Les équipes IMOCA de The Ocean Race Europe prêtes à relever le nouveau Racing for the Ocean Challenge

Les sept équipes IMOCA qui prendront le départ dimanche de The Ocean Race Europe participent à un nouveau défi visant à encourager et récompenser l’intégration de principes durables dans leur gestion et leurs actions, ainsi que les mesures prises pour réduire l’impact climatique de leurs activités.
Baptisée Racing for the Ocean Challenge, cette initiative hors course, créée par l’organisation de The Ocean Race en collaboration avec l’IMOCA, évalue l’impact et les actions durables des équipes tout au long des six semaines de compétition, qui s’élancera de Kiel, en Allemagne, ce dimanche.
Les équipes marqueront des points selon plusieurs critères : gestion de la durabilité au sein de leur structure, participation au programme scientifique de la course, engagement en faveur de principes durables et investissement financier dans ce domaine. Un jury externe mesurera également l’impact plus large des projets ou causes soutenus, qu’ils soient environnementaux ou sociaux.
Lors de la remise des prix, le 21 septembre à Boka Bay, au Monténégro, un vainqueur du Racing for the Ocean Challenge sera désigné. Cette première édition, qualifiée de version « Bêta », servira de test avant un déploiement complet lors du prochain tour du monde The Ocean Race, prévu en 2027.

Lucy Hunt, directrice développement durable et impact à The Ocean Race, souligne que le Racing for the Ocean Challenge peut avoir un fort impact auprès du public mondial de la course. « Nous avons un événement incroyable et une plateforme capable de créer un véritable effet d’entraînement pour reconnecter les gens avec l’océan. Nous voulons mobiliser toutes les parties prenantes, afin de générer un impact positif encore plus important », explique-t-elle.
Pour Hunt, ce défi reflète une réalité incontournable : tout grand événement sportif organisé en mer doit désormais intégrer des principes respectueux du climat. « Quiconque prend au sérieux l’organisation d’événements sportifs doit se pencher sérieusement sur la durabilité, mesurer son empreinte, chercher à la réduire, mais aussi créer des effets positifs via la restauration, la régénération et la mobilisation du public autour de ces enjeux essentiels », insiste-t-elle.
L’idée d’une compétition « hors course » sur ces thématiques était dans les cartons de l’organisation depuis plusieurs années, avec l’espoir de tester une version pilote dès la première édition de The Ocean Race Europe en 2021. La pandémie de Covid en avait empêché la mise en place. Cette fois, le défi figure noir sur blanc dans l’avis de course, et les équipes s’y préparent depuis deux ans.

« Nous travaillons sur la durabilité depuis longtemps et les équipes s’y sont déjà investies. Mais désormais, nous y ajoutons une dimension compétitive, avec un classement et une célébration en fin de course », explique Lucy Hunt. Lors de la précédente édition, la plupart des équipes portaient déjà des messages environnementaux dans le cadre de leurs campagnes, tout en participant à l’effort global. « Aujourd’hui, nous ajoutons un élément de compétition supplémentaire, avec un système de points pour amplifier cet effet d’entraînement », précise-t-elle.
Pour la course, ce test grandeur nature permettra d’affiner le concept avant 2027. « Cela aidera les équipes à identifier les domaines où elles peuvent agir, à générer plus d’impact – social ou environnemental – et à partager leurs connaissances. Après cette édition, elles auront appris les unes des autres et pourront élever leur niveau en matière d’impact et de durabilité. »

Imogen Dinham-Price, responsable développement durable à l’IMOCA, voit dans ce défi une manière de capitaliser sur les actions déjà engagées. « L’objectif est de collaborer autour de la durabilité, de valoriser les projets et causes que portent les équipes, et de les inciter à aller plus loin. Certaines font déjà un travail remarquable », souligne-t-elle.
Elle rappelle aussi que l’itinéraire varié de The Ocean Race Europe – avec des escales à Portsmouth (Royaume-Uni), Carthagène (Espagne), Nice (France) et Gênes (Italie) – offre une vitrine exceptionnelle pour promouvoir ces initiatives.
« Le Racing for the Ocean Challenge accompagne un changement positif au sein de l’IMOCA, et la course est l’une des meilleures occasions pour le mettre en lumière. À l’arrivée, nous pourrons constater que ce changement s’est produit », conclut-elle.
Ed Gorman (traduit de l'anglais)
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