistère, c’est comme faire une séance de fractionné pour préparer un marathon. « Le format est intense, explosif, engagé car le but est de solliciter les machines et les organismes, tout en travaillant les automatismes », explique Christian Le Pape, directeur du Pôle. « Chaque session d’entraînement propose, sur un temps court, un condensé de course au large où l’on retrouve toutes les problématiques de cette discipline : la performance, la préservation du matériel, la concurrence. Nous faisons un boulot de qualité avec des marins très impliqués que nous connaissons bien. »   « Préparer les 24 premières heures de la Transat Jacques Vabre » Quatre des treize duos en lice dans la Transat Jacques Vabre ont pris part aux trois premiers stages organisés en août et septembre. Tous sont des gros bras du circuit IMOCA : Jean-Pierre Dick et Yann Eliès (StMichel-Virbac), Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet (SMA), Tanguy de Lamotte et Sam Davies (Initiatives Cœur) ainsi que Morgan Lagravière et Eric Péron (Des Voiles et Vous !). De retour de sa qualification pour la Transat Jacques Vabre, ce dernier tandem n’a pas participé à la quatrième session d’entraînement organisée cette semaine. Les trois autres étaient bien au rendez-vous. On retrouvait donc deux foilers (StMichel-Virbac et Initiatives Cœur) et l’IMOCA à dérives droites le plus optimisé (SMA). « A un mois du départ du Havre, l’objectif majeur de ce stage était de préparer les 24 premières heures de course qui tendent à devenir de plus en plus cruciales. Les épreuves peuvent se gagner ou se perdre dès le début. Il faut donc tout de suite entrer dans le rythme et occuper les avant-postes », souligne Christian Le Pape.Ainsi, après une première journée d’entraînement mardi, très intense et exigeante physiquement, les trois duos concernés se sont engagés dans leur dernière évaluation de nuit. Mercredi à 16h, ils se sont élancés pour un parcours de 195 milles très complet qui a permis de travailler toutes les allures, avec un bon focus sur le reaching (vent de travers). Comment SMA résiste-t-il aux foilers ? Enchainements de situations, changements de voiles, manœuvres, transitions : tout y est passé. Les trois tandems ont une nouvelle fois travaillé les automatismes dans un vent medium. Christian Le Pape : « Sur un parcours plutôt typé pour les foilers, nous avons pu observer comment SMA gère son déficit de vitesse à certaines allures. Nous aurons un debriefing ce vendredi pour analyser les données recueillies. En tout cas, grâce à ces stages, Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet peuvent acquérir des informations précieuses sur leur potentiel et celui de leurs adversaires. » D’ici au départ de la Transat Jacques Vabre, le 5 novembre au Havre, StMichel-Virbac, SMA, Initiatives Cœur et Des Voiles et Vous ! participeront à un dernier stage à Port-la-Forêt, dans la semaine du 16 octobre. Trois journées intenses autour des Glénan permettront une dernière révision générale.[Lire la suite]]]> <![CDATA[Transat Jacques Vabre 2017 : 13 duos de haut niveau ]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1931 Mon, 25 Sep 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1931 Le plateau de la 13e édition de la Transat Jacques Vabre, dont le départ sera donné le 5 novembre au Havre, est désormais complet. En IMOCA, 13 duos mettront cap sur Salvador de Bahia, au Brésil, pour tenter de succéder à Vincent Riou et Sébastien Col, vainqueurs en 2015. Le niveau s’annonce très relevé et homogène comme l’a démontré le Défi Azimut, dernier galop d’essai qui s’est tenu à Lorient le week-end dernier.   A 40 jours du départ de la Transat Jacques Vabre, les duos en lice semblent déjà bien affûtés, et impatients de prendre le large. Le plateau de la fameuse « Route du Café » a été dévoilé lors d’une conférence de presse qui s’est tenue mercredi 20 septembre à Paris. Pas moins de 13 monocoques IMOCA seront au départ, dont cinq des sept foilers naviguant à ce jour. Revue d’effectifs.   Trois duos mixtes L’une des bonnes nouvelles de ce joli plateau est la présence de trois femmes. A bord de Bureau Vallée 2 (l’ex Banque Populaire VIII d’Armel Le Cléac’h), Servane Escoffier sera associée à son compagnon Louis Burton. A bord du bateau tenant du titre du Vendée Globe, ce tandem sera forcément attendu au tournant. Sur Generali, Isabelle Joschke et Pierre Brasseur, tous deux bizuths en IMOCA, ont toujours été dans les bons coups, lors de la Rolex Fastnet Race (5e) puis du Défi Azimut (3e de la course de 24h). Ils auront à cœur de confirmer leurs bonnes dispositions lors de la Jacques Vabre. Le troisième duo mixte est composé de Tanguy de Lamotte et Sam Davies sur Initiatives Cœur. Cumulant quatre participations au Vendée Globe à eux deux, Tanguy et Sam profiteront de leur grande expérience pour tirer le meilleur de leur IMOCA à foils.     SMA tient tête aux foilers Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet ont fait le plein de confiance. Ce duo complice a en effet réalisé un triplé gagnant sur l’ArMen Race, la Rolex Fastnet Race, puis le Défi Azimut ce week-end. A Lorient, Paul et Gwénolé ont remporté la grande course de 24 heures samedi, puis le Tour de l’Ile de Groix le lendemain. Ces victoires ont démontré leur très bon niveau de préparation et leur complémentarité, ainsi que les capacités de SMA, sans doute le meilleur IMOCA à dérives droites. « On commence à être solides en manœuvres et en réglages. A bord, notre routine est de mieux en mieux calée. On est concentrés, on est sérieux, mais on reste détendus », se réjouit Gwénolé Gahinet. Ce nouveau succès est de bon augure et il faudra compter sur SMA pour la Transat Jacques Vabre, même si les foilers auront davantage l’occasion d’exprimer leur potentiel à travers l’Atlantique … Malgré une préparation très courte, Morgan Lagravière et Eric Péron ont eux aussi fait une belle impression à bord de leur IMOCA à foils "Des Voiles Et Vous"  (ex Safran), terminant 2e des 24h Azimut et 3e du Tour de Groix. Un duo à surveiller de très près, tout comme l’équipage de StMichel-Virbac, composé de Jean-Pierre Dick et Yann Eliès. Maître incontesté du double (trois victoires dans la Transat Jacques Vabre, deux dans la Barcelona World Race), Jean-Pierre a une nouvelle fois choisi un co-skipper talentueux. Ensemble, ils viseront la gagne et rien d’autre. Invités de dernière minute dans la Jacques Vabre 2017, Boris Herrmann et Thomas Ruyant s’élanceront à bord d’un autre foiler ultra performant, Malizia II (ex Edmond de Rothschild de Sébastien Josse), avec eux aussi de sérieux arguments à faire valoir…   Les outsiders Kito de Pavant et Yannick Bestaven (Bastide Otio) forment un duo rôdé capable de réaliser une belle prestation. Les deux hommes ont déjà brillé sur la Jacques Vabre : Kito a terminé 2e en 2009 en IMOCA et en 2013 en Multi50, Yannick a gagné en 2015 en Class40. En parallèle de ses premières navigations avec son nouveau foiler (l’ex No Way Back de Pieter Heerema), Fabrice Amedeo se prépare quant à lui sur son plan Farr de 2007, Newrest-Brioche Pasquier, en double avec l’Italien Giancarlo Pedote. On retrouvera également Arnaud Boissières et Manuel Cousin sur la Mie Câline-Artipôle. A l’issue de cette épreuve, Manuel volera de ses propres ailes sur ce bateau tandis qu’Arnaud récupérera son nouveau support, l’ancien Ecover de Mike Golding. Alan Roura, qui a été l’une des révélations du dernier Vendée Globe, prend en main son nouvel IMOCA sous les couleurs de La Fabrique, associé à Frédéric Denis. Si les deux hommes ont été contraints à l’abandon suite à une panne d’énergie lors des 24 heures Azimut, ils ont tout de même engrangé de l’expérience et seront prêts au départ du Havre. Même si leur bateau n’est plus tout jeune (2004), Yoann Richomme et Pierre Lacaze comptent bien tirer leur épingle du jeu et, quoi qu’il en soit, l’expérience d’une transatlantique en IMOCA sera bonne à prendre. Enfin, Romain Attanasio et Aurélien Ducroz s’élanceront sur le plus vieux bateau de la flotte, lancé en 1998, Famille Mary-Etamine du Lys. Ce sera la dernière course à bord de ce vénérable IMOCA pour Romain, futur propriétaire du Newrest-Brioche Pasquier de Fabrice Amedeo.     Les 13 duos au départ de la Transat Jacques Vabre - Kito de Pavant & Yannick Bestaven (Bastide Otio / Plan Farr 2006) - Louis Burton & Servane Escoffier (Bureau Vallée 2 / Plan VPLP-Verdier 2015) - Morgan Lagravière & Eric Péron (Des Voiles Et Vous ! / Plan VPLP-Verdier 2015) - Famille Mary-Etamine Du Lys (Romain Attanasio & Aurélien Ducroz / Plan Lombard 1998) - Generali (Isabelle Joschke & Pierre Brasseur / Plan VPLP-Verdier 2007) - Tanguy De Lamotte & Samantha Davies (Initiatives Cœur / Plan VPLP-Verdier 2010) - Alan Roura & Frédéric Denis (La Fabrique / Plan Finot-Conq 2007) - Arnaud Boissières & Manuel Cousin (La Mie Câline-Artipôle / Plan Farr 2007) - Boris Herrmann & Thomas Ruyant (Malizia II / Plan VPLP-Verdier 2015) - Fabrice Amedeo & Giancarlo Pedote (Newrest-Brioche Pasquier / Plan Farr 2007) - Paul Meilhat & Gwénolé Gahinet (SMA / Plan VPLP-Verdier 2011) - Jean-Pierre Dick & Yann Eliès (StMichel-Virbac / Plan VPLP-Verdier 2015) - Yohann Richomme & Pierre Lacaze (Vivo A Beira / Plan Lombard 2004)[Lire la suite]]]> <![CDATA[Défi Azimut : dernière répétition générale avant la Transat Jacques Vabre]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1930 Mon, 18 Sep 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1930 Du vendredi 22 au dimanche 24 septembre, dix des douze IMOCA inscrits à la prochaine Transat Jacques Vabre se retrouveront à Lorient pour la 7e édition du Défi Azimut. A quelques semaines du départ de la transatlantique en double, ce week-end lorientais s’annonce instructif, notamment à l’occasion de la course de 24 heures en double, dont le départ sera donné à 17h ce vendredi…   Les forces en présence Le plateau du Défi Azimut 2017 est alléchant. On devrait notamment retrouver quatre des sept IMOCA à foils naviguant à ce jour, dont Bureau Vallée 2, l’ex Banque Populaire VIII d’Armel Le Cléac’h, le mythique vainqueur du dernier Vendée Globe, désormais entre les mains de Louis Burton et Servane Escoffier. Un autre duo-mixte concourt à bord d'un foiler : Tanguy de Lamotte et Sam Davies sur Initiatives-Cœur (ex Maître CoQ de Jérémie Beyou). A bord de StMichel-Virbac, Jean-Pierre Dick et Yann Eliès formeront un redoutable tandem, à surveiller de très près pour la victoire. Le quatrième IMOCA à foils en lice n'est autre que l’ex Safran, avec Morgan Lagravière aux commandes, accompagné d’Eric Péron. Parmi les six bateaux à dérives droites, certains semblent parfaitement en mesure de jouer les trouble-fête, à commencer par le SMA de Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet, brillants vainqueurs de la Rolex Fastnet Race en août. Les IMOCA de la génération du Vendée Globe 2008-2009 seront bien représentés. A bord de Generali (l’ancien Quéguiner-Leucémie Espoir de Yann Eliès), on retrouvera un duo composé d’Isabelle Joschke et Pierre Brasseur. Toujours sous les couleurs de La Fabrique, Alan Roura étrennera de son côté sa nouvelle monture (l’ex MACSF de Bertrand de Broc) aux côtés de Frédéric Denis. Récent acquéreur d’un foiler (le No Way Back de Pieter Heerema), Fabrice Amedeo poursuit pour le moment avec son plan Farr de 2007, Newrest-Brioche Pasquier, en double avec l’Italien Giancarlo Pedote. Sur La Mie Câline-Artipôle, Arnaud Boissières continue la passation avec Manuel Cousin, le nouveau propriétaire de cet autre plan Farr de 2007. Le dixième IMOCA en lice dans ce défi Azimut est celui de Yoann Richomme, Vivo a Beira (un plan Lombard de 2004), accompagné pour l’occasion de Donatien Carme.   « Un plateau qui illustre la vitalité et le dynamisme de la classe » Après la Rolex Fastnet Race, le Défi Azimut donnera une belle idée des forces en présence sur la Transat Jacques Vabre. Seront en effet présents à Lorient pas moins de dix duos sur les douze qui prendront le départ au Havre le 5 novembre prochain. Seuls Famille Mary-Etamine du Lys (Romain Attanasio/Aurélien Ducroz) et Bastide Otio (Kito de Pavant/Yannick Bestaven) manqueront à l’appel.« Ce plateau est magnifique, il illustre aussi la vitalité et le dynamisme de la classe. De nouveaux skippers arrivent, des nouveaux bateaux sont en construction et la plupart des skippers ayant brillé sur le dernier Vendée Globe optimisent leurs bateaux ou changent de navire pour plus de performance ; cette saison 2017 apporte beaucoup d’indicateurs positifs », se réjouit Antoine Mermod, le Président de l’IMOCA, par ailleurs satisfait que trois duos mixtes soient en lice dans le Défi Azimut : « Le dernier Vendée Globe a été une réussite sur beaucoup de points sauf un : le fait qu’il n’y ait eu aucune femme au départ. La participation de Samantha Davies, d’Isabelle Joschke et de Servane Escoffier sur les courses de cette saison 2017 confirme que la tendance est peut-être en train s’inverser, et c’est forcément une bonne nouvelle… »   Demandez le programme ! Ce vendredi 22 septembre, à 17h, les dix IMOCA prendront le départ de la course « 24h Azimut-IMOCA60 ». Cette régate se courra en double avec l'accompagnement d'un media man. Comme son nom l’indique, ce parcours durera environ 24 heures et les concurrents sont donc attendus samedi après-midi à Lorient. Le dimanche 24 septembre, la journée débutera par des « Runs » de vitesse. Puis les équipages s’attaqueront au « Chrono Azimut Tour de Groix » qui consistera à tenter de battre le record du Tour de l'île de Groix détenu par Vincent Riou en 1heure 08 minutes et 10 secondes.   Les 10 inscrits aux 24H AZIMUT – IMOCA60 2017 BUREAU VALLÉE 2 (Louis Burton & Servane Escoffier) GENERALI (Isabelle Joschke & Pierre Brasseur) DES VOILES ET VOUS ! (Morgan Lagravière & Eric Péron) INITIATIVES CŒUR (Tanguy De Lamotte & Samantha Davies) LA FABRIQUE (Alan Roura & Frédéric Denis) LA MIE CÂLINE – ARTIPÔLE (Arnaud Boissières & Manuel Cousin) NEWREST - BRIOCHE PASQUIER (Fabrice Amedeo & Giancarlo Pedote) StMICHEL-VIRBAC (Jean-Pierre Dick & Yann Eliès) SMA (Paul Meilhat & Gwénolé Gahinet) VIVO A BEIRA (Yohann Richomme & Donatien Carme) [Lire la suite]]]> <![CDATA[Eric Peron avec Morgan Lagravière sur la Transat Jacques Vabre]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1929 Thu, 14 Sep 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1929 Très bonne nouvelle pour Eric Peron qui disputera la Transat Jacques Vabre 2017 aux côtés de Morgan Lagravière sur l’ancien Safran. Avec à son actif deux préparations olympiques, six participations à la Solitaire du Figaro, une 3e place dans la Volvo Ocean Race 2014-2015 et la Transat Jacques Vabre en 2015, Eric est une des figures montantes de la course au large en France. Avec ce nouveau challenge en IMOCA, le marin âgé de 36 ans engrangera une précieuse expérience dans la perspective de participer au Vendée Globe 2020. Excitation et pression pour Eric Peron… Morgan Lagravière et Eric Péron se connaissent depuis une dizaine d’années, à l’époque où ils faisaient tous les deux du 49er. Puis ils se sont côtoyés sur le circuit Figaro. Eric Péron : « Nous sommes amis, nous partageons les mêmes passions et c’est génial de partir ensemble. Je suis très enthousiaste de faire partie de cette belle équipe. Courir la Jacques Vabre avec ce skipper talentueux, sur un superbe IMOCA à foils, entouré par Roland Jourdain et son équipe : difficile de rêver mieux ! » Ceci dit, remplacer un marin de la trempe de Roland Jourdain (deux victoires dans la Route du Rhum, deux participations au Vendée Globe…), n’est certainement pas une mince affaire pour Eric Peron. « Je ressens une forme de pression, mais elle est stimulante. Je ne veux pas décevoir », dit-il. « Parfaits outsiders » L’ex Safran, plan VPLP-Verdier de 2015, a été remis à l’eau la semaine dernière à Concarneau. Morgan et Eric ont depuis effectué quelques navigations de remise en route. Les sorties vont s’intensifier dans les semaines à venir et les deux hommes seront en lice dans le Défi Azimut, du 22 au 24 septembre prochain à Lorient. Ils devront également boucler leur parcours de qualification pour la Transat Jacques Vabre (au minimum 1500 milles en double), dont le départ sera donné le 5 novembre prochain au Havre. « Notre duo s’est formé sur le tard et nous n’allons pas chômer pour rattraper le temps perdu », indique Eric. « Nous avons envie de bien faire. Nous disposons d’un beau bateau et notre duo peut bien fonctionner. Nous pouvons faire de parfaits outsiders. » Morgan Lagravière se montre tout aussi enthousiaste : « Eric a une belle expérience du large qui est très intéressante et de mon côté, je connais bien mon bateau. Je suis sûr que notre complémentarité sera une force pour la Transat Jacques Vabre. » Objectif Vendée Globe 2020 pour Eric Péron Eric Peron possède déjà de l’expérience en IMOCA. En 2006, il a effectué des navigations avec un certain Armel Le Cléac’h, à bord de Brit Air. En 2015, il a disputé la Transat Jacques Vabre avec Fabrice Amedeo et terminé à la 8e place. Pour le Vendée Globe 2016-2017, il était le skipper remplaçant de Tanguy de Lamotte sur Initiatives-Cœur. Ce statut lui a permis de naviguer à de multiples reprises sur l’IMOCA de Tanguy. « J’ai déjà bien exploré le support mais je ne suis pas non plus un spécialiste », analyse Eric. Avec cette nouvelle expérience, la première en foiler, il profitera d’une excellente formation pour son objectif de Vendée Globe 2020. Ce sera aussi l’occasion de se « montrer » auprès d’éventuels partenaires prêts à le suivre sur le tour du monde en solo. « Mon doux rêve serait d’y participer avec un IMOCA neuf », confie-t-il…   Photo credit: © Sea n'Co - Th.Martinez    [Lire la suite]]]> <![CDATA[20 skippers, trois femmes, des doubles et triples vainqueurs…]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1928 Mon, 04 Sep 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1928 Véritable antichambre de la grande course au programme de chaque nouvelle saison IMOCA, le 7è Défi Azimut se déroulera du 22 au 24 septembre prochains à Lorient La Base. Comme à son habitude, cette course annuelle exclusivement réservée aux monocoques de 60 pieds (18,28 mètres) réunira un plateau de premier choix.   En prélude à la Transat Jacques Vabre 2017, le Défi Azimut attend cette année une dizaine de duos, soit quelque 20 skippers réunissant figures connues et nouveaux visages du circuit IMOCA. Ces marins aguerri(e)s cumulent tous et toutes des lignes de palmarès qui en disent long sur le niveau de compétences et d’expériences réunies à bord de la flotte de ce Défi Azimut 2017. Les équipages de cette 7ème édition , où figurent trois doubles mixtes riches de la participation de trois talentueuses navigatrices - Samantha Davies, Isabelle Joschke et Servane Escoffier - réunissent : un triple vainqueur de la Solitaire du Figaro, Yann Eliès ; un spécialiste incontesté du double en IMOCA, triple vainqueur de la Transat Jacques Vabre et double vainqueur de la Barcelona World Race, Jean-Pierre Dick ; deux vainqueurs de la précédente Transat Jacques Vabre en 2015, avec Pierre Brasseur qui s’était imposé en Class 40, et Giancarlo Pedote en Multi50 ; un co-détenteur du dernier Trophée Jules Verne, Gwénolé Gahinet, également vainqueur de la Mini-Transat 2011… ainsi qu’un marin pétri d’expérience sur tous les supports, « double-double » vainqueur de la Route du Rhum et de la Transat Jacques Vabre, un certain Roland Jourdain, … Autant de skippers pour composer des duos de favoris et des binômes prometteurs. Pour ces dix équipages sur les douze déclarés pour la prochaine Transat Jacques Vabre, les 24 Heures Azimut-IMOCA 60 constitueront un dernier round d’observation forcément riche d’enseignements. Tant pour affûter ses propres armes et gagner en performance, que pour jauger les forces en présence attendues sur la prochaine grande transat d’automne en formule double…   Liste des inscrits aux 24H AZIMUT – IMOCA60 2017 BUREAU VALLÉE 2 (Louis Burton & Servane Escoffier) GENERALI (Isabelle Joschke & Pierre Brasseur) KAÏROS (Morgan Lagravière & Roland Jourdain) INITIATIVES CŒUR (Tanguy De Lamotte & Samantha Davies) LA FABRIQUE (Alan Roura & Frédéric Denis) LA MIE CÂLINE – ARTIPÔLE (Arnaud Boissières & Manuel Cousin) NEWREST - BRIOCHE PASQUIER (Fabrice Amedeo & Giancarlo Pedote) StMICHEL-VIRBAC (Jean-Pierre Dick & Yann Eliès) SMA (Paul Meilhat & Gwénolé Gahinet) VIVO A BEIRA (Yohann Richomme & Pierre Lacaze) [Lire la suite]]]> <![CDATA[DEFI AZIMUT 2017 DANS LES STARTING BLOCKS!!!]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1926 Tue, 29 Aug 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1926 Vendredi 22 septembre09h30 : Conférence, table ronde Eurolarge (Cité de la Voile-Eric Tabarly) / Les innovations à bord des monocoques IMOCA6011h15 : Témoignages, autour de la passion / Des skippers expliquent leur attrait pour la course au large et leur engagement dans la voile de compétition12h15 : Inauguration par Lorient Agglomération des pontons des vainqueurs sur le site de Lorient La Base.14h00 : Briefing d'avant course (Cité de la Voile-Eric Tabarly), ouvert à la presse17h00 : Départ des 24H AZIMUT-IMOCA60, en double Samedi 23 septembreArrivée des 24H AZIMUT-IMOCA60 au port dans l'après-midi20h00 : Soirée Azimut-Bretagne à l’espace Penduick de la Cité de la Voile Dimanche 24 septembre11h30 : Ouverture du parcours « runs »13h00 : Départ du CHRONO AZIMUT-IMOCA60 autour de l’île de Groix, en équipage (record à battre de Vincent Riou sur PRB en 1h08"10').17h00 : Remise des prix du Défi Azimut 2017[Lire la suite]]]> <![CDATA[CLASSEMENT DE LA ROLEX FASTNET RACE 2017]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1924 Tue, 15 Aug 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1924 Félicitations à Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet sur SMA qui remporte cette Rolex Fastnet Race 2017. Suivi de très près pour la deuxième place par Jean-Pierre Dick et Yann Eliès sur St Michel-Virbac et pour la troisième place par Boris Herrmann et Pierre Casiraghi sur Malizia . Ils se sont suivis de très près pour un finish exceptionnel. Félicitations à tous !! 1 - SMA: 2d 16h 14m 2s2 - St Michel - Virbac: 2d 17h 29m 9s3 - Malizia: 2d 17h 55m 11s4 - Initiatives Coeur: 2d 18h 14m 48s5 - Generali: 2d 18h 27m 36s6 - Bureau Vallée 2: 2d 18h 40m 30s7 - Vivo A Beira: 2d 19h 1m 34s8 - Hugo Boss: 2d 19h 42m 37s9 - La Mie Câline - Artipôle: 2d 23h 38m 27s (C) Olivier Blanchet / AleA / SMACrédit photo: David Branigan[Lire la suite]]]> <![CDATA[REGARDEZ LE DÉPART DE LA ROLEX FASTNET RACE 2017]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1923 Sun, 06 Aug 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1923 La course part de l'un des sites de plaisance les plus célèbres du monde: le Royal Yacht Squadron à Cowes, sur l'île de Wight, ce dimanche. Fastnet TV couvrira toute la séquence de démarrage en direct. Il sera diffusé en ligne à partir de wwww.rolexfastnetrace.com  et www.879fm.uk  et sur Facebook du RORC  en direct jusqu’à ce que la flotte quitte le solent.   La séquence de départ commence à 1100 (BST) pour la 48ème édition. Les multicoques sortent d'abord, suivis des IMOCA 60s et de la classe 40.   1100 Multicoque 1110 IMOCA 60 et classe 40 1120 IRC 4 1140 IRC 3 1200 IRC 2 1220 IRC 1 1240 IRC Zero & VO65   Pour le lien du tracker c'est par ici: http://cf.yb.tl/fastnet2017   [Lire la suite]]]> <![CDATA[INTERVIEW: Paul Meilhat VS Gwénolé Gahinet sur SMA]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1922 Sat, 05 Aug 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1922 Vous avez déjà gagné une course en double, est ce que cela vous donne un avantage par rapport aux autres sur cette course-là ? Je pense que le fait qu’on ait gagné déjà ensemble ne nous donne pas un avantage particulier, le fait qu’on n’ait pas beaucoup navigué ensemble est plus important, on se connait bien donc c’est ça qui nous donnent de la confiance.   Paul, suite au Vendée Globe t’es-tu reposé ? Pas beaucoup, mais quand même un peu. Depuis la fin de mon Vendée Globe en janvier j’ai quand même pris un peu de vacances. On a eu une avant saison assez dense avec l’IMOCA (GP Guyader et l’Armen Race)  et quelques essais en mer avec notre projet foil, suivi de beaucoup de navigations RP, (12 jours en tout je crois), nous avons fait également un aller/retour à Lisbonne pour des activités avec la filiale de SMA là-bas. Moi personnellement je me suis bien préparé en naviguant en Diam 24 et en participant aux 3 premières étapes du Tour de France à la Voile aussi. Je rentre de dix jours de congés afin de reprendre la saison et de préparer l’IMOCA en vue du Fastnet.   Es-tu prêt à enchainer une nouvelle saison ? Nouvelle saison ? Cela fait déjà 5 mois que on est sur l’eau donc ce n’est pas vraiment une nouvelle saison pour nous. Pour les courses en IMOCA oui, on vient de remettre les dérives droites sur le bateau et on a changé notre configuration de ballasts. On va prendre un peu de repos après le Fastnet et enchainer avec des stages à Port la Forêt  la rentrée, et le Défi Azimut en septembre, donc un programme assez dense.   Comment vous êtes-vous préparés à naviguer en double ? Naviguer, naviguer, parler ensemble, bosser sur le bateau ensemble, il n’y a pas trop de recette en dehors de ça.   Y a-t-il eu des évolutions de faites sur le bateau ? Oui on a modernisé notre système de ballasts pour la nouvelle jauge, plus simple, plus efficace, moins lourd.   Quel est votre état d’esprit ? Détermination, de faire les choses bien, de ne pas trop se compliquer la vie ni à bord ni à terre.   Décrivez votre partenaire en 3 mots Paul à propos de Gwénolé : Fun, travailleur, motivé[Lire la suite]]]> <![CDATA[INTERVIEW: Jean-Pierre Dick VS Yann Eliès sur St Michel Virbac]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1921 Sat, 05 Aug 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1921 Quelles sont tes principales raisons de ta participation à la Rolex Fastnet Race et quelles sont tes attentes ? Yann : « Ons’attend à avoir des conditions de vent faible qui ne sont pas très propices à StMichel-Virbac, plus performant dans des vents plus élevés. Notre objectif de résultat serait plutôt le podium. Nous allons jauger la concurrence qui s’annonce assez rude car les bateaux d’anciennes générations sont performants dans ces petits airs. » JP : « L’objectif principal de ce Fastnet est de valider notre fonctionnement ensemble avec Yann, « roder notre duo » et mettre en place des automatismes. Nous visons le podium. Et après nos ambitions vont monter sur les courses suivantes, avec en tête cette quatrième victoire dans la Transat Jacques Vabre. » Attentes ? L’objectif est que notre duo avec Yann prenne vraiment, c’est important pour notre projet de cette année.   Quelle Partie de la course trouves-tu la plus challengeante ? « Le début de course jusqu’aux Needles est souvent difficile car il faut beaucoup manœuvrer avec du vent de face, du portant, c’est une partie très fatigante. Après en mer d’Irlande, on est souvent amené à rencontrer des conditions de mer souvent difficiles, c’est un challenge.  Il y a souvent des courants lors du passage des grands caps de l’Angleterre, qu’il faut bien négocier. Nous verrons quelles conditions météos seront au programme cette année. »   Quel objet particulier ou affaires personnelles vas-tu emporter pour cette course ? « C’est le phare du Fastnet qui pour moi est l’élément légendaire, c’est un moment émotionnel de passer ce cap pour ce qu’il représente dans la course au large. J’embarque aussi mon oreiller porte bonheur, « mon Morrisburg » à bord de StMichel-Virbac. »   Le parcours vu par …. Yann Eliès Yann : « C’est un parcours à la fois côtier et hauturier qui nous amène au Fastnet, en passant près des Scilly. La sortie du Solent est magique car on croise une diversité de bateaux. Ensuite, la flotte s’écrème, il y a plusieurs courses dans la course. L’épreuve se joue aux Scilly, c’est un endroit où il y a beaucoup d’obstacles, des DST (dispositif de séparation de trafics) qui obligent à prendre des options très tranchées et conditionnent le placement pour la mer d’Irlande. On aura une bonne idée au passage du Fastnet du classement final. »   Anne-Charlotte Meyer / Chargée de Communication[Lire la suite]]]> <![CDATA[INTERVIEW: Tanguy De Lamotte VS Sam Davies sur Initiatives Coeur]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1920 Sat, 05 Aug 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1920 1ère course avec les foils, comment appréhendez-vous la course ? Tanguy : Très excité de partir sur ce nouveau bateau avec Sam. On a bien navigué en début de saison et on s'est habitué à la vitesse avec foils mais on découvre chaque jour de nouvelles sensations. Pressé de faire la course avec les autres ;-) Sam : J’ai hâte, surtout que je n’ai pas navigué en IMOCA depuis 2015, et on est “bizuth” en foil - on a beaucoup à découvrir et apprendre   Tanguy, suite au VG t’es-tu reposé ? Oui, j'ai bien rechargé les batteries pendant que les autres concurrents naviguaient et on a vite repris en début d'année avec l'acquisition du nouveau bateau pour tout mettre en route le mieux possible avec l'équipe et les partenaires   Etes-vous prêts à enchainer une nouvelle saison ? Tanguy : Oui, les années en double sont toujours très différentes des années en solitaire surtout après le Vendée Globe. On se connaît bien avec Sam et on savait avant le départ du Vendée Globe qu'on ferait la Transat Jacques Vabre ensemble donc on s'est vite mis dans l'objectif. Sam : Plus que prête après une année “à terre” - j’ai retrouvé l’énergie pour être à 100% à fond!   Comment vous-êtes-vous préparés à naviguer en double ? Tanguy : Stage en équipage et en double à Lorient avec Tanguy Leglatin et avec Isabelle Joschke puis JP Dick Sam : Nous ne partons pas de zéro, car on a beaucoup progressé comme duo pendant notre année 2015 ensembles. Donc, depuis la mise à l’eau on reprend avec un nouveau bateau à découvrir.   Quel est votre état d’esprit ? Tanguy : Découverte du bateau et tout donner sur l'eau pour être au top dès le Fastnet Sam : La découverte, la plaisir de naviguer sur un bateau a foils, le bonheur de naviguer ensemble avec Tanguy - on s’entendre très bien sur le bateau et on est complémentaire.   Décrivez votre partenaire en 3 mots Tanguy à propos de Sam : Enthousiaste, appliquée, performante Sam à propos de Tanguy : Soutien, solidaire, famille   Sa meilleure qualité : Tanguy à propos de Sam : La bonne humeur permanente, toujours partante Sam à propos de Tanguy : Enthousiasme, passion, confiance en nous.   Quelles conditions seraient idéales pour vous sur cette édition 2017 de la Rolex Fastnet Race ? Tanguy : Rapides et pas trop aléatoires pour pouvoir régater sans que ce soit la roulette russe Sam : Tout ou n’importe quoi je suis trop heureuse sur l’eau! [Lire la suite]]]> <![CDATA[INTERVIEW: Arnaud Boissières VS Manuel Cousin sur la Mîe Caline - Artipôle]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1919 Sat, 05 Aug 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1919 C’est le début de la passation du bateau en course, qui sera le skipper ? Arnaud   Arnaud, suite au Vendée Globe t’es-tu reposé ? Oui, car la motivation prime sur le repos du guerrier.   Es-tu prêt à enchainer une nouvelle saison ? Of course !!   Comment vous êtes-vous préparés à naviguer en double ? Nous avons insisté sur la préparation technique du bateau et axé notre préparation commune sur le futur de nos deux projets.   Quel est votre état d’esprit ? Vous êtes fatigués…on n’est pas fatigués…   Décrivez votre partenaire en 3 mots Arnaud de Manu : Motivé, passionné, convivialité Manu d’Arnaud : Motivé, expérimenté, drôle   Sa meilleure qualité Arnaud de Manu : ténacité Manu d’Arnaud : pugnacité   Quelles conditions seraient idéales pour vous sur cette édition 2017 de la Rolex Fastnet Race ? Temps de demoiselle [Lire la suite]]]> <![CDATA[Trois, deux, un...Top départ!]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1918 Tue, 01 Aug 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1918 La Rolex Fastnet Race, 1ère course majeure en double de la saison IMOCA elle partira de Cowes le 6 août prochain.Les IMOCA s’élanceront pour 608 miles de Cowes (Ile de Wight, UK) ils iront ensuite contourner le rocher du Fastnet pour une arrivée à Plymouth. Cette première course de la saison est une 1ère grande confrontation pour nos skippers car pas moins de 5 foilers y participent ainsi que SMA et Générali, les IMOCA à dérive les plus performants. Cette course permet aux skippers de se mesurer les uns les autres et de fiabiliser les bateaux. Arnaud Boissières et Manuel Cousin à bord de La Mîe Caline Artipole ont connu une déconvenue avec leur verin de quille le weekend dernier en se rendant à Cherbourg.Ils font actuellement tout leur possible pour réparer rapidement grâce à la réactivité d’HYDROEM et la gentillesse de Fabrice Amedeo qui a pu leur prêter une tige de vérin de spare pour qu’ils puissent s’aligner au départ de cette course mythique. Cette année 9 IMOCA participeront à la course : StMichel - Virbac (FRA 06) DICK Jean-Pierre  ELIES Yann  Initiatives Coeur (FRA 109) DE LAMOTTE Tanguy  DAVIES Samantha  LA MIE CÂLINE - ARTIPÔLE (FRA 14) BOISSIERES Arnaud  COUSIN Manuel  Bureau Vallée 2 (FRA 18) BURTON Louis  ESCOFFIER Servane  SMA (FRA 1859) MEILHAT Paul  GAHINET Gwénolé  Vivo A Beira (FRA 20) RICHOMME Yoann  LACAZE Pierre  Générali (FRA 29) JOSCHKE Isabelle  BRASSEUR Pierre  HUGO BOSS (GBR 99) THOMSON Alex  O’ LEARY Nicholas  Malizia (MON 10) HERRMANN Boris  CASIRAGHI Pierre   Retrouvez les informations sur : http://www.rolexfastnetrace.com/[Lire la suite]]]> <![CDATA[CLAP DE FIN SUR LE 8ÈME VENDÉE GLOBE : UNE CÉRÉMONIE DE CLÔTURE PLEINE D'ÉMOTION]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1911 Mon, 15 May 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1911 La cérémonie de clôture du 8ème Vendée Globe s’est déroulée ce samedi 13 mai aux Sables d'Olonne, en présence des 29 skippers présents. Riche en émotion, cette soirée d’exception a clôturé une édition riche en rebondissements. Rendez-vous est déjà pris pour le 9ème Vendée Globe dont le départ sera donné le 8 novembre 2020, à 13h02.   Cette fois, le 8ème Vendée Globe est bel et bien terminé. Les héros ont été fêtés une dernière fois aux Sables d’Olonne, ville de départ et d’arrivée du tour du monde en solitaire et sans escale. Organisée par le Conseil Départemental de la Vendée, la cérémonie de clôture a permis de se replonger dans la grande aventure du tour du monde en solitaire. L’émotion était palpable pour les 29 skippers du Vendée Globe 2016-2017 qui étaient tous présents ce soir.     « Nous sommes tous émus de revenir aux Sables d’Olonne »Les premiers appelés sur scène ont été les onze skippers malheureusement contraints à l’abandon : Paul Meilhat, Morgan Lagravière, Sébastien Josse, Kojiro Shiraishi, Bertrand de Broc, Stéphane Le Diraison, Vincent Riou, Thomas Ruyant, Enda O’Coineen, Thomas Ruyant et Tanguy de Lamotte. Leurs présences respectives rappellent qu’être au départ du Vendée Globe est déjà un exploit, tant l’investissement et les sacrifices sont colossaux pour parvenir à monter un projet et se présenter sur la ligne de départ..Ont ensuite été salués les marins classés de la 11e à la 18e places. Il s’agit de Fabrice Amedeo, Alan Roura, Rich Wilson, Didac Costa, Romain Attanasio, Conrad Colman, Pieter Heerema et Sébastien Destremau. « Je suis très honoré d’être ici et nous sommes tous émus de revenir aux Sables d’Olonne. Cela faisait un moment que nous ne nous étions pas tous revus. Ce soir j’ai les larmes aux yeux, » a déclaré le Suisse Alan Roura, résumant parfaitement l’état d’esprit général.Ce sont ensuite les skippers ayant terminé de la 4e à la 10e place qui ont été mis à l’honneur. Jean-Pierre Dick, Yann Eliès, Jean Le Cam, Louis Burton, Nandor Fa, Eric Bellion et Arnaud Boissières. « Cette cérémonie permet de se replonger dans les moments inoubliables vécus l’hiver dernier. Ce soir j’éprouve une grande fierté d’être aux côtés de marins qui étaient mes idoles quand j’étais petit », a souligné Louis Burton. « On reprend une petite rasade de ces émotions vécues en mer mais aussi durant la préparation », a confirmé Yann Eliès. « Et cela donne envie de se projeter sur la 9ème édition en 2020 ! » Eric Bellion, 9e et premier bizuth du dernier Vendée Globe, s’est vu remettre un trophée spécial par Bruno Retailleau, Président le la Région Pays de la Loire. « Je me suis révélé dans ce Vendée Globe. C’est génial de trouver des ressources insoupçonnées. On se sent grand, on se sent fort, c’est fabuleux », s’est enthousiasmé Eric.    Trois héros pour un podium Jérémie Beyou, 3e du Vendée Globe s’est exprimé à son tour : « Difficile de mettre des mots sur ce que nous avons vécu. On passe par toutes les émotions. Mais l’esprit humain est bien fait : on ne se souvient que des bons moments. Je serai là dans quatre ans avec un nouveau bateau, j’ai beaucoup de chance... » Puis la parole a été donnée à Alex Thomson, 2e au terme d’un duel épique avec Armel Le Cléac’h : « Etes-vous prêt pour un vainqueur Britannique en 2020 ? », a-t-il lancé à l’assistance.A tout seigneur tout honneur c’est Armel Le Cléac’h qui est monté sur scène le dernier. Il s’est vu remettre le Trophée des mains d’Yves Auvinet, Président du Vendée Globe. Ému lui aussi, Armel est revenu sur son incroyable aventure : « Le match avec Alex a été d’une intensité incroyable. Après deux 2e places, j’ai réussi à l’emporter. Je ne l’oublierai jamais. On ne revient pas inchangé d’un Vendée Globe. »Après la traditionnelle photo de famille, les skippers ont communié une dernière fois avec le public lors d’une grande parade sur le remblai, devant des spectateurs aussi nombreux qu’enthousiastes.     Rendez-vous le 8 novembre 2020 pour le départ du 9ème Vendée Globe !Yves Auvinet a conclu la soirée en dressant un bilan positif du Vendée Globe 2016-2017 : « Je tiens à souligner la chance pour notre département d’avoir un tel événement qui nous est envié, à juste titre ! Je suis très heureux que les 29 skippers soient revenus sains et saufs. Merci pour la joie apportée au public, vous offrez un bel exemple d’humanité. Cela nous donne de l’énergie pour faire encore mieux en 2020. Et je vous l’annonce d’ores-et-déjà : le départ du 9ème Vendée Globe sera donné le 8 novembre 2020, à 13h02… ».    [Lire la suite]]]> <![CDATA[La FNOB a présenté à Paris l’Avis de course de la Barcelona World Race 2018 – 2019]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1910 Fri, 12 May 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1910 La FNOB (Fondation pour la Navigation Océanique de Barcelone) a présenté le 26 avril dernier à Paris l'Avis de course et le nouveau format de la Barcelona World Race 2018 - 2019 à l’Assemblée Générale de la classe IMOCA L’Avis de course de la Barcelona World Race 2018-2019, dont le départ sera donné le 12 janvier 2019, a été présenté par Xosé-Carlos Fernández, Directeur Général de la FNOB, membre de l’Assemblée Générale et du Conseil d’Administration de la Classe IMOCA. L’équipe technique de la FNOB a travaillé ces six derniers mois avec la Classe IMOCA et l'équipe organisatrice du Vendée Globe pour convenir du nouveau format de la course. L’objectif de ces séances de travail entre la Barcelona World Race et le Vendée Globe était de parvenir à une meilleure coordination entre les deux organisations, mais aussi prendre en compte les suggestions et remarques des teams de la classe IMOCA concernant le format idéal de la course espagnole. La FNOB a souhaité répondre au maximum aux demandes des skippers qui ont déclaré vouloir participer à la prochaine BWR. Le but étant d’atteindre une plus forte participation et toucher de nouveaux sponsors. L’Avis de course a été très bien accueilli. Dans les prochains jours, le Directeur Général de la FNOB s'entretiendra avec les skippers intéressés. Parmi les nouvelles règles de cette quatrième édition, le nombre d’étapes change, la Barcelona World Race comprendra deux étapes : Barcelone - Sydney, Sydney - Barcelone. La somme des temps des deux étapes déterminera le classement final. L’escale dans la ville australienne sera obligatoire. Elle permettra aux équipages de faire un point complet, réparer les bateaux si nécessaire et changer de co-skipper s’ils le souhaitent. Comme lors des dernières éditions, la Barcelona World Race (organisée par la Fondation pour la Navigation Océanique de Barcelone) fait partie du Championnat du monde IMOCA, coefficient 8 et de la catégorie ISAF Major Event. Informations sur la Fondation pour la Navigation Océanique de Barcelone (FNOB) La Fondation pour la Navigation Océanique de Barcelone (FNOB) est une institution publique créée en 2005 avec pour objectif de développer, sur le territoire et à travers la voile océanique, des projets de valeur autour de quatre axes stratégiques : le Sport, la Formation, la Science et l’Entreprise/Industrie. La Fondation peut compter sur l'implication et la collaboration du tissu universitaire, institutionnel et patronal de Barcelone. L’entité – constituée de la Mairie de Barcelone, la Chambre de Commerce, la Fira de Barcelone, le Port de Barcelone – a organisé plusieurs courses au large, parmi lesquelles, la Barcelona World Race. Après trois éditions (la première a eu lieu en 2007), ce tour du monde est devenu un des piliers, avec le Vendée Globe, du championnat du Monde IMOCA OCEAN MASTERS. La FNOB a aussi organisé le record New-York- Barcelone, le Tour d’Espagne à la voile en IMOCA et l’Europa Warm’Up.   Pour plus d’informations, contacter :ARENALIA ComunicaciónLaia Jardí · + 34 628 673 970 · ljardi@arenalia.com  Eguzkiñe Añón · + 34 609 027 747 · eanon@arenalia.comLluis Gubern · +34 699 563 954 · lgubern@arenalia.com FNOB Fundació Navegació Oceànica BarcelonaCarlos Clastre · +34 607 277 341 · cclastre@fnob.orgMaria Godoy · +34 699 632 742 · mgodoy@fnob.org  [Lire la suite]]]> <![CDATA[L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE IMOCA CONFIRME LE CHOIX DES FOILS]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1908 Wed, 03 May 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1908 L’Assemblée Générale Annuelle de l’IMOCA s’est tenue ce mercredi 26 avril à Paris, à la FFVoile. Cette Assemblée était très attendue car, au-delà de dresser le bilan d’une saison riche achevée avec la fin du Vendée Globe, elle devait entériner les règles fixées pour les quatre prochaines années et ainsi valider les stratégies techniques et lancer les projets pour la saison à venir. Une année 2016 exceptionnelleC’est sur un Vendée Globe exceptionnel que s’est achevé le Championnat IMOCA Ocean Masters édition 2015-2016 ; avec 29 skippers au départ, 18 à l’arrivée, 10 nationalités représentées, 7 IMOCA60 équipés de foils, une compétition extraordinaire, un podium disputé jusqu’aux derniers milles, des projets aventure auquel s’identifie un large public et des chiffres de retombées record pour la course et les équipes. Cette 8ème édition du tour du monde est un succès unanimement salué et confirme la position de leader qu’occupe la Classe IMOCA parmi les Classes Océaniques.Jean Kerhoas, qui préside l’Association depuis 2013, a présenté son rapport moral et souligné les bonnes décisions qui ont marqué ces quatre dernières années, notamment en termes de sécurité et de fiabilité. La mise en œuvre des mâts et quilles standards ont répondu aux objectifs, et les 6 bateaux qui en étaient équipés n’ont connu aucune défaillance.Un autre point majeur des préoccupations de la classe IMOCA est le développement de son championnat du monde IMOCA Ocean Masters entamé depuis 2013 avec la société OSM et le soutien de Sir Keith Mills. À ce titre, le succès de la course transatlantique New York-Vendée (Les Sables d’Olonne) semble avoir trouvé toute sa place au sein du programme et s’inscrira aux calendriers des saisons à venir.En cette fin de cycle, bon nombre des IMOCA60 en vente ont trouvé preneur, avec pour la plupart des acheteurs l’objectif annoncé de prendre part au prochain Vendée Globe 2020 et autres courses préparatoires. D’autre part l’annonce la semaine passée de l’arrivée d’un nouveau partenaire « Charal » aux côtés de Jérémie Beyou et de la construction d’un bateau neuf, viennent aussi confirmer de très belle manière tout le dynamisme de la Classe IMOCA.     Le choix des foilsDévoilés pour la première fois sur les IMOCA60 courant 2015, les foils ont valu des débats animés. Ces appendices se sont néanmoins révélés très rapidement fiables et performants, mais aussi un élément de communication très fort au fil des compétitions. Avec quatre IMOCA60 équipés de foils aux quatre premières places du Vendée Globe, cette option technologique a fait ses preuves, et c’est très logiquement que l’Assemblée Générale a renforcé son choix, en autorisant plus de possibilité de réglage de ces appendices afin d’en optimiser l’utilisation.La stabilité des règles a guidé les propositions du comité technique pour les évolutions, et les nouvelles règles, adoptées à la très large majorité, sont désormais en place jusque 2021.À noter parmi les décisions entérinées par l’Assemblée, les skippers navigueront désormais avec une voile de moins et quelques ajustements ont été effectués en faveur de la sécurité grâce au retour d’expérience des derniers Vendée Globe et Barcelona World Race.   Un programme de courses entériné jusqu’au Vendée Globe 2020L’Assemblée a validé son programme de course pour le cycle IMOCA Ocean Masters établi sur les quatre prochaines années pour permettre la meilleure préparation au Vendée Globe, et fait le choix de la stabilité avec les classiques Rolex Fastnet Race, Transat Jacques Vabre et Route du Rhum et réitère son soutien à la Barcelona World Race, dont le Directeur de la FNOB, Xosé-Carlos Fernandez, a présenté l’Avis de Course. Un format renouvelé pour le tour du monde en double au départ de Barcelone, intégrant une escale à Sydney, et dont le départ sera donné le 12 janvier 2019. Laura Legoff, Directrice Générale du Vendée Globe a confirmé à cette occasion tout l’intérêt de la SAEM Vendée de participer aux côtés de la Classe IMOCA aux réflexions menées afin de conforter la cohérence des courses du circuit IMOCA Ocean Masters sur le long terme.     De nouveaux visages L’Assemblée Générale 2017 de l’IMOCA était aussi l’occasion d’accueillir de nouveaux membres et de nouveaux projets, comme la Germano-Française Isabelle Joschke, l’allemand Boris Hermann qui va courir sous les couleurs du Yacht Club de Monaco à bord du foiler ex Gitana16 ou encore Pierre Lacaze et Yoann Richomme, qui prendront le départ de la Transat Jacques Vabre en novembre prochain avec le plan Lombard mené par Samantha Davies au départ du Vendée Globe 2012.C’est un Conseil d’Administration plus jeune et plus international qui mènera la Classe IMOCA dans son évolution et ses décisions stratégiques pour l’avenir.En effet, hormis Alex Thomson, réélu au poste d’administrateur pour la 9ème année consécutive, le comité a accueilli hier les skippers Conrad Colman, Tanguy De Lamotte et Paul Meilhat ainsi que le Team Manager de l’équipe No Way Back, Antoine Mermod qui est élu au poste de Président.Motivée pour poursuivre le développement de la Classe en continuité avec les orientations prises depuis plusieurs années tout en améliorant son fonctionnement interne, l’Assemblée a choisi de faire confiance à de nouveaux représentants et confirme sa volonté d’ouverture vers l’International avec l’arrivée du plus Français des Néo-Zélandais.Après quatre ans d’activité pour mener la gestion et le développement de la Classe IMOCA, le mandat du Président sortant, Jean Kerhoas, n’a pas été renouvelé, et les trois membres restant Vincent Riou, Jean Le Cam et Luc Talbourdet qui ont travaillé à ses côtés ont souhaité se retirer du conseil.Les prochaines semaines vont permettre à cette nouvelle équipe de se mettre en place avant de se positionner sur les axes de développement qu’ils vont souhaiter adresser.   Antoine Mermod, Président de la Classe IMOCA : « Je suis très fier d’avoir été choisi pour diriger le nouveau conseil d’administration élu par les membres de la classe IMOCA.La classe se porte très bien grâce à la qualité du travail réalisé durant les 4 dernières années par Jean Kerhoas et son équipe.Nous avons aujourd’hui une jauge validée jusqu’en 2021 et un programme de course qui nous amène au prochain Vendée Globe.De nouveaux skippers arrivent dans la classe, des nouveaux bateaux sont en construction et la plupart des skippers ayant brillé au dernier Vendée globe  optimisent leurs bateaux ou changent de navire pour plus de performance.La saison 2017 devrait nous apporter de magnifiques régates avec en point d’orgue la Transat Jacques Vabre en Novembre »   Programme IMOCA Ocean Masters 2017-2020: 2017 Rolex Fastnet Race / Transat Jacques Vabre 2018 New York – Barcelona / Route du Rhum 2019 Barcelona World Race / Rolex Fastnet Race / Transat Jacques Vabre 2020 New York – Vendée / Vendée Globe  [Lire la suite]]]> <![CDATA[Championnat du Monde IMOCA Ocean Masters : Le triomphe d’Armel Le Cléac’h]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1900 Thu, 16 Mar 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1900 Fréquentation record, skippers aux mille personnalités et podium superbe… Le 8e Vendée Globe qui se conclut restera sans doute comme l’une des plus belles éditions. Surtout pour Armel Le Cléac’h, qui a inscrit son nom au palmarès à sa troisième tentative. La victoire d’Armel Le Cléac’h, maître des mers et de ses nerfs après 74 jours 3 heures 35 minutes et 46 secondes de course, ne souffre d’aucune contestation. Et, pourtant, qu’elle fut contestée ! En tête depuis la mi-novembre, le skipper de l’Imoca60 Banque Populaire VIII a longtemps fait cavalier seul dans les mers du sud avant que, les systèmes météo redistribuant les cartes, le leader voie fondre sur lui Alex Thomson (Hugo Boss), deuxième avec 15 petites heures de retard seulement. Quatre jours plus tard, Jérémie Beyou (Maître-CoQ) venait compléter ce podium aux accents breton et gallois. La nuit tombait, glaciale et magique, quand Armel Le Cléac’h a coupé la ligne d’arrivée le 19 janvier dernier, avant de remonter le mythique chenal des Sables d’Olonne pour y goûter son triomphe. Le skipper breton n’est pas le seul à avoir réussi son pari au cours de cette édition. La classe IMOCA a prouvé qu’elle avait vu juste en imposant aux bateaux nouvellement construits des mâts et des quilles standard, à la fiabilité désormais avérée. Ils n’ont pas non plus privé le vainqueur de l’occasion d’établir le nouveau temps de référence sur le Vendée Globe en améliorant de quatre jours celui établi par François Gabart (Macif) en 2013. Les foils, enfin, sujet majeur de cette édition survoltée, se seront également révélés l’arme fatale de cette édition puisqu’ils auront régné sans partage sur les quatre premières places du classement. Ils ne sont pas totalement étranger au fait que Armel Le Cléac’h succède à Jean le Cam au titre de champion du monde IMOCA. Pour la première fois de l’histoire de la classe, le podium du championnat du monde 2015-2016, établi après cinq courses, est un copier-coller de celui du Vendée Globe. Preuve, s’il était besoin de l’établir, que ces événements avant l’événement n’ont jamais eu autant de valeurs pour la préparation et la formation de nos champions.  [Lire la suite]]]> <![CDATA[CLAP DE FIN : SÉBASTIEN DESTREMAU, 18ÈME DU VENDÉE GLOBE]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1898 Wed, 15 Mar 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1898 Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) s'est octroyé la 18ème et dernière place du Vendée Globe, ce samedi 11 mars 2017, à 1heure, 40 minutes et 18 secondes, après 124 jours, 12 heures, 38 minutes et 18 secondes de course, à la vitesse moyenne de 9,47 nœuds. Le skipper toulonnais achève ainsi le huitième Vendée Globe, 50 jours après le vainqueur Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) arrivé le 19 janvier dernier. Avec vingt-neuf concurrents au départ et dix-huit à l’arrivée, un score qui n’avait encore jamais été atteint, la huitième édition du Vendée Globe inscrit un record supplémentaire dans l’histoire de la course !   Né en Bretagne il y a 52 ans, c’est néanmoins dans le sud de la France, à Toulon que le marin a ses attaches. Après une préparation olympique en Flying Dutchman, le coureur au large a inscrit à son palmarès plusieurs courses en équipages telles que Volvo Ocean Race et Sydney–Hobart. Devenu consultant, Sébastien est également créateur d’un magazine vidéo couvrant l’actualité de la voile. C’est en aventurier qu’il a choisi de s’inscrire au Vendée Globe, un challenge personnel finalement accompli dans cette boucle de quatre mois, seul autour de la planète. Son bateau TechnoFirst-faceOceanAcquis en 2015 dans un port d’Afrique du Sud, l’Imoca60 TechnoFirst-faceOcean construit en 1998 a déjà deux Vendée Globe au compteur, avec Josh Hall (9ème en 2000-2001), puis Steve White (8ème en 2008-2009). Après un convoyage de Cape Town jusqu’à sa base de Toulon, Sébastien Destremau s’est qualifié pour le tour du monde lors de la Calero Solo Transat en avril 2016, entre Lanzarote et Newport. Avec le plus ancien bateau de la flotte, sans quille pendulaire ni dérive, un budget plus que serré, un mât brisé et remplacé quelques semaines avant le grand jour, le Varois ne se décourage pour autant pas de se présenter au pied de l’Everest des mers : « C’est un concentré de simplicité, une bicyclette sans dérailleur ! » prévient le marin avant le départ du 6 novembre. Retour sur sa course. Le démarreur récalcitrantAlors qu’il navigue sans autre pression que celle d’arriver au bout de l’aventure, en arrière de toute la flotte malgré une tentative de raccourci le long des côtes africaines, le démarreur le lâche dès la troisième semaine de course. Grâce au système D, Sébastien arrive à réparer et peut enfin utiliser son moteur indispensable pour remplir les ballasts du bateau. Un dispositif, façon tondeuse à gazon, qui prend près d’une heure à chaque mise en route du moteur, mais dont le skipper-aventurier devra se contenter jusqu’à la fin de son périple. Alors qu’il est en course depuis un mois et en approche du Cap de Bonne Espérance, le marin Toulonnais est rejoint par  Didac Costa (OnePlanet- OneOcean), parti quatre jours en retard des Sables-d’Olonne, suite à des problèmes d’électronique. « C’est réconfortant d’attaquer cette première zone du Grand Sud avec Didac juste à côté …. On peut veiller l’un sur l’autre et intervenir au besoin car on aura 35 nœuds  jusqu’à la fin de la semaine ». Cependant,  l’Espagnol, s’échappe à son tour devant l’étrave de TechnoFirst-faceOcean. Au moment d’entrer dans l’océan Indien, c’est Romain Attanasio (Famille Mary – Etamine du Lys) qui, après un stop de deux jours pour réparer ses safrans, rejoint Sébastien pour une navigation en duo jusqu’à Leuwin, le deuxième cap du Vendée Globe. Fin décembre, Pieter Heerema (No Way Back) qui s’est ralenti en faisant route au nord pour éviter une tempête, retrouve le tandem qui ferme la marche au large des côtes australiennes. Depuis le départ, Sébastien envoie chaque jour une vidéo et témoigne alors de son étonnement sur la dureté de l’épreuve : « Force est de constater qu’on est encore et toujours debout….J’ai du mal à le croire mais c’est la vérité. On est des mecs normaux qui font des choses inhumaines… »   Seul pour la deuxième partie de la courseAvant d’entamer la traversée du Pacifique, Sébastien décide de s’arrêter au mouillage en Tasmanie le 3 janvier, afin de vérifier l’état de son bateau.  Lorsqu’il reprend sa course trois jours plus tard, il accuse un débours de 1000 milles derrière Pieter Heerema et son No Way Back. A dater de ce moment, TechnoFirst-faceOcean naviguera isolé du reste de la flotte, en 18ème et dernière position. Le skipper est néanmoins rassuré sur l’état de son navire qu’il mène prudemment sous J3 avec 2 ris dans la grand-voile.  «Je n’ai jamais regretté de réduire la toile, jamais …Bien sûr on va un peu moins vite, mais on ira sans doute beaucoup plus loin » affirme-t-il à la vacation. Le 29 janvier lorsque Destremau franchit le Horn, troisième et dernier cap, les six premiers concurrents de cette édition 2016-2017 du Vendée Globe sont déjà au ponton de Port Olona et le septième Louis Burton (Bureau Vallée) est aux Açores. Pieter Heerema (No Way Back) est au large de l’Argentine 1200 milles devant et Sébastien avoue un mélange de sentiments, en passant le gros caillou qui annonce la remontée de l’Atlantique et le dernier quart de l’aventure «J’ai aimé les mers du sud, je les quitte avec regret car j’y étais bien avec les albatros pour seule compagnie. Je pense à Moitessier et je le comprends, je ressens ce questionnement sur la tentation de rester en mer ». « Bienvenue au bureau … A demain 20h ! »Mais Sébastien ne compte visiblement pas parcourir indéfiniment les océans, puisqu’il fabrique une clé – à l’aide d’un cintre - pour en fermer symboliquement la porte derrière lui ! En fait, c’est l’opportunité d’écrire un mini scénario pour ce champion de la vidéo qui aime se filmer quotidiennement, partageant tantôt des commentaires, parfois des tutos bricolage, souvent des coups de cœur mais aussi des coups de gueule. Les scénettes lancées par un « Bienvenue au bureau ! » devenu viral, se terminent souvent par un « A demain 20 heures ».   La remontée de l’Atlantique est loin d’être une partie de plaisir. C’est en revanche la faim qui va beaucoup pertuber le skipper de TechnoFirst-faceOcean durant les deux dernières semaines de son périple. En effet, à court de nourriture il se rationne avec un repas par jour et ce ne sont pas ses infructueuses tentatives de pêche à la traîne, alors qu’il navigue dans l’anticyclone des Açores, qui lui permettent de se remplir l’estomac ! Sébastien profite de son temps libre pour fignoler les paroles d’une chanson dédiée à son Vendée Globe, écrite par quelques potes et accompagnée d’un clip vidéo. Extraits : « Tous les vainqueurs sont ceux qui ont pu terminer…» ou encore : « Il faut un grain pour être marin… » . Le Top 50 n'est pas assuré pour l'oeuvre musicale, mais la remontée du mythique chenal promet d’être épique ce samedi matin, au moins autant que le marin atypique, qui ne manquera sans doute pas d'imaginer un nouveau tour de clé symbolique dans son sillage, comme pour mieux ouvrir une nouvelle page dans sa vie d'aventurier !    [Lire la suite]]]> <![CDATA[LE NÉERLANDAIS PIETER HEEREMA, 17ÈME DU VENDÉE GLOBE]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1897 Tue, 07 Mar 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1897 Le néerlandais Pieter Heerema (No Way Back) a franchi la ligne d’arrivée du 8ème Vendée Globe, jeudi 2 mars 2017 à 22 heures 26 minutes 12 secondes (heure française). Il se classe ainsi en 17ème position et boucle son tour du monde en 116 jours 09 heures 24 minutes et 12 secondes. Pieter a parcouru 29 747 milles sur l’eau, à la vitesse moyenne de 10,60 nœuds.    Le premier néerlandais de l’histoire de la course peut se féliciter d’avoir réalisé le rêve de sa vie, puisqu’il en termine aujourd’hui avec un challenge personnel. Soixante-cinquième skipper à boucler un Vendée Globe, à 65 ans Pieter Heerema est à la fois un homme d’affaires dans les plateformes pétrolières et un marin averti, familier de la navigation en équipage. L’Imoca à foils No Way Back figure parmi les plus récents bateaux de la flotte, il s’agit de l’ex-Vento di Sardegna, construit à l’origine pour l’Italien Andrea Mura, un plan VPLP-Verdier mis à l’eau au printemps 2015. Lors d’un entretien avant le départ, Pieter avouait s’être attelé à un immense défi «Je n’ai pas d’expérience, je suis parmi les plus âgés, les risques de subir une casse sont d’autant plus importants. J’ai dépensé beaucoup de temps et d’énergie sur ce projet car je veux boucler le tour du monde. C’est un peu fou de débuter sur un navire surpuissant, le plus moderne, le plus physique, mais c’est un défi technologique car ces bateaux sont fabuleux». Fort d’un programme de six semaines d’entraînement aux Canaries, suivi de deux courses transatlantiques en solitaire - la Calero Solo Transat (entre Lanzarote et Newport) et la New York-Vendée - le skipper Hollandais s’est élancé des Sables-d’Olonne le 6 novembre avec 28 autres concurrents. « Hâte de découvrir le potentiel du bateau » Le bateau jaune et noir a connu les premiers soucis techniques, safran, fixation de grand-voile et electronique, durant la descente du golfe de Gascogne. Le skipper a quant à lui fait part de douleurs au dos, durant plusieurs jours. Naviguant au sein du peloton arrière de la flotte qui s’est étirée au large du Portugal, No Way Back franchit l’équateur le 19 novembre en 25ème position, derrière Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) et devant Alan Roura (La Fabrique). « Quand tout fonctionne bien, le navire est rapide et c’est vraiment intéressant, j’ai hâte de découvrir son plein potentiel. J’ai rencontré des vents forts en Atlantique, mais je ne contrôlais pas tout à fait. Dans le sud avec le vent et les grosses vagues, j’espère en tirer la quintessence » confie Pieter lors d'une vacation, avant d’aborder l’océan Indien. A partir du cap de Bonne Esperance, No Way Back  fait une trajectoire en zig-zag très au nord et son skipper se bat avec des pilotes récalcitrants, il se fait doubler par Didac Costa (One Planet-One Ocean) et par Romain Attanasio (Famille Mary - Etamine du Lys). Alors que 2016 s’achève, le néerlandais ralentit son bateau pour laisser passer une très grosse dépression et c’est désormais en duel avec Sébastien Destremau (technoFirst-faceOcean), qu’il continue sa course autour du monde.   Au cap Horn le 24 janvier après 79 jours de mer, alors que les trois premiers bateaux du Vendée Globe –Banque Populaire VIII, Hugo Boss et Maître CoQ- sont amarrés au ponton de Port-Olona, le skipper du voilier jaune et noir s’apprête à affronter une remontée de l’Atlantique peu confortable. Passée l’émotion liée au troisième et dernier cap de l’épreuve, la fatigue se fait ressentir  «au niveau de la compétition, j’ai rarement été en contact avec mes adversaires. Mes soucis techniques m’ont contraint à ralentir ou à  faire des détours importants. Je n’exploite que 60% du potentiel de No Way Back… Cela tape énormément et les chocs m’inquiètent» reconnait-il. Englué dans le Pot-au-noir,  Pieter Heerema est de retour en Atlantique nord le 10 février  et il doit toujours se bagarrer avec son système électronique de navigation. Une arrivée contrariée par la tempête Alors que son arrivée est prévue fin février aux Sables-d’Olonne, une dernière dépression contrarie le navigateur. Celui-ci doit en effet patienter à la latitude de La Corogne, afin de laisser passer la tempête qui frappe les côtes atlantiques : « Je fais des cercles sur l’eau et il faut que je reste patient. L’état de la mer est incroyable, c’est comme les mers du sud avec des énormes creux… J’ai mis en place une antenne AIS de secours, car l’antenne principale est tombée du mât. A deux ou trois jours de l’arrivée, l’idée qu’il va falloir passer quelques journées supplémentaires en mer est difficile à supporter…Les gens vont peut-être dire que j’ai déjà passé 110 jours en mer et que ces jours de plus ne changent pas grand-chose, mais pour moi cela compte !» Sur la ligne d’arrivée, le seul marin hollandais du Vendée Globe à ce jour, termine la course en avant-dernière position et il doit patienter une nuit supplémentaire au large des Sables-d'Olonne avant que la marée ne lui permette d'embouquer le chenal des Sables, vendredi matin vers 8h. Sébastien Destremau, le dix-huitième et dernier concurrent de cette édition 2016-2017, est attendu dans une semaine pour l’ultime remontée du mythique chenal…[Lire la suite]]]> <![CDATA[LE “CRAZY KIWI" CONRAD COLMAN, 16ÈME DU VENDÉE GLOBE!]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1896 Sat, 25 Feb 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1896 Le Néo-Zélandais Conrad Colman a rajouté une nouvelle page à la légende de l'Everest des mers, lorsqu’il a franchi la ligne d’arrivée de cette huitième édition sous gréement de fortune, le 24 février 2017, à 15 heures 00 minutes et 41 secondes (heure française) . Conrad Colman (Foresight-Natural Energy) prend la seizième place du Vendée Globe, qu'il a parcouru en 110 jours 1 heure 58 minutes et 41 secondes, à la vitesse moyenne de 10,57  noeuds pour 27 929 milles.  Conrad Colman, gréeur et voilier professionnel, a pu fabriquer un des gréements de fortune les plus impressionnants de l’histoire de la course à partir de sa bôme cassée, son tourmentin et une partie de sa grand-voile. Seulement Philippe Poupon et Yves Parlier ont déjà franchi la ligne d’arrivée du tour du monde en solitaire sous gréement de fortune en restant en course (d’autres comme Stéphane Le Diraison et Loïck Peyron ont également installé des gréements de fortune pour ramener leurs bateaux). Il a ainsi réussi à atteindre son objectif de devenir le premier skipper à boucler un Vendée Globe sans utiliser d'énergie fossile. A la place il a utilisé un moteur électrique innovant, des panneaux solaires et un hydro-générateur en stockant l’énergie dans des batteries. Avant son départ des Sables d’Olonne, Conrad Colman déclarait : “L’objectif est de satisfaire à ma façon de penser. En Nouvelle-Zélande, j’étais bien conscient du trou dans la couche d’ozone. Je suis devenu végétarien, non pas parce que j’aimais les petits agneaux, mais que j’étais préoccupé par l’impact de cette production et cette consommation.” Tout au long de cette course, Conrad a démontré son talent et sa capacité à surmonter les problèmes techniques. Il a  trouvé une façon innovante de réparer son vérin de quille après des dégâts qui risquaient de mettre fin à sa course. Un incendie a endommagé le système électrique à bord de Foresight Natural Energy, mettant son pilote automatique hors service. Un jour, il a  dû faire l’ascension du gréement à trois reprises pour réparer ses voiles. Et cela malgré le souvenir de son père qui est mort lors d’une chute de son mât. Au milieu de l’océan Pacifique, près du Point Némo, Conrad  s’est trouvé au centre d’une des plus grosses tempêtes de l’épreuve. Son étai s’étant détaché lorsque l’axe de la fixation s’est cassé, son IMOCA a été couché pendant quelques heures dans une mer forte avec des rafales de 40-45noeuds. Il lui a fallu quatre journées de travail pour remettre le bateau en état, ce qui a permis à son ancien co-skipper du tour du monde en double, Nandor Fa de prendre la poudre d’escampette devant lui.  Dématâge avant l'arrivée Conrad devient également le premier skipper néo-zélandais à boucler le Vendée Globe. Cet exploit marque la réalisation d’un rêve, qui a commencé il y a plus de dix ans, lorsqu’il a déménagé des Etats-Unis vers la France après une carrière professionnelle et des études outre-Atlantique, le pays d’origine de son père regretté. Colman a travaillé dans le secteur nautique pour développer ses compétences. Avant le départ il expliquait comment il a tout hypothéqué pour participer à cette épreuve. Il a trouvé un IMOCA 60, un plan du sud-africain Angelo Lavranos, utilisé à l’époque pour des sorties à la journée en Bretagne. Il a dû travailler dur pour optimiser ce monocoque et dix jours avant le départ du 6 novembre, Conrad n’avait le financement que pour une participation minimaliste. Mais il restait déterminé et, grâce au soutien de dernière minute de la société londonienne Foresight Group, le skipper néo-zélandais a pu effectuer quelques optimisations supplémentaires. Après son démâtage du 10 février dernier, lorsqu’il était en dixième place à 250 milles à l’ouest de Lisbonne, Conrad Colman a construit et  mis en place un gréement de fortune, qui lui a permis de boucler les 740 milles restants jusqu’à l’arrivée aux Sables-d’Olonne. Ce démâtage s'est produit au moment où il traversait une dernière tempête avant la ligne d’arrivée, qu’il prévoyait de franchir en dixième position quelques jours plus tard. Sa course a donc basculé à ce moment et depuis, ses réserves de nourriture se vident, le contraignant à manger les rations d’urgence du radeau de survie, en effet, il a deux jours il avouait par radio n'avoir à bord que deux petits gateaux secs ![Lire la suite]]]> <![CDATA[ROMAIN ATTANASIO 15ÈME DU VENDÉE GLOBE]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1895 Sat, 25 Feb 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1895 Le skipper de Famille Mary-Etamine du Lys a franchi la ligne d’arrivée du huitième Vendée Globe, ce vendredi 24 février 2017 à 11 heures et 06 minutes (heure française). Romain Attanasio s’adjuge ainsi la quinzième place du tour du monde en solitaire, qu’il a effectué en 109 jours 22 heures et 04 minutes, à la moyenne de 10,83 nœuds pour un parcours de 28 569 milles. A 39 ans, Romain qui n’avait jamais navigué dans le grand sud, ni  passé plus de trois semaines d’affilée en mer, est le cinquième bizuth à boucler cette édition de la course. Pensionnaire du Pôle Course au large de Port La Forêt,  ce pilier de la série Figaro qui affiche une dizaine de Solitaire au compteur, faisait ses débuts en Imoca lors de la Transat Jacques Vabre 2015 (9ème). Romain Attanasio vient de terminer ce Vendée Globe 2016-2017  avec l’ancien Initiatives Cœur de Tanguy de Lamotte, un bateau légendaire de 1998 qui a déjà pris le départ de cinq tours du monde -trois Vendée Globe et deux Around Alone- ! Un arrêt de deux jours en Afrique du Sud Le public retiendra la rencontre de Famille Mary-Etamine du Lys avec un objet non identifié, le 5 décembre au sud de Bonne Esperance. Le marin annonce à la Direction de course que les deux safrans de son bateau étant endommagés, il décide de remonter vers Cape Town pour entamer une réparation. Le skipper met plus d’une journée pour rejoindre la baie de Simontown, où il prend un mouillage afin d’entamer un véritable travail de forçat. Romain installe son unique safran de secours à babord et répare l’autre qui est en piteux état. « Mon deuxième safran était très délaminé,  maintenant je vais reprendre ma course avec un safran et demi… » Explique-t-il au cours d’une vidéo qui montre l’étendue des dégâts, ainsi que le déroulé de la remise en état.   Malgré la frustration de ne pouvoir livrer une véritable compétition avec ses adversaires, Romain profite de cette expérience incroyable qu’est le Vendée Globe et, face aux difficultés il reconnait le mérite de sa compagne Samantha Davies, 4ème du Vendée Globe 2008-2009, sur Roxy : « Je découvre la valeur de sa performance et j’admire encore plus ce qu’elle a accompli ». Le petit groupe formé d’Alan Roura (la Fabrique), Enda O’Coineen (Killculen Voyager-Team Ireland) et Rich Wilson (Great American IV) s’est échappé dans les mers du sud, et c’est avec l’espagnol Didac Costa (One Planet One Ocean), revenu dans l’arrière garde de la flotte –on rappelle qu’il était parti quatre jours après les autres, suite à son avarie du 6 novembre- que Romain poursuit sa route. Le skipper de Famille Mary-Etamine du Lys subit la maxime rendue célèbre par Michel Desjoyeaux « Le Vendée Globe, c’est un emm… par jour », son bateau qui n’a pas loin de vingt ans et tant de milles au compteur, accumule les soucis techniques : « Je savais le Vendée difficile mais pas à ce point ! » raconte Romain lors d’une vacation. Il se fait pourtant une énorme frayeur le 18 janvier, lorsqu’il chute violemment dans le bateau, alors qu’il était grimpé dans sa bôme « Je suis tombé à plat dos et je me suis évanoui, j’ai imaginé le pire en pensant aux accidents qu’avaient eu Yann Eliès (en 2008 ndr) et Paul Meilhat (en 2015 ndr)….heureusement tout va bien, je ne suis pas blessé ». Duel jusqu’au bout avec Didac Costa Romain Attanasio franchit le cap Horn le 20 janvier, après 75 jours de course, il navigue toujours en duel avec le Catalan Didac Costa 100 milles devant lui. Les concurrents se retrouvent même au contact à plusieurs reprises lors de la remontée de l’Atlantique. Ils passent l’équateur le 7 février et une nouvelle avarie importante surgit sur Famille Mary-Etamine du Lys, une rencontre (encore) avec un OFNI occasionne la casse d’une dérive « Il y a une petite fuite dans le puits de dérive, mais qui ne m'empêche pas de continuer, ça va être juste embêtant pour faire du près. Il faut faire avec, c'est la vie. Je n'ai vraiment pas de chance car c'est la troisième fois que je tape quelque chose, c'est dingue ! Je croise les doigts pour que ça n'arrive plus, et je vais bien finir par arriver aux Sables». En effet, malgré la casse de son vit de mulet (pièce qui fixe l’extrémité de la bôme au mât), qui survient à la veille de son arrivée et, après avoir doublé un Conrad Colman (Foresight Natural Energy) sous gréement de fortune à quelques heures de la ligne seulement, c’est chose faite, Romain est rentré aux Sables d'Olonne ce vendredi 24 février, en 109 jours et une poignée d’heures ![Lire la suite]]]> <![CDATA[DIDAC COSTA ACHÈVE LE VENDÉE GLOBE À LA 14ÈME PLACE]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1894 Thu, 23 Feb 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1894 Le marin espagnol Didac Costa (One Planet-One Ocean) a franchi la ligne d’arrivée du 8ème Vendée Globe, jeudi 23 février 2017 à 8 heures 52 minutes 45 secondes  (heure française). A 36 ans, il boucle son premier tour du monde en  solitaire, il aura mis 108 jours 19 heures 50 minutes et 45 secondes. Sur un IMOCA d’ancienne génération, le Catalan a parcouru  27 964 milles sur l’eau, à la vitesse moyenne de 10.70 nœuds. Sapeur- pompier de métier, le Barcelonais a fait ses débuts de coureur au large dans la Mini transat 2011. Il a déjà bouclé un tour du monde en Imoca 60, c’était en double à l’occasion de la Barcelona World Race 2014-2015. Son bateau One Planet One Ocean,  âgé de dix-sept ans, est l’ancien Kingfisher avec lequel Ellen MacArthur a terminé deuxième du Vendée Globe 2000-2001, puis remporté la Route du Rhum en 2002. Par ailleurs, Didac Costa est le quatrième concurrent espagnol dans l’histoire de l’Everest des mers, après Jose de Ugarte (6e en 1993), Unai Basurko (abd en 2008) et Javier Sanso (abd en 2013). Retour sur son aventure. Victime d’une avarie de ballasts, une heure après le départ du dimanche 6 novembre, Didac Costa rentre à Port Olona afin de constater les dégâts occasionnés par une inondation sur les systèmes électriques du bateau. A l’aide de sa petite équipe et de la communauté des pompiers Sablais, le marin catalan répare son IMOCA One Planet One Ocean et repasse la ligne,  quatre jours après le reste de la flotte.  L’Espagnol commence donc son tour du monde, en 29e position, avec  770 milles de retard sur Sébastien Destremau (technoFirst- faceOcean), le concurrent qui ferme la marche. Didac Costa rattrape la flotte A l’approche du premier des trois caps le 8 décembre, Didac Costa qui navigue presque deux fois plus vite que Sébastien Destremau, le double et délaisse donc son statut de lanterne rouge. A Bonne Espérance, l’Ibère passe ensuite devant Romain Attanasio (Famille Mary- Etamine du Lys), lequel s’arrête plusieurs heures afin de réparer ses safrans.  Le pompier espagnol n’hésite pas à mettre du charbon dans la chaudière, rattrapant ainsi le néerlandais Pieter Heerema  et son foiler de dernière génération No Way Back, qui navigue de façon conservatrice dans le nord de l’océan Indien. Noël approche, One Planet-One Ocean longe la barrière des glaces et lorsque que Didac franchit le Cap Leuwin, il figure en seizième position du classement de ce 8ème Vendée Globe. Tandis que les terriens s’activent autour des festivités de fin d’année, Rich Wilson (Great American IV) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) entrent dans l’océan Pacifique, plus de 1000 milles devant Didac qui est maintenant très proche de l’irlandais Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland). Pour mémoire, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) navigue quant à lui, à la bagatelle de 7 580 milles devant  l’étrave du skipper espagnol ! Dans les mers du sud, le skipper de Barcelone reste vigilant au matériel, le bateau n’est pas dans un état optimal et de nombreux ennuis techniques surgissent, sur les pilotes entre autres. Bien sûr, l’objectif est tout d’abord de ramener ce vénérable navire jusqu’aux Sables-d’Olonne : « Le moindre problème peut se transformer en gros souci dans cette zone, ma dernière semaine a été un peu difficile avec le passage d’une grosse dépression et des rafales à plus de 40 nœuds, de face! » écrit Didac Costa peu avant d’entamer l’océan Pacifique début janvier. Sa position dans la flotte ne changera guère jusqu’à l’arrivée ; en effet il navigue à quelques jours de mer en arrière du quarté formé par Alan Roura, Rich Wilson, Arnaud Boissières et Fabrice Amedeo, mais seulement quelques dizaines de milles devant Romain Attanasio qui, en bon figariste,  a raccroché le train dans son sillage. Voile déchirée à l’équateur Après 75 jours de course, le 20 janvier One Planet-One Ocean  franchit le cap Horn, suivi de très près par  Famille Mary–Etamine du Lys. Les deux skippers qui remontent l’Atlantique finissent par se rapprocher à vue et en profitent pour discuter à la VHF : «Nous nous sommes donnés des nouvelles de nos bateaux ! » raconte Romain à la vacation par téléphone. Le passage du Pot au noir et ses grains violents occasionnent plusieurs déchirures dans la grand- voile du marin espagnol. Les longues sessions de bricolage reprennent, il faut tantôt grimper dans la mâture, tantôt affaler puis hisser de nouveau pour réparer les trous tant bien que mal, bref faire des efforts surhumains pendant des heures, de jour comme de nuit, pour maintenir le bonhomme, l’embarcation et toute la toile en capacité de boucler le tour. Un accueil bien mérité « Je me suis harnaché pour monter jusqu'à la déchirure et coller le dernier patch en faisant de la haute voltige avec la voile gonflée. J'ai les jambes bien endolories après cent jours sans à peine bouger… Je n'ai pas encore perdu toutes mes forces, mais je sens bien la différence avec mon état physique d'il y a quelques semaines. Il est vraiment temps de rentrer aux Sables …» relate Didac à la Direction de course. Au départ, le marin avait annoncé avoir chargé son bateau pour 105 jours d’avitaillement, mais son équipe avoue avoir heureusement caché un peu de poids supplémentaire, à consommer au cas où… Dans les derniers milles, le skipper doit encore contourner une zone de hautes pressions, avant d’atteindre la fameuse bouée Nouch sud, la marque qui signifie l’aboutissement du tour du monde et la délivrance finale. Gageons que l’accueil préparé au marin espagnol par tous ses confrères, sapeurs-pompiers aux Sables-d’Olonne,  lui réserve une remontée dans le chenal aussi spectaculaire que sonore ![Lire la suite]]]> <![CDATA[RICH WILSON BOUCLE LE VENDÉE GLOBE POUR LA DEUXIÈME FOIS !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1893 Thu, 23 Feb 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1893 Rich Wilson (Great American IV) a franchi la ligne d’arrivée du 8e Vendée Globe ce 21 février 2017 à 13 heures 50 minutes et 18 secondes (heure française). Il occupe ainsi la treizième place de ce Vendée Globe 2016-17, tour du monde en solitaire qu’il avait déjà terminé en 2008 (9ème). Son temps de course est de 107 jours 00 heure 48 minutes 18  secondes et le skipper américain a  parcouru 27 480 milles sur l’eau, à la vitesse moyenne de 10,70 nœuds.  Diplômé de mathématiques à Harvard et de sciences  au MIT (Massachussetts Institute of Technology) à Boston sa ville d’origine, Rich Wilson est également un navigateur émérite qui s’est fait connaître en 1980 en remportant l’épreuve Newport-Les Bermudes. A partir des années 1990, il utilise la voile comme support éducatif et établit plusieurs records : San Francisco-Boston,  New York-Melbourne et Hong Kong-New York en double à bord de Great American, un trimaran de 60 pieds,  il est suivi par des milliers de scolaires et d’adultes aux Etats-Unis.  A 58 ans, il était déjà le doyen du Vendée Globe 2008-2009 qu’il a bouclé en 121 jours. De retour dans la huitième édition avec un programme éducatif, Rich Wilson navigue à bord du plan Owen Clarke de 2006 avec lequel Dominique Wavre a participé aux deux derniers Vendée Globe (Mirabaud).  Formidable ambassadeur du Vendée Globe aux USA, il est à 66 ans  également le doyen de l’édition 2016-2017. Retour sur sa course… Un petit groupe international dans les mers du sud Dès le deuxième jour de course,  Rich sort la caisse à outils afin de remplacer un chariot de latte sur le rail au mât, puis de colmater une grosse fuite d’huile au niveau de la pompe de l’hydrogénérateur. A l’équateur qu’il franchit le 19 novembre, pour la douzième fois de sa vie, il se trouve alors en 21e position. A l’occasion d’une longue pointe de vitesse à 25  nœuds, il envoie ce message « je ne comprends pas comment les leaders peuvent supporter le stress qu’engendre un tel rythme ! » Entrant dans l’océan Indien le 6 décembre, le skipper de Great American IV fait de nouveau face à des soucis d’hydrogénérateur. Heureusement Rich Wilson profite d’un voisinage sympathique, en effet il navigue dans un petit groupe, aussi multigénérationnel qu’international, en compagnie du benjamin suisse Alan Roura (la Fabrique), des quadragénaires français Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) et Arnaud Boissières (La Mie Câline) ainsi que du  marin-musicien irlandais Enda O’Coineen (Team Ireland). En cette période qui précède Noël, l’Américain prend beaucoup de plaisir à échanger par mails et VHF avec ces marins qu’il ne connaissait pratiquement pas avant le départ. Deuxième partie de course éprouvante Au large de la Nouvelle Zélande le 31 décembre,  le skipper de Great American subit de nouveau une avarie, cette fois avec son pilote  automatique. Lorsqu’il franchit le cap Horn derrière Alan Roura le 17 janvier, les conditions de mer sont extrêmement violentes. Le marin avoue qu’il se sent  à la fois démoralisé et très épuisé « Je ne peux rien faire dans le bateau car je dois m’accrocher en permanence » lâche-t-il lors d’une vacation par téléphone. Puis c’est un scénario radicalement opposé qui se présente devant son étrave pour remonter l’Atlantique. Fin janvier à la latitude de Rio de Janeiro, le skipper américain reconnait sa frustration d’être pris dans une pétole insoutenable et se désole de tourner en rond sans avancer durant des heures. Il doit patienter jusqu’au  5 février pour retrouver l’hémisphère nord. Dans une boutade avant le départ, Rich Wilson avait prévenu avec malice : « En cas d’élection de Donald Trump, je resterais plus longtemps en mer ». Pourtant, assurant une moyenne d’un peu plus de 10 nœuds, ces dernières 24 heures  Great American IV est allé plus vite que prévu. Nul doute que Rich recevra lui aussi un accueil triomphal dans le chenal des Sables-d’Olonne, car boucler l’Everest des mers à 66 ans est un exploit inédit ! Les premiers mots de Rich Wilson au ponton : "C’est super d’être de retour ici. De voir la France et tous ces Français ici. C’était super de voir Eric (Bellion) et Alan (Roura). Ils étaient mes frères dans le sud. Nous nous sommes contactés par mail quasiment tous les jours. Dans cette édition, il y avait beaucoup plus de communication entre les skippers qu’en 2008-2009 – Koji, Fabrice, Nandor, Stéphane et Didac, qui était juste derrière moi. Nous avons parlé de tout. C’était un peu plus dur cette fois-ci, car je suis un peu plus vieux. Le bateau était plus facile avec les ballasts. On peut utiliser les ballasts plutôt que de prendre un ris, ce que j’étais obligé de faire chaque fois avec mon bateau précédent. Ce qui marque la course pour moi est que tout était gris tout le temps. Que ce soit dans les mers du sud ou lors de la remontée de l’Atlantique. Gris. Gris. Rien que du gris. C’était déprimant ! Il y a 4 ou 5 jours, le soleil est sorti pendant 20 minutes. Je me suis précipité dehors pour prendre un peu de soleil sur le visage et les mains. Sinon, c’était gris pendant si longtemps. C’était dur ! J’ai trouvé tous les calmes qui existent dans l’Atlantique. L’Atlantique était interminable. Il y a huit ans, j’ai dit plus jamais cela. C’est vrai que maintenant cela devient dur. C’est le parcours parfait, l’épreuve sportive la plus stimulante qui existe. Mon objectif était de boucler la course et de travailler pour SitesAlive, car 700 000 jeunes nous suivent. Ce qui est fabuleux avec cette course est le soutien du public et tous ces gens dans le chenal à l’arrivée. Je me souviens que la première fois quelqu’un m’a dit ‘Si vous bouclez la course, vous êtes un gagnant’. Je pense que c’est vrai. Je pourrais également citer Thomas Jefferson. Quand il était ambassadeur en France, il disait que nous avons tous deux pays, le nôtre et la France. Je crois que c’est vrai aussi. " Conférence de presse de Rich Wilson "La course était vraiment dure. Le Vendée Globe est le plus grand évènement sportif au monde. Le Superbowl c’est 1h d’action et nous, nous faisons le tour du monde. J’espère que de plus en plus en monde vont s’y intéresser. Le soutien des français est exceptionnel." 5ème meilleure trace "Si j’ai fait les même milles qu’Armel, pourquoi il est arrivé ici il y a un mois? (rire)
Par rapport à la dernière fois, je pense que le bateau était plus puissant mais il a aussi des ballasts plus simples. Chaque jours j’ai noté combien de tours je faisais avec le grinder et en moyenne c’était 1200 et 3000 des fois. C’est dur pour les muscles." "Je ne suis pas certain que tous mes choix ont été bons. J’ai fait quelques erreurs dans le Sud. J’avais l’impression de rentrer dans toutes les zones sans vent J’ai fait une vidéo à un moment pour montrer que je trouvais en rond. J’ai fait des milles en trop donc je suis surpris d’en avoir parcouru si peu." "Je ne comprenais pas comment les autres pouvaient aller si vite. J’avais tout le temps peur à ma vitesse. Je ne comprends pas comment les leaders peuvent si rapidement et supporter un tel stress. C’était frustrant car même quand j’essayais de passer outre ma façon de naviguer très conservatrice, je n’arrivais pas à les suivre. J’aurais bien aimé prendre des leçons avec Armel ou Jean le Cam." "Quand j’ai reçu le bateau, Dominique Wavre m’a demandé si je voulais connaitre la vitesse maximum du bateau. Je ne voulais pas m’effrayer mais il l’a écrit sur un bout de papier. Je me disais que si je voyais un 3 dans la colonne des dizaines j’allais aller pleurer sous la table à carte. Sur le papier c’était écrit 35,7 nœuds. Un soir lors de la descente de l’Atlantique, j’ai pris 31,3 nœuds. Deux semaines après j’ai atteint, 32 nœuds mais je ne sais pas quand c’est arrivé. Brian Thompson disait qu’on atteignait les vitesses les plus élevées sous pilote automatique car il ne ressent pas la peur." "Je ne me suis pas blessé durant la course. J’ai aussi bien mangé mais c’était compliqué de dormir. Ces bateaux sont violents, on peut rapidement se blesser si on ne s’accroche pas. J’avais toujours un endroit pour me tenir. J’avais mis du grip pour manche de raquette de tennis. A la fin de la course j’avais des problèmes de pilote donc devais intervenir souvent et je portais un casque pour y aller. Profiter du Vendée Globe. On apprécie de faire de bonnes manœuvres. Le plaisir c’est aussi de voir les étoiles, mais on ne les a pas vues. Le ciel était vraiment gris tout le temps." "J’ai parlé à la VHF avec un bateau militaire brésilien. Après j’ai vu Eric qui s’est échappé.  Puis plus rien, je n’ai plus revu de bateau après ça. Je pensais être seul au monde." "Il y a une différence être la solitude et se sentir seul. Les voiles sont gigantesques, et très lourdes. C’est un sacré boulot. J’ai une coach qui ma entrainé mais ce n’était pas suffisant pour naviguer sur ce genre de bateau." "J’ai créé mon programme éducatif en 1993. On pense que ce genre de programme est basé sur des situations concrètes. Cette année, le site était traduit en  4 langues. Le principe de Site Alive est de connecter les étudiants à la réalité avec l’appui de professeur spécialisés. Nous avions 15 personnes qui écrivaient pour nous. Les gens pouvaient leur poser des questions. Nous avions une experte en géologie lunaire et les gens pouvaient s’adresser à elle directement." Je ne pensais pas être une source d’inspiration pour les personnes plus âgées. Mais tant qu’on peut faire des choses, il faut les faire. C’est une obligation. On a beaucoup parlé de mon âge mais Nandor Fa, qui a 63 ans, est arrivé il y a deux semaines. S’il y avait un prix pour le ratio âge/performance, Nandor Fa." "Je ne fais qu’un avec le bateau. Le bateau n’est rien sans moi et je ne suis rien sans lui, on est une équipe. Il a été très bien préparé avant le départ. J’ai juste eu à faire des petites réparations. Je suis sur que les autres aussi voire même des gros. Je ne voulais pas dire aux autres concurrents que j’avais un problème avec la trinquette. Didac et Romain sont remontés sur moi depuis le cap Horn." "La communication était très importante durant ce Vendée Globe. J’ai parlé avec beaucoup de skippers par mails. C’est ce qui rend cette course si spéciale." "Je vais mettre plusieurs mois à me remettre mais je me sens bien." "Des fois, nous sommes fatigués ou frustrés en mer. On pense que Neptune en a après nous. J’essayais de pleurer pour me sentir mieux, pour réduire toute cette pression. Mais je ne pouvais pas. J’y suis arrivé quand Lauren m’a fait parvenir une photo d’une école en Inde où on voyait des élèves avec des badges du programme de Sites Alive. C’est pour ça que j’ai fait cette aventure."[Lire la suite]]]> <![CDATA[ALAN ROURA, DOUZIÈME DU VENDÉE GLOBE !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1892 Mon, 20 Feb 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1892 Le skipper suisse Alan Roura a franchi la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne  lundi 20 février 2017 à 9heures 12 minutes et 32 secondes (heure française), il prend la douzième place de ce Vendée Globe, tour du monde qu’il  boucle pour la première fois, à l’aube de son 24ème anniversaire. Son temps de course est de 105 jours 20 heures 10 minutes 32 secondes. Le skipper de La Fabrique a parcouru 28 359 milles sur l’eau, à la vitesse moyenne de 11,16 nœuds. Après une enfance bercée au clapotis du Léman puis une adolescence traversée sur l’Atlantique et le Pacifique, Alan s’est très tôt lancé le défi d’accomplir ses rêves de course au large. À 13 ans, il choisit d’arrêter sa scolarité pour poursuivre son apprentissage à l’école de la vie et s’acheter son premier bateau. À 20 ans, il participe à sa première course en solitaire, la Mini Transat 2013 (traversée de l’Atlantique en solitaire, à bord d’un voilier de 6.50m). L’année suivante, il récidive au chapitre du solo sur le parcours légendaire de la Route du Rhum. En 2015, il part en double sur la Transat Jacques Vabre. Trois chemins riches d’enseignements qui le mèneront au départ du 8ème Vendée Globe, où la valeur n’a jamais attendu le nombre d’années. Alan Roura, qui fête son prochain anniversaire le 26 février, est le plus jeune participant dans l’histoire du Vendée Globe. Son bateau, Superbigou a été imaginé et construit par son compatriote Bernard Stamm en 1997, lequel a  signé deux victoires dans le tour du monde en solitaire avec escales. Après les fortes émotions du départ, Alan Roura est entré dans la compétition au sein de l’arrière-garde de la flotte. Lors de la descente de l’Atlantique, malgré les moments stressants à cause des nombreux cargos, le marin suisse a choisi une option payante à l’ouest des Canaries.  Cavalant au portant  à une moyenne de 16 nœuds,  il s’offre le plaisir de doubler Rich Wilson ( Great American IV), Kojiro Shiraishi ( Spirit of Yukoh ) et Romain Attanasio (Famille Mary - Étamine du Lys) lors du passage du cap Vert. Au passage du Pot au noir La Fabrique subit une avarie de l’antenne Fleet et, durant plusieurs jours, il ne dispose alors plus de tous les fichiers météo. Il doit se rapprocher des côtes brésiliennes, afin de télécharger les indispensables logiciels nécessaires à la réparation du système. Un détour qui lui vaudra une importante perte de terrain sur ses concurrents.  Découverte du grand Sud Alan Roura découvre les conditions musclées des mers du sud, avec des vents atteignant les 50 nœuds et une houle imposante, lorsqu’il doit faire face à un problème concernant la fixation de son safran tribord. Après une nouvelle séance de réparation, le jeune homme accélère pour revenir dans le peloton. Le 20 décembre, le skipper de La Fabrique en termine avec l’océan Indien et lorsqu’il franchit la longitude du cap Leeuwin à Noël, il entre dans le Pacifique en douzième position. Alors qu’il navigue dans un petit groupe de cinq bateaux, le 2 janvier le marin informe son équipe qu’il a heurté un OFNI et que son safran tribord est cassé. L’incident a provoqué une voie d’eau à l’arrière du bateau qu’il faut colmater avant de changer le safran. Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) s’échappent devant le jeune suisse ralenti par son avarie.  Le marin ayant également perdu son rasoir dans la bagarre, on le découvre sur les images avec une barbe qui s’allonge au fil des milles !  Alan double le cap Horn le 16 janvier, après 71 jours de course. Les dernières épreuves Le 29 janvier lors d’une manœuvre sur La Fabrique, un winch s’est détaché de sa base, nécessitant encore une grosse session de bricolage. A l’équateur au 3 février, après 89 jours de course, Alan Roura rentre dans l’hémisphère nord pour un finish dans l’Atlantique qui met ses nerfs à rude épreuve, car les prévisions évoluant constamment, les choix de route sont difficiles. Il décide de faire un crochet à l’ouest pour contourner les conditions anticycloniques. Les tous derniers jours, Alan Roura est très ralenti dans une zone de hautes pressions. « Se retrouver bloqué, si proche du but, c’est vraiment atroce. Je n’avance pas, j’ai eu jusqu’à 24 cargos autour de moi dans la nuit, ils passent à 200 mètres de moi, c’est horrible !» se désole Alan, peu avant de terminer la boucle. Le skipper de La Fabrique, qui achève son premier Vendée Globe, est déterminé à revenir en 2020 avec un bateau plus performant et tire sa conclusion de cette expérience « Il y a une part de peur mais au moins j’aurais fait un beau Vendée Globe. Je me serais battu du mieux que je pouvais. Je peux rentrer la tête haute. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[ONZIÈME, FABRICE AMEDEO, BOUCLE SON VENDÉE GLOBE !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1891 Mon, 20 Feb 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1891 Fabrice Amedeo sur Newrest-Matmut  a franchi la ligne d’arrivée du huitième Vendée Globe, en onzième position, samedi 18 février 2017 à 10 heures et 03 minutes  (heure française). Le navigateur  solitaire a bouclé son premier tour du monde en 103 jours 21 heures et 01 minute. Il a parcouru 27 700 milles à la vitesse  moyenne de 11,10 nœuds. Deuxième bizuth de ce huitième Vendée Globe après Éric Bellion, Fabrice Amedeo était –comme douze autres concurrents- aux commandes d’un bateau conçu en 2008. Le marin, qui alimente les colonnes du Figaro lorsqu’il est à terre, aura 39 ans vendredi prochain. Il faisait le pari d’utiliser ses talents de reporter, afin de faire découvrir au grand public la magie de la course au large, ce qui est parfaitement réussi. En effet, le marin-journaliste a nourri quotidiennement son blog (http://www.reportersdularge.com) de récits et de belles images,  durant les trois mois de cette aventure autour du monde. Un début course qui se déroule dans de bonnes conditions constitue une mise en jambes idéale, pour le navigateur qui fait ses premiers bords en IMOCA. En 18ème position d’une flotte qui glisse sur l’Atlantique, le skipper de Newrest-Matmut se fait plaisir « Je suis très content, je pense que j’ai bien fait d’assumer mes convictions quant au choix de route, je vais bientôt négocier le Pot au Noir» écrit-il. Fabrice Amedeo, qui aime apporter un soin particulier aux trajectoires, file vers Bonne Espérance et se maintient au cœur du peloton. Une inspiration lors de ce match dans le match, lui  permet même d’occuper le leadership de son petit groupe, mais il se fait dépasser par un Louis Burton (Bureau Vallée) qui a enclenché la surmultipliée. Tantôt sportif, tantôt poète Fabrice Amedeo, qui découvre le grand Sud, progresse dans l’océan Indien et tente de gagner des milles sur Arnaud Boissières (La Mie Câline), son plus proche concurrent. « J’échange deux à trois mails par jour avec Arnaud, je suis en train de me faire un copain, c’est vraiment sympa. » Malgré la compétition, le skipper de Newrest-Matmut privilégie la philosophie de préservation du matériel, il profite également des moments calmes pour se laisser aller à une certaine poésie. Le reporter du large raconte tantôt ses doutes, tantôt ses réussites sur le plan sportif, parfois il partage simplement les paysages magiques qu’il découvre et livre quelques réflexions sur la lune, ou encore les albatros. Cependant les nombreuses dépressions australes, assorties de vents qui atteignent  fréquemment les 50 nœuds, secouent sérieusement le marin et sa monture. Dans la bagarre, la grand-voile de Newrest-Matmut subit une déchirure sur trois mètres, obligeant le skipper à faire route à vitesse réduite. Il perd du terrain et se fait doubler par Alan Roura (la Fabrique) et Enda O’Coineen (Team Ireland). Le reporter se transforme en bricoleur et en alpiniste entre deux dépressions, afin de réparer la grand-voile, puis il grimpe dans le mât à plusieurs reprises. Début janvier, ce sont les problèmes d’antenne fleet  qui handicapent le marin, mais il recolle tout de même le peloton au large de la Nouvelle-Zélande. Un cerf-volant dans le Pacifique Le 7 janvier, Fabrice Amedeo fait sensation, envoyant du bord des images inédites filmées dans le Pacifique. En effet, c’est grâce au cerf-volant qu’il avait embarqué, que le marin a pris de la hauteur en profitant de conditions idéales : « Ca filait tout droit au reaching, c’était parfait pour faire ces images ! » Le 16 janvier, les rafales à plus de 50 nœuds accompagnent le skipper qui navigue en onzième position et franchit le cap Horn, il partage ses émotions avec ses lecteurs : « J’ai vécu un grand moment de ma vie. Il y avait cette lumière violette sur les montagnes de Patagonie, le soleil qui se couchait. J’étais environ à 20 milles du rocher et quand j’ai vu ces montagnes, j’ai pris une claque ! Je n’ai jamais été aussi ému de voir la terre… J’ai éprouvé une véritable sensation de plénitude et ce sentiment d’être en symbiose avec mon bateau, avec ce que je vivais, l’impression d’être à ma place. » La torture de la remontée de l’Atlantique L’anticyclone de Sainte-Hélène met brutalement Fabrice au supplice de l’encalminage et de la lenteur, le pire cauchemar des marins  "C’est sans conteste le plus gros arrêt buffet que j’ai connu depuis le départ de ce Vendée Globe. J’ai eu zéro nœud de vent pendant des heures, moralement ça devenait la torture." Au large de la Mauritanie, les conditions toujours aussi chahutées dans une mer formée et le marin avoue être "en mode sanglier ». Fabrice Amedeo n'ayant pas embarqué suffisamment de nourriture, il commence à se rationner et ne peut plus manger trois repas quotidiens.  Une fois l’équateur franchi après 88 jours de course, c’est un scénario anticyclonique qui se présente au skipper pour les derniers milles à parcourir  dans le Golfe de Gascogne. Une collision évitée de peu avec un cargo au nord du Cap Finisterre lui cause une ultime frayeur et les vents erratiques éprouvent la patience du marin jusqu’à la ligne d’arrivée aux Sables-d’Olonne. En touchant terre après son exploit, Fabrice Amedeo a prouvé que la course au large est à la fois un sport de haut niveau et une aventure qui fait rêver le public. Conférence  de presse de Fabrice Amedeo (Newrest Matmut). Alimentation :  "En fait, ça fait 15 jours que je m’alimente très peu, mais il y a deux jours, le mental a repris le dessus. Je commençais à avoir des vertiges et à faire des chutes. J’ai même contacté Jean-Yves Chauve, le médecin de la course. J’étais en train de décliner. Le fait d’arriver ici et avec cet accueil incroyable, je me sens en pleine forme. C’est super, je suis sur un nuage." Longueur du temps 
"Depuis deux jours j’avais hâte de terminer. C’était long. Notre groupe n’a pas été verni par la météo. Les barrières anticycloniques n’étaient pas très sympas avec nous. Malgré tout je me disais qu’il fallait profiter." Objectif :
 "Mon objectif premier était personnel. C’est une quête du plus profond de moi même. Je voulais me confronter aux grand marins que j’admire depuis toujours. La descente de l’Atlantique est toujours grisante, mais cette fois je ne me suis pas arrêté au Brésil. Il y avait de la nouveauté et de la difficulté. Après, je suis journaliste et j’ai à cœur de partager ce que je fais. Je suis bien sur l’eau, je voulais partager mon enthousiasme et mon bonheur. Les moments difficiles passent et au final on est heureux. Il m’est arrivé de pleurer et après de crier de joie une fois que j’avais surmonté les épreuves." Une vie par jour
 "Plusieurs fois j’ai dit que j’avais l’impression de vivre une vie dans une journée. Le Vendée Globe est d’une puissance phénoménale. On s’expose à ce que la nature a de plus sauvage. Ça a été à la hauteur de ce que j’imaginais." Regard sur les autres
 "J’ai beaucoup d’admiration pour Armel et Alex. J’ai vécu leur aventure en plus calme. Quand on est à terre on prend la mesure de ce qu’ils font, mais quand on est sur l’eau, confrontés aux éléments et à ce qu’il faut faire, là leur performance prend une véritable valeur. J’ai aussi beaucoup de compassion pour ceux de derrière car c’est encore plus long. Mais au moins ils ont la chance de passer plus de temps en mer." Avaries "D’abord j’ai déchiré la grand-voile et après j’ai eu le problème de hook. C’était de ma faute, j’avais plus de 50 nœuds, je voulais naviguer sous J3 seul et donc je voulais descendre ma grand-voile. J’ai passé 2/3h en vent de travers. Tout allait bien. Je suis parti dans la bannette. Et en fait ma voile avait fait une poche, qui a frotté contre la partie antidérapante du cockpit et ça a fait une déchirure de 3 mètres. Déjà, construire un meuble IKEA le dimanche c’est un défi pour moi alors quand mon boat-captain me disait de prendre des outils, il fallait qu’il soit patient. Le dépassement de soit est aussi dans ces galères du quotidien. Et après j’ai eu le souci de monter au mât. Mes drisses se sont emmêlées. Je déteste monter au mât car j’ai le vertige.  Elle se sont démêlées mais une semaine plus tard, j’allais être rattrapé par une traine de dépression. Je voulais descendre mon gennaker mais impossible. J’appelle mon équipe et ils m’ont dit que je devais monter. Je n’ai pas réfléchi, j’ai pris le casque, le baudrier, et hop. C’est une de mes grandes victoires." Le Horn "Le cap Horn s’est fait en deux temps. J’ai eu une dépression à 50 nœuds juste avant. J’ai navigué prudemment pour un premier Vendée Globe. Mais à un moment on ne peut plus reculer. J’ai pris mes 55 nœuds et ça a été un déclic. Je suis capable de le faire et le bateau le vit très bien.  Du coup c’est positif car j’ai appris. Je me dis que dans 4 ans peut-être que je naviguerai comme au Horn et pas comme dans l’Indien. Le cap Horn c’est le graal.  Enfin il était là. J’étais dans la cabine, je suis sorti et là j’ai vu les montagnes de Patagonie. Je n’ai jamais été aussi heureux de voir la terre. Le franchir c’était un objectif personnel. C’était une libération psychologique. Après il y a une transition climatique rapide et donc je laissais le Sud derrière moi. Ça a été un grand moment de ma vie." "Le Horn était une libération. J’ai ouvert la cabine et j’ai aéré. Pendant 37 jours, je ne me suis pas occupé de moi. Je ne me suis pas beaucoup lavé les dents, je ne me suis presque pas changé. Le Sud m’a volé une part d’humanité. Thomas Coville m’avait dit qu’il avait un tableau excel pour le Sud, pour éviter le déclin, pour compter combien de fois il mange, combien de fois il se change, etc. Je me suis dit que ce mec était un grand malade. Et finalement j’ai compris ce qu’il avait dit. En gardant un part d’humanité, on peut rester d’avantage dans la performance." Une véritable amitié avec Arnaud Boissières "Avec Arnaud on se connaissait sans se connaître. Je savais qu’il était sympa mais on n’avait pas eu l’occasion de vraiment se rencontrer. Sur l’Atlantique on s’est tiré la bourre et on a échangé quelques mails. Quand on est arrivés dans l’Indien, on a commencé à se soutenir. On échangeait pas mal sur la vie en général. On a refait le monde de manière épistolaire. Au fil de l’eau on est devenus copains. Là il a fini avant moi mais je sais que dans 4 ans je serai devant lui (rires)... Quand on est sur le Vendée on est un peu différents, un peu sensibles. On est devenus importants pour l’un comme pour l’autre."[Lire la suite]]]> <![CDATA[ARNAUD BOISSIÈRES 10ÈME DU VENDÉE GLOBE]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1890 Mon, 20 Feb 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1890 Le skipper de La Mie Câline a franchi la ligne d’arrivée du huitième Vendée Globe, ce vendredi 17 février 2017 à 9 heures 26 minutes et 09 secondes. Arnaud Boissières prend ainsi la dixième place du tour du monde en solitaire, qu’il a effectué en 102 jours 20 heures 24 minutes et 09 secondes à la vitesse moyenne de 11,4 nœuds pour un parcours de 28 155 milles. Mascotte des habitants des Sables-d’Olonne, ville où il a posé ses sacs il y a dix ans, Cali - pour «  Caliméro », le surnom d’Arnaud depuis qu’il est adolescent - vient de boucler son troisième Vendée Globe d’affilée. Septième en 2008-2009, puis huitième en 2012-2013, il était cette fois aux commandes de l’ex Paprec-Virbac de Jean-Pierre Dick, un Imoca construit en 2007.  « Un bon Vendée Globe est d’abord un Vendée Globe terminé… Mon objectif est d’être dans les dix premiers » annonçait-il avant le départ. Rencontrant des ennuis techniques dès les premières heures de course, la trappe de ballast rompue ayant provoqué une inondation et des dégâts électroniques, Arnaud Boissières ne ferme plus guère la caisse à outils du bord pendant trois mois. La Mie Câline navigue dans le milieu du peloton jusqu’à l’équateur et intègre un petit groupe de dix concurrents, emmené par Louis Burton (Bureau Vallée) dans l’Atlantique sud. En vingtième position au bout d’un mois de course, fidèle à son désir de terminer avant tout, Cali fait le choix d’une course en retenue afin de ménager sa monture « Parfois, j’ai envie de me faire prendre par l’émulation, mais je me contiens» écrit-il. Arnaud conservateur dans le grand Sud Conforme à sa renommée, l’océan Indien martyrise la flotte éparpillée et incite Arnaud à la prudence, plus qu’à l’attaque. En effet, le groupe de dix devient un club des cinq, que Cali partage avec Fabrice Amedeo, Conrad Colman, Nandor Fa et Stéphane Le Diraison, Louis Burton ayant, pour sa part, appuyé sur le champignon et faussé compagnie aux copains. C’est alors que la Mie Câline subit une avarie de chariot de grand-voile, qui handicape le marin jusqu’à la fin de sa course. Une rencontre avec une baleine provoque également des dégâts mineurs, Arnaud bricole beaucoup pour maintenir son bateau en bon état de marche « A certains moments, j’ai l’impression de naviguer à 60% du potentiel du bateau et ça m’énerve ». Puis dans le Pacifique, alors que le skipper de la Mie Câline suit une trajectoire au nord dans un bord conservateur, Conrad Colman et Nandor Fa prennent la poudre d’escampette,  tandis que Stéphane Le Diraison abandonne « Désormais, je fais la course avec moi-même… Je me mets moins la pression et je me dis qu’il y a plus malheureux que moi ». En 11ème position à l’abord du troisième cap, son rapprochement avec Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) réconforte Arnaud et apporte une note de piment à sa navigation en solitaire. Emulation amicale avec Fabrice Amedeo La Mie Câline franchit le cap Horn le 18 janvier, au soixante-dixième jour de course. Newrest-Matmut n’est qu’à quelques longueurs devant lui « C’est une confrontation amicale plutôt agréable, avec Fabrice on s’écrit pas mal…Je n’avais jamais échangé autant sur un Vendée Globe ! » Très proches, ils remontent l’Atlantique et le long de l’Argentine, le skipper de La Mie Câline  reprend la onzième place à son compagnon de route. Si le Pot au Noir  se montre relativement clément, les conditions dans l’Atlantique nord sont très pénibles. « Je crois qu’on va battre des records de lenteur, on fait le tour de la paroisse en contournant l’archipel des Açores, il y a 3-4 mètres de vagues par le travers et 32-33 nœuds. Je suis comme un animal dans son terrier, le scénario est à suspens jusqu’à la fin » raconte Arnaud à la Direction de course. En ce qui concerne l’alimentation, il est temps d’arriver pour le Sablais d’adoption même si, contrairement à Fabrice Amedeo  obligé de se rationner, Arnaud reste serein,  « J’ai de quoi tenir jusqu’au 17 février » apprend-on à la vacation. Le marin est marqué par le démâtage de Conrad Colman, « ça me fait peur » avoue-t-il. C’est au ralenti dans des vents évanescents qu’Arnaud achève son périple de 102 jours en solitaire. Le petit bonhomme qui vient de boucler son troisième Vendée Globe retrouve avec bonheur Léo, son nouveau-né de quatre mois qui a beaucoup changé, mais on sait qu’il pense déjà à un quatrième tour du monde… Arnaud Boissière en conférence de presse "Il n’y a pas de plus belle course que le Vengée Globe." "Cette 10ème place je la vois comme une victoire. C’était un challenge. Je voulais finir dans les 10 premiers, je l’accroche à l’arrachée. C’est une victoire collective, avec des partenaires qui ont cru en moi. Chacun avait sa place dans la foule du chenal. Ça prouve que ça a marché." "Des fois je me suis filmé et je n’avais pas l’air content alors que je le suis vraiment. Cette arrivée est plus belle que pour mes deux autres Vendée Globe. J’étais moins entrainé, c’était peut être plus dur, mais on l'a fait ! Et pourtant, c'était mal parti avec mes problèmes juste quelques heures après le départ." "J’ai beaucoup échangé avec mon bateau. Hier on a réglé nos comptes, devant les Sables. Ce bateau avait fait le Vendée Globe et avait abandonné. Pendant ce tour du monde, je le réconfortais quand il souffrait et il faisait de même avec moi. J’ai été le chercher à Barcelone il y a un an. Quand je l’ai ramené, je n’avais pas mes sponsors mais j’avais un comité d’accueil. Et c’est grâce à ça que j'ai pu aller voir David Giraudeau. Allez, amène tes cookies à bord, on part faire le tour du monde!" "Quand Thomas Coville a fait son record, on m’a demandé si j’aimerais faire du trimaran. Je ne suis pas assez barjot. Ce qui me plait, c’est de partir avec d’autres bateaux. Même si j’ai fait une moins belle course qu’il y a quatre ans j’ai envie d’y retourner." "Quand on navigue avec des invités comme j’ai fait en septembre, on leur fait monter la grand-voile, pour rigoler. Et après on se moque gentiment. Ça m’est arrivé à 5 reprises de la descendre complètement pendant la course. Quand t’es dans les mers du Sud, avec 30 nœuds, que t’as bricolé 3h, que t’es trempé, t’as les mains abîmées, ben t’as un moment d’absence. Mais tu la remontes. La 5ème fois, je n’en ai parlé qu’à Fabrice et à ma femme. À ma femme car je devais partager à ça avec quelqu’un, et à Fabrice car on était tous les deux. Si je n’en ai pas parlé c’est par pudeur pour mon bateau." "J’ai aussi eu un problème de jupe à l’arrière. J'ai dit àmon bateau qu’il avait un truc qui traînait, il m’a dit que ce n’était pas grave et qu’on continuait. Michel Desjoyeaux disait que cette course c’est un problème par jour. Même s’il exagère un peu, quand tu pars sur un Vendée Globe tu ne te dis pas « tout va bien se passer »." "Je n’ai pas envie de revivre certaines petites casses matérielles. Surtout que j’aurais pu en éviter. Dans un projet avec un budget maîtrisé, il faut faire des choix. C’est moi qui ai le dernier mot sur les aménagements et je m’en veux. Toutes les petites choses qui te pourrissent la vie sur le Vendée Globe, ce ne sont pas des choses qui coûtent cher." "J’adore communiquer avec les autres concurrents. Certains ne répondent pas. Fabrice me répondait Nos bateaux étaient quasiment similaires. Celui de Fabrice était aux mains de Jean le Cam sur la précédente édition donc il était un peu customisé. Il pèse 500 kilos de moins que le mien. On se parlait beaucoup, en toute franchise. On parlait de nos proches, de nos partenaires, nos femmes. On a parlé comme des gens ordinaires, et dans ce milieu ça fait du bien. Alan (Roura) m’a beaucoup écrit aussi. Il a 23 ans et une sincérité et une clairvoyance incroyable. Le Vendée Globe c’est ça aussi." "Devant, ils ont été impressionnants. Les deux leaders ont fait une étape de Figaro. J’ai vu leurs images aux Kerguelen, on dirait les banques images qu’on tourne avant la course. Et Alex est sous gennaker ! En plus il sort son drapeau anglais quand il voit l’hélico. Il ne nous chambre pas un peu?" "Je pense que les foils sont prometteurs. Le Vendée Globe évolue, il passe par ça. C’est incroyable. Après, il ne suffit pas d’avoir le bateau de Thomson pour faire comme lui. Déjà, j’arrive rincé, mais alors les deux premiers… J’ai aussi été impressionné par Jérémie Beyou." "Bien sûr qu’un foiler me tente pour le VG 2020. Est-ce que c’est réalisable? Je ne sais pas. L’avoir un an avant, ce n’est pas possible. Il faut apprendre à naviguer avec. Comme quand j’avais changé de bateau, j’avais fait des entrainements avec Vincent Riou. Tu ne changes pas de bateau de course comme tu changes de voiture de course." "Je ne vais pas au casse pipe sur un Vendée Globe, j’y vais parce que ça procure des sensations que je n’avais pas ressenties auparavant. Ça me plait bien. Mais il ne faut pas oublier les moments de galère lors de cette journée de récompense. J’ai pleuré, de rage, de désespoir. Derrière chaque galère il y a un arc-en-ciel qui arrive. Rien que pour ça je veux y retourner. L’accueil dans le chenal prouve que c’est du partage." "J’ai toujours cru en mes rêves, avec un peu de réussite. J’encourage les jeunes. Il faut toujours y croire." "Demain j’irai accueillir Fabrice (Amedeo). On est vraiment devenus amis."[Lire la suite]]]> <![CDATA[BELLION 9ÈME DU GLOBE ET 1ER BIZUTH...]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1889 Tue, 14 Feb 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1889 Éric Bellion (CommeUnSeulHomme) a franchi la ligne d’arrivée du 8ème Vendée Globe, lundi 13 février 2017 à 17heures 58 minutes 20  secondes (heure française). Neuvième au général mais premier bizuth de cette édition, le marin de 40 ans boucle son tour du monde en 99 jours 4 heures 56 minutes et 20   secondes, sur un Imoca de la génération 2008 – l’ex DCNS-. Éric termine ainsi une giration de 28 048 milles sur l’eau, à la vitesse moyenne de 11,78 nœuds. Marin amateur et formateur en management, Éric Bellion participait à son premier Vendée Globe afin de porter un message sur la richesse de la différence. Avant le départ, le 6 novembre, le bizuth quadragénaire décrivait sa vision  de la navigation en solitaire, en forme de voyage initiatique « Je vais aller voir si je suis capable de le faire, j’aurai une réponse en essayant. Le plus difficile est de développer la confiance en soi, mais c’est la clé… Cette aventure est la fusion entre les expérimentations pour connaitre mes limites et ma participation à la société telle que je l’entends. » Du bord, Éric a envoyé de nombreuses vidéos qui témoignent de ce cheminement personnel de trois mois. Les premiers doutes C’est donc en plein questionnement sur ses capacités et celles de son bateau, qu’Éric Bellion entame la descente de l’Atlantique, bien calé dans le groupe qui ferme la marche. CommeUnSeulHomme  prend les boulevards extérieurs dans une trajectoire très ouest pour rejoindre le Pot au noir, où il retrouve Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys), qui devient son compagnon de route. Ensemble, ils font cap au sud, échangent à la VHF et se surveillent avec attention. Éric veut rester au contact des autres marins, tant qu’il n’a pas pris confiance. Le skipper découvre que son bateau peut faire mieux que sa 22ème position, mais il doute quant à ses propres moyens : « Je n’ai pas encore les automatismes des solitaires…J’essaie de freiner un peu le bateau mais il n’a qu’une envie, c’est d’y aller ! » Les révélations du Sud Puis, à l’entame de l’océan Indien, Éric teste des réglages et prend sa monture en mains. Il progresse dans le sillage d’Arnaud Boissières lorsque, dans une grosse rafale, le  bateau se couche brutalement provoquant une rupture de mèche de safran. Le skipper effectue une pénible session de bricolage durant douze heures, qui lui permet de reprendre sa course, doté à la fois d’un nouveau safran et d’une meilleure confiance en lui. A Noël, afin d’éviter une grosse tempête, Éric Bellion navigue au ralenti et retrouve le Suisse Alan Roura et l’Irlandais Enda O’Coineen, dans un trio qui marque alors la vidéosphère . Puis le skipper de CommeUnSeulHomme accélère la cadence dans le Pacifique, double le petit groupe formé par Fabrice Amédéo, Arnaud Boissières, Rich Wilson, avant de dépasser également le Néo-Zélandais Conrad Colman.  En neuvième position au cap Horn le 11 janvier – soit deux jours derrière Nandor Fa et dix-neuf jours après Armel le Cléac’h-  Éric savoure son aventure « Je ne suis plus le même homme. Il y a eu un changement radical. Les dépressions me faisaient peur mais aujourd’hui, j’adore me bagarrer avec elles ! » Remontée éprouvante dans l’Atlantique L’après Horn et la remontée le long du Brésil sont au prix d’épuisantes manœuvres. Éric doit se débarrasser patiemment des algues prises dans la quille, s’extraire d’infernales zones de calmes entrecoupées d’imprévisibles autant que violentes rafales. Puis il lui faut, comme les copains, affronter le train des dépressions de l’Atlantique Nord « Je vis un enfer, cette dernière partie du Vendée Globe est la plus dure, je ne m’étais pas préparé à ça ». L’ultime semaine de mer éprouve jusqu’au bout les forces du skipper, son moteur refuse de démarrer et il doit économiser l’énergie du bord, ensuite il lui faut réparer le dessalinisateur à l’approche du Cap Finisterre!  A 48h de l’arrivée, rencontrant des conditions dantesques et des vents de 70 nœuds, Éric apprend le démâtage de son poursuivant Conrad Colman. C’est à ce moment que le rail de grand-voile lâche sur CommeUnSeulHomme, obligeant le marin à terminer sa course sous voilure réduite.  En entrant dans le chenal des Sables-d’Olonne, Éric Bellion peut savourer l’accomplissement de ce tour du monde et une délivrance amplement méritée !   Eric Bellion, CommeUnSeulHomme : « J’ai ramené tant de choses… il va falloir faire un inventaire. J’ai vécu en trois mois ce qu’on vit en 10 ou 15 ans à terre. Dans la vie on a des soucis, il faut être créatif mais sur un Vendée Globe c’est quotidien. Tous les jours on a un problème et il faut trouver une solution pour le régler. Tous les jours de nouvelles expériences. Tous les jours on découvre une nouvelle facette de sa personnalité. J’ai ramené de la force, des antidotes contre la peur, de l’envie, une force créatrice. J’ai l’impression que ma vision de la vie est à 360°. Le Vendée Globe a changé ma vie. La peur a été présente pendant tout le Vendée Globe, mais au même titre que le bonheur et pleins d’autres sentiments. La peur n’est pas un tabou. Quand on part sur un 60 pieds faire le tour du monde en solitaire, si on n’a pas peur, c’est qu’on n’est pas câblé comme tout le monde. La peur nourrit la créativité. Il y a aussi la peur d’avoir peur. Il y a quelques jours encore je me demandais comment j’allais faire pour terminer. Il y a trois ans, j’étais en Antarctique et je me suis dit que j’allais faire le Vendée Globe. Je n’avais jamais navigué en solitaire. Je ne savais pas où j’allais. Avec le recul je ne sais pas si j’y serais allé. J'ai été voir Michel Desjoyeaux, j’ai acheté un bateau. Et tout à coup on se trouve une équipe et on est dans le chenal avec des dizaines de milliers de personnes. J’ai mis 5 jours à me sortir de ça. J’étais pétrifié. Les IMOCA sont des bateaux spéciaux. Après ça allait mieux. J’ai descendu l’Atlantique, j’ai retrouvé mes repères. Mais dans les mers du Sud c’est rebelote, est-ce que je suis capable d’y aller? Je me disais « T’as pas emmené 14 mécènes pour arrêter là. » Le déclic c’était au large des Kerguelen, une grosse dépression arrivait très Nord. Soit je pouvais subir soit agir, c’est à dire partir plein Nord et surfer la dépression. « J’arrête d’avoir la trouille au ventre! » Je me suis pris une énorme baston dans la gueule. J’ai eu un problème de moteur que j’ai dû résoudre en plein tempête. A partir de ce moment là, j’ai commencé à écouter mon bateau. J’avais 200 milles de retard sur mes camarades et je les ai rattrapés en 2 jours. Je n’ai jamais cherché la performance mais juste l’harmonie avec mon bateau. Et il est tellement incroyable que j’ai vu qu’il partait tout de suite dès qu’on lâchait la bride. J’avais basculé dans un univers d’action et non plus de soumission. Pour moi, le bateau est une personne. J’assume. Le bateau nous fournit protection, déplacement, nourriture, sécurité. Comment ne pas humaniser ce bateau? Il a des sentiments. Il est content, il n’est pas content. Quand il y a un mauvais réglage, il me le fait savoir, il tape dans les vagues. Il s’appelle CommeUnSeulHomme mais son autre nom c'est Ruahatu, c’est un dieu polynésien de la mer. Il y a eu beaucoup de chocs avec des OFNI. Mais je me sentais protégé. Il parlait aux poissons et aux oiseaux et le chemin était clair, dégagé. L’océan m’a laissé passer. Je ne me suis pas réjoui à l’idée d’arriver. J’étais tendu comme un arc jusqu’à la ligne. Je me disais que je devais rester vigilant, que tout pouvait arriver. Je m’étais quand même préparé à arriver, mais suite aux problèmes, je me suis interdit d’y penser. Je parlais à l’océan. Et je disais, « ok c’est toi qui décide, s’il faut passer deux ou trois jours en mer en plus, c’est toi qui décide ». Et en fait je suis passé dans un trou de souris. Je n’irai pas faire un autre Vendée Globe et ça qui a rendu celui-ci unique. Je savourais chaque instant, même les galères. Armel est un champion hors catégorie. Je n’ose même pas imaginer ce qu’ils ont vécu avec Alex. Ce sont des extraterrestres. C’est le rêve de participer à mon petit niveau à une course avec ces sportifs de l’extrême. J’ai été très proche d’Alan Roura et Rich Wilson. Alan, c’est fou ce qu’il fait. Il est sur un vieux bateau et il est dans un groupe de bateaux plus jeunes. Il est incroyable ce garçon, il a un talent extraordinaire. Et Rich, non seulement il fait le Vendée Globe à 66 ans mais en plus il éduque des millions d’étudiants. Je vais prendre quelques jours de vacances et je vais aller déjeuner avec chacun des skippers pour qu’on puisse parler. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[ NANDOR FA, HUITIEME DU VENDEE GLOBE]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1888 Tue, 14 Feb 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1888 Le Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary) a franchi la ligne d’arrivée aux Sablesd’Olonne le 8 février à 11 heures 54 minutes 09 secondes (heure française). II s’empare d’une très belle 8e place pour sa troisième participation au Vendée Globe. Son temps de course est de 93jrs 22h 52mn 09s. Il a parcouru 27 850 milles à 12,35 noeuds de moyenne. Superbe performance pour ce Hongrois de 63 ans qui était en 1993, le premier étranger à terminer un Vendée Globe, en 128 jours. Vingt-quatre ans plus tard, il boucle à nouveau le tour du monde en solo. Aux Sables-d’Olonne, il retrouve sa femme Irène et ses deux filles, Lilli et Anna, ses plus fervents soutiens. Nandor Fa, qui a débuté sa carrière sur les lacs en Hongrie, avait fait un premier tour du monde en 1985-1987 à bord d’un bateau de croisière de 31 pieds. Alors qu’au large du cap Horn, il écoutait les conversations des solitaires du BOC Challenge 1986-1987, il prenait la décision de devenir lui-même coureur au large, en solitaire et à bord d‘un bateau qu’il a conçu et construit lui-même. Le 6 novembre, c’est une fois de plus avec un bateau construit de ses mains en 2013, dans un chantier en Hongrie, que Nandor Fa s’alignait au départ du huitième Vendée Globe. Cependant, c’est un peu frustré au large du cap Finisterre que le skipper de Spirit of Hungary se maintient en 21ème position. Pendant sa première semaine de mer il rencontre des soucis avec son système informatique et fait face à des problèmes d’énergie. Heureusement son passage à l’est de Madère lui permet de remonter à la 18e place et en profitant des alizés, il poursuit sa progression jusqu’au seizième rang au large des Canaries. Nandor Fa livre une belle bataille dans l’océan Indien avec Stéphane Le Diraison, alors qu’au 26ème jour de course son gennaker est déchiré, cette voile d’avant va lui manquer pour rattraper le skipper de Compagnie du Lit. Sous l’Australie, perdant son compagnon de route quand le bateau de Stéphane Le Diraison démâte, le navigateur Hongrois se retrouve isolé. En effet, Louis Burton (Bureau Vallée) est positionné 600 milles devant son étrave, tandis que Conrad Colman (Foresight- Natural Energy) se tient 650 milles dans son sillage. Suite aux abandons de Stéphane Le Diraison, de Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine) et de Paul Meilhat (SMA), Spirit of Hungary continue sa course en huitième position, une place qu’il occupera du 25 décembre jusqu’au finish des Sables-d’Olonne. Malgré une collision avec un OFNI, ayant endommagé son voile de quille, unempannage involontaire occasionnant la perte d’une autre voile, un moteur grillé et enfin les dommages irréversibles de son antenne GPS, le navigateur poursuit sa belle course derrière Louis Burton. Le 9 janvier 2017, Nandor Fa double le cap Horn pour la cinquième fois et subit une grosse tempête dans l’Atlantique sud, quelques jours après le passage du mythique rocher. Il essuie des violentes rafales de vent, supérieures à 60nds. Un dernier écueil se dresse sur sa route dans la traversée du golfe de Gascogne, dans une mer formée avec des vagues de 4 à 6 mètres, dans un vent maniable mais néanmoins soutenu. Nandor Fa, qui avait annoncé avant le départ que ce huitième Vendée Globe mettrait un point final à sa carrière de coureur au large, peut prendre sa retraite en homme heureux, à près de 64 ans.  [Lire la suite]]]> <![CDATA[LOUIS BURTON, SEPTIÈME DU VENDÉE GLOBE !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1887 Thu, 02 Feb 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1887 Louis Burton (Bureau Vallée) a franchi la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne ce jeudi 2 février 2017 à 08 heures 47 minutes  et 49 secondes (heure française). Il s’octroie la septième place de ce Vendée Globe 2016, tour du monde qu’il boucle pour la première fois, après son abandon dû à une collision avec un chalutier, lors de l’édition 2012-2013. Son temps de course est de 87 jours 21 heures 45  minutes et 49 secondes, en raison d'une pénalité de 2 h pour une rupture involontaire du plomb d’arbre d’hélice, survenue deux jours avant l’arrivée. Il a parcouru 27 477 milles sur l’eau, à la vitesse moyenne de 13,00 nœuds.  Avec son IMOCA construit en 2006 et toujours soutenu par Bureau Vallée, son fidèle partenaire depuis 2010, Louis Burton s’est aligné au départ du Vendée Globe 2016 avec un bon niveau de préparation, « Je me fixe un objectif entre une dixième et  une douzième place... J’aimerais aussi relever un autre défi : mettre moins de 84 jours, le temps de Michel Desjoyeaux en 2008 sur un bateau de même génération » annonçait le navigateur aux Sables-d’Olonne. Le premier objectif du marin sera largement dépassé, le deuxième manqué de peu… Leader du peloton En théorie, ses rivaux les plus directs se nommaient Tanguy de Lamotte, Bertrand de Broc, Stéphane le Diraison, Thomas Ruyant, Arnaud Boissières, Fabrice Amédéo ou encore Kito de Pavant qui, comme lui, naviguent sur des monocoques construits pour le Vendée Globe 2008. Dès les premiers jours de course, Louis Burton s’installe parmi les leaders de cette flotille de bateaux de deuxième génération. Après une descente rapide vers l’équateur, le voilier jaune et vert en treizième position, se tient toujours dans la première moitié du classement. Dès l’arrivée dans les mers du sud, il devient le leader du peloton, ne quittant plus le top 10 depuis l’entrée dans l’océan Indien. Au fil des abandons successifs, Louis Burton navigue seul en septième position et maintient une belle vitesse, accentuant  même son avance dans l’océan Pacifique sur ses poursuivants Nandor Fa et Conrad Colman. Lorsqu’il est contrarié par de nombreux soucis techniques et de longues sessions de bricolage à bord,  Louis envoie un message rempli d’humour « J’ai attaqué Germinal sur ma liseuse, histoire de me dire que je n’ai aucune raison de me plaindre ! » Louis Burton Cap-Hornier ! Au cap Horn qu’il découvre pour la première fois, au 58ème  jour de course, le skipper de Bureau Vallée confortablement installé dans sa  7ème place, savoure son bonheur d’en finir avec les mers du Sud et d’entamer la remontée vers les Sables-d’Olonne. A l’abord du Pot au Noir, son plus proche poursuivant Spirit of Hungary est environ 1500 milles derrière lui :  « Je suis un peu isolé entre Nandor Fa derrière et le duo Jean Le Cam - Yann Éliès devant, ça enlève un peu de piquant mais cela a l’avantage de ne pas mettre de pression, de pouvoir faire avancer le bateau en sécurité et de rester vigilant». Propulsé au cœur de l’archipel des Açores, dans un flux musclé de Sud-Ouest  jusqu’à l’entrée du golfe de Gascogne, Louis Burton navigue en avant d’une belle dépression et couvre même la distance de 349 milles en 24 heures. Louis Burton termine son Vendée Globe derrière Yann Eliès 5e et Jean le Cam 6e, deux prédécesseurs parmi les plus expérimentés du circuit, eux aussi sur des bateaux classiques à dérives droites. Et demain… Inutile de poser la question au skipper sur ses projets d’avenir, ils sont déjà écrits, Bureau Vallée et Louis Burton ayant annoncé au mois de novembre, l’achat du Banque Populaire VIII, l’IMOCA à foils mené à la victoire par Armel le Cléac’h.  Arrachant ce commentaire à Arnaud Boissières (La Mie Câline) toujours en course «  Louis a fait une super course, dans le sud il a fait une belle trajectoire tout droit à 18 nœuds pendant longtemps ! On a à peu près le même potentiel de bateau et il me met loin derrière, mais je suis content pour lui parce qu’avant de partir, avec son partenaire ils ont acheté le bon bateau ! » C’est un excellent présage sur l’avenir que s’offre à 31 ans le skipper de Bureau Vallée.  Louis Burton et Servane Escoffier, parents de deux adorables bambins, Edith et Lino, vont désormais se consacrer à la course au large en IMOCA avec un nouveau bébé, qui plus est doté de foils sur les flancs pour mieux voler. On se réjouit déjà de retrouver le couple de navigateurs  sur la prochaine Transat Jacques Vabre.[Lire la suite]]]> <![CDATA[JEAN LE CAM, SIXIÈME DU VENDÉE GLOBE]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1886 Thu, 26 Jan 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1886 Ce n’est pas un hasard si Jean Le Cam fait partie des skippers les plus populaires auprès du public. Le « roi Jean » a marqué cette huitième édition du Vendée Globe autant par sa performance sportive et son incroyable duel avec Yann Eliès, que par ses phrases cultes et ses vidéos décalées. Retour sur la course d’un marin légendaire arrivé ce mercredi à 17 heures 43 minutes 54 secondes. Pour sa quatrième participation au Vendée Globe, Jean Le Cam a raté de peu la mythique barre des 80 jours, puisqu’il termine en 80 jours 04 heures 41 minutes et 54 secondes à la moyenne de 14,10 nœuds sur les 27 141 milles parcouru par Finistère Mer Vent, juste derrière Jean-Pierre Dick et Yann Éliès, les deux autres mousquetaires de « son Vendée ». C’est la troisième fois que le marin franchit la ligne d’arrivée de l’Everest des mers, après une belle deuxième place en 2004-2005 et une 5ème position en 2012-2013 (abandon en 2008-2009). Pourtant, malgré son formidable palmarès, Jean Le Cam n’était pas certain de participer à la course, faute de sponsors. C’est notamment grâce à un financement participatif qu’il a pu s’aligner au départ et faire montre de son expérience. Le clac-clac-clac Alors que son Finistère Mer Vent, ex-vainqueur du Vendée Globe aux mains de Michel Desjoyeaux, est amarré au ponton de départ, Jean se fixe un objectif réaliste et bluffant de précision : « Je me situe dans les 10-12 premiers sur le papier, il y en aura probablement 5 devant, je peux me retrouver dans les 6-7. ». S’il ne se fait pas remarquer au départ, Jean Le Cam ne lâche rien. Il est d’ailleurs déjà à la lutte avec Yann Éliès dès le troisième jour de course. Les premiers instants sont difficiles, il ne faut pas se laisser aller, et quoi de mieux qu’un « festin » pour se remonter le moral ? « Aujourd’hui j’ai fait la totale. Du bœuf carottes, des bonbons haribo, des rillettes. Et j’ai même retrouvé le beurre, » se réjouit-il. Alors que Yann Éliès se glisse dans un trou de souris et file, Jean est à la lutte avec Jean-Pierre Dick et Thomas Ruyant. Pendant ce temps, son record à l’équateur, qui tenait depuis 2004, est battu par Alex Thomson (Hugo Boss) après 9 jours, 7 heures et 2 minutes de mer. Le Britannique a ainsi amélioré de 1 jour et 4 heures le temps de référence de Jean le Cam. Au quinzième jours de course, c’est le début du désormais célèbre « clac, clac, clac ». La vidéo de la caméra récalcitrante de Jean fait le tour des réseaux sociaux et même du petit écran. Cette maxime détrône presque le slogan « yes we cam » tellement elle est utilisée sur le reste de la course. Les internautes apprécient. Des vidéos amusantes Vingt jours après le début de l’épreuve, le skipper de Finistère Mer Vent est en vacation dans le Vendée Live. « Une manœuvre réussie est une manœuvre sans souci. » Élémentaire mon cher Watson ! Si le « roi Jean » franchit le cap de Bonne-Espérance en 23 jours 10 heures et 21 minutes, l’Indien se montre sous différentes facettes. Un coup le temps est agréable, un autre la mer est croisée avec des vents pouvant atteindre 60 nœuds. Le cap Leeuwin est avalé en 34 jours 07 heures 28 minutes. Le 12 décembre, au large de la Tasmanie, Jean le Cam doit faire le dos rond. Il ralentit pour laisser passer une forte dépression avec des vents pouvant aller jusqu’à 60 nœuds. Impossible de l’éviter totalement puisqu’elle occupe tout le couloir entre la Tasmanie et la Zone d’Exclusion Antarctique (ZEA). Il faut donc la gérer au mieux. Jean reste très Sud et longe la zone des glaces. L’option était bonne puisqu’il recolle à ses compères de devant qui ont rencontré des conditions plus compliquées. Une fois la tempête derrière et oubliée, l’immensité du Pacifique se présente devant l’étrave de Finistère Mer Vent. « Firmin, s'il vous plait, ne prenez pas cette vague ! Il est bien ce Firmin mais parfois il fait un peu ce qu’il veut. J’ai du mal avec le petit personnel en ce moment, » plaisante Jean en parlant de son pilote automatique. Lors des fêtes de Noël, il reste environ une semaine avant que Jean ne passe le Horn. « J’étais en train de penser à un truc : on est le seul sport mécanique où à 80% du temps, le pilote regarde derrière. On regarde la barre, on regarde les vagues. C’est assez étonnant. En même temps, des fois il vaut mieux ne pas regarder devant. » Un sixième cap Horn Yann Éliès et Jean le Cam sont inséparables suite à leur incroyable duel. Les deux marins ne se quittent plus et échangent leurs positions en permanence. Ils naviguent même parfois à vue et se parlent à la VHF. Jean Le Cam passe le cap Horn, pour la sixième fois  : quatre fois dans le Vendée Globe (éditions 2004-2005, 2008-2009, 2012-2013 et 2016-2017), une fois dans la Barcelona World Race (en 2014-2015) et une fois dans la Whitbread avec Eric Tabarly (1981). Après deux mois de course, Yann Éliès n’est qu’à douze milles devant. La mer offre des conditions clémentes avec une quinzaine de nœuds de vent. Après deux mois, la plupart des skippers en ont marre de leur nourriture. Pas Jean ! Monsieur Le Cam n’a pas fait de concession de ce côté-là. « Le lyophal, c’est un truc pour les feignants qui ne veulent pas matosser. Les plats, c’est 60kg, le lyophilisé, c’est 30kg. Pour économiser 30kg, tu bouffes de la merde… ». Le 16 janvier, la chaleur et les sargasses sont au programme, ainsi que comme depuis un long moment, le duel avec Quéguiner-Leucémie Espoir : « Avec Yann, on se tutoie depuis la Tasmanie, c’est quand même plus de la moitié du tour du monde quand même ! C’est l’histoire dans l’histoire, » se plait à dire Jean Le Cam.  Cette histoire continue jusqu’à la fin de ce tour du monde puisque les deux skippers régatent ensemble jusqu’à la bouée Nouch Sud,  sans réussir à dépasser Jean-Pierre Dick. Les trois hommes ne sont séparés que de trois heures après plus de 80 jours en mer. Belle performance ! Dans cette grande aventure, Finistère Mer Vent termine donc sixième. Sans aucun doute possible, Jean Le Cam a encore un peu plus marqué le Vendée Globe de son empreinte. Clac, clac, clac ![Lire la suite]]]> <![CDATA[YANN ÉLIÈS, CINQUIÈME DU VENDÉE GLOBE]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1885 Thu, 26 Jan 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1885 Yann Élies a franchi la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne ce mercredi 25 janvier 2017 à 16 heures 13 minutes et 09 secondes (heure française). Il prend la cinquième place de ce Vendée Globe, tour du monde qu’il parvient à boucler pour la première fois, après son abandon sur blessure lors de l’édition 2008-2009. Son temps de course : 80 jours 03 heures 11 minutes et 09 secondes. Sa vitesse moyenne sur le parcours théorique de 24 500 milles est de 12,74 nœuds mais le skipper de Quéguiner-Leucémie Espoir a en réalité parcouru 27 132 milles sur l’eau, à la vitesse moyenne de 14,10 nœuds. Retour sur sa course. Yann Éliès voulait absolument boucler ce Vendée Globe et avant le départ, proclamait fort justement que s’il parvenait à le finir, il ne serait « pas bien loin du podium ». Et bien, c’est chose faite. Cinquième… et premier des bateaux classiques à dérives droites, puisque Armel Le Cléac’h, Alex Thomson, Jérémie Beyou et Jean-Pierre Dick, les quatre marins qui le précèdent au classement, menaient tous des foilers. C’est une sacrée revanche sur le destin que s’offre le skipper de Quéguiner-Leucémie Espoir, quand on se souvient du très grave accident qu’il avait subi au Sud de l’Australie, pendant l’édition 2008-2009. De ce point de vue, « je suis admiratif de ce qu’a fait Yann, je vois ça comme un exploit. Y retourner après ce qu’il a vécu est extraordinaire. Je ne sais pas si j’aurais été capable d’en faire autant » a déclaré à son sujet Jérémie Beyou mardi, en conférence de presse. Bel hommage. Joli coup dans l’Atlantique Sud Dès le départ le 6 novembre dernier, Yann Eliès montre qu’il faudra compter avec son savoir-faire, celui qui lui a permis de gagner trois fois La Solitaire du Figaro, entre autres faits d’armes de son (très) impressionnant palmarès. Yann navigue à bord du tout premier bateau signé VPLP-Verdier, à savoir l’ex-Safran de Marc Guillemot, troisième du Vendée Globe en 2009… C’est donc à la fois la machine qui a montré la voie prise depuis par tous les IMOCA, mais aussi le bateau avec lequel Marc était venu le secourir dans les mers du Sud. Au cap Finisterre, Yann Éliès est dans le paquet des dix bateaux de tête, alors aux côtés de Paul Meilhat et Jérémie Beyou, puis de Sébastien Josse et Vincent Riou. Au Cap-Vert, il est classé huitième. Même pointage à l’équateur, malgré un pot au noir complexe. Yann navigue alors devant… Jean Le Cam et Jean-Pierre Dick, deux concurrents qu’il retrouvera très souvent tout au long du parcours. Hélas une première avarie sur son hook de grand-voile lui fait perdre une cinquantaine de milles, qui se multiplient vite en sa défaveur. Son premier joli coup stratégique intervient dans la descente de l’Atlantique Sud : vers le 20 novembre, les sept bateaux de tête s’échappent et les circonstances météo vont faire que, toujours, cela va « partir par devant ». C’est le moment où Jean Le Cam annonce « des écarts énormes », en plusieurs milliers de milles… Ce qui se confirmera dans les grandes largeurs. Yann Éliès - qui émarge à 300, puis 800 et près de 1 200 milles derrière le groupe de tête - est fortement menacé de faire partie de la charrette subissant la double, puis triple punition… C’est-à-dire ceux qui vont se retrouver très vite dans une toute autre course, à 3 000 milles et plus des leaders. Pour garder le fil avec la tête de flotte, Yann tente alors une option très osée, via un couloir de vent étroit qui « coupe le fromage » dans l’Atlantique Sud. C’est chaud, mais ça passe et au cap de Bonne-Espérance, Quéguiner-Leucémie Espoir limite son débours au leader, à un gros millier de milles. Bien joué ! Deux fois bloqué par des tempêtes Yann Éliès est classé en sixième position dans l’océan Indien, devant Jean Le Cam et Jean-Pierre Dick. Malheureusement, il est obligé de mettre sa course entre parenthèses une première fois pendant 24 heures, car il n’a pas d’autre choix que de ralentir volontairement afin de laisser passer devant lui une grosse tempête venue de Madagascar. Il peste. Du coup, sa traversée de l’Indien est solitaire, intercalé à longue distance entre Jérémie Beyou devant lui et Jean Le Cam derrière. Yann double la longitude du cap Leeuwin en cinquième position après 33 jours et 4 heures le 9 décembre, vingt-trois heures après le Maître CoQ de Jérémie Beyou. Le Sud de l’Australie, de sinistre mémoire pour lui, se passe relativement bien hormis ces coups de vent qui le freinent pendant que, devant, la météo favorise encore le duo des meneurs : Armel Le Cléac’h et Alex Thomson. Nouveau coup de frein obligatoire au Sud de l’Australie, où il doit ralentir une deuxième fois pour laisser passer une furieuse tempête avec des vents prévus entre 60 et 80 nœuds ! C’est le moment où il temporise, pendant que Jean Le Cam peut passer plus au Sud et que, a contrario, Jean-Pierre Dick s’en va plein Nord emprunter le détroit de Bass, entre Tasmanie et Australie. C’est à la suite de cette option que le trio infernal se constitue, au Sud de la Nouvelle-Zélande : Jean-Pierre Dick, Yann Éliès, Jean Le Cam… On n’est encore qu’à la moitié du parcours du Vendée Globe et déjà ces trois compères-là ne se quittent plus, ou presque. Bord à bord avec Jean Le Cam Dans le Pacifique, Jean-Pierre Dick prend les devants par intermittences grâce aux performances de son foiler. Mais les deux « briscards » Yann Eliès et Jean Le Cam (tous deux triples vainqueurs de La Solitaire du Figaro) naviguent bord à bord. Et leur match dans le match est époustouflant. Par leur manière de naviguer bien sûr, mais aussi par leurs appels entre eux à la VHF et les vidéos qu’ils envoient au service de presse du Vendée Globe, souvent amusantes. Au cap Horn le 30 décembre, il y a du monde au portillon : Jean-Pierre Dick passe en début de matinée à 7h34, puis Jean Le Cam à 16h48 et Yann Eliès à peine plus d’une heure plus tard, à 17h56. Yann s’accroche : il veut d’abord absolument finir ce Vendée Globe et si possible à la cinquième place. « C’est tout bête, mais on ne voit que les cinq premiers sur les home-page des sites Internet », se justifie-t-il malicieusement. Jean-Pierre Dick essaie de leur fausser compagnie via le détroit de Lemaire et l’Est des Malouines. Nouveau contretemps pour Yann quand il déchire la chute de sa grand-voile sur un double empannage. Mais l’ex maître-voilier sait réparer ce genre de chose, comme il avait su également fabriquer un dessalinisateur fonctionnel avec les pièces des deux qui ne l’étaient plus… Entre autres menues avaries. Dans la remontée de l’Atlantique, Yann Éliès et Jean Le Cam ne se quittent plus et se taquinent par vidéos interposées quand ils ne le font pas directement entre eux. Le retour à la maison va lui aussi se faire quasiment bord à bord pour les deux Bretons. Au passage retour de l’équateur en 67 jours le 13 janvier, il n’y a qu’une demi-heure d’écart (31 minutes) entre Yann et Jean ! À grande vitesse, ils parviennent même à revenir à portée de lance-pierres de Jean-Pierre Dick, dans le dernier contournement de l’anticyclone des Açores. Tous deux tenteront d’ailleurs de lui faire l’intérieur du virage dans les deux derniers jours avant l’arrivée… Jusqu’au final dont on connaît maintenant le dénouement : Yann Eliès a bouclé le Vendée Globe. Cinquième. Et premier des « anciens » bateaux à dérives droites. On ne saura jamais quel aurait pu être son classement sans ces deux tempêtes scélérates qui l’ont contraint à copieusement ralentir dans le Grand Sud. Probablement meilleur encore, évidemment… Mais c’est déjà une sacrée performance de revenir aux Sables d’Olonne après à peine plus de 80 jours de mer ! Lui aussi a réussi son tour du monde. Bravo, Yann ![Lire la suite]]]> <![CDATA[JEAN-PIERRE DICK, QUATRIÈME DU VENDÉE GLOBE]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1884 Thu, 26 Jan 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1884 Ce mercredi 25 janvier à 14 heures 47 mn et 45 s (heure française), Jean-Pierre Dick a franchi en quatrième position la ligne d’arrivée du huitième Vendée Globe. Le skipper de StMichel-Virbac a bouclé son tour du monde en solitaire en 80 jours 1 heure 45 minutes 45 secondes. Il remporte au finish le match de l’infernal trio qu’il a composé avec Yann Eliès  (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean le Cam (Finistère Mer Vent), dans une régate quasiment au contact depuis l’océan Indien. Jean-Pierre Dick a parcouru 27 857 milles à la vitesse moyenne de 14,50 noeuds. Pour sa quatrième participation à l’épreuve, Jean-Pierre Dick qui a connu une sixième place (2004-2005), un abandon (2008) et une quatrième place (2012-2013), s’est doté d’un foiler de dernière génération. En effet, le vétérinaire niçois, devenu skipper breton, a peaufiné sa préparation avec l’espoir d’améliorer sa performance dans ce huitième Vendée Globe. Malheureusement, après une jolie phase de départ pour StMichel-Virbac récompensée par une deuxième position non loin du leader Alex Thomson (Hugo Boss), un mauvais choix tactique sous l’île de Madère rétrograde Jean-Pierre Dick à la douzième place. Le groupe de tête prend alors la poudre d’escampette et évite la glue du pot au noir, quand Jean-Pierre ne peut que venir chercher un Jean Le Cam, alors neuvième. Ces deux skippers deviennent inséparables, au point que l’inénarrable Jean, baptise le scénario « duel du Roi Jean et du Chevalier noir ».  Jean-Pierre Dick est évidemment déçu : « mes petits camarades sont à plus de 1 000 milles devant maintenant… il faut être zen ! » Zone interdite et détroit de Bass Dans l’océan Indien, le skipper fait parler son foil, surfant dans 35 nœuds de vent le long de la Zone d’Exclusion Antarctique (ZEA) et grappille des milles sur Yann Élies. Hélas pour Jean-Pierre, une inattention lui fait franchir la ligne rouge de cette zone interdite par les Instructions de Course, et il doit faire demi-tour pour réparer sa faute qui lui coûte des milles durement gagnés. Cependant, c’est un coup original autant qu’inédit sur le Vendée Globe, qui permet au skipper niçois de retrouver sa place au sein du trio infernal. Pour éviter une virulente dépression avant d’entrer dans le Pacifique, StMichel-Virbac emprunte le détroit de Bass situé entre l’Australie et la Tasmanie, une belle rallonge de route, dotée qui plus est de bancs de sable dangereux ! L’opération de sécurité s’avère tactiquement payante et au final ramène le « Chevalier noir » au contact de ses deux meilleurs « ennemis », victimes d’un coup d’arrêt dans l’énorme tempête australe. Pour Jean-Pierre Dick, 2016 s’achève au cap Horn : il est alors en quatrième position, 700 milles derrière Jérémie Beyou (Maître CoQ) et 130 milles devant Jean le Cam (Finistère Mer Vent). Une remontée de l’Atlantique difficile Dans les conditions  sévères de la remontée de l’Atlantique, les trois navigateurs s’échangent tour à tour les 4ème, 5ème et 6ème places. Le 13 janvier, le skipper de StMichel-Virbac très rapide avec ses foils, établit le nouveau temps de référence entre le cap Horn et l’équateur en 13 jours 3 heures et 59 minutes. Cependant, les fins experts que sont Yann Eliès et Jean Le Cam ne s’en laissent pas conter, même par un foiler de dernière génération. « Je dois m’appliquer car je me bats contre les meilleurs Figaristes du circuit, six fois vainqueurs de La Solitaire du Figaro à eux deux ! Ils excellent dans la régate au contact ! » livre Jean-Pierre lors d’une vacation radio. En effet, les trois skippers qui se tiennent dans un mouchoir de poche dorment peu, règlent en finesse et surveillent le plan d’eau par ailleurs très fréquenté. Dans la toute dernière ligne droite, le « Chevalier noir » chute dans son bateau et s’ouvre le menton : il se pose trois agrafes tant bien que mal entre deux soubresauts du monocoque qui marche à 20 nœuds... Mais il se bat jusqu’au bout pour garder cette quatrième place, tout en se faisant plaisir avec ses foils.  Un finish très serré « Il faut que j’adopte la bonne stratégie pour la suite. C’est certainement celle de la patience ! Cela va être très frustrant car Yann et Jean ont plus de vent derrière, donc ils vont revenir très vite sur moi. Si j’arrive avec dix milles d’écart par rapport à mes concurrents sur la ligne d’arrivée, ce sera déjà un beau succès » lâche Jean-Pierre Dick à la veille de l’arrivée. Lorsque l’IMOCA bleu et orange coupe la ligne, à la fameuse bouée Nouch Sud, l’étrave de Yann Éliès est encore à douze milles des Sables-d’Olonne et celle du Roi Jean à une trentaine de milles. A 51 ans, le marin Jean-Pierre Dick n’a sans doute pas encore pu gagner le Vendée Globe dont il rêve, mais le « gentleman sailor », comme l'a baptisé Loick Peyron, réalise une belle performance en terminant son tour du monde derrière trois immenses champions.[Lire la suite]]]> <![CDATA[JÉRÉMIE BEYOU DÉCROCHE LE PODIUM DU VENDÉE GLOBE !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1883 Tue, 24 Jan 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1883 Jérémie Beyou a coupé la ligne d’arrivée du 8e Vendée Globe ce lundi 23 janvier 2017 à 19 heures 40 minutes et 40 secondes, soit quatre jours 3h après le vainqueur Armel Le Cléac’h. Le navigateur de 40 ans achève non sans douleur son troisième Vendée Globe, en 78 jours 06h et 38mn, après deux tentatives en 2008 et 2012. Aux avant-postes depuis le départ du 6 novembre, Jérémie Beyou qui n’a pas été épargné par les soucis techniques a fait preuve d’une belle résistance pour se maintenir en embuscade derrière le duo de leaders. Grâce à son Maître CoQ de 2010 audacieusement doté de foils, le marin finistérien a largement atteint son objectif en montant sur la troisième marche du podium! Franchissant en vainqueur la ligne d’arrivée de la Transat New York-Vendée en juin dernier, Jérémie endossait un statut de sérieux prétendant au podium du Vendée Globe 2016-2017. C’est donc fort d’une confiance supplémentaire que le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro (2005, 2011 et 2014) partait à l’assaut de son troisième  tour du monde en solo. Une dose de confiance bien utile, car en effet la boucle du skipper de Maître CoQ fut  émaillée de pépins techniques. Lâché peu après le départ par deux de ses pilotes automatiques, puis subissant une panne d’antennes Fleet qui le prive de ses moyens de communication  et donc d’informations météo, Jérémie Beyou pioche rapidement dans ses ressources pour s’accrocher au groupe de tête. Les ennuis ne s’arrêtent pas là : « Quand mon hook de grand-voile a cassé, j’ai failli baisser les bras. Il faisait nuit noire je me disais que je n’arriverais pas à réparer. Après, je ne sais pas où je suis allé chercher ça, mais j’ai réussi à le faire. Chaque manœuvre propre est une belle victoire, il faut se satisfaire de ça. » Dans le groupe de tête, les abandons successifs de Vincent Riou (PRB), Morgan Lagravière (Safran) au passage du premier cap, puis de Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) et Paul Meilhat (SMA) après l’Océan Indien, laissent Maître CoQ un peu seul, dans son combat avec lui-même et en plus proche chasseur de Banque Populaire VIII et Hugo Boss dans le Pacifique, puis dans la remontée de l’Atlantique. Cap-Hornier, enfin ! Malgré l’adversité et les tracas techniques, Jérémie maintient sa troisième position jusqu’au bout, jamais réellement menacé par son trio de poursuivants Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean le Cam qui naviguent collés-serrés quelques centaines de milles dans son sillage. Le skipper de Maître CoQ ne boude pas son plaisir alors qu’il franchit son premier cap Horn, le 27 décembre après 51 jours de course : « J’ai pris beaucoup de départs de tours du monde, entre le Vendée Globe, le Trophée Jules-Verne et la Barcelona World Race, à chaque fois, je n’ai pas réussi à passer le cap Horn, donc il est temps ! » Le marin de la baie de Morlaix aura ensuite assuré sa remontée de l’Atlantique dans la plus grande vigilance, entre vents erratiques et  horripilantes zones de calmes. «J’y vais pas à pas, jour après jour, chaque journée passée est une journée gagnée, j’essaie d’avancer comme ça, sans me projeter plus loin » se désole le skipper qui reste scotché plusieurs heures par les caprices d’Eole avant d’achever laborieusement sa boucle jusqu’à la bouée Nouch Sud qui marque la ligne d’arrivée.  Quelques chiffres à retenir : Jérémie Beyou, troisième solitaire arrivé aux Sables d’Olonne a parcouru 27 101 milles nautiques à la vitesse moyenne de 14.43 noeuds . Sa meilleure moyenne est de 21 noeuds avec une distance de 504 milles couverts en 24h (le 21 novembre). Les premiers mots de Jérémie Beyou (Maître CoQ) Jérémie, qu’est ce qui se passe dans votre tête au moment de franchir la ligne ? Jérémie Beyou : « C’est de l’euphorie, de l’adrénaline, du plaisir, quelque chose d’énorme et ce n’est pas fini ! Je viens de passer la ligne, depuis une semaine, je sais qu’il y a des préparatifs qui m’attendent, mais j’ai demandé à ce qu’on me laisse tranquille pour rester concentré. Maintenant, je vais me laisser porter, lâcher prise, parce que j’en ai besoin ! » D’autant que cette arrivée a été très longue à se dessiner, comment avez-vous vécu ces trois derniers jours à progresser au ralenti dans une vaste zone sans vent ? JB : « C’était très dur à vivre. Des pétoles, j’en ai eu pendant le Vendée Globe, mais jamais je ne m’étais dit que j’allais y rester. Là, je me suis retrouvé bloqué si près du but sans trouver la sortie, j’ai un peu paniqué, je me suis dit que j’allais tout perdre, c’était terrible. Malgré ça, je suis resté concentré à bloc pendant trois jours, je n’ai rien lâché, pas dormi ni mangé pour ne rien rater. Et je n’ai su qu’hier soir à la tombée de la nuit que c’était bon, du coup, la nuit a été plutôt sympa, j’en ai bien profité. » Vous voilà troisième du Vendée Globe, auriez-vous signé pour une telle place avant le départ ? JB : « Oui, parce que cela aurait voulu dire que j’étais 100% sûr de finir ! J’ai déjà payé pour savoir que sur cette course, tu peux rester sur le bord de la route très rapidement. Après, je me suis frotté à de super marins qui ont vraiment bien navigué, Armel et Alex, avec de très bons bateaux de dernière génération. Nous nous sommes présentés avec un bateau de six ans, nous avons relevé le pari audacieux de le transformer en se disant que l’on pouvait être sur le podium voire gagner, au final, cette troisième place, c’est un très beau résultat, il va falloir en profiter. » Les foils, c’était le bon choix ? JB : « Oui, c’est sûr. Lorsque j’ai pris beaucoup de retard dans le Pot-au-noir, j’ai réussi grâce aux foils à rester le plus longtemps possible devant un front froid et accrocher le paquet où il y avait SMA et PRB, je pense que sans les foils, je me serais fait décrocher. Dans le Sud aussi, sans les foils, je n’aurais jamais réussi à revenir sur SMA quand j’ai cassé mon hook de grand-voile. Donc oui, c’était le bon choix, le bateau a vraiment progressé, nous avons en plus eu 100% de fiabilité sur les foils. » Qu’est-ce qui vous a aidé à ne jamais lâcher dans cette course ? JB : « Je ne sais pas ! J’ai parfois discuté avec l’apnéiste Stéphane Mifsud qui travaille beaucoup sur le mental. Il dit souvent que l’on ne sait pas au final de quoi on est capable, mais que c’est quand on se retrouve devant le fait accompli, obligé de se retrousser les manches, que l’on se découvre et qu’il faut être fier de soi lorsque l’on surmonte les problèmes. Je pense que je me suis découvert et je n’ai pas honte de dire que quand j’ai réussi à me relever de tout ça, j’étais fier de moi, parce que c’était vraiment difficile. D’autres auraient peut-être surmonté ces avaries plus facilement, mais pour moi, c’étaient de réels challenges. » Ce Vendée Globe est-il la course la plus dure que vous ayez disputée ? JB : « Oui. Sur la Solitaire du Figaro, tu vis des moments très durs, parce que tu vas au bout de toi-même, mais ça ne reste que du sportif. Sur un Vendée Globe, tu te retrouves avec tout un panel de problèmes : un coup, c’est le physique, un autre le bateau, parfois la météo, parfois même les autres. Quand Kito de Pavant est en train de couler avec son bateau, c’est dur à vivre ! Donc sur la diversité des choses que tu vis, c’est la plus dure, mais c’est aussi pour ça que c’est la plus belle. C’est vraiment une course très intense où rien ne t’est donné, il faut aller chercher chaque mille, chaque minute. Il y a des moments où tu te demandes vraiment ce que tu fais là, parce que c’est stressant, ça va vite, ou parce que physiquement, tu es au bout. Mais il y a aussi de la joie, par exemple quand j’ai appris que Kito était à l’abri sur le Marion-Dufresne, c’est hyper intense en émotion. » Avez-vous eu des moments d’euphorie ? JB : « Oui, ce sont des bateaux durs, mais quand tu as trouvé les bons réglages, la bonne option, la bonne voile et que tu te retrouves tout seul dans le Grand Sud dans des endroits où personne ne va, c’est fabuleux, le kif complet ! C’est pour ça que tu fais tout ça. Ce sont souvent les moments moins bien qui ressortent sur le coup parce que tu as du mal à prendre du recul, mais il y a quand même aussi du plaisir et dans quelques semaines, je ne retiendrai que les bons moments. » Le Cap Horn fait-il partie de ces bons moments ?  JB : « Oui, c’était assez magique. Je suis arrivé avec de la brise, 35-40 nœuds, j’avais de l’eau au niveau du puits de quille, du coup, j’étais vraiment préoccupé par ça, et tout d’un coup, tu as ce caillou avec son air inquiétant qui se présente à toi, ça a quelque chose de mystérieux, de magique, tu découvres ce truc au bout du bout du monde, qui ne fait pas terrien, tu as l’impression d’être sur une autre planète. C’était assez bizarre et ça m’a fait penser à toutes les histoires maritimes que j’avais lues, ces bateaux qui ont coulé, ces marins qui ont trépassé, tu te dis que le Cap Horn se mérite. » Vous avez passé 78 jours en mer, cela vous a-t-il paru long ? JB : « Non, c’est passé hyper vite, à part peut-être la remontée de l’Atlantique, pendant laquelle j’ai eu des conditions vraiment pas classiques. Sur la globalité, tu ne vois pas passer ces 78 jours, parce que tu es au charbon tout le temps, tu n’as pas un moment de répit, le bateau ne te laisse jamais tranquille, tu as toujours une décision à prendre, un mouvement à faire. Je pense aussi que ça ne m’a pas pesé parce que j’étais dans la bataille pour le podium, ça m’a tenu en haleine. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[ALEX THOMSON, HUGO BOSS, DEUXIÈME DU VENDÉE GLOBE 2016-2017]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1882 Mon, 23 Jan 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1882 Alex Thomson a franchi la ligne d’arrivée du 8e Vendée Globe ce vendredi 20 janvier 2017 à 8 heures 37 minutes et 15 secondes, heure française, 15 h  59 mn et 29 s après le vainqueur Armel Le Cléac’h. Pour sa quatrième participation au Vendée Globe (3e en 2013, abandon en 2004 et 2008), le Britannique a imprimé un rythme d’enfer battant le record de distance parcourue sur 24 heures avec 536,81 milles avalés à la vitesse moyenne de 22,4 nœuds ! Privé de son foil depuis le 19 novembre, Alex a su maintenir la pression sur son adversaire Armel Le Cléac’h… jusqu’au bout. Le Britannique Alex Thomson achève ce Vendée Globe 2016-2017 à la deuxième place, à l’issue d’un extraordinaire duel avec Armel le Cléac’h : le suspense a duré jusqu’au dernier jour de course ! Sa vitesse moyenne sur le parcours théorique de 24 500 milles est de 13,64 nœuds. Mais Hugo Boss a en réalité parcouru 27 636 milles sur l’eau à la vitesse moyenne de 15,39 nœuds. Ce vendredi matin s’achève donc le quatrième tour du monde en solitaire d’Alex Thomson (42 ans) qui, après deux abandons en 2004 et 2008, montait sur la troisième marche du podium en 2012-2013, juste derrière… Armel le Cléac’h. Avant le départ du ponton de Port-Olona, le monocoque à foils noir suscitait déjà l’admiration du plus grand nombre, public très averti y compris. Le marin britannique qui navigue sous les couleurs d’Hugo Boss depuis près de 15 années est un personnage certainement plus exubérant que son rival breton au comportement de métronome dans ce Vendée Globe. Une audace et un talent sportif dont témoignent les célèbres vidéos Mast, Keel et Sky walks. L’IMOCA à foils au look avant-gardiste dessiné par Guillaume Verdier et le cabinet VPLP et construit par le chantier anglais Green Marine, a démontré un potentiel de vitesse supérieur à tous ses concurrents. Un tour du monde express Pour cette huitième édition du Vendée Globe, le duel a commencé dès le début de la course, puisque Alex Thomson était en tête les 7 et 8 novembre, puis treize jours du 12 au 26 novembre, ainsi que les 26 novembre, 1er et 2 décembre. Privilège qu’Armel ne lui laissera plus jusqu’à l’arrivée… Le 15 novembre, il établit un nouveau temps de référence au passage de l’équateur en 9j 07h 02mn soit 1 jour et 4 heures de moins que le précédent détenu par Jean Le Cam depuis 2004. Le Britannique est alors trois heures devant Armel Le Cléac’h et accélère encore puisque le 19 novembre, il est 133,70 milles devant le futur vainqueur : c’est le plus grand écart qu’il pourra lui infliger, mais il casse alors son foil tribord… Malgré cette avarie, le 24 novembre Alex Thomson franchit la longitude du cap de Bonne-Espérance après 17 jours 22h et 58 mn de mer, pulvérisant le temps de référence d'Armel Le Cléac'h de 2012 de plus de cinq jours. Il a encore 4h 22 minutes d’avance sur son poursuivant. Handicapé par son avarie de foil tribord, Alex Thomson voit son adversaire préféré gérer les transitions entre les systèmes météo à la perfection : il lui rend cinq heures au passage de la longitude du cap Leeuwin. Et la traversée du Pacifique ne lui est pas favorable lorsque les deux leaders doivent contourner un anticyclone mal positionné juste au-dessus de la Zone d’Exclusion Antarctique : le skipper de Banque Populaire VIII fort de sa petite avance, fait alors le break : le 25 décembre, Alex Thomson passe le cap Horn quasiment deux jours après et avec 819 milles d’écart sur le premier. Mais malgré les retours successifs du Britannique pendant toute la remontée de l’Atlantique, après les Falkland, au large du Brésil, dans un Pot au Noir à rallonge, au passage des Açores et jusqu’à la veille de l’arrivée, Armel Le Cléac’h est à portée de lance-pierres... mais toujours devant. Pourtant le 16 janvier matin, Hugo Boss s’adjuge le record de distance parcourue en 24 heures avec 536,81 milles à la moyenne de 22,4 nœuds ! Le 18 janvier à la veille de l’arrivée aux Sables d’Olonne, le skipper britannique est à seulement 40 milles derrière son rival français, toujours en compétition pour la première place : « J’essaie de faire fonctionner mon anémomètre (qui perturbe le fonctionnement du pilote automatique). Mais il ne me reste plus d’options pour revenir sur Armel. Je ne me concentre pas sur l’arrivée mais sur ce qu’il faut faire pour que les pilotes automatiques fonctionnent afin que je puisse dormir. J’ai fait une nuit blanche et suis très fatigué… » déclare le solitaire qui finira sa magnifique course au lever du soleil après avoir été obligé de tirer des bords pour conclure son quatrième Vendée Globe en dauphin.   Les premiers mots d’Alex Thomson : "C’est super surtout de finir. Il y a 24-36 heures, je savais que c’était fini et qu’Armel allait gagner. Je n’ai dormi que 5 heures en 3 jours et depuis 24 heures, je n’ai pas dormi du tout. Le foil ? Cela arrive. Cela fait partie du jeu du Vendée Globe. Je ressentais une certaine frustration, mais maintenant je n’y pense plus. Cela n’a pas été facile. Cette course ne m’a pas plu autant que la dernière édition. Je veux dormir ! Mais je sais que si je dors, je vais me réveiller dans une heure.  Troisième, deuxième… la suite, on verra. Je voudrais mettre en place un projet compétitif. Armel est une machine, Un grand marin. Il a fait deux fois deuxième. Il fallait qu’il gagne. C'est quelqu'un de très modeste. Très sympa. Son équipe a fait un super boulot." "C’est l’extase. Ces dernières journées semblaient traîner en longueur. C’est super d’être aux Sables avec ce beau temps. Je ne veux plus parler de la frustration que j’ai ressentie. Il était difficile de me rapprocher d’Armel. Je savais qu’il aurait fallu quelque chose d’exceptionnel pour le rattraper. Le foil est complètement parti. Il ne reste plus rien. Je crois qu’après les dégâts l’eau a fait son travail et puis un jour j’ai pu le retirer. Cette course a été douloureuse. Surtout mentalement après la perte du foil. Mais on oublie vite cette douleur. Les messages de soutien sur Facebook m’ont encouragé. Lors du dernier Vendée Globe j’ai perdu 8kg, mais au cap Horn cette fois j’avais l’impression d’avoir pris du poids. C’était fabuleux de battre le record (des 24 heures). J’ai peur lorsque le bateau accélère et je suis en sueur à ce moment-là. L’accueil ici est fabuleux. Et la fête après est encore meilleure ! On se dit quelques jours avant que l’on n’a pas trop envie de voir tant de monde, mais là avec le beau temps, c’est incroyable. J’étais le chasseur. Lui, il était le chassé. Cela a dû être affreux pour Armel. Il a bien mérité cette victoire. Félicitations, Armel ! "[Lire la suite]]]> <![CDATA[ARMEL LE CLÉAC’H, BANQUE POPULAIRE VIII, VAINQUEUR DU VENDÉE GLOBE 2016-2017]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1881 Mon, 23 Jan 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1881 Armel Le Cléac’h a franchi la ligne d’arrivée du 8e Vendée Globe ce jeudi 19 janvier 2017 à 16 heures 37 minutes et 46 secondes, heure française. Pour sa 3e participation, le skipper de Banque Populaire VIII, signe une performance remarquable et impose un nouveau temps de référence sur ce tour du monde en solitaire en monocoque : 74 jours 03 heures 35 mn 46 s (soit 3 jours 22h et 41 mn de moins que François Gabart en 2013). Sa vitesse moyenne sur le parcours théorique de 24 500 milles est de 13,77 nœuds. Armel a en réalité parcouru 27 455 milles sur l’eau à la vitesse moyenne de 15,43 nœuds. Deux fois deuxième sur l’Everest des mers (2008 et 2012), le Breton de 39 ans, natif de Saint-Pol-de-Léon, décroche enfin le graal ! Armel Le Cléac’h, victorieux de la Transat Bakerly entre Plymouth et New York en 2016 sur son IMOCA à foils, atteint enfin son graal en remportant une victoire dans le tour du monde en solitaire, après en avoir été le dauphin de Michel Desjoyeaux en 2008-2009, puis celui de François Gabart en 2012-2013. Depuis le départ le 6 novembre des Sables-d’Olonne, le Finistérien de St Pol de Léon, a dû exprimer toutes ses ressources de double vainqueur de Solitaire en Figaro afin de contenir, jusqu’au finish, les assauts du tenace Britannique Alex Thomson sur Hugo Boss. C’est une fantastique bataille de foilers autour de la planète, que ces deux champions hors normes et leur team préparaient méticuleusement depuis près de deux années, avec la victoire pour seul objectif. Victoire de la stratégie et de la rigueur pour un marin qui aime le défi Avant le départ, le skipper de Banque Populaire VIII livrait son sentiment sur sa position de favori « C’est le marin qui fait la différence, le meilleur c’est celui qui fera le moins d’erreurs sur l’eau. On part en pionniers car à ce jour, aucun monocoque 60 pieds n’a fait le tour du monde avec des foils ! Je fais partie des favoris mais je ne suis pas le seul, il y a eu 4 transatlantiques depuis que je navigue à bord de Banque Populaire VIII j’en ai gagné une… » Conformément à sa réputation le « Chacal » n’a rien lâché, mais son poursuivant britannique au puissant bateau noir n'a pas lâché grand-chose non plus, s’affirmant comme son fidèle rival depuis le 7 novembre, lendemain du départ, car dès lors Armel et Alex vont s’échanger la position de leader. « Sur un bateau je passe en mode guerrier et aventurier » assure le navigateur breton au mental d’acier, qui de plus s’est préparé physiquement comme jamais. Une bataille contrôlée de bout en bout Dès le départ des Sables d’Olonne, les foilers profitent des conditions toniques pour s’offrir quelques sessions de survitesse à plus de 30 nœuds et les groupes se dessinent au passage du Cap Vert, après les choix de positionnement aux Canaries. Armel Le Cléac’h navigue en tête avec Vincent Riou (PRB) et se laisse même prendre un peu de terrain par ce dernier, le skipper de Banque Populaire a un petit passage à vide mais il reprend les manettes en arrivant au Pot au Noir. C’est pourtant la fusée noire d’Alex Thomson qui domine la descente de l’Atlantique, en effet HUGO BOSS franchit l’équateur 3h avant Armel sur Banque Populaire VIII, améliorant au passage le temps de référence détenu par Jean le Cam depuis 2004 ! Toujours au coude à coude dans l’Atlantique, Armel Le Cléac’h et Vincent Riou mettent du charbon dans leur machine pour aller chercher Alex Thomson, c’est sport, ça va vite mais le marin britannique conserve 133 milles d’avance au large du Brésil. Pourtant le skipper gallois subit un coup du sort, le 19 novembre il annonce avoir perdu son foil tribord après une collision avec un OFNI. Malgré cela, cinq jours plus tard il entre en tête dans l’océan Indien avec 4 h 22 minutes d’avance sur Armel et signe un nouveau temps de référence à Bonne Espérance améliorant le chrono de François Gabart en 2012. Alors qu’ils naviguent très proches aux Kerguelen, les leaders ont la bonne surprise de pouvoir échanger quelques mots avec les passagers d’un hélicoptère de la Marine Nationale venus les filmer. Le 3 décembre Armel Le Cléac’h envoie un message à terre « Aujourd’hui est un jour particulier c’est l’anniversaire de mon fils Edgar, il a 6 ans » Mais surtout, ce 3 décembre, le Chacal s’installe aux commandes de l’épreuve et y restera pendant 47 jours, soit jusqu’à la ligne d’arrivée. Au Cap Leeuwin après 28 jours et 20 heures de course, Alex Thomson est toujours en embuscade plus ou moins 100 milles dans le tableau arrière d’Armel Le Cléac'h, le skipper de Banque Populaire VIII qui à son tour améliore de plus de 5 jours et 14 heures le temps de François Gabart en 2012. Après un Pacifique très habilement négocié par le leader, ce sont 819 milles et 48 heures qui séparent Armel de son tenace poursuivant, à l’approche du Cap Horn.  Après les abandons des rivaux annoncés comme les plus dangereux, Vincent Riou et Sébastien Josse notamment, la remontée de l’Atlantique s’annonce plus que jamais comme du match-racing. « J’ai sorti le champagne pour mon troisième passage du cap Horn en IMOCA et il était bien frais !» claironne fièrement Armel Le Cléac’h. Les incertitudes de la remontée vers les Sables Le jeu de l’élastique qui se tend et se détend au fil des aléas météo, met les nerfs très solides du skipper de Banque Populaire à rude épreuve car l’avion de chasse Alex Thomson ne lâche pas un gramme de pression. « 58 jours de course, je ne vous cache pas qu’il y a de la fatigue physique et mentale. Les manœuvres deviennent plus difficiles, la bataille sur l’eau avec Alex est toujours au rendez-vous, c’est donc la pression jusqu’au bout. Depuis mon passage au cap Horn, on ne peut pas dire que cette remontée de l’Atlantique soit en ma faveur. Après avoir perdu une partie de mon avance dans l’Atlantique sud, voilà que le Pot au noir est également favorable à Alex Thomson. Mais j’ai toujours une centaine de milles d’avance, et l’important est d’être devant aux Sables » se plaint Armel. Comme pour en rajouter une couche sur les nerfs du leader, le 16 janvier Alex Thomson fait tomber le record de distance en 24h en couvrant 536,81 milles à la moyenne de 22,36 nœuds ! Mais le métronome Armel ne se laisse pas impressionner et, bien qu’à la latitude des Sables d’Olonne, il est encore contraint d’éviter par le nord une bulle sans vent, avant de pouvoir se faire propulser sur la ligne d’arrivée. Son redoutable poursuivant le skipper d’Hugo Boss toujours sur ses talons, Armel Le Cléac’h terminera son Vendée Globe tel un figariste, avec des nuits sans sommeil pour garder le contrôle, cela sera le prix de la victoire. Armel Le Cléac’h aura quarante ans le 11 mai prochain, à la veille de la remise des prix du huitième Vendée Globe. Il y recevra le plus beau des cadeaux d’anniversaire, ce trophée qu’il convoite depuis dix ans !   Les premiers mots du vainqueur : « Ca va mais je suis fatigué parce que les derniers jours n’ont pas été de tout repos et qu’il fait très froid depuis ce matin…La pression commence à redescendre depuis quelques heures et ça fait du bien ! » « Je réalise que j’ai fait quelque chose d’énorme…ma remontée du chenal c’est sûr que ça sera très différent d’il y a quatre ans ! Je sais qu’il y aura énormément d’émotion et je vais partager ce moment avec toute mon équipe » « C’est mon troisième Vendée Globe, c’est celui-là que je voulais absolument aller chercher… Alex Thomson a été un adversaire redoutable » « Dans le pacifique j’étais en phase avec la météo, je me sentais très bien. J’ai un hook de drisse qui a cassé et cela m’a empêché d’utiliser une voile dans le pacifique, après j’ai eu un peu peur que les autres hooks cassent aussi » « Je pensais avoir fait le trou au Cap Horn mais tout a été contre moi, l’anticyclone dans l’Atlantique sud qui m’a barré la route, après le Pot au noir m’a été défavorable, ensuite dans la zone de transition de la dépression au large des Canaries c’était le bordel, à chaque fois tout était pour lui et rien pour moi, nerveusement c’était dur à vivre parce qu’il revenait à chaque fois ! Je n’avais pas le choix et je m’immisçais vraiment dans les éléments. En ayant passé le cap Horn avec 800 milles d’avance, je ne pensais pas avoir ce scénario pendant un mois, ni cette pression jusqu’au bout. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[VENDEE GLOBE SEMAINE 10: 48 HEURES POUR VAINCRE]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1880 Wed, 18 Jan 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1880 A 600 milles de l’arrivée toujours prévue jeudi, Armel Le Cléac’h fait mieux que résister à la pression constante d’Alex Thomson : encore 75 milles d’avance. Armel est déjà à la latitude des Sables d’Olonne mais les deux meneurs vont devoir aller virer très Nord, probablement jusqu’à l’entrée de la Manche. Alan Roura et Rich Wilson, eux, ont franchi le cap Horn. Les écrans d’Armel Le Cléac'h indiquent ce matin une latitude bénie des circumnavigateurs : 46 degrés Nord. C’est celle des Sables d’Olonne. Autrement dit le leader Banque Populaire VIII est « en face », 600 milles au grand large du phare des Barges, de la bouée Nouch Sud et du chenal tant désiré. Mais on le sait, la route directe n’est pas jouable : pour faire le tour d’une bulle de vents faibles et profiter d’une bascule du vent il faut aller virer très nord, probablement jusqu’à l’entrée de la Manche, avant de pouvoir plonger sur les Sables d’Olonne dans un vent de Nord-Est qui s’annonce glacial. La journée de demain mercredi sera donc décisive… et n’oubliez pas votre petite laine jeudi pour aller accueillir les héros : le Nord-Est à cette époque, il pique ! Dans quel ordre ? Ce n’est pas fait encore puisque le timing du virement sera décisif et qu’Alex Thomson ne manquera pas de tout tenter, jusqu’au bout. Certes, chaque mille qui passe joue par définition en faveur d’Armel Le Cléac’h. Il ne reste plus que 2% du parcours à boucler et son avance est maintenant supérieure aux 10% de la distance restant à couvrir (75 milles d’avance pour 600 milles à faire), ratio bien connu des régatiers et coureurs de la classe Figaro à partir duquel on peut commencer à croire fort en ses chances de victoire.Colman et Amedeo votent Le Cléac’hMais il reste deux nuits en mer, un peu plus de 48 heures de course et tout peut donc encore arriver. Il y aura du trafic, des cargos, des pêcheurs… et on ne sait évidemment pas tout du potentiel réel des bateaux – au passage, on vous parie qu’on apprendra encore beaucoup d’avaries après l’arrivée, que les leaders auront soigneusement caché ou minimisé. Une drisse ou une écoute qui lâche, un mauvais timing de virement… et surtout un Alex Thomson qui ne va évidemment rien lâcher… tout est possible. Entre autres quand le vent va mollir, qu’Armel Le Cléac’h devrait être le premier à ralentir et qu’Alex pourrait en profiter pour réduire l’écart. Pour le moment, les deux leaders ont légèrement freiné (journée autour de 480 milles tout de même !) mais font jeu égal encore, à 17 nœuds de moyenne ce matin. Tiens, au fait, que pensent les autres concurrents de cet incroyable duel final ? Nous avons joint ce matin Conrad Colman et Fabrice Amedeo et ils sont bien embêtés pour répondre ! Tous deux miseraient tout de même un petit billet sur Armel Le Cléac’h. Pour Conrad Colman, « Alex Thomson a le couteau entre les dents et il va tout faire pour essayer de doubler Armel. Mais je crois qu’Armel n’est pas appelé ‘Le Chacal’ pour rien, il a quelques milles d’avance et je crois qu’il ne va pas laisser passer notre ami britannique. » Fabrice Amedeo est du même avis : « c’est difficile à dire…Alex cravache et revient très fort, mais je pense qu’Armel est armé pour défendre sa place. Et c’est un redoutable stratège. Je pense qu’il va avoir chaud jusqu’au bout, que ça va être très serré, mais qu’il va tenir.» Voilà pour les sondages… dont l’actualité récente nous enseigne qu’il faut toujours se méfier ! Pour Alex comme pour Armel, la lutte finale est engagée, elle est intense et ne prendra fin que dans deux jours, quand il faudra bien que ce Vendée Globe désigne un seul vainqueur. De quelques milles, ou de quelques longueurs ? Nous verrons bien.Le benjamin et le doyen ont passé le HornTous le reste de la flotte a évidemment perdu du terrain sur les leaders avec les deux journées extraordinaires que viennent d’enchaîner Thomson et Le Cléac’h. Mais cela ne change rien pour le moment à un classement très stable. Au grand large d’Agadir, Jérémie Beyou (Maître CoQ, 3e) est légèrement ralenti mais progresse tout de même à près de 14 nœuds. Ce n’est pas le cas du 4e Jean-Pierre Dick (St Michel-Virbac). En proie à une zone de transition, il n’atteint pas les 10 nœuds et voit revenir à moins de 200 milles Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir), toujours accompagné de Jean Le Cam (Finistère Mer Vent, 6e). Yann estimait hier pouvoir revenir peut-être à une centaine de milles de Jean-Pierre… Louis Burton (Bureau Vallée) marche bien – 16 nœuds – à 400 milles de l’équateur et se prépare à affronter le pot au noir retour. Bien plus loin dans l’Atlantique Sud, Nandor Fa (spirit of Hungary) au grand large, Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) près des côtes sud-américaines et Conrad Colman (Foresight Natural Energy) sur une trajectoire médiane sont toujours aux prises avec une zone de hautes pressions qui gêne leur progression. Mais Conrad a retrouvé un peu de vent ce matin… et regrette ses trois voiles perdues dans le Grand Sud, lesquelles vont cruellement lui manquer pour la remontée de l’Atlantique. Entre le Horn et Les Malouines, c’est plutôt du bonheur pour Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) qui vient de renvoyer de la toile et lutte toujours avec Arnaud Boissières (La Mie Câline), à proximité de l’île des Etats. Le benjamin Suisse Alan Roura (La Fabrique), a passé le cap Horn hier soir à 17h39. Il a été imité en cela ce matin à 3h57 par le doyen de la course, l’Américain Rich Wilson (Great American IV). Le plus jeune et le plus âgé de ce Vendée Globe entament leur remontée finale. Il ne reste donc plus que quatre bateaux dans le Pacifique ce matin : Didac Costa et Romain Attanasio (One Planet One Ocean et Famille Mary-Etamine du Lys) séparés d’une grosse centaine de milles, un peu moins de 1000 milles à l’Ouest du cap Horn. Pieter Heerema (No Way Back) et Sébastien Destremau (Technofirst-FaceOcean) mènent toujours leur bonhomme de chemin en queue de flotte, au milieu du Pacifique.   La semaine 10 du Vendée Globe en images!   [Lire la suite]]]> <![CDATA[VENDÉE GLOBE SEMAINE 9: CORPS FATIGUÉS ET NERFS À VIF]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1879 Wed, 11 Jan 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1879 Dans une grosse semaine on saura qui est le grand vainqueur du huitième Vendée Globe. Avantage Armel Le Cléac’h pour le moment mais l’issue reste très indécise, tant Alex Thomson se révèle accrocheur. Les deux leaders sont sortis du Pot au noir et rien n’est fait à plus de 2700 milles de l’arrivée aux Sables d’Olonne. Leur mental est mis à rude épreuve, les corps fatiguent… Joint ce midi dans le Vendée Live, Jérémie Beyou, 3e, reste en embuscade à l'approche de l’équateur, tandis que les inséparables Yann Eliès et Jean Le Cam tentent de recoller à Jean-Pierre Dick pour une place au pied du podium. Derrière Nandor Fa qui a franchi le cap Horn ce matin à la 8e place, plusieurs duels se mettent en place dans le Pacifique, dont celui opposant le doyen et le benjamin du Vendée Globe, Rich Wilson et Alan Roura… Casse-tête mais pas casse-bateau Après 64 jours de mer, la fatigue physique et mentale se fait pleinement ressentir pour les 18 marins encore en course. « De temps en temps il y a un petit manque de tonicité qu’on ne ressentait pas au départ », admet Jérémie Beyou (Maître CoQ). Mentalement aussi le poids des nombreuses journées passées dans des conditions spartiates et hostiles se fait ressentir, notamment pour les deux hommes de tête dont les nerfs sont mis à l’épreuve par une remontée de l’Atlantique complexe d’un point de vue stratégique. Armel et Alex sont (enfin) sortis du Pot au noir. Dans une situation météorologiques « classique », ils devraient progresser au près dans des conditions casse-bateau. Il n’en est rien puisqu’ils naviguent dans un léger flux de secteur Est. Des conditions moins éprouvantes pour le matériel mais très exigeantes pour les marins qui doivent se creuser les méninges. L’enjeu est désormais de faire route vers le Nord et de se glisser dans l’Est d’une dépression qui circule au milieu de l’Atlantique et perturbe l’alizé. Les écarts ont fait le yo-yo mais Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) conserve pour l’instant un matelas d’avance sur Alex Thomson (Hugo Boss). Bonne nouvelle pour le Britannique : la navigation devrait se faire tribord amures jusqu’à l’arrivée aux Sables d’Olonne. Alex pourra donc s’appuyer sur son foil encore valide. Le match est loin d’être joué ! Jérémie Beyou en embuscade Lui aussi aimerait se mêler à la lutte finale et il est prêt à exploiter la moindre défaillance d’Armel et d'Alex. Jérémie Beyou, 3e à plus de 500 milles des deux éclaireurs, croit encore en ses chances de revenir. « Devant ils sont à 500 milles et derrière à 800 milles : il est donc logique que je regarde devant, d’autant que j’ai refait plus de 500 milles de retard sur les leaders. Maintenant on va voir comment se passe le Pot au noir pour moi », dit Jérémie. Il a buté dans une zone orageuse ce matin. Mais il n’est pas encore dans le Pot au noir, où il avait souffert lors de la descente de l’Atlantique. Le scénario semble plus favorable cette fois car le Pot au noir s’annonce plus étroit que pour les premiers. Beyou fera bientôt son retour dans l’hémisphère Nord puisqu’il devrait franchir l’équateur en milieu de nuit. Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) tient la corde en 4e position. Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) s’échangent la 5e place au gré des pointages. Désormais au large du Brésil, ces deux-là ne se quittent plus depuis… le Sud de la Nouvelle-Zélande ! L’enjeu : une place dans le Top 5. Yann Eliès : « C’est une barrière importante. C’est tout bête, mais sur la page d’accueil du Vendée Globe, il n’y a que les cinq premiers qui apparaissent. » Plus de 1000 milles derrière, Louis Burton (Bureau Vallée) a passé une journée compliquée, englué dans une zone de calme au large de l’Uruguay. Mais il a de la marge sur son premier poursuivant. Quatre duels dans le Pacifique ! Nandor Fa (Spirit of Hungary) a franchi ce matin à 7h38 (heure française) le cap Horn pour la 5e fois dans sa carrière de marin, et la deuxième dans le Vendée Globe (après l’édition 1992-1993). Place à la longue remontée de l’Atlantique désormais. Dix concurrents naviguent encore dans le Pacifique ce soir. Un Pacifique qui porte bien son nom car les conditions y sont relativement « clémentes ». Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) et Conrad Colman (Foresight Natural Energy) sont les prochains concurrents attendus au cap Horn, a priori dans deux jours, le mercredi 11 janvier. Ce sera la deuxième fois pour Eric et la troisième pour Conrad. Ces deux-là se livrent une belle bagarre, poussés par un bon vent de Sud-Ouest régulier. Au milieu du Pacifique, un autre duel met aux prises le doyen et le benjamin du Vendée Globe, Rich Wilson (Great American IV), 66 ans, et Alan Roura (La Fabrique), 23 ans. Ils sont à portée de VHF et prennent parfois le temps de discuter par ce biais, comme le racontait Rich ce midi dans le Vendée Live. Tous deux partent en chasse de Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) et Arnaud Boissières (La Mie Câline) qui ont ce week-end vécu des heures difficiles dans la pétole mais repartent doucement. Eux aussi naviguent au contact puisqu’ils ne sont séparés que d’une dizaine de milles. Plus en arrière, on suit une autre lutte entre deux skippers qui ont su venir à bout de soucis techniques et poursuivent l’aventure : Didac Costa (One Planet One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) pointent respectivement aux 15e et 16e places. « Pour Didac, il est stimulant d’avoir Romain près de lui », souligne Jordi Griso, le team manager du skipper espagnol. « Cela lui permet de comparer les choix stratégiques. En plus, les deux bateaux sont de la même génération et ils sont tous les deux un peu abîmés. » Deux skippers plus esseulés ferment la marche. Pieter Heerema (No Way Back) progresse dans le Sud-Est de la Nouvelle-Zélande, 1000 milles devant Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) qui a franchi la mi-parcours et retrouve les joies de la bonne glisse après son arrêt en Tasmanie.   Ils ont dit : Armel le Cléac’h, Banque Populaire VIII "J’attends toujours le vent qui est assez faible. Par rapport aux fichiers météo, la situation est loin d’être claire. Depuis deux/trois jours on a du mal à progresser vers le Nord. Nous faisons face à une activité orageuse depuis l’équateur. Le Pot au Noir est monté avec nous. Des nuages et des gros grains  se sont formés au fur et à mesure de notre progression. Depuis hier il n’y a plus trop d’orages, mais c’est très couvert, très nuageux. J’ai encore eu de la pluie cette nuit. A l’heure actuelle c’est toujours un peu chargé au niveau du Cap Vert. Nous verrons comment les choses évoluent dans la journée.
ll n’y a rien de simple. Ce n’est pas le schéma classique. On est dans une situation météo vraiment anormale pour cette période de l’année et je ne sais pas pourquoi, ça sort de mes compétences en météo (rires). Physiquement je tiens le coup, je n’ai pas de grosses manœuvres à faire, c’est plutôt plein de petits réglages, c’est plus mentalement que c’est difficile. Voir qu’Alex s’est mieux sorti du Pot au noir que moi c’est dur à avaler, mais c’est comme ça. Pour l’instant on est devant, il faut conserver cette avance ! "  Jérémie Beyou, Maître CoQ "Je ne suis pas sorti du grain. Je suis sous la pluie mais au moins j’avance. Je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle. Si le grain progresse avec moi vers le Nord je vais avoir du mal à m’en dépatouiller. La nuit a été compliquée. J’ai vu les nuages bourgeonner avant d’être complètement arrêté il y a quelques heures. J’ai refait plus de 500 milles de retard sur les leaders donc je suis tenté de regarder devant. Il faut voir comment se passe le Pot au Noir. J’avais le sentiment qu’il serait un peu plus clément pour moi. J’étais un peu surpris d’être arrêté comme ça ce matin alors que je n’y suis pas encore. Il peut encore se passer des choses sur la remontée. Devant ils sont à 500 milles et derrière à 800 milles : il est donc logique que je regarde devant.
Physiquement ça commence à tirer. De temps en temps il y a un petit manque de tonicité qu’on n’avait pas au départ. Au départ tu es frais mais techniquement tu maîtrises mieux maintenant, tu fais les manoeuvres naturellement. Il manque juste le petit coup de peps en plus. Il y a des périodes où tu ne manoeuvres peu et d’autres où tu ne vas pas arrêter. Après il n’y a pas de bobos physiques, donc pour l’instant ça roule. Au niveau des voiles je n’ai pas de souci. Je n’ai pas de trinquette de brise mais j’ai un code 0 que j'utilise actuellement. Cela me permet de m’extirper des molles."  Rich Wilson, Great American IV "J’ai parlé avec Alan hier soir par VHF. J’ai de la chance avec le vent en ce moment. Le programme pédagogique que je porte est fait pour engager les jeunes, les étudiants. C’est plus facile de le faire à travers une grande aventure comme le Vendée Globe. Si les jeunes sont intéressés c’est plus facile de travailler en classe. Je suis très heureux du soutien apporté par le ministre de l’éducation en France. Je pense qu’il y a 30 pays qui participent et qui suivent ce programme. C’est incroyable. Aux Etats-Unis, beaucoup de personnes sont intéressées par cette course unique."  Eric Bellion, COMMEUNSEULHOMME "En solitaire, c’est un autre cap Horn. Je l’ai passé pour la première fois il y a 12 ans. J’étais excité comme un enfant avant Noël. Et là c’est exactement la même sensation, même si c’est quelque chose de nouveau. Je connais déjà la forme et l’endroit mais la façon d’y arriver est différente. Je peux vous dire qu’il est difficile là. J’ai failli ne pas vous répondre car j’ai pris une ligne de grains à 45 noeuds avec de la grêle et des vagues énormes. Tout le bateau est trempé, c’est dur. J’ai bataillé toute la nuit et toute la matinée. Ça se clame tout juste. J’ai trois ris et j’essaye de freiner un maximum. C’est quand même chaud comme endroit. Le cap Horn est magnifique mais se mérite. J’espère le passer demain matin mais je vais laisser passer le gros temps."  Enda O'Coineen, Kilcullen Voyager-Team Ireland "Il n’y a que les Français pour inventer une course aussi folle, une telle aventure et attirer un jeune Irlandais (rires). Qu’est-ce que je ressens maintenant ? C’était une aventure, un défi et je me sens privilégié d’y avoir participé. J’ai pris des risques et j’en assume la responsabilité. Je suis fier de ne pas avoir eu besoin d’appeler les secours. C’est un peu comme la vie, si on tombe il faut savoir se relever. On pense à l’avenir. Il y a plusieurs possibilités. SMA va bientôt arriver en Nouvelle-Zélande de Tahiti par cargo. Je pourrai peut-être charger mon IMOCA sur ce cargo. J’ai eu une proposition d’achat du bateau dans son état actuel, ce qui est très tentant. L’autre possibilité est de convoyer le bateau à Auckland. Je ne suis pas pressé de toute manière, car ma famille ne m’attend pas pour le moment...” La semaine 9 du Vendée Globe en images!    [Lire la suite]]]> <![CDATA[VENDÉE GLOBE - SEMAINE 8: LES LEADERS DANS LES ALIZÉS]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1878 Wed, 04 Jan 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1878 Au large du Brésil, Alex Thomson est revenu à 136 milles d’Armel Le Cléac’h. Dans le Pacifique, Conrad Colman vient de réussir à sécuriser son gréement. En Tasmanie, Sébastien Destremau s’est arrêté. Louis Burton, lui, passera le cap Horn demain matin. Alors que les dix-huit solitaires encore en course fêteront leurs deux mois en mer vendredi, la situation est toujours aussi compliquée pour les deux meneurs du Vendée Globe. Au large de la corne brésilienne, l’ascenseur vers l’alizé se fait copieusement attendre pour Armel Le Cléac’h. Du coup, le skipper de Banque Populaire VIII passe par l’escalier, via une trajectoire faite de virements de bords successifs. « Le vent devrait enfin adonner pour lui en soirée ce mardi », estime le Directeur de Course, Jacques Caraës. Alex Thomson est revenu à 136 milles de son tableau arrière. On notera ce matin que Banque Populaire VIII navigue tribord amures pour une vitesse de l’ordre de 10 nœuds pendant que Hugo Boss est lui encore bâbord amures et un nœud mois véloce. Armel a stabilisé l’écart cette nuit dans ce vent de Nord-Est faiblard et même repris une poignée de milles sur Alex. Mais l’alizé tant espéré s’annonce mollasson : 10 à 15 nœuds. Le suspense est maintenu alors qu’il reste une quinzaine de jours de course pour les deux grands meneurs de ce huitième Vendée Globe, qui ont été les plus lents de la flotte ces dernières 24 heures : 169 milles couverts pour Le Cléac’h, contre 239 milles pour Thomson. Deux grosses dépressions dans le Pacifique Les leaders ont donc été les plus lents… à l’exception de deux autres qui ont été contraints de mettre la course entre parenthèses : Sébastien Destremau (de nouveau dernier) qui s’est arrêté à Esperance Bay en Tasmanie vers 2h30 cette nuit pour y vérifier le gréement de son TechnoFirst-faceOcean et Conrad Colman (Foresight Natural Energy), en proie à des soucis de gréement et balloté par des vents très forts subis aussi par Nandor Fa (Spirit of Hungary). La bonne nouvelle ce matin est que le Kiwi a réussi à sécuriser son étai de J1 - au prix d’efforts insensés dans des rafales à 60 nœuds. « Conrad en a bavé » commente Jacques Caraës, « il s’est battu comme un damné pour réussir à bloquer son étai. Il est épuisé mais il vient de reprendre sa route, vers 3h cette nuit. » Dans la même zone du Pacifique, tout va mieux aussi pour Nandor Fa : « Après une journée et une nuit terribles et des vents très forts à plus de 40 nœuds, je me suis retrouvé un moment sans vent dans 6 à 8 mètres de creux. C’était horrible ! » Heureusement, le Hongrois a maintenant passé ce gros temps : « j’ai à nouveau du vent raisonnable, il y a même du soleil, je vais bien et je peux recommencer à faire du bateau. » C'est très viril également plus à l’Ouest dans le « club des cinq ». En arrière de ce groupe, l’Américain Rich Wilson (Great American IV) raconte avoir traversé des conditions « indescriptibles », devant s’attacher serré et se tenir fermement à deux mains, y compris à la table à cartes, dans des vents de 50 nœuds. « Mais nous sommes passés et j’ai mis cap au Nord pour éviter le plus fort de la nouvelle dépression. » Un peu plus de 500 milles devant lui, c’est forcément engagé aussi pour Alan Roura (La Fabrique), Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), Arnaud Boissières (La Mie Câline) et Eric Bellion. Le skipper de CommeUnSeulHomme conforte sa belle 10e place et est celui qui a couvert le plus de terrain ces dernières 24 heures : 371 milles, contre 246 à 362 milles pour les quatre autres marins de ce groupe malmené par le Pacifique. Un Pacifique qui ne sera pas tendre non plus avec l’Irlandais Enda O’Coineen (abandon), dont la vitesse de rapprochement vers Dunedin est très faible : environ 2 nœuds. Démâté, Kilcullen Voyager-Team Ireland n’aura pas le temps d’éviter le nouveau coup de vent et devra faire le dos rond avant de pouvoir s’abriter en Nouvelle-Zélande. Didac Costa (One Planet One Ocean) et Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys), respectivement 15e et 16e, devraient être relativement épargnés par ce même coup de vent néo-zélandais en passant en arrière et dans le Sud du phénomène. Entre Tasmanie et Nouvelle-Zélande, le Hollandais Pieter Heerema (No Way Back, 17e) dit, lui, être de nouveau dans la course avec un bateau opérationnel. Louis Burton au cap Horn demain matin Heureusement, il y a des marins avec qui le Pacifique et l’Atlantique sont bien plus cléments. C’est le cas pour Louis Burton (Bureau Vallée), qui passera au ras du cap Horn dans 24 heures, mercredi vers 5h. Il a retrouvé des conditions qu’il qualifie lui-même d’exceptionnelles : « j’ai 23 nœuds de vent sur mer plate, c’est royal ! Je suis super content, et je ressens cette espèce de fébrilité des moments à la fois forts et stressants. » Ne pas croire pour autant que la chose a été facile et linéaire. Par exemple, Louis a passé le jour de l’An barre amarrée, à l’ancienne, pour réparer pendant une dizaine d’heures ses deux pilotes automatiques qui s’étaient mis en rideau. Côté Atlantique du Horn, la bonne opération de ces dernières heures est celle de Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) : il a été le plus rapide des six bateaux de tête et est revenu à moins de 45 milles du quatrième, à savoir le StMichel-Virbac de Jean-Pierre Dick. Yann devance Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) d’une petite trentaine de milles. Tout va bien enfin pour Jérémie Beyou. Toujours troisième, le skipper de Maître CoQ a repris plus de 70 milles à Alex Thomson. Le Gallois est encore 580 milles devant le Breton, mais on sait que même un matelas aussi épais ne garantit rien sur ce tour du monde de tous les extrêmes. Avarie de gréement à bord de Foresight Natural Energy Le 1er janvier à midi, Conrad a contacté son équipe technique pour l’informer que son étai de J1 s’était décroché en partie du pont dans un vent à 45 nœuds et des rafales à 60. Cet étai participe activement au soutien du mât et c’est un petit axe en métal qui le maintient accroché qui est parti pour une raison encore inconnue. La voile n’était alors pas déroulée mais une fois le câble libre et étant donné les conditions musclée, elle s’est déroulée et les rafales ont couché le bateau. Foresight Natural Energy est resté de longues heures sur le côté avec un risque très important de démâtage étant donné la pression sur la voile dans l’eau et donc sur le mât.  Conrad s’est tenu prêt, combinaison sèche et harnais pour essayer d’intervenir mais les conditions trop mauvaises l’ont empêché de sortir du bateau. La voile est maintenant en grande partie détruite et le câble s’est désolidarisé complètement du pont, il vole autour du bateau avec des lambeaux de voile. Le skipper a réussi à mettre une drisse de la tête du mât au bout dehors pour ajouter une sécurité au mât, les risques de démâtage sont bien diminués mais toujours présents. Les 2 autres étais (J2 et J3) sont en place et la grand voile a 3 ris. Epuisé et déçu, Conrad reprend des forces en attendant des conditions plus clémentes. Dès que la météo le permettra, il faudra monter au mât pour ramener le câble contre celui-ci, le libérer des bouts de voile restants pour ensuite essayer de remettre un axe de rechange et le fixer à nouveau au pont. La manoeuvre est compliquée et nécessite une mer plus calme et très peu de vent pour limiter le danger au maximum. La fenêtre météo pourrait seulement arriver demain jeudi puisque les prochaines 24h restent sportives. L’Irlandais Enda O’Coineen contraint à l’abandon Le dimanche 1er janvier à 9h30 (heure française), l’Irlandais Enda O'Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland) a annoncé son démâtage à la Direction de Course. Positionné à environ 180 milles au Sud-Est de Dunedin en Nouvelle-Zélande au moment de l’incident, Enda O'Coineen naviguait dans 35 nœuds de vent de Sud/Sud-Est quand son mât s’est cassé. Le skipper, sain et sauf, commence à sécuriser son bateau et les morceaux cassés du gréement. O’Coineen a prévu de se diriger vers la Nouvelle-Zélande qui, dans la situation météorologique actuelle, se situe sous le vent de sa position. Il devrait avoir suffisamment de gasoil pour arriver à bon port. Le skipper irlandais est en contact avec son équipe technique et la Direction de Course. Une analyse complète de sa situation est en train d’être établie et nous aurons prochainement plus d’informations. Enda O’Coineen raconte : « J'ai été un peu pris au dépourvu. J'étais dans 20-25 nœuds de brise et je suis tombé dans un vilain grain de 35 nœuds pile au moment où le pilote a sauté. J’ai raté un empannage. Le bateau était incontrôlable. La bastaque n’était pas bien attachée et le mât s’est cassé net au niveau du pont. Il était intact. Je devais choisir entre sauver le gréement et sauver la coque du bateau. J’ai privilégié la sécurité en larguant le gréement pour qu’il ne perce pas le bateau. La mer était assez agitée. Je suis dévasté. Les choses se passaient très bien pour moi, j'étais en pleine forme. Mais je dois accepter cette situation. Ce type de navigation se fait sur le fil du rasoir… » Ils ont dit: Armel le Cléac’h, Banque Populaire VIII "L’alizé n’est pas très établi. On avance dans le Nord sur le bon bord. Après avoir tiré plusieurs bords pour avoir le bon angle, on progresse et on devrait avoir plus de vent demain. Pour l’instant, on joue avec les nuages et les grains. L’oscillation du soleil joue sur la direction et la force du vent. Le moral est plutôt bon. On essaye de trouver la bonne route vers les Sables d’Olonne. Ce n’est pas simple mais on est tous dans la même galère. On est sous l’influence de l’anticyclone. On s’en sort doucement. La matinée était chargée avec les médias. La communication fait partie de la course. Quand ça fonctionne, autant en profiter. On n’a pas toujours eu des journées aussi simples. Dans les mers du Sud, on a eu des conditions compliquées. Là, même s’il faut régler les voiles, c’est plus calme, on peut parler aux médias en ce début d’année 2017." Du côté du physique "Les jambes vont bien. Ce ne sont pas les jambes du départ, mais je n’ai pas à me plaindre, j’ai fait de l’exercice depuis le début. Bouger dans le bateau, ça demande du gainage. Il y a de la fatigue physique et mentale, ça tire un peu sur l’organisme. On est dans les derniers kilomètres et il faut tenir. Il faut continuer à surveiller tout ça. Les manœuvres sont peut-être plus difficiles qu’au départ mais après 50 jours de course on maîtrise mieux, on a bien ses repères à bord. On fera les comptes après le Pot au Noir qui est le prochain obstacle délicat. C’est ça qui va donner la suite de la course. On va avoir une route qui va se dessiner dans l’Atlantique Nord. Je vais essayer d’avoir un petit matelas pour aborder le Pot au Noir sereinement dans la tête." Fabrice Amedeo, Newrest-Matmut "Les conditions se calment. J’ai 25 nœuds de vent, je vais pourvoir renvoyer de la toile. J'ai eu les conditions les plus difficiles depuis le début du Vendée Globe. Là, c’était 48 nœuds établis. Je n’ai rien cassé, mais j’a du faire le dos rond pendant plusieurs heures. C’est la première fois que ça m’arrivait sur un IMOCA. Le classement est assez anecdotique. On est un groupe, on fait route en se tirant la bourre vers les Sables d'Olonne. C’est sécurisant de traverser le Pacifique comme ça. L’objectif ultime, ça sera de terminer le VG. Un Vendée Globe, ça se gagne ou ça se termine. Armel est un peu loin donc je vais me contenter de finir. Il fait nuit, j’ai le bonnet, la grenouillère, 3 polaires, il fait bien frais. On a encore une dizaine de jours sous ces températures fraîches." Alan Roura, La Fabrique "Bonjour à tous, une belle journée de bataille, de rage et de tristesse pour moi. La dépression est arrivée et petit à petit, le vent n'a fait que monter. Je venais de rentrer à l'intérieur pour me faire un plat bien chaud, affalé dans mon pouf à billes. Le vent était d'environ 30 noeuds et d’un coup le bateau s'est arrêté net. J'ai entendu un gros crac, je suis sorti et vu le safran tribord flotter à l'arrière du bateau, les traces d’un gros choc était visible : c’était bien un OFNI.  L'envie de pleurer, de crier, mais avant tout, il fallait voir les dégâts. L'eau a commencé à monter à hauteur de mes pieds, puis de mollets. J'ai vite compris que le temps pressait. Il fallait que je largue la bague de safran encastrée dans la coque. J'ai donc mis, tant bien que mal, le bateau sur « une patte », à la cape, couché, pour éviter que l’eau ne rentre trop. Le vent était déjà monté et avait atteint les 40/45 noeuds. La mer était forte, environ 6 mètres de houle, difficile à dire. J'ai essayé avec les moyens du bord de boucher la voie d'eau. Mais impossible, la mer était trop grosse et c’était surtout trop dangereux de faire juste quelque chose de provisoire. En l'espace de 10 minutes j'avais rempli l'arrière de mon bateau. Je coulais petit à petit. L'eau a commencé à s'infiltrer partout où elle pouvait. Y compris dans la cellule de vie. Le temps presse et je n'ai alors pas d'autre solution que de boucher en priorité la voie d’eau, avant de penser au reste. Le bateau était très instable, j’ai donc pris la décision d'affaler la grand voile pour laisser mon J3 à contre, la quille sous le vent afin de vraiment le coucher. La seule solution était de mettre en place le safran de secours, mais dans 45 noeuds c'était du suicide. Mais c'était ma dernière chance pour sauver le bateau, je ne comptais pas rester à le regarder prendre l'eau et s'engloutir petit à petit. Le safran dans la main, le harnais de montagne à poste, un bout de bout et il ne restait qu’à espérer que ma bonne étoile soit toujours avec moi. J'ai jeté le safran à l'eau puis l'ai tiré par le bout pour l'amener entre deux vagues et l'encastrer dans son logement. Mais il a fallu se suspendre au cul du bateau pour l’aider, attaché et pendu à 5 mètres au-dessus de l’eau. J'avais peu de chance d'y arriver. Mais après 30 minutes de rage, de pleures et d'envie de sauver la Bigoudène, j'ai fini par réussir à le mettre en place. J'ai ensuite pris le temps de bien remonter le système de barre pour pouvoir reprendre ma route au plus vite et aller chercher le petit temps pour finir des réparations plus définitives. L'embase en fond de coque a pris un coup par contre, je vais devoir faire de la colle. Quand le safran s'est arraché il na pas fait semblant, ça a arraché les joints qui rendaient le tout étanche. Pour le moment, je prends encore un peu l'eau, mais beaucoup moins. Alors j'ai découpé un sac étanche que j’ai enroulé autour de la mèche et du socle avec un lashing. Je ferai mieux quand je serai sur l'autre bord, dans moins de mer. L'eau a fait un carnage à l'intérieur, elle a englouti tous les sacs du bateau. Je n'ai plus un seul habit sec, tout est trempé : outils, pharmacie, tout ce qu'il y a dans le bateau. Par chance, le sac avec les ordinateurs de spare est le seul à être intact. Heureusement, car l'ordi de bord principal n'a pas aimé les 50 centimètres d'eau dans le bateau !… Je vais faire le tour de mon système électronique pour évaluer les dégâts collatéraux.  Je suis très triste car la course avec les autres est terminée, je dois prende le temps de bien réparer pour ramener le bateau à bon port, aux Sables d’Olonne. L'aventure continue, je ne lâcherai jamais. Si j'ai réussi à mettre un safran dans de telles conditions, je dois être assez fou pour finir le tour ! Je suis en sang, le coude, les mains, je me suis coupé de partout et je suis vraiment très fatigué. Mais j'ai le sentiment d'avoir encore franchi un cap, de savoir garder son calme dans ce genre de situation, où de toute façon tu n'as qu’une seule chance. La météo ne m'aidera pas avant deux jours, je vais devoir faire avec, je n'ai pas le choix. Je vais essayer de rester assez Nord pour prendre le vent faible au plus vite. Si je vois que je n'arrive pas à faire de réparation propre, je m'abriterai au Horn, pour être sur de pouvoir remonter l'Atlantique sans trop de problème ! Pour le moment, je vais prendre le temps de me reposer et manger. Le moral est toujours là, même si la course ne sera plus la même." Retour en images sur une semaine 8 intense! [Lire la suite]]]> <![CDATA[VENDÉE GLOBE - SEMAINE 7: 50 JOURS DE MER ET DU MATCH À L’AVANT]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1877 Wed, 04 Jan 2017 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1877 Cet hiver 2016-2017 pourrait bien être celui de tous les records océaniques. Thomas Coville a frappé un grand coup en bouclant hier son tour du monde en solitaire en 49 jours, à bord du maxi trimaran Sodebo Ultim'. Francis Joyon et son équipage tentent actuellement de battre le record du Trophée Jules Verne. Et il y a bien sûr les leaders du Vendée Globe qui poursuivent leur chevauchée dans un Atlantique Sud complexe. Alex Thomson est le plus rapide de la flotte et il est encore bien revenu cette nuit sur Armel Le Cléac’h. A la fin du 50e jour de mer, il y a match de part et d’autre des Malouines entre les deux grands meneurs de ce huitième Vendée Globe. Les plaisanteries de Noël sont terminées. Retour aux affaires pour les 19 bateaux encore en course. A la fin du 50e jour de course depuis le départ des Sables d’Olonne, la glorieuse incertitude du sport est de mise en tête de course : Hugo Boss a comblé la moitié de son retard sur Banque Populaire VIII, pour revenir à 432 milles ce matin. Pour faire simple, c’est l’équivalent en ce moment d’une journée de mer pour Alex Thomson, alors qu’il est passé au cap Horn hier avec deux jours de retard sur Armel Le Cléac’h. Cela donne une idée assez précise de la fragilité des écarts et illustre bien le propos du leader quand il répète que « rien n’est joué ». Les supporters du Breton se rassurent en faisant justement remarquer qu’après tout Armel a quasiment la même marge sur son dauphin que voilà une semaine. Les fans du Gallois, eux, préfèrent zoomer sur les dernières 48 heures qui lui ont été très favorables. Météo complexe en Atlantique Sud Ce qui est certain c’est que de part et d’autre des Malouines, (Armel 130 milles dans le Nord-Est de l’archipel / Alex 230 milles dans le Sud-Ouest) il y a match entre les deux grands animateurs de la course. D’autant que la situation météo à venir est très complexe. Si aujourd’hui et demain les écarts ont toutes les chances de faire le yo-yo - avec Le Cléac’h dans le nord d’une dépression et Thomson dans le Sud de ce même phénomène – les jours suivants paraissent bien compliqués, car il n’y a que très peu de vent devant leurs étraves dans la remontée de l’Atlantique Sud. Il n’y en a pas beaucoup non plus le long des côtes d’Amérique du Sud et il faut donc aller en chercher dans l’Est… mais pas trop ! Car il faut aussi respecter la Zone d’Exclusion Antarctique, sachant que le point le plus haut de cette zone interdite pour cause d’icebergs est par 40° Sud alors que Banque Populaire sort tout juste des Cinquantièmes Hurlants et navigue ce matin par 49° Sud. Bref : joli casse-tête pour nos deux leaders ! Jérémie Beyou, lui, n’a pas encore à se poser ce genre de questions. Il fonce vers le cap Horn qu’il devrait doubler demain en milieu de journée avec peu ou prou deux jours de retard sur Alex Thomson et quatre sur Armel Le Cléach, mais avec une avance encore relativement confortable sur Jean-Pierre Dick. Si celui-ci va très vite ce matin - pointes à 22 nœuds – StMichel-Virbac a tout de même 840 milles de retard sur Maître CoQ. Jean-Pierre Dick a aussi pris de la marge sur Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) qui sont désormais environ 250 milles dans son sillage. Du 7e au 9e, tout va bien pour Louis Burton (Bureau Vallée) qui poursuit sa course remarquable à 15 nœuds dans un flux de Nord, bien calé le long de la ZEA ; puis pour le Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary, 8e) dans un régime de Sud-Ouest. Le Néo-Zélandais Conrad Colman, lui, ne doit pas traîner en route pour rester le plus possible en avant de la grosse tempête attendue au Sud de la Nouvelle-Zélande, mais il est bien parti pour que ce soit effectivement le cas. Et laisser son pays d’origine en 9e position de l’Everest des mers doit booster le moral du skipper de Foresight Natural Energy. On ne l’attendait pas à pareille fête. Alors que les deux leaders sont sortis du Pacifique, un groupe de six bateaux y entre ce matin en doublant la longitude de South East Cape, à l’aplomb de la Tasmanie. Au Nord, Arnaud Boissières monte d’un cran : le skipper de La Mie Câline a pris la 10e place, alors que Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut), qui n’est pourtant que 100 milles derrière lui en termes de distance au but, n’est « que » 15e. L’explication se trouve 140 milles dans leur Sud, où évolue à petite vitesse un groupe très international de quatre bateaux composé de l’Irlandais Enda O’Coineen (Kilcullen Team Ireland, 11e), du Français Eric Bellion (CommeUnSeulHomme, 12e), du Suisse Alan Roura (La Fabrique, 13e) et de l’Américain Rich Wilson (Great American IV, 14e). Ceux-là ont filmé des images extraordinaires de rencontres en pleine mer ce week-end. Ils pourraient dès ce matin renvoyer de la toile et accélérer de nouveau après avoir copieusement ralenti depuis 48 heures, sous voilure très réduite, toujours dans le but de gérer le timing de la fameuse grosse tempête attendue devant leurs étraves. Un millier de milles derrière eux, l’Espagnol Didac Costa (One Planet, One Ocean, 16e) est le plus rapide des quatre bateaux de la queue de flotte (15 nœuds). Le Néerlandais Pieter Heerema (No Way Back), a perdu beaucoup de terrain en montant très au Nord. En délicatesse avec ses pilotes automatiques, il doit rapidement trouver une solution s’il veut cesser de mettre sa course entre parenthèses, comme il dit. Enfin, Romain Attanasio, 18e, a connu des jours meilleurs : certes, il navigue dans des conditions beaucoup plus maniables après trois jours de vents forts (25 nœuds au lieu de 40, ça change la vie), mais le skipper de Famille Mary-Etamine du Lys a un petit pépin technique. Il n’a plus de capteur aérien c’est à dire que son pilote ne reçoit plus d’informations de vent, ce qui est très handicapant en solitaire. Un peu moins de 180 milles derrière Romain, Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) ferme toujours la marche. Ils ont dit : Didac Costa (One Planet One Ocean) : « Le dernier front m’a permis d’avancer rapidement depuis 48 heures, mais la trêve de Noël est terminée. Le vent a molli. Une tempête se forme au Sud de l’Australie. La dépression se creusera et rendra difficile la progression vers l’Est. De plus, la zone entre l’Australie et la Nouvelle–Zélande est compliquée avec la terre au Nord et la zone d’exclusion au Sud, ce qui limite la marge pour négocier ou éviter les dépressions. J’essaie de plonger au Sud le plus possible et ensuite je vais devoir attendre l’arrivée du vent. J’ai réparé le J3 il y a quelques jours, mais en le vérifiant, j’ai découvert un début d’une délamination. J’ai décidé de le réparer avant de le hisser de nouveau. J’attends une accalmie pour faire ce travail. J’ai doublé le deuxième des trois grands caps hier – le cap Leeuwin. J’espère bientôt atteindre la mi-parcours. Ensuite je ne m’éloignerai plus des Sables, mais je m’en approcherai ! » Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) : « Ce matin (heure française), j’ai taillé une bavette avec Alan Roura. On a bu le thé et le café ensemble, dans nos bateaux respectifs bien sûr (rires). Puis nous nous sommes séparés, ça y est la course est repartie !
J’ai vécu ce moment avec mes camarades comme un arrêt au stand. J’en ai profité pour effectuer tranquillement un bon check du bateau avant d’entamer le Pacifique. Et j’ai pu me reposer, j’ai dormi 8h d’affilée cette nuit ! C’est toujours frustrant de naviguer à 5 nœuds alors qu’il reste la moitié du tour du monde à parcourir. Mais nous n’avions pas le choix. Je repars reposé, et avec une envie énorme !
Le changement d’ambiance a été radical, je suis passé du calme absolu à la tempête. Je navigue dans 30-35 nœuds, à une vitesse de 20 nœuds. J’ai trois ris dans la grand-voile et un petit foc. Le bateau est penché et tape dans tous les sens.
Le paysage est magnifique : il y a des gros nuages mais le soleil perce, la mer a une couleur gris anthracite avec des moutons blanc. C’est une ambiance très Sud. L’enjeu désormais est de suivre la dépression tout en n’allant pas trop vite pour ne pas faire face à des conditions trop violentes. Il faut bien placer le curseur. » Jérémie Beyou (Maître CoQ) : Une fin de Pacifique délicate « Le Pacifique m’a paru long, les conditions météo n’ont pas été faciles. Sortir du Pacifique va être délicat. J’ai passé un premier front la nuit dernière. J’ai fait un empannage dans 40 nœuds. Il y a des gros grains et il est difficile de garder une vitesse constante. Je vais profiter d’un vent portant jusqu’au cap Horn, qui va se renforcer. Il y aura d’autres empannages à négocier : ça va être une partie technique et intense ! Il ne faudra pas faire de bêtise car le passage n’est pas large entre la zone d’exclusion et le rocher. » Son premier Horn « Je l’attends avec impatience ce cap Horn. J’ai pris beaucoup de départs de tour du monde : Vendée Globe, Trophée Jules Verne, Barcelona World Race. Et je n’ai jamais réussi à franchir le cap Horn. Il est temps ! Je n’y pense pas trop pour le moment car la navigation n’est pas facile, la mer est grosse. Mais je vivrai ce passage comme un soulagement, par rapport à tous les échecs précédents. Je serai content de changer de coin, ici ce n’est pas le plus sympa. » Une nouvelle course en Atlantique « Une fois dans l’Atlantique, je regarderai où je me situerai par rapport aux deux premiers. J’espère que le jeu va s’ouvrir. Une nouvelle course va s’engager. Il va falloir tout donner durant ces dernières semaines. » A propos de la performance de Thomas Coville « A cause de mes soucis de communication, je n’ai pas beaucoup suivi le tour du monde de Thomas Coville, mais on m’a dit qu’il était arrivé en 49 jours. Je salue son abnégation après cinq tentatives. Le monde appartient à ceux qui sont opiniâtres, et qui préservèrent. Un grand bravo à Thomas et à son équipe ! » Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) : Le cap Horn en ligne de mire « Je ne me plains pas des conditions actuelles. Il y a deux jours, j’ai buté dans une zone sans vent. Maintenant Yann (Eliès) est plus ralenti que moi. C’est le retour de Jeannot ! Apparemment il y a une sacrée pétole prévue juste avant qu’on arrive au Cap Horn mais cela devrait se dégager à temps. Nous verrons bien, les analyses météo changent beaucoup dans cette zone… On dit souvent que le cap Horn est magnifique, on en fait des tonnes. Mais finalement quand on le regarde on se dit : « Ah, c’est ça le cap Horn !? » Je devrais le franchir le 31 décembre à 21h06 et 48 secondes (TU) Mesdames et Messieurs, 22h06 chez vous. » Le tour du monde en moins de 80 jours ? « J’espère que je ferai mieux que mes 87 jours (en 2004-2005). Avec ma position actuelle, si je fais 87 c’est la fin des haricots (rires) ! J’aimerais, dans mes rêves les plus fous, boucler le Vendée Globe en 80 jours. Tout va dépendre des conditions météo pendant la remontée de l’Atlantique. Cette portion du parcours est toujours aléatoire. » Vidéos et coupe de cheveux « J’étais dans la pétole et il fallait passer le temps alors j’ai fait pas mal de vidéos ce week-end. Et pour la nouvelle année j’ai décidé de me couper les cheveux. Je serai tout beau pour la Saint Sylvestre et le passage du cap Horn ! »  Retour en image sur la semaine 7 du Vendée Globe [Lire la suite]]]> <![CDATA[Le format de la prochaine édition de la Barcelona World Race évolue]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1875 Mon, 19 Dec 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1875 La Barcelona World Race est la seconde course autour du monde du programme IMOCA ; c’est en 2006 que les skippers ont choisi cette orientation et le départ de la première édition a été donné en décembre 2007. L’un des objectifs de cette course était de faciliter l’accès aux courses en solitaire et en double aux marins qui ne connaissaient que les courses en équipage. Faire une course autour du monde en double avant de s’attaquer au Vendée Globe est sûrement une bonne stratégie. C’est cette étape que les skippers actuels de l’IMOCA ont voulu réaffirmer en proposant à la FNOB, organisateur de la Barcelona World Race, de faire évoluer le format de la course pour la rendre encore plus accessible sans perdre en qualité et en compétitivité. La course fera escale en Australie (Sydney à confirmer), après avoir laissé les Caps de Bonne Espérance et Leeuwin à bâbord, avant de repartir avec un nouveau départ en flotte vers Barcelone en laissant l’Antarctique à tribord et le Cap Horn à bâbord .  Cette édition offre la possibilité de changer de co-skipper lors de l’étape, seul le skipper doit réaliser la totalité du tour du monde. Xosé-Carlos Fernandez, CEO de la FNOB, aura profité de son passage à Paris lors du salon nautique pour participer à une vacation en direct avec les trois vainqueurs des trois premières éditions des Barcelona World Race.   Deux de ces skippers sont actuellement en course sur le Vendée Globe : Jean-Pierre Dick, vainqueur de l’édition 2007 et 2010, skipper de Saint-Michel-Virbac et Jean Le Cam vainqueurs de l’édition 2014 avec Bernard Stamm, Jean à bord de Finistère-Mervent et Bernard en direct du stand des Pays de Loire. Jean Kerhoas, Président de la Classe IMOCA, présent sur le plateau, conforte Xosé-Carlos Fernandez qui présente cette quatrième édition de la Barcelona World Race avec un format dont l’objectif de s’ouvrir d’avantage sur le monde et vers plus de skippers. Ils ont dit : Jean Le Cam : « La Barcelona World Race est une course d’ouverture, et ce nouveau format de course rend la course plus attirante pour les étrangers, plus accessible et plus légère. Cette course se court en double et cela facilite l’entrée de nouveaux skippers, et offre la possibilité à ceux qui ne l’auraient pas fait avec son format classique de s’engager sur cette course. » Jean Kerhoas : « Avec Jean Le Cam qui fait partie des 8 administrateurs de la classe IMOCA nous travaillons ensemble toute l’année pour développer la classe IMOCA. Nous échangeons actuellement avec Xosé-Carlos sur le format de la prochaine édition de la Barcelona World Race et nous sommes d’accord sur les objectifs : rendre la course plus accessible et contribuer au développement de notre championnat du monde l’IMOCA OCEAN MASTERS. » Xosé-Carlos :  « Jean Le Cam est le meilleur ambassadeur de la Barcelona World Race, et il contribue également par ses avis avisés à faire évoluer ce nouveau format de la Barcelona World Race. C’est dans un soucis de cohérence du circuit IMOCA que nous proposons pour cette 4ème édition de la Barcelona World Race ce nouveau format. » Et la conclusion reviendra à Jean-Pierre Dick : « Moi j’adore cette course, la Barcelona World Race est vraiment une course unique, pourquoi pas faire la prochaine édition avec Bernard Stamm !! » Dans les semaines qui suivent les échanges vont continuer entre l’IMOCA et la FNOB qui présentera officiellement sa course dans son nouveau format à Barcelone en février prochain.[Lire la suite]]]> <![CDATA[Vendée Globe - semaine 6: Cinq grandes batailles planétaires]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1874 Mon, 19 Dec 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1874 Si le match France-Angleterre entre Banque Populaire VIII et Hugo Boss a perdu de l’intensité depuis 48 heures (près de 400 milles d’écart ce soir), derrière, dans le Pacifique Sud et l’Indien, il y a de quoi vibrer, taper du pied, se ronger les ongles, voir lancer une hola ! Cinq superbes bagarres se déroulent en ce moment même sous les cieux les plus inhospitaliers de la planète. Beyou/Meilhat, Eliès/Dick/Le Cam, O’Coineen/Roura/Wilson et Attanasio/Destremau. Faites vos jeux, le suspense reste entier sur le 8e Vendée Globe ! Jérémie Beyou (Maître CoQ) et Paul Meilhat (SMA) : Ne me quitte pas !22 jours que ces deux-là ne se quittent plus d’une semelle. Comprenez qu’avant le cap de Bonne Espérance, Jérémie Beyou et Paul Meilhat se sont retrouvés bord à bord pour ne plus se séparer. Un mariage qui avait déjà vécu de belles heures en 2012, puisque Maître Coq n’est autre que l’ex Banque Populaire d’Armel Le Cléac’h (avec des foils ajoutés cette année) et SMA, le Macif de François Gabart. Ce samedi 17 décembre 2016, après 14 000 milles parcourus depuis les Sables d’Olonne (soit près de 28 000 km), moins de 2 milles séparent les deux Imoca qui jouent une place sur le podium du 8e Vendée Globe. Yann Eliès (Queguiner-Leucémie Espoir), Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) : Les trois mousquetairesIls se tiennent en moins de 100 milles. Le trio s’est regroupé depuis que Jean-Pierre Dick a joué son option tranchée au nord de la Tasmanie. Brandissant ses foils tels des épées, le Niçois s’est offert une superbe remontée de 500 milles rejoignant ses camarades de jeu, bien décidé à doubler Yann Eliès à 45 milles de son étrave. Jean Le Cam semble en grande forme sur son bateau qui n’a pas connu de grosse misère. Il va y avoir de la bagarre ! Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord Pour le Projet Imagine), 8e, devrait souffrir dans la tempête demain, mais il est loin d’avoir dit son dernier mot quant à sa capacité à rejoindre les trois Mousquetaires… Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager Team Ireland), Alan Roura (La Fabrique), Rich Wilson (Great American IV) : Le doyen, le benjamin et le joueur de flûteCes trois-là naviguent groupés en moins de 120 milles. Rich Wilson, dont c’est la deuxième participation au Vendée Globe (9e en 2009) est le doyen de cette édition 2016 (63 ans) et colle au train du plus jeune Alan Roura (23 ans), bizuth diablement accrocheur. « Je suis content d’être avec Rich (Wilson) et Enda (O’Coineen). Ce sont des supers marins, je suis frustré de voir Enda partir aussi vite, mais j’ai 23 ans, mon bateau en a 16, je suis très fier de ce que je fais ! » soulignait le petit Suisse ce midi au Vendée Live. L’Irlandais Enda O’Coineen et Alan ne sont séparés que de 10 milles au classement. Va y avoir du sport ! D’autant qu’Enda, le joueur de flûte, rencontre des problèmes d’informatique le pénalisant pour sa stratégie. Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) et Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) : Les arrières se démènentA plus de 6 600 milles d’Armel Le Cléac’h, les deux derniers s’accrochent. Romain Attanasio devance de 40 milles Sébastien Destremau. Sur leurs bateaux « vieux » de 1998 la route est longue mais ce match leur permet de rester compétiteurs malgré tout. Important pour continuer à faire avancer leurs montures au meilleur de leur potentiel… Affaire à suivre, car tous les deux sont des régatiers avant tout ! Stéphane Le Diraison fait route vers Melbourne après son démâtage samedi 17 décembre Stéphane Le Diraison, Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt: « Quand je casse, quand je rate une manœuvre, j’assume. Mais là, c’est dur à digérer. Il y avait 25-26 nœuds de vent, je naviguais prudemment, avec deux ris dans la grand-voile. Et le bateau est parti dans un surf, j’ai entendu un crac, je pensais que c’était un outrigger. Je suis sorti en urgence prendre la barre, et là j’ai vu que je n’avais plus de mât. L’explication, c’est un loop (boucle d’accroche) de bastaque qui a lâché. Le mât s’est brisé en deux morceaux. Au milieu de la nuit avec de la grosse mer, le mât tapait, les voiles étaient à l’eau. Je me suis battu pour ne pas avoir de trous sur le pont, les barres de flèche frottaient, c’était l’enfer. Je me prenais des déferlantes… J’ai du coup tout abandonné à l’eau comme la grand-voile, le gréement. J’ai mis le moteur, je me suis reposé deux heures, j’ai mangé, là je vais m’occuper de la bôme… et mettre le tourmentin sur ce bout de mat de 7 mètres. Je vais rejoindre Melbourne. »   Retrouvez en images le résumé de la semaine 6 du Vendée Globe: Source: Vendée Globe[Lire la suite]]]> <![CDATA[Vendée Globe - Semaine 5: Une transition pas très pacifique]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1873 Tue, 13 Dec 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1873 Armel Le Cléac'h maintient son avance sur Alex Thomson dans ce Pacifique qui s'apaise progressivement avant de reprendre des couleurs toniques ces prochaines heures : une nouvelle dépression arrive sur les deux leaders. Derrière, Jean-Pierre Dick grappille les milles sur Yann Éliès alors que Romain Attanasio est reparti d'Afrique du Sud. Depuis samedi midi, ils sont vingt-deux solitaires réellement en course puisque Romain Attanasio (Famille Mary-Étamine du Lys) est reparti du cap de Bonne-Espérance après avoir mis deux jours à réparer ses safrans. Le skipper est même devant Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) qui peine à sortir d'une bulle anticyclonique. Ce qui n'est pas le cas pour les deux leaders, 10 000 kilomètres plus à l'Est !Sous la Nouvelle-Zélande, Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) sort tout juste d'une grosse dépression avec une mer dure à négocier : il en a profité pour conforter son avance sur Alex Thomson (Hugo Boss) qui suit approximativement la même trace mais 150 milles plus au Nord. L'idée est de tenter de passer devant le nouveau centre dépressionnaire qui arrive de l'île Chatham en croisant la route des premiers.Un chapelet de perturbationsIl n'y a pas vraiment de surprises dans les mers du Sud : les dépressions se succèdent et la mer est plutôt désordonnée, en particulier entre l'Australie et l'île Campbell que les leaders ont débordé la nuit dernière (heure locale). Mais ce train incessant pose question à Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac) qui ne sait pas encore comment il va négocier un mauvais coup de tabac dans ces parages d'ici quatre jours… Car le rythme reste toujours aussi rapide puisque les solitaires du premier au onzième frisent ou dépassent les 400 milles quotidiens !Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le projet Imagine) sera ainsi le huitième skipper à franchir la longitude du cap Leeuwin demain lundi,  tandis que Louis Burton (Bureau Vallée) avoine toujours comme un boulet, que Nándor Fa (Spirit of Hungary) et Stéphane le Diraison (Compagnie du Lit-Boulogne Billancourt) ont bien décroché leurs poursuivants Conrad Colman (Foresigh Natural Energy) et Arnaud Boissières (La Mie Câline) grâce à un front très propulsif, que les quatre « mousquetaires » se tiennent en moins de cinquante milles (O'Coineen, Roura, Beillion, Wilson) et que Didac Costa (One Planet-One Ocean) va désormais devoir compter sur un nouveau concurrent dans son tableau arrière : Romain Attanasio est de retour ! Un dimanche presque habituel dans les mers du Sud… Retour en images sur la semaine 5 du Vendée Globe: [Lire la suite]]]> <![CDATA[Coups durs pour Josse et Attanasio dans le Vendée Globe]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1872 Tue, 06 Dec 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1872 Les concurrents du huitième Vendée Globe sont dans le dur. Les conditions sont exigeantes pour les hommes et les machines, les soucis techniques se multiplient. Certains sont plus graves que d'autres. Sébastien Josse déplore une avarie majeure sur le foil bâbord de son bateau. Suite à un choc avec un OFNI qui a endommagé ses deux safrans, Romain Attanasio se déroute vers Cape Town (Afrique du Sud) où il va tenter une réparation. Vingt-neuf jours après le départ des Sables d'Olonne, les leaders du Vendée Globe, eux, sont déjà au Sud de l'Australie. En franchissant le cap Leeuwin à 9h14 ce lundi, Armel Le Cléac'h a amélioré de plus de cinq jours et demi le précédent temps de référence détenu par François Gabart ! La flotte du Vendée Globe a beau être extrêmement étalée (plus de 5500 milles entre le premier et le dernier), les marins font tous face à des conditions météorologiques sollicitantes. Les hommes et les bateaux souffrent, la fatigue s'accumule et, malheureusement, les soucis techniques se multiplient. En début de journée, on a appris que Conrad Colman (Foresight Natural Energy) avait déploré un incendie à bord de son IMOCA60. Une situation cauchemardesque qui s'est bien terminée. Kito de Pavant s'est lui aussi fait une belle frayeur lorsque son Bastide Otio a violemment planté dans une vague, passant de 25 nœuds de vitesse à... 0 nœud ! Là encore, plus de peur que de mal. Les nouvelles sont en revanche moins bonnes pour Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) et Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) qui déplorent des avaries majeures mais pas rédhibitoires… Foil bâbord endommagé pour Sébastien Josse Il était 10h30 ce matin quand Sébastien Josse a contacté son équipe à terre pour faire part d'une mauvaise nouvelle : tandis qu'il naviguait dans un flux soutenu (30 à 35 nœuds) et sur une mer très formée, à 600 milles dans l'ouest de la longitude du cap Leeuwin, le bateau est parti en survitesse. Il s'en est suivi un gros planté qui a endommagé le haut du foil bâbord de l'IMOCA60 Edmond de Rothschild. Sébastien Josse, qui était à l'intérieur au moment de l'incident, a alors empanné pour naviguer sur son foil tribord et sécuriser l'appendice touché. Pour des raisons de sécurité, Josse met provisoirement la course entre parenthèses et établit actuellement avec son équipe les meilleures options pour laisser passer le gros de la tempête. Le skipper et son team réfléchissent aussi aux solutions possibles pour tenter de se remettre en mode course. Nous aurons plus d'informations dans les heures à venir. Affaire à suivre, donc… Romain Attanasio se déroute vers Cape Town pour tenter une réparation Ce lundi aux alentours de 12h30 (heure française), Romain Attanasio a heurté un OFNI (Objet Flottant Non Identifié). Ce choc a endommagé ses deux safrans. Romain se trouvait à environ 470 milles au sud de Cape Town. Romain raconte : « J'ai senti un énorme choc et vu des morceaux de safrans dans mon sillage. J'ai vite compris ce qu'il s'était passé. Je suis parti à l'abattée, le bateau s'est couché avec le gennaker à contre. J'ai pris mon temps pour redresser la situation. J'ai alors fait un état des lieux des dégâts. Le safran tribord est à moitié cassé, l'autre est beaucoup plus abîmé. Il n'y a pas d'autres soucis à bord : la barre bouge correctement. Il ne semble pas y avoir de problème dans la transmission. Mais il était hors de question de partir dans l'océan Indien dans ces conditions. Je fais donc route vers Cape Town où je devrais arriver mercredi matin. Je n'abandonne pas, je vais me débrouiller tout seul, sans assistance. » L'idée de Romain est de trouver une baie abritée, de réparer le safran endommagé et remplacer celui qui est complètement cassé (Romain a un safran de spare à bord). « Je suis passé par tous les sentiments aujourd'hui », raconte Romain. « Au moment du choc, j'étais abattu. Je m'imaginais en train d'annoncer à mon fils que je rentrais en avion. Mais le moral est meilleur maintenant. Je ne baisse pas les bras. Je vais perdre une semaine dans l'affaire mais cela n'est pas grave, l'aventure continue ! » Armel Le Cléac'h imperturbable leader Pendant ce temps, Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) creuse l'écart sur le pourtant très accrocheur Alex Thomson (Hugo Boss), relégué à plus de 100 milles dans son tableau arrière. La grosse info de la journée, c'est qu'Armel a doublé la longitude du Cap Leeuwin, au Sud-Ouest de l'Australie à 9h14 (heure française) en un temps canon : 28 jours, 20 heures et 12 minutes. Le précédent temps de référence, établi il y a quatre ans par François Gabart, est pulvérisé de plus de 5 jours et 14 heures ! Cinq heures plus tard, à 14h30, Thomson a à son tour franchi le deuxième grand cap emblématique du Vendée Globe. Les chiffres donnent le tournis : depuis le départ des Sables d'Olonne il y a 29 jours, les deux leaders alignent une vitesse moyenne de plus de 17 nœuds sur l'eau et le rythme va continuer à être élevé. Armel Le Cléac'h : « Nous sommes dans une phase de transition entre 2 dépressions, la prochaine qui arrive promet d'être musclée, le vent commence à rentrer et va arriver par derrière, ça va donc faire l'élastique au niveau du classement. La semaine va être assez agitée, on va aller de dépression en dépression. Le Sud de l'Australie est un passage compliqué avec du vent soutenu, de la mer forte, ça ne va pas être drôle... » Les concurrents qui naviguent dans l'océan Indien touchent tous du vent fort et évoluent dans des conditions classiques des mers du Sud, où les dépressions se succèdent et se déplacent d'Ouest en Est, dans le même sens que les bateaux qui filent donc à bonne allure dans des vents portants. Et qui dit vitesse dit navigation exigeante. Marins et machines n'ont pas fini d'être sollicité, loin de là… Les chiffres du jour Armel Le Cléac'h a franchi la longitude du cap Leeuwin après 28 jours, 20 heures et 12 minutes de mer, avec 5 jours, 14 heures et 16 minutes sur le précédent temps de référence (François Gabart en 2012). Alex Thomson a passé le cap Leeuwin 5 heures et 16 minutes après Armel Le Cléac'h. L'avance du Britannique sur le temps de Gabart est donc de 5 jours et 9 heures.[Lire la suite]]]> <![CDATA[KOJIRO SHIRAISHI ABANDONNE]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1871 Mon, 05 Dec 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1871 À 03h40 (heure Française) ce dimanche 4 décembre, Kojiro Shiraishi, skipper de Spirit of Yukoh, contactait son équipe à terre pour l’informer d’une avarie survenue sur le mât. Alors que le bateau naviguait sans trop de vent (environ 20 nœuds), le solitaire à l’intérieur du bateau a entendu le mât du bateau se casser… Kojiro Shiraishi est depuis monté dans le mât pour pouvoir extraire la partie cassée de l’espar, afin de la désolidariser du gréement : il a réussi avec succès. Le solitaire japonais et son équipe à terre en sont venus à la conclusion qu’il était impossible de réparer le mât et à annoncer à la Direction de Course que le marin abandonne officiellement le Vendée Globe à 08h30 UTC ce dimanche matin. Tous les partenaires du projet sont soulagés que Kojiro Shiraishi ne soit pas blessé dans cette avarie. Il souhaite retourner en sécurité à Cape Town et reste prêt pour de prochaines aventures. Les mots de Kojiro Shiraishi :« À 03h30 UTC, j’ai entendu le bruit de mon mât cassé. Je suis vite allé voir dehors pour m’apercevoir que le mât s’était cassé au niveau de la deuxième barre de flèche. J’ai pu monter dans le mât pour désolidariser la partie cassée du gréement. Je ne suis pas blessé, je n’ai pas besoin d’assistance, et je fais route vers Cape Town. Je tiens à m’excuser auprès de toutes les personnes qui m’ont suivi et encouragé jusque-là : merci à tous mes sponsors de m’avoir accompagné dans cette belle aventure. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[LE GRAND SUD, COMME SI VOUS Y ÉTIEZ…]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1870 Mon, 05 Dec 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1870 Des images du Grand Sud, au large des Kerguelen, sont parvenues cette semaine grâce à une étroite collaboration entre la Direction de Course et la production audiovisuelle du Vendée Globe, la Marine Nationale et TF1. Banque Populaire VIII (Armel Le Cléac'h), Hugo Boss (Alex Thomson) et l’IMOCA60 Edmond de Rothschild (Sébastien Josse) ont été filmés depuis un hélicoptère de la Frégate Nivôse, dont la mission est d'assurer la souveraineté de l'état français au sein des TAAF (Terre Australe et Antarctiques Françaises). Du jamais vu : trois IMOCA à foils lancés à plus de 20 nœuds en plein océan Indien et, dans le même temps, trois skippers appelés à la VHF ! Un moment exceptionnel à marquer dans les annales de l'Everest des mers, la course en solitaire sans escale et sans assistance… Trois oiseaux de 18,28 m de long déboulent sur une mer formée. Des bolides lancés à pleine vitesse sous un ciel gris, se cabrant sur les vagues, plongeant dans l'écume. Un bras se lève, un sourire illumine le visage encapuchonné. A 40 milles dans le nord des Kerguelen, l'hélicoptère les a trouvés grâce aux informations précieuses de la Direction de Course. Instant incroyable ! Jamais dans l'Histoire du Vendée Globe, de telles images ont pu être filmées… « Ça faisait du bien d'avoir de la présence humaine au milieu de l'Océan Indien. » confiait Armel. « Je trouve que c'est sympa qu'Armel reste en contact avec moi. Evidemment si j'avais un foil, ce ne serait pas le cas ! » lançait plus tard à la vacation Alex Thomson, visiblement en grande forme, qui, pour le show des images hélico, est monté sur le rouf, malgré l'écume fumante. Vendredi 2 décembre, c'était au tour de Sébastien Josse, 3e et revenu à moins de 550 milles du duo Thomson - Le Cléac'h, d'être survolé par le Panther, l'hélicoptère de la frégate FS Nivôse. Un moment rare et forcément apprécié par Sébastien Josse après vingt-sept jours de mer et de solitude « Ce matin au lever du jour j'avais l'hélico de Marine Nationale à 50 mètres dans mon sillage ! C'était plutôt sympa car dans les parages il n'y a pas beaucoup d'animations » s'amusait le skipper d'Edmond de Rothschild avant d'ajouter : «  Ils sont restés avec moi une quarantaine de minutes, on a parlé de la course, de la stratégie à venir. c'était vraiment un bon moment. Je suis admiratif de la qualité de pilotage du garçon aux commandes car il faisait ce qu'il voulait avec son hélico.»   Cette opération est une grande première dans l'histoire du Vendée Globe et sa mise en place a demandé de longs mois d'organisation mais le résultat est au rendez-vous. Ces images fascinent de par leur lieu de tournage si éloigné et hostile mais aussi car elles lèvent le voile sur l'une des parts les plus mystérieuses de la course au large : la réalité de navigation du solitaire en plein océan Indien. En cela, elles sont naturellement une réussite en termes de communication mais bien au-delà car elles cultivent l'imaginaire des centaines de milliers de personnes qui vibrent chaque jour dans le suivi de ce tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance.[Lire la suite]]]> <![CDATA[Vendée Globe - semaine 3: de la gestion des temps forts]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1842 Tue, 29 Nov 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1842 Un Vendée Globe est tout sauf linéaire. Il faut savoir y faire le dos rond dans ses temps faibles et, a contrario, pousser son avantage dans les temps forts. C’est ce que font à merveille le leader Armel Le Cléac’h et quelques autres. « Cravacher », « mettre du charbon », « appuyer sur le champignon »… toutes ces expressions convenues ne veulent strictement rien dire à l’échelle d’un Vendée Globe. On n’y appuie pas sur un bouton pour aller plus vite dans n’importe quelle circonstance. Au contraire, on gère. Ses temps forts comme ses temps faibles. C’est même une des clés principales de la réussite ou de l’échec. Sur 80 jours, il faut savoir à la fois ménager le marin et sa monture (ce qui tient de l’exploit à 20 nœuds de moyenne et dans le vacarme assourdissant des IMOCA !). Il faut savoir réparer les innombrables bricoles qui lâchent mais seulement au moment opportun. Il faut par-dessus tout éviter le surrégime – et de l’homme et de la machine. Il faut aussi appuyer sur ses avantages et enfoncer le clou quand l’occasion se présente et seulement quand elle se présente ! Les risques inutiles sont… inutiles. C’est très exactement ce que fait Armel Le Cléac’h, et pas seulement depuis hier soir. Souvenez-vous voilà quelques jours, alors en retard sur Alex Thomson,  il avait lâché une petite phrase au détour d’une vacation : « je ne vais pas me mettre dans le rouge, être devant à Bonne Espérance ne sert pas à grand chose ». Sage parmi les sages, le skipper de Banque Populaire VIII (surnom « Le Chacal », pour mémoire) attendait patiemment son heure. Mais à la première occasion… Celle-ci est intervenue hier, quand l’axe de sa route – à 110 degrés du vent - et l’état de la mer - plutôt bien rangée pour l’Indien - lui ont donné l’occasion de placer une banderille. Là oui, comme un bon joueur d’échecs, Armel Le Cléac’h a poussé son avantage : il sait que Hugo Boss a son foil tribord endommagé, il sait qu’à cet angle et cette force de vent il peut faire parler sa nouvelle technologie. Et ça marche. Il constate qu’il file deux nœuds plus vite qu’Alex Thomson, parfois même trois nœuds sur certaines séquences. Le message envoyé à son adversaire est on ne peut plus clair. Il dit en substance : « cher ami, dès que le vent viendra sur la gauche de nos bateaux et que la mer le permettra, j’irai plus vite que toi ». Pour Alex Thomson, cette confirmation chiffrée doit être un peu raide à encaisser. Le Gallois ne peut que prier pour que la route météo impose le plus possible de bords tribord amure, c’est à dire la circonstance où il peut utiliser son foil intact, le bâbord. Quand le vent viendra sur la droite des deux meneurs, Hugo Boss pourra de nouveau faire jeu égal avec Banque Populaire VIII, voire aller plus vite. Ce "Crunch" là est de toute beauté et ne surtout pas croire que les dés sont déjà jetés : jeudi, une dépression venue de Madagascar va couper la route des leaders et probablement les obliger à empanner. Wait and see se dit Alex, en rongeant son foil devenu frein. Tous rapides dans le Top Ten De la gestion, c’est aussi ce que revendique très bien Sébastien Josse. Après un week-end difficile, il a conservé sa troisième place mais accuse désormais 500 milles de retard sur les deux leaders qu’il accompagnait de près jusqu'à Bonne Espérance. Il est reparti depuis quelques heures à des vitesses élevées. Le temps faible est derrière lui. Il l’a géré en se positionnant au mieux, via de nombreuses manœuvres, pour prendre le train suivant du nouveau vent. Il en a profité pour faire un check-up complet de son bateau. Pour lui, « ça repart de là » et, il l’a clairement affirmé en vacation cette nuit : hors de question de prendre des risques inconsidérés pour grappiller quelques milles parfaitement inutiles. Mieux vaut tenir un tempo et attendre qu’une occasion se présente. « Si ça tamponne devant» comme il dit, là oui, il pourra remonter un peu le curseur risques. Pas avant. Pas n'importe quand ni n'importe comment. Idem de la 4e à la 6e place, où Jérémie Beyou, Paul Meilhat et Yann Eliès ont conscience qu’il faut moduler leur effort. Au pied du lointain podium virtuel (le leader est 800 à 1100 milles devant eux tout de même !) ces trois pensionnaires de la fabrique de champions qu’est le Pôle Finistère Course au Large, gèrent, eux-aussi. Vite en ce moment alignant les meilleures moyennes, avec un bilan de milles avalés en dessous de celui d'Armel le Cléac'h mais au-dessus de celui d'Alex Thomson. Ils ont parfaitement conscience que s’ils parviennent à boucler ce Vendée Globe (ce qu’aucun d’entre eux n’a fait jusqu’alors : Paul parce qu’il est bizuth, Jérémie et Yann parce qu’ils ont abandonné lors des éditions précédentes), leur classement sera bon, voire très bon. Ils savent également que même si le rythme est très rapide, les deux tiers du parcours sont encore devant les étraves et donc que beaucoup de péripéties vont encore intervenir, à leur profit ou en leur défaveur. Tribord amures sur le dos d’une dépression, le groupe Dick-Ruyant-Le Cam (et dans une moindre mesure Kito de Pavant) sont à l’attaque également. On note que le foiler St-Michel - Virbac de Jean-Pierre Dick est le plus rapide de ce groupe ce matin, et que leur positionnement s’étage à diverses latitudes, Jean Le Cam étant le plus Sud dans les Quarantièmes Rugissants, alors que Thomas Ruyant est deux degrés plus Nord et que Jean Pierre Dick évolue au milieu et en avant de ces deux trajectoires. Kito de Pavant, lui, a réussi à se glisser sous l’anticyclone de Sainte-Hélène et devrait pouvoir longer le mur des glaces sans trop de problèmes dans l’océan Indien, même si le cap de Bonne Espérance est encore un millier de milles devant son étrave. Temps faible dans le peloton Dans les dix premiers, on est donc dans de la gestion de temps fort : vent soutenu, belles trajectoires, tempo élevé. Mais dès la 11e place, le changement de rythme et d’ambiance est radical. Là, on compose avec de la gestion de temps faible, dans tous les sens du terme. A la latitude de Porto Alegre, on n’est pas forcément joyeux de devoir, encore, tenter de jouer avec des vents trop faiblards pour être honnêtes, parfois inférieurs à 6 noeuds. « J’en ai marre des anticyclones ! » lâche Conrad Colman, qui devra patienter « au moins une journée et demie » pour espérer les surfs des latitudes australes. Ceux-ci sont environ 300 milles plus bas sur leurs cartes. Très loin quand on navigue entre 5 et 8 nœuds. Entre 3000 et 3300 milles du leader, le tir groupé à petite vitesse concerne tous les bateaux évoluant entre la 11e et la 19e place. Reste les cas particuliers de Alan Roura, Enda O’Coineen et Pieter Heerema. En se décalant vers le Brésil bien avant le peloton, le Suisse, le Hollandais et l’Irlandais ont joué une carte intéressante, à savoir le contournement par l’Ouest de l’anticyclone. La chance pour que cette option fonctionne vraiment est faible et ils auront beaucoup d’écart latéral à regagner ensuite, mais sait-on jamais ? Tous trois ont couvert une cinquantaine de milles de plus vers le but que les autres bateaux du peloton, ces dernières 24 heures. A suivre aussi, donc. Tanguy de Lamotte de retour aux Sables d'Olonne Enfin, après l’abandon de Tanguy de Lamotte cette nuit, ce sont bien Sébastien Destremau et Didac Costa qui ferment officiellement la marche maintenant, en 24e et 25e position. Le Catalan a repris plus de 80 milles au Français depuis hier et One Planet One Ocean n’est plus qu’à 143 milles de TechnoFirst-faceOcean. Là aussi, il y a de la gestion de temps forts et faibles dans l’air et un autre match dans le match pour la cuillère de bois, à 4000 milles d’Armel Le Cléac’h. Un autre temps fort – émotionnel celui-là – attend Tanguy de Lamotte et tous ceux qui iront saluer son entrée dans le chenal des Sables d’Olonne tout à l’heure, vers 12h30. En attendant la marée, Tanguy et son équipe se sont amusés à dessiner un cœur dans la baie avec la trace de leur bateau. Jolie initiative de celui qui a tenu à ramener seul son bateau blessé à bon port, « pour respecter l’esprit du Vendée Globe. » Il fait un peu frais, mais grand beau sur les jetées de La Chaume ce matin. Si vous êtes dans le coin...  En bref.- Au pointage de 9h ce lundi 28 novembre 2016, Armel Le Cléac’h s’est légèrement recalé pile dans l’axe avant d’Alex Thomson, et y a laissé deux milles et demi (28 milles d’avance). Les deux meneurs frôlent le mur des glaces qui n’est que 5 milles sur leur droite. Ils ont légèrement ralenti  - autour de 18 nœuds – par rapport à ce matin avant de plonger vers les Kerguelen. Sébastien Josse, 3e, en profite pour reprendre une dizaine de milles. A noter encore que seuls quatre skippers ont passé la barre des 400 milles parcourus ces dernières 24 heures et avec de belles différences entre eux, à l'avantage de Banque Populaire VIII : Armel Le Cléac'h 478 milles, Jérémie Beyou 452 milles, Paul Meilhat 444 milles, Alex Thomson 438 milles. Aucune place au classement n’a évolué par rapport au dernier pointage, à l’exception de la 12e position que Stéphane Le Diraison vient de chiper au Japonais Kojiro Shiraishi. Retour en image sur la 3ème semaine de course [Lire la suite]]]> <![CDATA[Avarie sur Safran, Morgan Lagravière contraint à l’abandon sur le Vendée Globe]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1841 Mon, 28 Nov 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1841 Suite à l’avarie de gouvernail survenue en fin de matinée, le skipper de Safran Morgan Lagravière, confirme son abandon sur le Vendée Globe, en accord avec son équipe et son partenaire. Joint par son équipe cet après-midi, Morgan expliquait : « J'ai eu une nuit très agitée avec des soucis de pilote automatique. J'avais entre 20-25 noeuds de vent et le bateau était incontrôlable. Je suis parti à l'abattée 4 à 5 fois. Alors que je faisais une sieste à la mi-journée, j'ai senti le bateau partir au tas. En sortant, j'ai constaté que le safran sous le vent était sorti de son socle et qu'il en manquait les 2/3. Je pense que c'est dû à un choc avec un OFNI. Malheureusement, je n'ai pas de quoi réparer une telle avarie, c'est donc la fin pour moi. Je veux cependant garder en tête les points positifs de cette aventure : 18 jours de course extraordinaires à bord d'un bateau très performant, avec lequel je suis toujours resté dans le coup. Ce parcours en solitaire a également été l'occasion d'apprendre un peu plus sur moi et sur ce qui est important dans la vie. Je veux remercier toute mon équipe technique ainsi que tous les fans qui m'ont soutenu. » Morgan navigue actuellement en direction de Cape Town (Afrique du Sud), qu'il devrait atteindre d'ici trois jours. Philippe Petitcolin, Directeur Général de Safran, fait part de son soutien au jeune skipper : « C'est une déception immense pour Morgan, l'équipe du Safran Sailing Team, ainsi que pour l'ensemble des collaborateurs de Safran qui ont suivi et accompagné avec passion le bateau dans cette aventure. Depuis le départ des Sables d'Olonne, le duo Morgan - Safran s'est montré totalement à la hauteur du défi, se maintenant en permanence dans le groupe de tête. Morgan a fait preuve d'un bel esprit de compétition et de combativité, à la hauteur des valeurs de Safran. Je m'associe à tous les collaborateurs du Groupe pour le soutenir dans ce moment difficile. »  [Lire la suite]]]> <![CDATA[Vincent Riou contraint à l'abandon sur le Vendée Globe]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1840 Wed, 23 Nov 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1840 Le skipper de PRB a heurté un OFNI dimanche matin (HF) alors qu’il faisait route à vive allure dans le groupe de tête du Vendée Globe vers le Cap de Bonne Espérance (choc différent et antérieur à celui d’hier qui avait relevé un safran). Suite à ce choc, Vincent Riou n’a pas, dans un premier temps, détecté de dégât et a pu continuer normalement sa progression. Ce n’est que trois heures plus tard que la quille s’est mise à entrer en résonnance et à émettre des bruits stridents et constants, témoins d’un effort anormal sur l’appendice. Ces bruits ont continué à s’amplifier dans la nuit de dimanche à lundi. Compte tenu des conditions météo qui régnaient alors (25 à 30 nœuds avec des moyennes de vitesse aux alentours de 19-20 nœuds), Vincent n’a pas pu immédiatement aller vérifier le puits de quille mais a pu prévenir son équipe à terre. Le Team PRB ainsi que l’architecte du bateau (Guillaume Verdier) et le cabinet de calcul de structures HDS GSEA Design (Hervé Devaux et Denis Glehen) ont alors commencé à étudier toutes les hypothèses à partir des éléments connus (essentiellement le bruit émis par la quille). Ce n’est que ce matin, évoluant dans des conditions plus calmes que Vincent a pu faire les vérifications nécessaires. Il s’est alors aperçu que l’axe de quille avait été abîmé dans le choc. Cette pièce en titane est un élément essentiel du bateau. Elle permet de lier la quille au monocoque par l’intermédiaire d’une rotule en plastique et c’est également cet axe qui permet la rotation de la quille. Dans le choc, c’est la rotule en plastique qui s’est cassée entrainant un frottement permanent entre l’axe de quille et le support de la rotule. A terme, et alors qu’il reste encore l’océan Indien, l’océan Pacifique et toute la remontée de l’Atlantique à effectuer, cela signifie que l’intégrité du bateau est mise en péril voire même que la quille se désolidarise du 60’. La déception est immense chez le vainqueur du Vendée Globe 2004. Celui qui avait vu son rêve brisé il y a quatre ans (quasiment jour pour jour) sur un même choc avec un OFNI avait quitté les Sables d’Olonne le 6 novembre avec l’envie de faire jeu égal en tête de flotte avec les nouveaux bateaux équipés de foils. Un pari réussi puisque PRB n’a jamais quitté le groupe de tête. Longtemps au coude à coude avec Banque Populaire, Vincent a même occupé plusieurs fois la deuxième place et a réalisé une descente de l’Atlantique exceptionnelle avec son bateau à dérive. La performance, saluée par de nombreux observateurs, laissait tous les espoirs permis pour la suite de ce Tour du Monde. Le skipper et PRB naviguent actuellement dans des conditions maniables (14 nœuds de vent) et Vincent n’est pas en danger. Il est en lien avec son équipe technique pour décider du lieu où il pourrait dans un premier temps faire escale pour réparer son monocoque avant de faire route vers la France, probablement au Cap en Afrique du Sud. Interview de Vincent Riou : « La déception est importante. Mais c’est comme à chaque fois, il faut continuer à vivre et pour moi, la suite, c’est ramener mon bateau en toute sécurité quelque part à terre. La nuit de dimanche à lundi, j’ai eu un petit choc sur le bulbe. La quille est partie en fréquence vibratoire. Elle a commencé à se balader d’un bord à l’autre. Ça s’est arrêté assez rapidement. Ça ne s’est pas arrêté tout de suite car le bateau allait à 25 nœuds quand c’est arrivé. Je n’en ai pas fait plus de cas que cela. Des petits chocs sur la quille dans les courses au large, on en a régulièrement. Celui-là ne me paraissait pas très fort. Vers la fin de la nuit, j’ai commencé à entendre des craquements autour de la quille. Des craquements que j’avais déjà entendus car ça m’était déjà arrivé d’avoir des petites frictions de carbone entre la coque et la quille. Je me suis dit « tiens ça frotte un peu, ce n’est pas très grave ». Mais au fur et à mesure, le bruit s’est amplifié. J’ai commencé à me poser des questions, à réfléchir à ce qui avait pu arriver. J’ai commencé à consulter. (…). Nous n’étions pas super inquiets mais pas sereins non plus car ce n’est pas un endroit accessible dans le bateau. Sans enlever la quille, on ne peut pas constater exactement ce qui s’est passé. Ma démarche a été de dire : « je continue. Soit c’est un petit déplacement de la quille et le carbone va s’user sous le fond de coque et le bruit va petit à petit s’atténuer. Soit c’est plus grave et forcément le palier est endommagé et le bruit va augmenter ». J’ai continué à naviguer pendant 24 heures. Mais le bruit n’a fait qu’augmenter jusqu’à hier en fin de journée où j’ai commencé à entendre des bruits métalliques en plus des bruits de carbone. J’ai compris que le palier était endommagé et que l’axe commençait à toucher la cage du palier.(…) J’ai contacté les gens qui ont travaillé sur ce bateau. Ils ont essayé d’imaginer ce qui pouvait se passer. Ils m’ont amené à la même décision : à court terme, ce n’était pas risqué car les pièces sont largement dimensionnées mais assez vite, cette friction métal sur métal risquait des dégâts plus graves. C’est compliqué de s’engager sur un tour du monde avec une avarie comme celle-là. Ce matin, le temps s’est calmé après le passage du front. J’ai pu ouvrir le puits de quille et mettre les mains à l’intérieur. J’ai pu constater que la quille bougeait. Au niveau du palier avant, le trou est plus grand que l’axe de la quille. Cela a fini par confirmer mes craintes sur l’endommagement de ce palier. Je ne sais pas quoi penser. Cette avarie est survenue à peu près au même moment que l’avarie d’il y a quatre ans. Quand je suis passé devant Salvador il y a quelques jours, j’ai passé ma nuit à y penser. Comme j’avais passé Salvador, je me suis dit, c’est bon, nous avons chassé nos démons. Et en fait comme il y a quatre ans, à la même place, 14 jours après le départ, on a une collision avec des incidences irréparables. C’est dur ! Le plus simple pour moi est de faire route vers l’Afrique du Sud, Cap Town. Je suis en train de regarder si je peux trouver là-bas tout ce qu’il faut. On s’organise avec l’équipe. Je pense à tous ceux qui m’accompagnent et qui me suivent depuis le début. Je sais qu’il y avait beaucoup de monde derrière. Je pense très fort à eux.  Je suis déçu par ce qui m’arrive mais je suis aussi déçu pour eux ». Jean-Jacques Laurent, Président de PRB :  « L’abandon de Vincent est évidemment une déception immense. Il a réalisé une course incroyable depuis le départ des Sables d’Olonne face aux bateaux de nouvelle génération. Il nous a fait rêver. Toute l’entreprise le suivait et l’accompagnait avec passion. Malheureusement, c’est une nouvelle fois un OFNI qui lui barre la route. Nous avons déjà connu cela il y a quatre ans. C’est difficile d’accepter cette loi des séries. Mais nous sommes solidaires du choix de Vincent qui, une nouvelle fois, réagit en bon marin. L’essentiel est de maintenir sa sécurité et de ramener le bateau à bon port. En ce sens, il fait le meilleur choix possible. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[Semaine 2 sur le Vendée Globe: maintenir le rythme]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1838 Tue, 22 Nov 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1838 Alors que les 27 solitaires encore en route vers le cap de Bonne Espérance sont partis des Sables d’Olonne il y a quasiment deux semaines, la flotte est franchement scindée en trois groupes qui s’étalent entre les tropiques du Cancer et du Capricorne… Alex Thomson toujours en tête arrive vers les 40èmes rugissants quand l’espagnol Didac Costa déborde le Cap Vert. Le tempo est toujours aussi impressionnant en tête de course avec plus de 20 nœuds de moyenne : malgré un contact avec un objet flottant qui aurait cassé le foil tribord de Hugo Boss, Alex Thomson reste l’ouvreur de cette grande et très rapide descente vers Tristan Da Cunha. Et bien que ses poursuivants soient parfois plus véloces que le foiler anthracite, le britannique a toujours une centaine de milles d’avance sur ses poursuivants Armel Le Cleac’h (Banque Populaire VIII) et sur Sébastien Josse (Edmond de Rothschild). Mais la nouveauté de ce dimanche, c’est l’accélération de Vincent Riou (PRB) qui arrive à nouveau à maintenir le rythme : juste devant un front froid associé à une dépression brésilienne, les cinq premiers sont très groupés mais commencent en revanche à marquer l’écart sur Paul Meilhat (SMA) et surtout sur Jérémie Beyou (Maitre CoQ)  qui n’a déjà plus tout à fait les mêmes conditions de vent : 25 / 32 nœuds de nord pour les premiers, plutôt 20 nœuds pour les poursuivants.  D’ailleurs Yann Elies (Quéguiner leucémie Espoir) a indiqué ce matin qu’il ne pouvait plus suivre la même route, suite à un changement radical de la position de l’Anticyclone de Saint Hélène : il cherche à rester devant le front qui propulse les leaders mais qu’avec un tel décalage, les conditions de vent et de mer sont déjà très différentes. Il sera obligé d’incurver plus nettement sa route vers l’Est ces prochains jours. Enfin Bertrand de Broc (MASCF) à officiellement annoncé son abandon : le solitaire  mouillé dans l’archipel de Fernando de Noronha (à 300 milles dans le Nord Est du Brésil)  pense rallier Récife pour intervenir avec son équipe technique. Les carénages de quille sont en effet délaminés.  Avec le passage de l’équateur du Hollandais Pieter Heerema (No Way Back) cette nuit, ils ne sont plus que trois solitaires dans l’hémisphère Nord (Enda O’Coineen, Sébastien Destremau, et Didac Costa)… Yann Elies - Quéguiner leucémie Espoir : «  Je fais la course avec le front : je calque ma route sur un trou de souris et j’espère que ça va fonctionner pour les 4 à 5 prochains jours. J’espère ne pas me faire « manger »  par ce front qui va traverser l’anticyclone, de toute façon je n’arrive pas à suivre la cadence des leaders, ils vont trop vite pour moi et les écarts construits ces premiers jours font que nous ne sommes plus dans le même système météo. Je fais un peu ma course tout seul tout en essayant de ne pas prendre trop de retard sur le groupe de tête au Cap de Bonne Espérance. Mais je pense que j’aurai deux jours de retard sur eux…ça va être compliqué de rester à portée de fusil ! Quand je vois le rythme qu’ils tiennent, j’ai l’impression de ne pas y arriver, à mon avis ils ne vont pas rester sur ce tempo longtemps non plus. On va voir comment ça se décante dans l’Océan Indien. » Arnaud Boissières – La Mie Câline : «  C’est une nuit tropicale avec des petits grains et des accélérations. Je continue ma route Sud le long du Brésil avec l’incertitude du cap Frio ou les fichiers météo nous prédisent du mou. Mais là, il y a 25 nœuds de vent avec un peu de pluie, ce n’est pas désagréable. Je suis à un peu plus de 100 milles des côtes Brésiliennes à 130 milles de Recife. J’ai croisé un cargo hier : c’était le premier depuis le départ. On est un groupe de six bateaux relativement groupés : c’est sympa » Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) : « Le vent commence à se renforcer depuis ce matin. Il y a pas loin de 30 nœuds de vent en moyenne avec une mer qui s’est un peu dégradée. Cela ressemble aux conditions qu’on va rencontrer dans les mers du Sud. C’est un premier tour de manège qui nous fait aller vite dans le bon sens vers le cap de Bonne Espérance. Il faut trouver la bonne configuration de voile, les bons réglages pour ne pas tout abîmer. C’est assez tonique dans le bateau, je suis à 22-23 nœuds de moyenne là. Je ne suis pas surpris par les vitesses d’Alex Thomson : sans foil ça va aussi vite que les bateaux à dérives et on voit les moyennes que tiennent mes petits camarades sans foils c’est plausible. L’état de la mer se dégrade et avec des foils on ne va pas forcément plus vite. Il va falloir attendre des conditions plus maniables pour retrouver le potentiel de ces appendices. Je reviens doucement sur Alex Thomson mais il faut préserver le bateau pour la suite de la course. Je gère mon rythme à bord, selon mes polaires et l’état de la mer. Je suis à l’écoute de mon bateau. De temps en temps, certains vont plus vite que d’autres mais le plus important est de tenir une bonne moyenne. Ca ne sert à rien de se mettre dans le rouge pour récupérer la tête maintenant. » Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) : « J’ai retrouvé mon copain Eric Bellion, on a discuté à la VHF tout à l’heure. Je suis content d’être avec lui car il dispose d’un bateau qui va vite. J’essaye de ne pas non plus me laisser griser. Depuis le début je préserve le bateau, ça ne sert à rien de tirer dessus plus que nécessaire. La situation météo est compliquée. On n’a pas un anticyclone bien installé avec du vent au portant pour le contourner. Il y aura un passage de mou à négocier dans quelques jours… Je suis un Figariste, un compétiteur mais j’ai toujours aimé le large. Le Vendée Globe était la course que je voulais faire une fois dans ma vie et je n’avais pas le budget pour le faire avec un bateau récent. J’ai donc décidé de partir avec un IMOCA ancien et je ne le regrette pas. C’est une aventure tellement exceptionnelle, je vais aller découvrir les mers du Sud c’est génial. »  Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) : "Je suis dans les alizés de Sud Est. Le vent a un peu fraîchit, autour de 15 noeuds et je suis à 80° du vent, donc ça commence à accélérer pas mal.
Je suis un peu vert de ne pas être sorti avec mon livre d’oiseau parce que j’en ai tout autour de moi là, qui pêchent. Il fait un peu moins chaud, l’air circule un peu mieux maintenant donc c’est super agréable. C’est chouette d’avoir Romain (Attanasio) devant moi. C’est un figariste alors j’apprends, je règle mieux mes voiles, c’est super riche. Je suis aussi la façon de naviguer de Rich Wilson. Je suis ravi de les avoir près de moi, ce sont de grands marins. Après, je ne veux pas jouer à prendre le rythme d’un autre, je ne veux pas me prendre pour quelqu’un que je ne suis pas, donc je continue MA course. J’ai le sentiment de vivre une aventure hors norme. C’est fabuleux. Le Vendée Globe ne sert à rien, sauf que c’est beau... C’est trois mois de parenthèses qui resteront gravés dans ma mémoire. Après, il y a des hauts et des bas bien sur. Après le pot au noir par exemple, j’étais épuisé même s'il n’a pas été le pire. Mais le grain te fait peur, le bateau peut se coucher, partir en vrac, casser. Je ne me sens pas assez serein pour bien réagir, donc c’est stressant, ça demande de l'énergie. D’où cette fatigue à la sortie. Du coup, tu as des idées un peu sombres, tout devient difficile, tu vois la montagne que tu dois escalader alors qu’il faut prendre tout cela étape par étape et que je suis en fait très très heureux d’être là ! » Didac Costa (One Planet One Ocean) "Après 10 jours de navigation, j'ai enfin la sensation d'être vraiment en phase avec le bateau et l'océan. Tout va bien à bord, je bricole à fur et à mesure toutes les petites avaries et le bateau conserve pour l'instant tout son potentiel.  Je suis l'évolution des bateaux en tête de flotte, leurs performances sont spectaculaires. Je joue à imaginer un Kingfisher avec foils… La température dans ces latitudes me permet même de faire quelques petites siestes sur le pont. Même si aujourd'hui des nuages et une petite bruine sont venus perturber un temps clément, ces derniers jours j'ai pu profiter d'un soleil radieux et de nuits étoilées. Le passage de l'archipel du Cap Vert ne devrait poser aucun problème : il semblerait que le vent, sans être fort, sera stable et devrait me laisser le temps de penser à la stratégie pour affronter le pot au noir (la zone de convergence intertropicale) et ainsi choisir la bonne longitude à laquelle le traverser. Aujourd'hui j'ai mangé le dernier fruit frais… à partir de maintenant il n'y aura que du lyophilisé. Même si on est bien loin du repas servi sur une table avec assiette et couverts, le paysage qui m'entoure compense tout le reste. A très bientôt!" Sébastien Destremau (Technofirst-faceOcean) : " Je suis en plein pot au noir !! Je suis bien collé ! Pas un souffle cette nuit, quelques orages, pas de grains violents heureusement en ce moment. Ce matin un petit vent de quelques noeuds, ça va être long quoi… Les fichiers météo que j’avais ne laissaient pas présager aussi peu de vent. Hier en revanche, on s’est fait un vrai vrai vrai vrac !!!! Dans un grain, le vent a tourné d’un coup, oh la vache, le bateau s’est mis à l’envers, en marche arrière, les voiles à contre, il s’est couché oh la la la la, c’était drôle ! Enfin tant qu’on n’a rien cassé, c’était drôle… Incroyable. La vraie misère, le pire grain jamais vécu. Voilà... C’est ça le pot au noir !
Sinon, aucun souci à déplorer à bord ! C’est top ! Très content du travail de mon équipe et du choix de ce bateau où, vraiment, il n’y a pas grand chose à casser dessus ! C’est vraiment bien pour la suite du voyage. Moi aussi, comme mon bateau, je suis en pleine forme. Il fait 40° dans le bateau donc c’est fatigant, mais ça va. On est dimanche, ça fait deux semaines qu’on est partis et j’ai l’impression que ça fait 1000 ans mais aussi comme si on avait quitté les Sables d'Olonne hier. Je le savais, on rentre dans une routine, les jours passent et soudain on se rend compte qu’on est parti depuis deux semaines. Le temps s’arrête, le temps n’existe plus ! D’ailleurs je n’ai pas de montre à bord… Enfin si une GPS mais rien au bras ! C’est un sentiment assez intéressant, que j’aime bien en tout cas.
France/Australie en rugby hier ? Oh la je vais appeler mes enfants en Australie !! De toute façon j’ai gagné dans les deux cas ! Ah l’Australie à gagné de deux points ? Ah c’est bien, belle performance d’accrocher les australiens ! Ah je vais appeler mes enfants, en voilà une belle occasion ! Très bien, super ! Je suis tellement déconnecté de ce qu’il se passe sur terre ! » Kito de Pavant (Bastide Otio) : "Bon dimanche à tous ! Je suis de nouveau sous gennaker, le vent a adonné hier en mollissant. Il a donc fallu adapter la voilure. En revanche, avec plus de surface de toile, l'équilibre du bateau est plus fragile et il est nécessaire de régler plus souvent les écoutes pour éviter la sortie de piste sous les nuages. Bref, c’est mieux mais au moins aussi fatiguant. Ce qui me préoccupe le plus c'est la situation météo à venir. Ce n'est pas une mais deux barrières anticycloniques à traverser ou à contourner ou autre solution que je n'ai pas encore trouvée…. Bastide Otio va être sérieusement ralenti dans sa progression vers le Grand Sud et ce dès aujourd'hui. Et je vais sans doute être parmi ceux qui vont le plus souffrir de cette situation. Malheureusement, il m'est impossible de l'éviter... J'ai juste le mauvais timing. Les routages se cassent aussi les neurones sur la meilleure façon de passer ces obstacles. Le matin c'est à droite, le soir c'est à gauche et le lendemain c'est tout droit… Bon cela fait partie des aléas de la course. Ce n'est pas le premier, ni le dernier, mais vous pouvez compter sur moi pour me sortir le mieux possible de cette affaire. Par ailleurs, j'ai ressorti mon petit logiciel d'astronomie pour potasser les étoiles du Sud. Là où je me trouve, en-dessous de la latitude de Salvador da Bahia, on voit toujours les constellations du Nord et celles du Sud qu'on ne voit qu'une fois passé l'équateur. Mais la lune est venue contrarier mes observations nocturnes. Je devrais avoir du temps pour cela." Jérémie Beyou (Maître CoQ) : « Il y a une trentaine de nœuds de vent, la mer était désordonnée mais depuis quelques heures c’est mieux maintenant. Il faut que j’arrive à rester devant ce front mais en même temps il ne faut pas faire n’importe quoi avec le bateau. Chaque modèle météo est différent, c’est le bazar et je n’arrive pas à me faire une religion. Hier quand je faisais un routage je revenais à 40 milles d’Armel (Le Cléac’h) et aujourd’hui, avec un autre modèle, il passe avant la dorsale et moi je butte dedans. Ceux qui me devancent sont mieux positionnés que moi, clairement. Mes problèmes de pilote m’ont fait perdre beaucoup de terrain mais j’ai réussi à réparer et maintenant le bateau est à 100 %. » Tanguy de Lamotte (Initiatives-Coeur) : « Je suis à 1200 milles des Sables et je vais avoir du vent dans les jours à venir. Ce n’est pas habituel de mener un tel bateau en mode croisière et sans les préoccupations de la course. Normalement c’est plutôt la suractivité à bord. La déception reste présente, mais je suis content de me rapprocher des Sables d’Olonne où je vais ramener mon bateau à bon port. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[Bertrand De Broc contraint à l'abandon sur le Vendée Globe]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1837 Tue, 22 Nov 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1837 Comme suite au choc qu’avait subi son bateau en début de course au large du Portugal, après avoir rejoint ce matin l’île de Fernando de Noronha puis effectué deux plongées d’inspection sous la coque, Bertrand de Broc, skipper du monocoque MACSF, en concertation avec Marc Guillemot son Team Manager, a pris ce soir la décision d’abandonner la course. Bertrand de Broc avait décidé hier soir de se dérouter vers l’Ile de Fernando de Noronha pour inspecter la coque du bateau. Après consultation de son architecte, Bertrand est donc contraint d’abandonner son 4ème Vendée Globe. Une très large partie du carénage est en effet endommagée, rendant impossible une navigation en situation de course. D’autre part, le bruit assourdissant que provoquent les dégâts de la coque est très handicapant pour le skipper, même équipé d’un casque anti-bruit. Cette décision est lourde et extrêmement difficile pour ce skipper chevronné et son équipe qui ont tout donné, tout essayé afin de pouvoir continuer ce tour du Monde en solitaire. S’attaquer au Grand Sud dans ces conditions, Bertrand le sait, représente des risques trop élevés. C’est donc la lucidité qui emporte son choix, même si sa déception est terrible. Bertrand de Broc : "Se retrouver face à cette décision est un énorme coup dur. Cela arrive forcément dans la carrière d'un skipper, mais cela ne rend pas le choix plus facile à accepter. Je suis déçu. Mais raisonnablement, il m'est impossible d'envisager d'affronter le Grand-Sud dans ces conditions." Le docteur Philippe Eveilleau, Président du Groupe MACSF, s’associe à cette décision difficile et tient à assurer le skipper du bateau des professionnels de santé de tout son soutien. « Bertrand de Broc reste fidèle à sa légende et a tout tenté pour continuer. Même si le tour n’est pas bouclé, l’aventure reste extraordinaire, et nous tenons à saluer sa persévérance et son courage. Au nom de toute la MACSF, nous te remercions de nous avoir « embarqués » à bord de ton histoire avec le Vendée Globe. »[Lire la suite]]]> <![CDATA[Alex Thomson détient désormais le Record de l'Equateur sur le Vendée Globe]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1836 Thu, 17 Nov 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1836 Mardi 15 novembre - 19:05 UTC - Le skipper anglais Alex Thomson à bord de HUGO BOSS vient de battre un record sur le Vendée Globe ce soir. Alors qu'il mène la flotte depuis samedi soir, Alex vient de devenir le premier skipper étranger à atteindre l'Equateur en un temps record dans l'histoire de la course. Il a franchi le plus grand parallèle de la Terre après seulement 9 jours, 7 heures et 3 minutes de course - à 19:05 UTC - et se dirige maintenant vers l'Atlantique Sud. Le record de l'Equateur était détenu jusqu'à présent par Jean Le Cam, également engagé dans cette édition, qui avait atteint le premier ce point stratégique du Vendée Globe en 2004 en seulement 10 jours et 11 heures.  Le Vendée Globe est la seule course de voile autour du monde en solitaire sans escale et sans assistance. La course a lieu tous les quatre ans et a, par le passé, largement été dominée par les Français. 29 Imocas étaient au départ de cette édition. La course est réputée pour être la dernière véritable grande aventure humaine de l'histoire. Seulement 71 sur les 138 partants depuis la création de la course, en 1989, ont réussi à la terminer et trois y ont laissé leurs vies. Alex Thomson est déterminé à être le premier skipper britannique à gagner le Vendée Globe. C'est une course qui pourrait prendre jusqu'à 80 jours. Alex est clairement le favori à l'heure actuelle avec plus de 56 milles d'avance sur Armel Le Cléac'h à bord de Banque Populaire VIII.[Lire la suite]]]> <![CDATA[TANGUY DE LAMOTTE CONTRAINT DE FAIRE DEMI-TOUR]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1835 Thu, 17 Nov 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1835 La décision est prise : Initiatives-Cœur quitte son mouillage, mais il mettra le cap sur les Sables d’Olonne… Suite à la casse de la tête de mât d’Initiatives-Cœur survenue samedi dernier, Tanguy de Lamotte s’est abrité à Mindelo (Cap-Vert) où il est arrivé hier après-midi. Suite à une ascension dans le mât, il a constaté que l’étendue des dégâts ne permettait pas d’effectuer une réparation satisfaisante. « Le mât est très abimé, bien plus que ce que l’on pensait. Lorsque la tête de mât s’est arrachée, les drisses ont découpé le mât de part et d’autre, le mât peut donc à tout moment s’ouvrir en deux », indique Tanguy. Ce soir à 18h (heure française), il s’est rendu à l’évidence : le mât fragilisé ne supportera pas 20 000 milles supplémentaires. « L’avarie est trop grave pour envisager de continuer le tour du monde, mais elle me permet tout de même de ramener mon bateau à bon port. »   [Lire la suite]]]> <![CDATA[Semaine 1 sur le Vendée Globe: entrée dans le Pot-au-Noir]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1834 Mon, 14 Nov 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1834 Alex Thomson sur Hugo Boss, désormais ralenti, mène toujours la flotte du 8e Vendée Globe qui s'étire ce lundi 14 novembre sur plus de 1800 milles, Didac Costa se trouvant dans l'Ouest de Porto. Depuis le départ des Sables d'Olonne, dimanche dernier, la bagarre fait rage en tête de course et devrait continuer de plus belle avec ce Pot au Noir qui pourrait redistribuer les cartes. En mer, le rythme endiablé de cette régate planétaire au contact commence sérieusement à tirer sur les bonshommes et leurs bateaux. Et dire qu'il reste encore plus de 22 000 milles (39 600 km) à parcourir ! Tanguy de Lamotte a annoncé faire escale au Cap-Vert pour trouver une solution à sa tête de mât cassée. Son objectif est clair : rester en course. Les vitesses au compteur commencent à descendre. Alex Thomson, Vincent Riou et Armel Le Cléac'h ralentissent doucement. Le pot au noir n'est plus très loin. Demain matin, lundi 14 novembre, ils y seront englués, subissant ses grains, ses caprices, s'arrachant les cheveux pour avancer dans des zones de vent 0, manœuvrant comme des fous pour limiter la casse dans les surventes. Bref, un casse tête bien connu des marins qui devrait durer une bonne journée. La tension monte pour les 7 premiers qui savent que tout peut arriver dans ce marasme équatorial. Ce sera aussi peut-être l'occasion pour Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir), Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine), Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) et Jean-Pierre Dick (St-Michel-Virbac) de se refaire la cerise ! 29 skippers en course Après l’inondation du compartiment moteur et des batteries après qu’un tuyau de ballast se soit déconnecté à bord de One Planet One Ocean quelques milles après le départ, Didac Costa et son équipe ont recherché la solution qui leur permettrait de repartir au plus vite en course. Connaissant les délais nécessaires pour remplacer les pièces endommagées, ils ont opté pour la modification du système de charge : « Nous avons  remplacé la génératrice par un double alternateur »  commentait Didac en début de semaine « Cette décision implique de charger plus souvent et d’emporter plus de carburant qu’initialement prévu ». « Ce système de charge reste secondaire et complémentaire au système principal, celui des hydro générateurs et les différents éléments restés plus longtemps sous l’eau et qui sont hors d’usage (notamment un des deux dessalinisateurs du bord) ont été remplacés ». Le skipper catalán a souligné que « rien n’aurait été possible dans ces délais sans l’aide et la solidarité des autres équipes et surtout sans le soutien des pompiers des Sables d’Olonne qui nous ont consacré beaucoup de temps et d’énergie ». Reparti jeudi 10 novembre à 12:40, Didac navigue actuellement au large de Porto et tente de rattraper le peloton. Il disait samedi: « Je suis heureux d'être de nouveau dans la course. Les premières 24h ont été difficiles : assez de vent, des grains, la mer était démontée et il faisait froid. Ce matin, à mesure que le vent faiblissait, j'ai largué les ris et hissé le génois. Ces manœuvres et plusieurs changements de bord avec le matossage conséquent ont été épuisants. Je vais essayer de me reposer un peu et bien manger ce soir pour reprendre des forces avant le passage, toujours complexe, du cap Finisterre. Je n'ai pas encore décidé entre un passage par l'intérieur ou extérieur du DST (dispositif de séparation de trafic). Je déciderai plus tard. Le nouveau système de charge fonctionne correctement. C'est étrange de naviguer sans adversaires autour de moi, mais ne vous inquiétez pas, ça n'altère en rien ma motivation. »  Des bobos pour les bonshommes et les bateaux Aux vacations, les langues se délient. Il y en a eu des départs au tas ! Comprenez que dans cet alizé puissant depuis le contournement de Madère et le rythme imposé par les 7 compétiteurs de tête de flotte, tous les marins cravachent. Et avec les grains, les bateaux sont parfois incontrôlables. Certaines pièces trinquent, les voiles fatiguent. Voilà donc Tanguy de Lamotte sur Initiatives Cœur sérieusement handicapé par la casse de sa tête de mât et contraint de stopper dans une baie de l'archipel du Cap-Vert, distant de 100 milles de son étrave. Tanguy pourrait mouiller ou s'amarrer à un coffre devant Mindelo sur l'île de Sao Vincente, ou dans la baie de Tarafal (Santo Antao) bien protégée de la mer et du vent. Conrad Colman (Foresight Natural Energy), Stéphane Le Diraison (Compagnie du lit-Boulogne Billancourt), Bertrand de Broc (MACSF), Jean-Pierre Dick, Eric Bellion (CommeUnSeulHomme) et Kojiro Shiraishi (Spirit of Yuko) nous ont raconté leurs péripéties à l'avant du bateau pour récupérer une voile battante ou une drisse abîmée. Beaucoup se sont retrouvés dans des situations rocambolesques, voire dangereuses. « Avec la fatigue, associée aux mouvements saccadés du bateau, on peut faire des bêtises. » soulignait Morgan Lagravière (Safran) à la vacation, qui s'est ouvert la tête ce matin sans gravité. Thomas Ruyant, lui, s'est cogné contre la table à cartes en se levant de sa bannette. La route est encore longue, les marins savent que sur cet immense marathon, il faut se préserver. C'est sans doute le secret pour réussir à boucler la boucle… RÉSUMÉ DE LA SEMAINE EN IMAGES  [Lire la suite]]]> <![CDATA[Vendée Globe : Bon Départ !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1833 Mon, 14 Nov 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1833 Salués par près de 350 000 spectateurs massés le long des digues du chenal des Sables d’Olonne, puis par plus d’un millier d’embarcations autour de la zone de départ, les 29 concurrents du Vendée Globe 2016-2017 se sont élancés à 13h02 dans des conditions météo exceptionnelles : soleil, vent de nord-nord-est pour 14 nœuds avec un léger clapot. Un départ donné symboliquement par S.A.S le prince Albert II de Monaco qui avait salué chacun des marins au moment de l’appareillage. Dès le top départ, Kito de Pavant (Bastide Otio), Paul Meilhat (SMA), Tanguy de Lamotte (Initiatives Cœur) et Vincent Riou (PRB) prenaient les devants d’une meute très groupée. Bertrand de Broc (MACSF) et Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager – Team Ireland) ont été signalés « Rappel Individuel » pour avoir mordu la ligne quelques secondes trop tôt. Ils ont dû repasser la ligne de départ…[Lire la suite]]]> <![CDATA[Village du Vendée Globe : plus de 300 000 visiteurs en une semaine !]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1832 Wed, 16 Nov 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1832 Depuis le 15 octobre et l'ouverture du Village du huitième Vendée Globe, les visiteurs affluent pour profiter de nombreuses animations et arpenter le mythique ponton sur lequel sont amarrés les 29 bateaux qui s'élanceront des Sables d'Olonne le 6 novembre. Les premiers chiffres de fréquentation sont tombés : lors de la première semaine d'ouverture (du 15 au 23 octobre), plus de 300 000 visiteurs se sont déplacés à Port-Olona. Le climat favorable, les vacances scolaires ainsi que l'approche du départ devraient encore favoriser une fréquentation qui grossit de jour en jour…  Yves Auvinet, Président de la SAEM Vendée, a commenté ce chiffre : « Il y a onze jours, le 15 octobre, le Village du Vendée Globe ouvrait ses portes aux Sables d'Olonne pour trois semaines, jusqu'au grand départ du 6 novembre. Lieu d'échanges et de rencontres, le Village du Vendée Globe 2016 permet de découvrir l'univers de l'épreuve et de ses acteurs, avec un accès gratuit à la quasi-totalité des espaces. Le public ne s'y est pas trompé, se déplaçant en masse dès la première semaine d'ouverture pour admirer les 29 coureurs qui s'élanceront autour du monde, rencontrer les skippers et profiter des nombreuses animations et expositions proposées sur le site… Ce sont en effet plus de 300 000 visiteurs qui se sont déplacés sur le Village lors de cette première semaine (chiffre comptabilisé du samedi 15 au dimanche 23 octobre 2016), fréquentation sensiblement identique à celle de la même période en 2012. Les vacances scolaires de la Toussaint ainsi que le beau temps qui règne sur les Sables d'Olonne devraient permettre d'attirer des visiteurs encore plus nombreux dans les jours qui viennent. En sachant que les derniers avant le coup d'envoi du Vendée Globe sont traditionnellement les plus fréquentés… » Les bénévoles du Vendée Globe, des hommes et des femmes incontournables Si le Village est en mesure d'accueillir un public si nombreux, c'est aussi grâce aux bénévoles qui s'impliquent avec passion et enthousiasme. Ce contingent de près de 200 personnes, reconnaissables à leurs vestes rouge, est devenu indispensable au bon déroulement des trois semaines de festivités précédant la course. A chaque point stratégique du Village départ, les visiteurs croisent ces hommes et ces femmes qui les accueillent, les guident, vérifient les accréditations, leur ouvrent les portes et rendent bien d'autres services encore. Lundi soir, ils étaient à l'honneur à l'occasion d'une réception organisée par la SAEM Vendée. Les organisateurs de l'épreuve tenaient en effet à manifester leur reconnaissance à chacune et chacun de ces bénévoles.[Lire la suite]]]> <![CDATA[LORIMA ACCOMPAGNE LES MARINS DU VENDÉE GLOBE]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1831 Mon, 17 Oct 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1831 L’entreprise lorientaise, leader mondial de la fabrication de mâts « aile » ou fixes en carbone pour la course et la croisière s’est investie totalement sur la préparation des IMOCA à la grande boucle planétaire.  Pas moins de 14 bateaux seront équipés de mâts carbone Lorima, l’entreprise ayant été choisie comme « fournisseur officiel » des espars monotypes par la classe. Pour enfoncer le clou, Lorima met à disposition un mât de rechange en cas d’avarie sur le premier tronçon du parcours. Le tube de carbone de 28,50 m de long et de 240 kg arrivera ce lundi aux Sables d’Olonne. 20 années d’expérience dans la course au large et le monde des superyachts, ça vous forge une réputation ! Les mâts Lorima, fabriqués au cœur de l’ancienne base des sous-marins depuis 2001, font preuve d’une grande fiabilité, ce qui n’est pas pour déplaire aux marins engagés sur le Vendée Globe parés à avaler plus de 24 000 milles dans les mers les plus dures du globe dès le 6 novembre prochain. « Nous fabriquons les mâts à partir d’un moule femelle par autoclave avec une cuisson en une seule fois, ce qui garantit une rigidité et une fiabilité à toute épreuve. Nous avons également mis en place des procédures de contrôles draconiennes. Au drapage, nous sommes capables de donner l’origine de tous les tissus utilisés. Ensuite nous procédons à des tests par ultrasons de même qu’à des tests de rigidité, sachant que tous les mâts se doivent de peser le même poids, soit 240 kg» explique Vincent Marsaudon, dirigeant de Lorima.   14 IMOCA équipés Lorima et un mât en stand-by aux Sables d’Olonne Des monocoques de toute dernière génération, comme les « foilers » Banque Populaire VIII (Armel Le Cléac’h) ou Safran (Morgan Lagravière), aux IMOCA éprouvés et à fort potentiel à l’image de PRB (Vincent Riou), en passant la génération de 2008 comme Newrest-Matmut (Fabrice Amedeo), Lorima s’est attelé depuis près de deux ans à fabriquer mâts et bômes monotypes pour les IMOCA. Résultat : 50% de la flotte est équipée de mâts en provenance de la société lorientaise. Une bonne raison pour accompagner les skippers même après le départ du Vendée Globe (les instructions de course indiquent que les skippers peuvent revenir aux Sables d’Olonne pour réparer dans un délai de dix jours après le départ). « Nous avons pris l’initiative de fabriquer un mât de rechange au cas où un concurrent connaîtrait une avarie peu après le départ. C’est pour nous logique d’accompagner les skippers une fois qu’ils se seront élancés pour leur tour du monde. » confie Vincent Marsaudon. Une belle initiative et un stress en moins pour les marins dont la peur de casser demeure une hantise après des mois de préparation…[Lire la suite]]]> <![CDATA[Prendre le départ, une première victoire...]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1604 Fri, 30 Sep 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1604 Dans quinze jours, le samedi 15 octobre, le Village officiel du Vendée Globe ouvrira ses portes aux Sables d’Olonne. Trois semaines durant, jusqu’au grand départ le 6 novembre, Port Olona va vibrer au rythme du Vendée Globe et accueillir des centaines de milliers de visiteurs. A 37 jours du coup d’envoi du huitième tour du monde en solitaire et sans escale, trois premiers concurrents sont déjà amarrés au mythique ponton du Vendée Globe. Il s’agit de Rich Wilson (Great American IV), Nandor Fa (Spirit of Hungary) et Arnaud Boissières (La Mie Câline). Le Sudiste Kito de Pavant, lui, est actuellement en convoyage et devrait rallier les Sables courant de la semaine prochaine. Puis les arrivées s'enchaîneront car les 29 marins inscrits devront amarrer leurs bateaux sur le ponton de Port Olona au plus tard le 14 octobre. Les dés seront alors jetés après une longue phase de préparation. Pour l'heure, les solitaires et leurs teams entrent dans le money time. Les agendas sont minutés et il faut réussir à gérer le compromis entre la gestion des ultimes préparatifs et la nécessité de se préserver avant le grand saut.[Lire la suite]]]> <![CDATA[Didac Costa, l'espagnol du Vendée Globe et ambassadeur de la Barcelona World Race]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1602 Fri, 30 Sep 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1602 Après des mois d'effort Didac Costa et son équipe vont bientôt mettre les voiles vers Les Sables d'Olonne, où le 6 Novembre prochain il sera le seul navigateur espagnol à prendre le départ du Vendée Globe 2016. À bord de One Planet, One Ocean il sera l’ambassadeur de la Barcelona World Race 2018/19 et s’inscrira dans la continuité des projets  scientifiques de la Barcelona World Race en vertu de l'accord entre l'UNESCO et les projets de la FNOB. Avec le soutien du projet, la FNOB réaffirme l'un de ses principaux objectifs: promouvoir la voile océanique en Espagne. Barcelone et Didac prennent le relais des trois Espagnols qui ont pris le départ dans la course: Joseluis Ugarte (1993), Unai Basurko (2008) et Bubi Sanso (2012) et essayera de terminer cet Everest de la course au large. Xosé-Carlos Fernandez, directeur général de la FNOB, a souligné l'importance du projet de Didac et a assuré le soutien de la FNOB pour ce projet: "nous avons contribué au projet de Didac sur une course comme le Vendée Globe, qui, avec le Barcelona World Race sont les piliers du Championnat du Monde IMOCA Ocean Masters. Nous voulons que d'autres projets puissent intégrer le circuit océanique. Notre objectif est de développer la professionnalisation de la classe et des marins ". C’est grâce au travail de l'équipe que le bateau de Didac pourra prendre le départ du Vendée Globe 2016, et c’est avec ce même bateau que Didac a  fait quatrième de la dernière Barcelona World Race aux côtés d’Aleix Gelabert. Ce bateau est l'un des plus fiables, c’est le légendaire Kingfisher d’Ellen MacArthur. Didac et One Planet, seront des ambassadeurs de la Barcelona World Race, la course autour du monde en double, dont la prochaine édition partira en Janvier 2019. Avec le Vendée Globe, la Barcelona World Race est le principal pilier du Championnat du monde IMOCA Ocean Masters. Pendant la course, Didac poursuivra les projets scientifiques en accord entre l'UNESCO et la FNOB, dans la continuité de ce qu'il avait fait avec Aleix Gelabert lors de la dernière Barcelona World Race. "Cette expérience scientifique sur la Barcelona World Race a été un succès et nous avons voulu la rééditer. Nous allons mesurer la salinité, la température, la couleur et la transparence de l’eau, le niveau de micro-plastiques, et nous lancerons une balise Argo."[Lire la suite]]]> <![CDATA[Clap de fin sur le Défi Azimut 2016]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1600 Mon, 26 Sep 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1600 De la régate au meilleur niveau tous azimuts   A retenir • Au terme d’une série de runs de vitesse enlevés, SAFRAN signe le meilleur temps à 18 nœuds de moyenne. • L’équipage de SMA remporte sur le fil face à PRB le Chrono Azimut – Tour de l’île de Groix. • Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) s'adjuge les 24H AZIMUT-IMOCA60. Le rideau est tombé sur le 6ème Défi Azimut 2016 au terme d’une belle journée de régate servie par le soleil, un vent d’ouest entre 15 et 18 nœuds.   1 mille à 18 nœuds de moyenne Ce dimanche, tout a commencé par une série de runs de vitesse sur un parcours d’un mille pris d’assaut par les équipages des onze bateaux présents sur le plan d’eau. La plupart ont enchaîné deux départs pour tenter de gagner de précieuses secondes sur une navigation disputée comme un sprint. A ce petit jeu, un trio – SMA, Edmond de Rothschild, SAFRAN - n’a pas tardé à faire monter le speedomètre dans les tours. Mais au jeu de la vitesse, Morgan Lagravière et les siens ont été les plus rapides. Ils signent le meilleur run du jour en 3 minutes 19 et une vitesse moyenne de 18 nœuds à bord de SAFRAN, qui décolle au quart de tour sur ses nouveaux foils. Bien échauffés, les équipages ont poursuivi de plus belle sur l’incontournable contre-la-montre autour de Groix. De la pointe de Pen Men à la pointe des Chats, ce parcours de 20 milles constitue un terrain de jeu idéal pour une bataille acharnée aux retournements de situation garantis.   Au taquet !  « C’était un peu sport, on a été prudent sur le départ, on a pris une bonne option ensuite qui nous permet de prendre la tête à Pen Men. On a tous fait des erreurs mais Vincent (Riou), qui était en tête à l’approche de l’arrivée, a fait la dernière, nous en avons profité. Tout le monde était au taquet, on est tous pareil, dés qu’un départ est donné ! » Vainqueur du Chrono Azimut – Tour de l’île de Groix, Paul Meilhat donne la mesure de cette journée de régate à bord de SMA. L’équipage du jeune skipper s’est volontiers pris au jeu de la circumnavigation groisillonne expresse, qui se termine avec des écarts infimes et des arrivées en tirs groupés. Il l’emporte de quelques courtes longueurs devant PRB et SAFRAN, qui ont coupé la ligne moins d’une minute après. Pour autant, si le vent a répondu présent, le clapot d’ouest levé par le passage d’un front hier n’a pas permis aux équipages, le pied au plancher, de battre le temps canon de 1h 08mn et 10 sec, établi l’an dernier par Vincent Riou et ses équipiers.   Comme un avant-goût… Ce chrono termine de la plus belle manière cette édition 2016, qui, Vendée Globe imminent oblige, réunissait tous les ingrédients pour donner au public lorientais un avant-goût du prochain tour du monde en solitaire. Avec son plateau de premier choix composant l’une des plus belles flotte 100% IMOCA jamais rassemblée en Bretagne, le Défi Azimut a tenu son pari. Autour de skippers ne boudant pas leur plaisir de disputer une ultime répétition générale, il a donné la mesure du challenge humain, technique et maritime qui les attend tous sur la route des trois caps. « C’était vraiment sympa de disputer, ici à Lorient, un grand week-end de régate dans une ambiance détendue avant le gros morceau qui nous attend cet hiver », confirme Armel Le Cléac’h, grand vainqueur la course de 24 heures en solitaire à bord de Banque Populaire VIII.  [Lire la suite]]]> <![CDATA[Retour sur les 24H AZIMUT - IMOCA60]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1599 Sun, 25 Sep 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1599 Armel Le Cléac’h : « Je n’avais encore jamais gagné cette course, je suis d’autant plus heureux de l’emporter aujourd’hui ! » À retenir : • Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) accroche pour la première fois la course de 24H du Défi Azimut à son long palmarès • Morgan Lagravière (SAFRAN) décroche son premier podium IMOCA sur cette régate acharnée • RDV demain pour les runs vitesse et le Chrono Azimut – Tour de l’île de Groix en équipage Les sourires et les mots en disent long au terme des 24H Azimut, disputées en solitaire avec l’intensité d’une régate entre trois bouées. Les réactions des skippers, les traits tirés mais le verbe bavard, en témoignent. La première épreuve inscrite au programme du Défi Azimut a tenu ses promesses. Elle a offert, dans des conditions de vent rythmées sur un parcours de 215 milles, le cadre idéal pour donner lieu à une ultime répétition en course, riche d’enseignements à quelques semaines du départ du Vendée Globe. Podium à foils Solidement installé en tête de flotte dès les premières longueurs, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) a tenu son rang de favori tout du long. Animé d’une furieuse envie de l’emporter comme l’illustre son arrivée à l’attaque sous spi, il n’a pas laissé s’échapper une victoire nette et sans bavure. Dans son sillage, Morgan Lagravière (SAFRAN), bien dans le match, a toutes les raisons d’être satisfait. Le jeune compétiteur décroche une deuxième place bien méritée, à bord de son monocoque fraîchement équipé de nouveaux foils. Quant à Jérémie Beyou (Maître CoQ), qui signe un retour tonitruant sur la fin du parcours, flashé à 18-19 nœuds en vitesse de pointe, il prouve, si besoin était, qu’il maîtrise son sujet. Le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro complète le podium de cette épreuve, trusté par trois bateaux à foils. 24 heures de régate pure Pour autant, si ces monocoques à moustaches, comme on désigne ces voiliers dotés d’appendices porteurs, l’emportent sur la course, la 4è place de Paul Meilhat (SMA) dans les talons des leaders, vient tempérer des conclusions trop hâtives. Les bateaux à dérives classiques n’ont pas démérité et ont encore leur mot à dire. D’autant que tous s’accordent pour souligner que si les « foilers » prouvent qu’ils ont fait un bon en avant, les places d’honneur de ces 24H Azimut se sont avant tout jouées en termes tactique et de régate pure, au niveau des trajectoires comme des choix de voiles. De quoi attiser le suspense avant le lever de rideau du tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, annoncé comme une grande régate planétaire. Demain… Tour de l'Ile de Groix ! Après quelques heures de repos et une bonne nuit de sommeil, le Défi Azimut reprendra dès demain ses droits avec les runs de vitesse et le traditionnel Chrono Azimut-Tour de l’île de Groix. Ce format de course en équipage offre aux skippers l’occasion d’embarquer des membres de leur équipe technique et des partenaires. Du vent d’ouest d’une bonne quinzaine de nœuds est annoncé. Ces conditions permettront-elles de battre le record d’1 heure 08 minutes et 10 secondes établi l’année dernière par les hommes de PRB ?[Lire la suite]]]> <![CDATA[C’est parti pour 215 milles ]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1598 Sat, 24 Sep 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1598 • Top départ des 24H Azimut-IMOCA60 dans des vents de 8-10 nœuds qui vont se renforcer au fil des heures au passage d’un front. • 12 skippers se sont élancés dans cette course, dernier RDV en compétition avant le départ du Vendée Globe 2016. • Le Souffle du Nord, Quéguiner-Leucémie Espoir et SMA, les plus prompts sur la ligne.   Il y a de la tension dans l’air et sur l’eau dans les courreaux de Groix pris d’assaut par la flotte du 6è Défi Azimut, qui prend cette année des airs de prologue de Vendée Globe.   Entre excitation et appréhension Les impressions glanées sur les pontons de Lorient La Base à quelques heures du départ des 24H Azimut-IMOCA 60, autant teintées d’excitation que d’appréhension, en témoignent. Pour les concurrents sur les rangs, pas question de prendre cette ultime répétition en mode compétition à la légère. Entre l’envie de capitaliser de la confiance en marquant les esprits et l’obligation de ne pas tenter le diable d’une avarie à quelques semaines du grand rendez-vous aux Sables d’Olonne, les enjeux sont nombreux. Les skippers sont unanimes : ces 24 H Azimut-IMOCA 60 constituent bien une belle répétition générale, un dernier galop d’essai, une régate d’envergure forcément riche d’enseignements.   Bon et magnifique départ sous le soleil À 17h08, sous le ciel bleu et le soleil radieux, 12 bateaux sont entrés dans le vif du sujet dans dix nœuds de vent de secteur sud. Ils ont offert un spectacle superbe. Au top, les honneurs de la ligne sont revenus de droit à Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord), Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Paul Meilhat (SMA), les plus pressés à en découdre sur le parcours de 215 milles en forme de grand triangle, jalonné par trois bouées Azimut virtuelles dans l’ouest, sud-ouest de Groix. Très prudent sur le départ, Conrad Colman (100% Natural Energy), qui dispute sa toute première course au contact de ses prochains concurrents sur la grande boucle en solitaire, ferme la marche en direction de la première marque. Les premiers y sont attendus dans le milieu de la nuit dans un vent qui doit se renforcer pour souffler jusqu’à 20 nœuds à mesure que la flotte progresse sur la route, cap au large.   À 18h08, une heure après le départ, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII) a pris les devants à la barre de son bateau à foils. Il affiche déjà 10 nœuds de vitesse au compteur. Il mène de quelques longueurs devant Tanguy de Lamotte (Initiatives Cœur) qui signe un joli début de course. Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) et Jérémie Beyou (Maître CoQ), engagés aussi à la barre de monocoques équipés d’appendice porteurs progressent à quelques encablures. C’est parti pour une nuit sans sommeil…[Lire la suite]]]> <![CDATA[H24 avant les 24 heures Azimut-IMOCA 60]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1597 Fri, 23 Sep 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1597   • Demain, vendredi, lancement du Défi Azimut 2016 avec le top départ d’un parcours de 24 heures pour l’importante flotte 100% IMOCA réunie. • Des conditions météo variées, rythmées et intéressantes sur l’ensemble du parcours. • 24 heures de course à suivre à la Cité de la Voile Eric-Tabarly, ou en direct sur le site de l’épreuve : www.defi-azimut.net   C’est demain, vendredi, sur les coups de 17 heures que sera donné le top départ du Défi Azimut 2016. Comme le veut la tradition du rendez-vous lorientais, la compétition sur l’eau débutera avec le départ d’une première course, les 24H Azimut-IMOCA60, qui se disputera cette année, en approche du Vendée Globe, en solitaire. Jacques Caraës, directeur de course, a tracé les contours d’un parcours qui garantit aux concurrents de régater dans les meilleures conditions possibles, sur le plan sportif, comme au niveau de la sécurité à quelques semaines d’une échéance de cette envergure.    20 nœuds annoncés   Au chapitre de la météo, si le coup de canon résonnera dans des petits airs majoritaires, les conditions promettent de se renforcer progressivement jusqu’à 20 nœuds dans la nuit de vendredi à samedi au passage d’un front. De quoi augurer une course rythmée et variée dans ses enchaînements. « Au regard de ces prévisions et pour éviter aux concurrents de progresser trop près des côtes dans du trafic maritime, j’ai privilégié un parcours plutôt extérieur qui aura la forme d’un grand triangle dans l’ouest-sud ouest de l’île de Groix », précise Jacques Caraës, directeur de course.  « Il emmènera d’abord la flotte cap à l’ouest, sur un long bord de reaching, à 90° du vent. Ensuite, elle progressera au louvoyage, jusqu’à la latitude des Sables d’Olonne environ, avant de faire son retour sur Groix au portant, avec très certainement à empannage à négocier ».    240 milles pour 24 heures   Si ce parcours, taillé sur mesure, est susceptible d’évoluer, il devrait néanmoins permettre aux skippers de se jauger sur une belle distance de 240 milles à parcourir sur le fond. Un beau test grandeur nature qui promet son lot de rebondissements entre les skippers « armés » d’un foiler, particulièrement rapide aux allures portantes plus soutenues, et ceux engagés à la barre d’un bateau aux appendices plus classiques et plus polyvalents, en mesure de sortir son sillage du jeu sur la globalité du parcours. Avec un plateau au meilleur niveau, qui réunit la plupart des grands favoris aux places d’honneur sur le prochain Vendée Globe, ces 24H Azimut-IMOCA s’annoncent passionnantes à suivre. Gageons en tout cas qu’elles ne laisseront aucun répit aux solitaires, sollicités de bout en bout de cette course au départ et à l’arrivée des courreaux de Groix.    24 heures « live »   Fidèle à ses habitudes, l’épreuve organisée pour la 6è année consécutive par AZIMUT, une société du territoire de Lorient spécialisée dans les solutions numériques, prend ses quartiers à Lorient La Base. La plupart des bateaux composant cette flotte superbe se sont déjà amarrés aux pontons, où les équipes techniques s’affairent aujourd’hui pour peaufiner les coursiers océaniques. Le PC de la course, ouvrira quant à lui ses portes dès demain à la Cité de la Voile-Eric Tabarly, où des écrans et des bornes tactiles permettront de ne rien rater de la progression de la flotte tout au long de la course. Pour ceux qui n’ont pas la chance de s’y rendre, une cartographie réalisée en partenariat avec Dolink et Geovoile, actualisée toutes les 5 minutes et accessible sur le site officiel de l’épreuve (www.defi-azimut.net), suivra à la trace la trajectoire des concurrents dès le coup d’envoi de ces 24H Azimut-IMOCA 60 aux airs de Vendée Globe.    Ils ont dit :   Tanguy de Lamotte (Initiatives Cœur) : « Le Défi Azimut, c’est un rendez-vous que j’aime bien qui se passe à la maison : c’est sympa et facile d’y participer, l’ambiance y est toujours détendue. C’est aussi en approche du grand rendez-vous de la saison une « date line », un objectif pour toute l’équipe qui doit être bien prête. J’y vois une très belle opportunité de répéter mes gammes. Mais, il s’agira aussi de ne pas trop aller au charbon, pour ne pas prendre le risque de rallonger la job list avec de la casse de matériel ou un incident à quelques semaines du départ du Vendée Globe. »     Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord) : « Je suis excité de prendre le départ demain, vendredi, du Défi Azimut car je vais naviguer aux côtés d’autres monocoques IMOCA qui seront au départ du Vendée Globe. Nous allons pouvoir nous jauger. En même temps, nous n’allons pas faire de folies sur l’eau ! Nous devons faire attention à nos machines et ne pas prendre trop de risques. Demain, nous partons pour 24 heures de course où je vais naviguer totalement en solitaire. Je serai accompagné d’un preneur de son et d’un veilleur car il y a beaucoup de trafic sur le parcours du défi. Le vent sera mou au départ puis il va se renforcer en venant du Sud. Dimanche, place aux runs au large de Lorient et un tour de l’île de Groix… J’embarque des invités et cela sera une nouvelle occasion de voir comment se comportent nos adversaires qui seront tous en configuration Vendée Globe ».[Lire la suite]]]> <![CDATA[Le Souffle du Vendée Globe sur le 6è Défi Azimut]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1595 Wed, 21 Sep 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1595 Fidèle à lui-même, le Défi Azimut, rendez-vous annuel sportif et convivial, revient du 23 au 25 septembre prochains à Lorient La Base, au cœur de la « Sailing Valley ». En approche du départ du 8è Vendée Globe, l’épreuve revêt une importance particulière pour les nombreux skippers attendus, impatients de se mesurer une dernière fois sur l’eau avant le tour du monde en solitaire.   « Cette nouvelle édition aura un peu des airs de prologue du Vendée Globe,  une vraie répétition générale avec un départ, et beaucoup de manœuvres de nuit. C’est une opportunité d’engranger de précieux milles en course, qu’on ne veut pas manquer », confirme Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII). Fidèle du rendez-vous, il se réjouit de se mesurer, dans le vif d’une compétition au meilleur niveau, à de nombreux prétendants aux places d’honneur composant ce plateau 2016 de premier choix : Sébastien Josse (Edmond de Rothschild), Jérémie Beyou (Maître CoQ), Yann Eliès (Guéguiner-Leucémie Espoir), Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), ou encore Alex Thomson (Hugo Boss)…   Un parcours sur mesure de 24 heures   Cette fois encore, le coup d’envoi de ce long week-end sera donné le vendredi après-midi par « les 24H AZIMUT-IMOCA60 », dont le parcours est dessiné sur mesure par Jacques Caraës, directeur de course, pour permettre aux marins de réviser leurs gammes à l’approche de la grande confrontation de la saison. Cette année, Vendée Globe oblige, c’est en solitaire que les protagonistes sont invités à en découdre le temps d’une régate qui en appelle autant à la réactivité sur le pont, qu’au bon sens tactique et stratégique devant la table à carte. Cette régate côtière réunit tous les ingrédients pour affûter ses armes, et pourquoi pas marquer des points face à la concurrence.     Chrono à battre autour de Groix   Au-delà de ces aspects sportifs, tous plébiscitent la simplicité et la convivialité de ce rassemblement de la famille IMOCA, dont le PC Course est accueilli à la Cité de la Voile-Eric Tabarly. Lors du CHRONO AZIMUT-IMOCA60, tour de Groix qui se dispute le dimanche en équipage, les skippers embarquent des membres de leur team ainsi que des partenaires pour pousser leur machine dans ses retranchements. Gageons que si les conditions le permettent, les concurrents sur les rangs donneront tout pour battre le record d’1h 08mn et 10sec établi l’année dernière par Vincent Riou et ses hommes à bord de PRB. Le vainqueur du Vendée Globe 2004 est également de retour pour défendre, ou améliorer,  le temps de référence de ce contre-la-montre groisillon.  [Lire la suite]]]> <![CDATA[DÍDAC COSTA FAIT FRONT]]> http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1601 Thu, 29 Sep 2016 00:00:00 GMT http://www.imoca.org/default.asp?mode=articles&id=1601 Lors d’une conférence de presse organisée ce mercredi à Barcelone, Didac Costa a confirmé sa participation au Vendée Globe malgré des dégâts subis sur le système électronique de son bateau suite à un impact de foudre. L’équipe du skipper espagnol cherche de nouveaux partenaires pour surmonter cet obstacle. Didac Costa reste déterminé à venir à bout de tous les obstacles se dressant sur la route du Vendée Globe, dont le départ sera donné le 6 novembre aux Sables d’Olonne. Costa l'assure : il sera bien le quatrième Espagnol à participer au tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, après José de Ugarte (le seul à avoir terminé le parcours), Javier Sanso (deux participations) et Unaï Basurko.   70 000 euros nécessaires pour boucler le budget Durant une conférence de presse organisée ce mercredi à Barcelone, le team manager Jordi Griso a annoncé que le gréement du monocoque One Planet One Ocean a été touché jeudi dernier par un impact de foudre qui a engendré des dégâts significatifs au niveau de l’électronique du bord. L’équipe a désormais besoin d’un coup de pouce supplémentaire (70 000 euros) pour remplacer le matériel endommagé et installer des systèmes de communication. « Le retour sur cet investissement sera important pour les sponsors », a assuré Jordi Griso. Signalons que parmi les 29 participants au Vendée Globe, Didac Costa dispose d’un des plus petits budgets, estimé à environ 300 000 euros. Lors de cette présentation organisée au siège de la FNOB (Fundació Navegació Oceànica Barcelona), il a par ailleurs été souligné que le projet de Didac Costa a démarré avec l’épargne personnelle du skipper. Depuis, Didac a reçu le soutien d’amis, d’autres marins, d’entreprises, de clubs de voile et de la FNOB. Dídac Costa, ambassadeur pour la Barcelona World Race, poursuivra sa collaboration scientifique avec la commission intergouvernementale de l’UNESCO (IOC-UNESCO), lancée lors du tour du monde en double. C’est ainsi que le bateau a été baptisé ‘One Planet One Ocean’. « Le combat pour prendre le départ du Vendée Globe est épique » Xosé Carlos Fernández, PDG de la FNOB, a affirmé que cette collaboration entre la Fondation et l’équipe de Didac Costa en vue du Vendée Globe « rejoint les quatre piliers de base de la FNOB : le sport, la science, le commerce et l’éducation. » L’alpiniste Ferrán Latorre assistait lui aussi à cette présentation.  Même s’il a déjà gravi treize des quatorze sommets culminant à plus de 8 000 mètres d'altitude, il est bien conscient de la difficulté du tour du monde en solitaire. « La course au large est plus dure que l’ascension d’une montagne de plus de 8 000 mètres », a-t-il déclaré. Le Président de la FNOB, adjoint à la Mairie de Barcelone chargé des sports, David Escuder, a mis fin à cette présentation en s’adressant à Didac Costa : « Nous sommes fiers que vous portiez les couleurs de Barcelone sur le Vendée Globe. »   Ils ont dit :Didac Costa, skipper de One Planet One Ocean :« Le combat pour prendre le départ du Vendée Globe est épique. Pour démarrer le projet, j’ai dépensé toutes mes économies et pour poursuivre cette aventure, j’ai hypothéqué ma maison et d’autres membres de l’équipe ont demandé des prêts à la banque pour me soutenir. Beaucoup d’autres personnes apporté leur aide. Leur soutien a été essentiel. Je suis très têtu, mais désormais il faut que je pense uniquement au bateau, à la navigation, à la préparation et à la course. Je vais mettre derrière moi tous les soucis de ces mois de préparation. Le plus grand danger pour moi est la précipitation. Il faut savoir être patient plutôt que d’essayer de tout résoudre rapidement. Quand on navigue en solitaire, cela peut être dangereux. » Jordi Griso, team manager :« Afin de participer au Vendée Globe, il faut être un marin hors normes et Dídac est prêt à relever ce défi. Nous avions besoin d’un bateau fiable et nous l’avons trouvé. Nous avions besoin d’une équipe technique et nous l’avons trouvée aussi. Alors on y va ! Nous nous sommes fixés un délai pour la prospection afin de chercher le financement et les sponsors, mais cela n’a pas marché. Dídac m’a demandé de repousser la date. Des proches ont apporté leur aide, mais l’argent est rapidement dépensé. Quelques marins, des PME, des fournisseurs sont venus nous soutenir au moment où nous étions sur le point de jeter l’éponge. Nous avons su surmonter tous ces obstacles un par un. Nous allons convoyer le bateau vers Les Sables d'Olonne plus tard que prévu. C’est une course contre la montre d’arriver aux Sables avant le 15 octobre… »