VMA 5686

Campagne de France a franchi la ligne d’arrivée des Sables d’Olonne ce jeudi 16 juillet à 13h 08’ 47’’ (heure française) après 11 jours, 21 heures, 38 minutes et 47 secondes de course.

Miranda Merron a parcouru 3 099,38 milles à 10,85 nœuds de moyenne, soit 9,83 nœuds sur le parcours théorique (2 807 milles). La Britannique termine 17e de la Vendée-Arctique- les Sables d’Olonne, 1 jour 16 heures 24 minutes et 39 secondes derrière le vainqueur Jérémie Beyou sur Charal.

Sur son plan Owen-Clarke de 2006, Miranda Merron clôt la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne en bouclant le parcours en dernière position. Miranda, qui avait très peu navigué à cause du confinement, avait comme objectif de prendre en main son Imoca et de tester et vérifier tous les systèmes, mais également de se sentir en osmose avec sa monture, le tout sans revenir avec une avarie majeure, petit budget oblige. Le pari est gagné pour la navigatrice de 51 ans qui revient heureuse de cette course-test avec un bateau en bon état. Cap sur le Vendée Globe !

LES PREMIERS MOTS DE MIRANDA MERRON

 

"Je suis très heureuse d’être ici à l’arrivée. Je devais arriver ce matin et il y avait de moins en moins de vent donc ça a tardé. Pour être classée, il faut finir donc voilà le but est atteint. Le deuxième but était de m’entraîner et c’est aussi chose faite. Je ne me voyais pas partir sur le Vendée Globe sans avoir fait une course comme cela avant.  

Ca se passait plutôt bien avant le waypoint Gallimard et à l’approche j’étais du mauvais côté de la bascule, je savais que je devais virer et tous les fichiers disaient que le vent allait revenir et c’est revenu. Par contre le vent était horrible, il allait de 12 à 20 nœuds, il était beaucoup plus dense et c’était des situations anticycloniques donc très instables. Il était impossible de savoir comment toiler le bateau. De plus, mes deux pilotes étaient de mauvaise humeur donc c’était compliqué à gérer. 

Il y a trois jours, j’ai fait une bêtise, j’étais au taquet toute la nuit, je n'ai pas dormi, j’ai gagné beaucoup de milles et le lendemain, fatiguée, j’ai tout reperdu. Il faut vraiment dormir.

Maintenant on rentre à Cherbourg, on va naviguer un petit peu et on sortira le bateau de l’eau en août pour faire quelques réparations en espérant pouvoir naviguer à nouveau en septembre."