Arnaud Boissières, 14ème de la Vendée-Arctique-Les Sables d'Olonne

Le skipper de La Mie Câline-Artisans Artipôle a franchi la ligne d’arrivée des Sables d’Olonne ce jeudi 16 juillet à 03h 35’ 31’’ (heure française) après 11 jours, 12 heures, 05 minutes et 31 secondes de course.
Il a parcouru 3191,20 milles à 11,56 nœuds de moyenne , soit 10,17 nœuds sur le parcours théorique (2807,3 milles). A bord de son plan Owen Clarke de 2007 à foils, l’arcachonnais, vendéen d’adoption, termine 14e de la Vendée-Arctique- les Sables d’Olonne, 1 jour, 6 heures 51 minutes et 23 secondes derrière le vainqueur Jérémie Beyou.
Celui qui consacre sa vie au Vendée Globe ( trois tours du monde) depuis maintenant 13 ans a renoué avec bonheur avec la navigation en solitaire sur un bateau modernisé et fiable. Arnaud aurait certainement voulu jouer davantage avec les bateaux de sa catégorie (ancienne génération boostée), toutefois, la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne a rempli son rôle de test grandeur nature : "Cali" sera fin prêt le 8 novembre prochain pour le départ de son 4e Vendée Globe.
LES PREMIERS MOTS D'ARNAUD BOISSIERES
« Je suis un peu déçu sportivement de ne pas avoir réussi à accrocher le paquet de devant, mais c’est bien parce que ça m’a permis de voir le travail à faire d’ici le départ du Vendée Globe. C’était vraiment engagé comme parcours et intense à tous les niveaux. J’ai essayé plein de choses sur le bateau et je n’ai rien cassé, à part mon amure de foc que j’ai réussi à bricoler. Mon bateau, c’est un coffre fort, il est costaud et je peux compter sur lui. J’ai testé des configurations de voile différentes. C’était très intéressant.
Ce n’était pas un parcours d’été ! Sans avoir des conditions extrêmes, on a quand même eu du vent, pas mal de près… une allure qui n’avantage pas mon bateau. Et ça m’a rappelé que naviguer en IMOCA, c’est humide !
Le principal enseignement : quand on a un paquet de bateaux devant, il ne faut pas le lâcher ! Certains marchent mieux que moi et dans ces moments-là, il faut que je donne plus qu’eux sur mon bateau si je veux les accrocher, parce que je vais moins vite.
Mais je ne vis pas dans la déception, je vis dans l’espoir de faire mieux au Vendée Globe.
Mon programme dans les jours prochains : quelques journées avec les partenaires, mais pas de chantier. On sortira le bateau de l’eau au mois d’août pour vérifier la carène.
Pour nous, la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne était un défi. Nous ne sommes que trois dans l’équipe. Pour être en ordre de marche au départ de cette course, c’est un sacré challenge. Mais c’est bien aussi de se mettre dans le rouge. Et c’est réconfortant pour nous et les partenaires de voir que le bateau tient la route. »
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