La Cornouaille au coeur du lancement de la saison IMOCA

Du 28 avril au 9 mai prochains, la 1000 Race ouvrira un nouveau chapitre de son histoire. Épreuve du Championnat des IMOCA Globe Series, elle marquera le retour du solitaire sur le circuit, dans un territoire qui incarne, mieux que nul autre, la culture de la course au large.
Entre Port-la-Forêt et Concarneau, la baie et l’ensemble de l’écosystème maritime se mobilisent autour d’une compétition exigeante, spectaculaire et profondément ancrée dans son environnement.
Un temps fort sportif au cœur du calendrier IMOCA
Avec son format, la 1000 Race s’impose comme un rendez-vous stratégique pour les skippers. À ce stade de la saison, il ne s’agit plus seulement de naviguer pour se remettre en route : il faut valider des choix techniques, éprouver des bateaux tout juste remis à l’eau et retrouver les réflexes du large en solo après l’hiver, dans un contexte de confrontation directe où chaque détail compte. Dans ce contexte, la flotte se compose à ce jour de sept IMOCA, un plateau encore en construction mais déjà révélateur du niveau d’engagement de l’épreuve. Parmi eux, Élodie Bonafous (Association Petits Princes – Quéguiner), Corentin Horeau (MACSF), Violette Dorange (Initiatives Cœur) ou encore Nicolas D’Estais (Café Joyeux) incarnent une génération en mouvement, ambitieuse et déterminée, aux côtés de navigateurs plus aguerris sur le support tels que Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance), Francesca Clapcich (11th Hour Racing) et Arnaud Boissières (APRIL Marine – Recherche co-Partenaire). Un équilibre prometteur, qui laisse entrevoir une confrontation aussi ouverte qu’exigeante, où performance pure, maîtrise technologique et engagement humain seront indissociables. Pour la première fois, l’épreuve prendra ses quartiers à Port-la-Forêt, berceau de générations de marins et centre névralgique de la voile océanique. Si les IMOCA y sont omniprésents à l’entraînement, les voir s’y affronter en course constitue un moment rare, presque symbolique. Dans ce décor à la fois familier et exigeant, les skippers disposeront d’un terrain idéal pour se jauger, affiner leurs stratégies et poser les premiers jalons de leur saison.
Un territoire maritime uni, entre spectacle et engagement
De Port-la-Forêt, port de départ, à Concarneau, port d’arrivée, la course s’inscrit dans une continuité naturelle au cœur d’une même baie. Ici, la mer ne se regarde pas : elle se vit, elle se travaille, elle se transmet. Le parcours, d’environ 1 000 milles nautiques, entraînera les skippers sur une boucle engagée à travers l’Atlantique, la mer Celtique et le golfe de Gascogne, avec des passages emblématiques comme le Fastnet ou le cap Finisterre. Un tracé dense et sélectif, où la stratégie météo, l’endurance et la maîtrise des machines feront la différence. À terre, l’événement prendra une dimension résolument populaire. Village d’animations et temps forts ouverts au public rythmeront la semaine, à commencer par le Défi Pom’Potes, véritable prologue spectaculaire en baie de La Forêt. Une occasion unique d’observer les IMOCA en action, au plus près, et de plonger dans l’univers de ces machines d’exception et de celles et ceux qui les mènent au large. En réunissant deux ports complémentaires, la 1000 Race affirme une vision claire : celle d’un territoire uni autour de son identité maritime, capable d’allier excellence sportive, innovation et partage. Une course qui ne se contente pas de traverser un territoire, mais qui en révèle toute la force et la singularité.

Elodie Bonafous : « J’ai atterri à Port-la-Forêt il y a cinq ans, lorsque j’ai intégré la filière Région Bretagne – Crédit Mutuel de Bretagne à la barre du Figaro Beneteau Océane. Ça a un peu chamboulé toute ma vie. Je suis, depuis, skippeuse professionnelle et j’ai intégré le Pôle Finistère Course au Large. J’adore cet environnement dans lequel j’ai vécu, grandi et appris mon métier. C’est la raison pour laquelle, lorsque l’on a monté le projet IMOCA avec le Groupe Quéguiner, que l’on a choisi d’y baser le bateau car on y avait beaucoup de repères, des réseaux et des moyens techniques et humains incroyables. Aujourd’hui, on est fiers d’avoir notre bateau dans ce port et c’est une chance d’avoir cette 1000 Race qui va se jouer chez nous. Cela permet de commencer la saison avec moins d’organisation technique. On est un peu à la «maison» et il y a forcément un peu moins de stress. On est vraiment ravis d’avoir cette course à Port-la-Forêt. »
Corentin Horeau (MACSF) : « Cette 1000 Race sera ma toute première course en solitaire en IMOCA. A Concarneau et à Port-la-Forêt je suis un peu chez moi grâce au Pôle Finistère Course au Large dont je suis sociétaire depuis des années. Cela enlève un peu de pression : on connait bien la bouée et départ et celle d’arrivée. Participer à cette course signifie pas mal de choses pour moi, surtout que je vais me retrouver en concurrence avec Elodie Bonafous. Ensemble, on a pas mal navigué et fait de belles performances. Se retrouver tous les deux côte à côte, ou plus exactement face à face, cela promet de la belle bagarre même si, forcément, ça fait un peu peur car un IMOCA, ce n’est pas un Figaro Beneteau. Il va falloir se mettre au boulot et c’est vraiment bien de commencer « à la maison » en quelque sorte. Pour moi, ce sera une course un peu laboratoire car il ne faut pas oublier que l’objectif final de ce projet MACSF c’est Vendée Globe 2028. C’est donc très bien de commencer de cette manière, dans le pays Fouesnantais, en confiance. »

Violette Dorange (Initiatives Cœur) : « Après le Vendée Globe, tout s’est enchainé très vite pour moi. J’ai eu la chance de boucler mon premier tour du monde et c’était un premier rêve qui se réalisait. Pendant la course, j’ai eu un appel de Sam Davies qui m’a proposé d’être sa co-skippeuse pour la saison suivante, donc pour l’année 2025. Lors de celle-ci, elle et moi avons vraiment été dans une démarche de transmission et l’objectif aujourd’hui c’est que je participe au Vendée Globe 2028 à la barre de ce joli bateau. Ce lundi, c’était ma première navigation sur le bateau depuis sa sortie de chantier. Tout va très vite. On vient tous de remettre nos machines à l’eau et on a désormais quatre semaines d’entraînement avant cette 1000 Race mais ce qui est génial c’est que ça nous fixe une première échéance assez tôt pour vraiment bien se préparer pour la suite, et notamment la Route du Rhum. Cette course est essentielle pour bien démarrer la saison ! »
Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance) : « Ça fait un an que j’ai intégré le projet MACIF Santé Prévoyance, qui est basé chez MerConcept à Concarneau. C’est une ville que je découvre petit à petit et qui me donne envie d'y emménager ! C’est le premier endroit où j’ai mis les pieds quand je suis arrivé en France il y a 15 ans. C'est sur que d'arriver à la maison pour cette course, c'est super ! J'avais déjà envie d'arriver premier, mais encore plus maintenant ! »
LES DATES CLÉES
À partir mardi 28 avril : Arrivée des IMOCA à Port-la-Forêt
Du vendredi 1er au dimanche 3 mai : Village d'animations à Port-la-Forêt
Vendredi 1er : Défi Pom'Potes (runs de vitesse)
Dimanche 3 mai : Départ de la course
Vendredi 8 mai : Premières arrivées des IMOCA à Concarneau
Info Teams
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