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Pour ses premiers pas en compétition, le nouveau DMG MORI Global One s’attaque à un défi de taille en ouvrant un nouveau chapître pour le DMG MORI SAILING TEAM : The Ocean Race Atlantic, un sprint de New York à Lorient qui se disputera face à cinq bateaux de différentes générations, et des marins chevronnés venus de tous les horizons.

L’occasion « d’apprendre en accéléré »pour le nouvel équipage international formé par le marin japonais Kojiro Shiraishi, qui s’est entouré du Français Nicolas Lunven, de la Britannique Samantha Davies, de la jeune Japonaise Arisa Moriya, première femme asiatique à prendre le départ d’une telle épreuve, et de l’On Board Reporter Anne Beaugé. L’objectif ? Commencer à dévoiler tout le potentiel de ce nouveau plan Verdier à la carène si novatrice.

Il eut été possible de commencer plus doucement. De multiplier les navigations de découverte, d’attaquer la compétition par une régate de quelques heures, d’affiner les réglages et de construire progressivement les réflexes d’un nouvel équipage qui fait ses premiers pas ensemble. Mais les sirènes du grand large et surtout le goût du challenge étaient bien trop grands pour que le collectif du DMG MORI Sailing Team n’y résiste, et ne saisisse l’opportunité « d’apprendre et grandir, comme une famille qui affronte ensemble les épreuves », résume le skipper japonais Kojiro Shiraishi.

À peine deux mois après sa mise à l’eau, le nouvel IMOCA DMG MORI Global One s’élancera de New York mardi 1er septembre pour une traversée de l’Atlantique Nord à destination de Lorient, sur cette première édition de The Ocean Race Atlantic. Un « test parfait, grandeur nature, avant le tour du monde en équipage qui partira en janvier, et qui constitue l’objectif de tout le travail engagé depuis plus de deux ans sur ce nouveau bateau », rappelle le skipper nippon, double finisher du Vendée Globe, qui fera ses débuts en équipage en IMOCA.

« Un très bon camarade de jeu »

Ce sera donc poussé par les dépressions de l’Atlantique Nord que l’équipage de DMG MORI Global One va tirer ses premiers bords en course, et commencer sur ces plus de 3000 milles l’intense travail de mise au point d’un tel prototype de course. « L’envie, c’est d’apprendre et progresser ensemble. Voir nos forces et nos faiblesses, en toute lucidité », confirme l’expérimentée Samantha Davies, particulièrement « excitée de ce nouveau challenge, avec une équipe extraordinaire ».

« On vient de passer un mois ensemble, entre le convoyage aller et trois semaines de travail intenses pour préparer au mieux le bateau,souligne la navigatrice britannique, quatre participations au Vendée Globe, et qui disputera l’an prochain son troisième tour du monde en équipage. C’est une chance immense de travailler dans ces conditions, avec un collectif hyper soudé, à l’écoute de toutes nos sensations et retours.

Ça laisse beaucoup de place aux idées neuves et c’est un bonheur pour un marin de mettre au point un bateau pareil, qui contribue à l’évolution de la classe IMOCA ! À titre personnel, ça oblige à repenser tous ses automatismes, à écouter son feeling tout en réfléchissant aussi comme un ingénieur sur le comportement du bateau. Il faut parfois faire l’inverse de nos habitudes pour bien le régler, c’est passionnant ! »

Après un convoyage transatlantique express pour atteindre les États-Unis, les premières sensations sont très positives. « C’est un bateau qui m’a l’air d’un très bon camarade de jeu », résume malicieusement Nicolas Lunven, récent vainqueur de sa troisième Solitaire du Figaro, après une 6e place sur le Vendée Globe 2024. « Il inspire confiance, la qualité de construction est extrêmement sérieuse, son comportement est très sain et le passage dans la mer est plus doux que les autres IMOCA. Il y a beaucoup de positif, on a la sensation d’avoir plutôt des facilités au portant, donc on a hâte de valider tout ça sur l’eau avec des vrais concurrents ! »

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Deux IMOCA nouvelle génération sur la ligne de départ

Les premiers pas en compétition du dernier IMOCA signé Guillaume Verdier seront bien sûr scrutés de près, alors qu’un autre bateau de dernière génération, le Malizia 4 de Boris Hermann, sera également sur la ligne de départ de The Ocean Race Atlantic.

Les deux nouveaux-nés de la flotte devraient pouvoir ainsi se mesurer à des références du circuit IMOCA, comme le bateau de Paul Meilhat, vainqueur de The Ocean Race Europe en 2025, le 11th Hour de Francesca Clapcich, ou encore l’IMOCA d’Oliver Heer, de génération un peu plus ancienne mais très bien préparé, après quatre années aux mains de la Suissesse Justine Mettraux.

« La compétition s’annonce incroyable », résume Kojiro Shiraishi, alors que les premiers IMOCA sont attendus autour du 8 septembre à Lorient, port d’attache de DMG MORI Global One. « Notre équipage est déjà au-delà de mes attentes. Je sens l’unité qui s’instaure, j’apprends tous les jours à leur contact. Il y a entre tous les membres de l’équipe beaucoup d’intelligence et d’écoute, et cela nous donne confiance en nous-mêmes pour laisser voler le bateau et aller chercher la performance ».

Un ressenti partagé par la benjamine Arisa Moriya, 30 ans, grand espoir de la voile japonaise, qui fera ses débuts en compétition en IMOCA, dans cette course qui a imposé une parité stricte à bord des bateaux. « Kojiro, Sam et Nicolas sont bien sûr des marins extraordinaires, mais aussi des êtres humains d’exception. Je me sens incroyablement chanceuse d’avoir cette opportunité de naviguer à leurs côtés, et je veux profiter de chaque seconde pour apprendre, et donner le meilleur de moi-même », résume la jeune navigatrice, dont le rêve est de participer à The Ocean Race en 2027.

DMG 20072026 NAV 2 cBenjamin Sellier Wind4Production BD 39© Benjamin.Sellier -

Le langage des grimaces est heureusement universel !

« Sur le papier, la composition de l’équipage pourrait sembler complexe, avec des Français, des Japonais, une Anglaise très attachée à son thé », s’amuse Samantha Davies. « Mais dans les faits, c’est ce qui fait la force de cet équipage, parce qu’on soigne d’autant plus la communication. Et puis, soyons honnêtes, c’est tellement bruyant à bord d’un IMOCA que l’on a peu d’occasions de parler et le langage des signes et des grimaces est heureusement universel ! »

Une complicité que sera d’ailleurs chargée de mettre en lumière Anne Beaugé, « On Board Reporter » de cette aventure inaugurale, qui avait déjà couvert The Ocean Race en 2023 et The Ocean Race Europe en 2025. « J’ai très hâte de retrouver cette fonction ! The Ocean Race, c’est une course que j’adore parce qu’on fait pleinement partie de l’équipage, même si on ne touche pas au bateau. Les formats évoluent constamment, notamment avec les lives et les lives drones qui sont un challenge en soi », souligne la photographe chevronnée, qui signera tout de même sa première transatlantique d’Ouest en Est. « La flotte est petite donc chaque équipe peut vraiment exister avec son caractère propre, j’ai hâte de découvrir la synergie qui va se construire à bord et la raconter, surtout sur ce nouveau bateau qui rend curieux. On va voir comment faire exister la mer et les paysages dans ce cockpit assez fermé, mais j’ai hâte de retrouver Nicolas et son regard incisif, Sam et son bonheur communicatif d’être en mer, et de découvrir un peu plus Kojiro et Arisa ! »

Pour DMG MORI Global One, la traversée de l’Atlantique Nord sera bien sûr exigeante et semée d’embûches. Mais c’est précisément ce qui la rend indispensable. « Cette confrontation sera moins une fin en soi qu’un point de départ », rappelle ainsi Nicolas Lunven.

« On ne précipite pas l’enfant qui va grandir », abonde Kojiro Shiraishi. « Un pas après l’autre, tout en visant toujours plus haut ».

M1495e958331fa4fe6a13 credit   Anne BEAUGE© anne BEAUGE