Maxime Sorel et Clément Giraud, deux trentenaires à l’assaut du tour du monde
14/03/2019

Ils font partie des nouveaux venus en IMOCA. Maxime Sorel, 32 ans, et Clément Giraud, 38 ans, ont des parcours différents mais un rêve commun : prendre part au Vendée Globe 2020. Présentation de leurs deux projets.
Ils font partie des nouveaux venus en IMOCA. Maxime Sorel, 32 ans, et Clément Giraud, 38 ans, ont des parcours différents mais un rêve commun : prendre part au Vendée Globe 2020. Présentation de leurs deux projets.
Le Vendée Globe, rêve de gosses et porte d’entrée vers l’IMOCA
C’est la perspective de disputer le Vendée Globe qui a attiré Maxime Sorel et Clément Giraud sur le circuit IMOCA. Pour Maxime, la victoire dans la Transat Jacques Vabre 2017, arrachée en Class40 avec Antoine Carpentier, a fait office de déclic pour sauter le pas. « Contrairement au Class40, il n’était pas possible financièrement pour mon partenaire V and B de construire un IMOCA neuf », explique Maxime. « Cela me convenait car je veux grandir tranquillement dans cette classe, ne serait-ce qu’au niveau de la partie logistique et organisationnelle, qui est compliquée avec ces bateaux. Même avec un IMOCA d’ancienne génération les budgets sont conséquents et on n’a pas le droit à l’erreur. Mais cela vaut la peine car nous avons davantage de visibilité, ce qui est énorme pour le sponsor. Sur la prochaine Transat Jacques Vabre, les IMOCA seront les plus grands bateaux dans le bassin. Cette classe donne envie par son professionnalisme et son dynamisme. »
Pour Clément Giraud, le Vendée Globe est également un rêve d’enfant et ce dernier a pris des chemins de traverse pour pouvoir y prétendre. Clément a vécu jusqu’à ses 18 ans aux Antilles, naviguant beaucoup sans jamais s’inscrire dans un club de voile. Arrivé en métropole, à Mandelieu, il a travaillé dans une voilerie, décroché son Brevet d’Etat Voile puis régaté de manière semi-professionnelle, participant quatre fois au Tour de France à la Voile. Après un périple initiatique lors de la Mini Transat 2005, il a multiplié les navigations en équipage (en Farr40, TP52, 15 mJI, VOR70, etc). Fort de ces expériences, désireux de retrouver la dimension solitaire, avec toutes les exigences qu’elle implique, Clément s’est naturellement tourné vers l’IMOCA. « J’ai beaucoup navigué sur des gros bateaux, en évoluant sur la plage avant », souligne-t-il. « Sur de telles unités, le poste de n°1 demande un investissement physique et psychologique énorme. Gérer une grosse quantité de toile ne m’effraie pas, je me sens à ma place sur un IMOCA. »
Pour Clément Giraud, le Vendée Globe est également un rêve d’enfant et ce dernier a pris des chemins de traverse pour pouvoir y prétendre. Clément a vécu jusqu’à ses 18 ans aux Antilles, naviguant beaucoup sans jamais s’inscrire dans un club de voile. Arrivé en métropole, à Mandelieu, il a travaillé dans une voilerie, décroché son Brevet d’Etat Voile puis régaté de manière semi-professionnelle, participant quatre fois au Tour de France à la Voile. Après un périple initiatique lors de la Mini Transat 2005, il a multiplié les navigations en équipage (en Farr40, TP52, 15 mJI, VOR70, etc). Fort de ces expériences, désireux de retrouver la dimension solitaire, avec toutes les exigences qu’elle implique, Clément s’est naturellement tourné vers l’IMOCA. « J’ai beaucoup navigué sur des gros bateaux, en évoluant sur la plage avant », souligne-t-il. « Sur de telles unités, le poste de n°1 demande un investissement physique et psychologique énorme. Gérer une grosse quantité de toile ne m’effraie pas, je me sens à ma place sur un IMOCA. »
Des IMOCA de la génération 2008
Dans un marché de l’occasion tendu, nos deux prétendants ont porté leur choix sur des IMOCA construits dans la perspectives du Vendée Globe 2008-2009, à la fois intéressants financièrement et performants pour leur âge. Maxime a racheté l’ex monture de Thomas Ruyant, un plan VPLP-Verdier de 2007. « Il s’agissait de l’un des seuls bateaux compétitifs disponibles, avec des belles perspectives d’évolutions. Mais il faisait peur car il s’est disloqué suite à un choc très violent durant le dernier Vendée Globe », confie Maxime. « Fin 2018 à Port-La-Forêt, nous l’avons sorti de l’eau pour le faire inspecter par deux experts maritimes. Il est apparu que cet IMOCA a été très bien réparé, qu’il est costaud. Il n’y a pas de crainte à avoir. Avec sa carène puissante, cette belle machine reste performante. » Joan Mulloy et Thomas Ruyant l’ont prouvé l’an dernier en terminant au pied du podium des Monaco Globe Series. Depuis début janvier, le bateau est au chantier Kaïros de Roland Jourdain, à Concarneau, dans une optique de fiabilisation. « Tout a été passé en revue, certaines pièces ont été changées. Nous attaquons cette semaine le remontage du matériel. L’objectif est de repartir avec un bateau sain et ‘safe’ qui me permettra de finir l’ensemble des courses, condition indispensable pour décrocher la qualification au Vendée Globe. »
Clément a opté lui pour le plan Farr mis à l’eau en 2006 par Vincent Riou sous les couleurs de PRB. Depuis, ce bateau est passé entre les mains d’Arnaud Boissières, Tanguy de Lamotte et Yannick Bestaven. « C’est un bateau bien adapté pour une première aventure en IMOCA. Lors d’une récente navigation de huit jours entre La Rochelle et Toulon, j’ai pu constater qu’il est absolument génial », s’enthousiasme Clément. « Il est agréable à vivre, bien préparé et sain, il pardonne les petites erreurs. C’est un plaisir de naviguer à bord. Mon IMOCA a une histoire et c’est très important pour moi. Je suis très sentimental par rapport aux bateaux sur lesquels je navigue. J’espère que nous allons faire de belles choses ensemble. »
Clément a opté lui pour le plan Farr mis à l’eau en 2006 par Vincent Riou sous les couleurs de PRB. Depuis, ce bateau est passé entre les mains d’Arnaud Boissières, Tanguy de Lamotte et Yannick Bestaven. « C’est un bateau bien adapté pour une première aventure en IMOCA. Lors d’une récente navigation de huit jours entre La Rochelle et Toulon, j’ai pu constater qu’il est absolument génial », s’enthousiasme Clément. « Il est agréable à vivre, bien préparé et sain, il pardonne les petites erreurs. C’est un plaisir de naviguer à bord. Mon IMOCA a une histoire et c’est très important pour moi. Je suis très sentimental par rapport aux bateaux sur lesquels je navigue. J’espère que nous allons faire de belles choses ensemble. »
Des budgets à boucler…
Si leurs projets respectifs sont bien lancés, nos deux marins partent en quête de financements pour travailler de manière plus confortable et dans une optique de performance. Déjà soutenu par une délégation d’entreprises, Clément Giraud cherche ainsi un ou plusieurs partenaires principaux : « Je souhaite mettre en place un projet humain, collectif et porteur de sens. Aujourd’hui, la coque et les voiles de mon bateau sont toutes blanches. C’est une manière de dire aux sponsors potentiels : " Venez avec nous partager cette belle aventure" !
Même problématique pour Maxime Sorel dont le bateau prendra dans un premier temps le nom de V and B - Sailing Together. Fidèle partenaire durant cinq saisons en Class40, V and B fournit 55 % du budget pour la campagne menant au Vendée Globe 2020. « Nous cherchons un co-partenaire et nous espérons qu’en dévoilant la bête début avril nous donnerons envie à des entreprises de nous accompagner ! », souligne Maxime.
Même problématique pour Maxime Sorel dont le bateau prendra dans un premier temps le nom de V and B - Sailing Together. Fidèle partenaire durant cinq saisons en Class40, V and B fournit 55 % du budget pour la campagne menant au Vendée Globe 2020. « Nous cherchons un co-partenaire et nous espérons qu’en dévoilant la bête début avril nous donnerons envie à des entreprises de nous accompagner ! », souligne Maxime.
© François Van Malleghem… et des milles à enquiller !
Prendre en main un IMOCA nécessite de passer énormément de temps sur l’eau pour acquérir des automatismes, mieux appréhender les qualités et les petites défaillances de la machine. Dès cette année, les programmes de Clément Giraud et Maxime Sorel seront très denses. Conscient que pour faire un joli Vendée Globe, il faut connaître sa monture sur le bout des doigts, Clément profitera d’être basé à Toulon pour engranger les milles. « Mon objectif est d’en parcourir plus de 10 000 avant la Transat Jacques Vabre ! », dit-il. « Je vais participer au 900 milles de Saint-Tropez en solitaire. Puis je monterai à Douarnenez pour le Grand Prix Guyader et la Bermudes 1000. Il y aura ensuite la Rolex Giraglia en Méditerranée et le Défi Azimut à Lorient. Sur la Jacques Vabre, je ne m’engagerai pas pour faire de la figuration mais pour être dans le paquet des bateaux de la même génération. »
Très expérimenté en Class40, avec notamment une victoire et une 2e place dans la Transat Jacques Vabre, ainsi que deux participations à la Route du Rhum, Maxime Sorel va lui aussi découvrir la navigation en IMOCA. La remise à l’eau de son IMOCA est prévue début avril. Le bateau restera à Concarneau pour préparer le Grand Prix Guyader puis la Bermudes 1000. Il rejoindra ensuite son port d’attache de Lorient. De fin mai à mi juillet, Maxime partira en Méditerranée pour une opération de RP avec son partenaire (départ le 27 octobre). Suivront des participations à la Rolex Fastnet Race, au Défi Azimut et bien sûr à la Transat Jacques Vabre.
Très expérimenté en Class40, avec notamment une victoire et une 2e place dans la Transat Jacques Vabre, ainsi que deux participations à la Route du Rhum, Maxime Sorel va lui aussi découvrir la navigation en IMOCA. La remise à l’eau de son IMOCA est prévue début avril. Le bateau restera à Concarneau pour préparer le Grand Prix Guyader puis la Bermudes 1000. Il rejoindra ensuite son port d’attache de Lorient. De fin mai à mi juillet, Maxime partira en Méditerranée pour une opération de RP avec son partenaire (départ le 27 octobre). Suivront des participations à la Rolex Fastnet Race, au Défi Azimut et bien sûr à la Transat Jacques Vabre.
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