Amélie GRASSI

Pays FR
IMOCA Globe Series76e
Points10 pts
Âge29 (09/05/1994)
Top performance8ème de la Mini Transat 2019, étant partie 14h après les autres concurrents
Entrée Imoca2022
ÉquipeBIOTHERM
BaseLorient (FRANCE)
PartenairesBIOTHERM
EngagementFondation Tara Océan

Profil

Amélie Grassi n’a que 26 ans mais elle a déjà un beau CV dans le monde de la course au large. Et pourtant, même si elle a été plongée dans la marmite quand elle était petite, elle a failli prendre d’autres directions.

Amélie Grassi a grandi à La Rochelle, près de la mer, avec des parents passionnés de voile et de régates. Sa mère, Sandrine Bertho, a pris le départ de la Mini Transat en 2009, quand son père Olivier Grassi, a participé à la Route du Rhum 2010 ou encore à la Transat Jacques Vabre 2007. Rien que ça.

La jeune Amélie suit leurs traces dès le plus jeune âge, d’abord en optimist, puis elle découvre la régate à l’adolescence, avant d’intégrer un lycée en sport étude voile à La Baule (Loire-Atlantique). Puis, Amélie fait un « break » après le baccalauréat pour ses études.

Entre thèse et Mini-transat, mon cœur balance
Elle réussit avec passion un Master 2 en droit social entre Nantes et Paris. « J’ai hésité à me lancer dans une thèse. Vraiment ces études m’ont passionnée », assure-t-elle. Mais l’appel du large est plus fort que tout et Amélie choisit de préparer la Mini-transat 2019 plutôt que de se lancer dans une étude au long cours. « Je la ferai peut-être plus tard cette thèse mais je me suis dit que la Mini, c’était maintenant ou jamais ! À 25 ans, c’est la légèreté de la vie, on n’a pas besoin de tout plaquer pour se lancer dans un tel projet. »

Pleine de fougue, Amélie finit ses études en 2017 et se lance corps et âme dans son projet de Mini-transat. Elle achète un bateau et s’inscrit au pôle d’entraînement de Lorient. Elle croise sur sa route un certain Loïck Peyron. « En fait, j’ai su qu’il cherchait un jeune pour faire la saison de Figaro avec lui, j’ai pris mon courage à deux mains et je l’ai appelé. »

Une saison avec Loïck Peyron
À sa grande surprise, le célèbre navigateur l’a prise directement sous son aile. « J’ai fait la saison de Figaro en double avec lui en 2019, en plus du circuit Mini !» Avec son bateau récent et son entraînement intensif, Amélie visait une très bonne place pour la Mini-transat 2019.

« J’ai fait 5e à la première étape jusqu’aux Canaries, j’étais toute contente. Et puis, à la deuxième étape, je suis partie à fond les ballons sous spi et au bout d’une heure, une pièce maîtresse qui tient le bout dehors a explosé ! J’ai dû faire demi-tour… »

C’était le drame pour la jeune femme qui avait investi deux ans de sa vie dans ce projet. « Je n’avais jamais été aussi triste. Et j’ai mis à peu près dix heures à rentrer au port car j’avais le vent dans le nez… »

Mais la chance sourit à Amélie Grassi quand elle arrive au ponton. « Hendrik Witzmann n’avait pas pris le départ de la deuxième étape car il s’était cassé un ménisque. Il avait déjà démonté sa pièce à l’avant pour me la donner quand je suis arrivée. C’était génial, je suis allée faire une sieste et mon équipe technique a tout réparé ! Je suis repartie directement après et j’ai coupé la ligne de départ seulement 14 heures après les autres. »

Amélie Grassi sait qu’elle doit alors faire une croix sur son objectif de compétition mais elle est trop heureuse de pouvoir tout de même faire la course. « Je me suis éclatée, je n’étais même pas stressée par le classement ! Et je ne sais pas comment j’ai fait mais je suis tout de même arrivée 9e à la seconde étape! »

 

Depuis 2021, elle est skipper du Class40 La Boulangère Bio. Pendant son chantier d'hiver, elle est appelée par Paul Meilhat pour participer à The Ocean Race, notamment sur plusieurs étapes. 

Palmarès

2023 : The Ocean Race - 4ème sur Biotherm

© © anne Beaugé
© Anne Beauge / Biotherm
© Anne Beauge / Biotherm
© anne beauge