Duos à géométrie variable (suite) Bernard Stamm & Philippe Legros

Une navigation en double sur un voilier de compétition n'a rien d'anodin, surtout lorsque le parcours s'étend sur 5 400 miles théoriques (soit 10 000 km). Aujourd'hui Bernard Stamm et Philippe Legros.
Pour ces marins, la plupart rompus aux navigations solitaires, le choix d'un compagnon de route est lourd de sens et de conséquences. Comment se fait le choix d'un coéquipier ? Comment s'articulent les compétences et les rôles à bord ? Imoca.org part à la rencontre des tandems de la Transat Jacques Vabre, avec le fort pressentiment que chaque duo est unique !
Philippe Legros: "Avec Bernard, nous nous connaissons depuis longtemps. Nous naviguons l'un contre l'autre ou ensemble depuis 1999. Je fais beaucoup de «petites » courses, sur des parcours assez courts. Je suis spécialisé dans la mesure de performance des bateaux et j'ai travaillé sur le dernier projet IMOCA de Bernard très en amont, pendant la conception même du bateau, en collaboration avec les architectes, puis lors des nombreux entraînements. J'ai une approche très technique, notamment au niveau des réglages de voiles. C'est donc un peu là que j'interviens spécifiquement. Bernard m'apporte sa grande expérience pratique à bord de Poujoulat. J'ai notamment appris des techniques de préparation de manœuvres très efficaces ».
Bernard Stamm : "Le fait de régater en duo est un avantage pour moi qui navigue beaucoup en solitaire. De fait, lors de nos entraînements, un équipier m'observe, voit là où je peux m'améliorer, optimiser la conduite de mon bateau. D'un autre côté, le fait d'être à deux peut complexifier la prise de décision. Nous avons chacun notre approche de la météo, nos techniques pour préparer la navigation. Nous nous sommes entraînés à confronter nos approches et, en cas de discorde, nous analysons avec précision le cheminement de nos réflexions respectives pour trouver le point précis de notre divergence et reconsidérer la situation, même si c'est moi qui prend la décision finale. Dans ce cas, il faut avoir un coéquipier prêt à faire de son mieux pour suivre l'option choisie, même si ce n'est pas celle qu'il aurait retenu. Là dessus, nous sommes très clairs. Je sais que je peux compter sur Philippe à 100 % . Je suis également responsable de tout l'aspect sécurité. Là aussi, quelques soient les décisions prises, elles doivent être rapides car le temps est compté en situation de crise ».
CF
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