Route atypique vers Nouakchott

Açores, Madère, Canaries, Cap-Vert... tels sont d’ordinaire les repères d’une descente de l’Atlantique.
Plus que des repères géographiques, ils sont les marqueurs du temps qui passe et du climat qui change à bord. Après l’automne au Havre ou aux Sables d’Olonne : la fin d’été à Madère, l’été aux Canaries et la touffeur d’une canicule estivale en arrivant au Pot au Noir. Comme l’impression, à chaque fois, de remonter le temps vers cette époque merveilleuse qu’est l’été, trop tôt révolue chez nous.
Mais cette année, notre descente a de nouveaux repères : Dakhla, Nouadhibou, Nouakchott. Après le Sud Maroc, nous longeons la Mauritanie en tirant des bords sous spi. Une panne d’Alizés nous vaut cette trajectoire pour trouver du vent le long du Sahara.
Une zone d’exclusion définie par la direction de course nous interdit en revanche de trop nous rapprocher des côtes. À la différence du cap Finisterre ou des Canaries, il ne s’agit pas d’un DST (dispositif de séparation de trafic), sorte d’autoroute océanique réservée aux cargos, mais d’une zone sensée nous protéger d’éventuels pirates, prise d’otage ou d’un arraisonnement intempestif de l’armée.
Le long de cette zone interdite, nous rencontrons énormément de cargos qui longent l’Afrique et remontent vers l’Europe, des bateaux de pêche également mais aussi beaucoup de dangers flottants entre deux eaux. Notre safrans bâbord a tapé plusieurs OFNI cette nuit, un fusible le faisant remonter à chaque fois. Nous craignons que celui-ci soit endommagé et devrons l’inspecter en détail ce mardi matin au lever du jour. Ce genre de mésaventure nous rappelle à quel point notre sport est aléatoire mais aussi à quel point notre océan est fragilisé et pollué.
La suite du programme : un dernier empannage le long de cette zone interdite et un bord vers le Cap-Vert, pour retrouver le grand marqueur d’une transat classique.
Fabrice et Loïs du bord de Nexans - Art & Fenêtres

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