The Ocean Race Atlantic promet une traversée à toute allure de New York à Lorient

La première édition de The Ocean Race Atlantic s'élancera mercredi matin au large de New York, pour ce qui s'annonce comme une traversée rapide et intense de l'Atlantique Nord. La tête de flotte devra jouer avec le front d'une dépression relativement classique.
Tout laisse penser que les IMOCA à foils, cinq des six bateaux engagés dans ce sprint de 3 200 milles nautiques, navigueront à pleine puissance quasiment tout au long du parcours. Des records de distance parcourue en 24 heures pourraient potentiellement tomber.
Pour l'ensemble des skippers de la flotte, la course s'annonce physiquement difficile : il faudra maintenir l'allure maximale tout en préservant le bateau, face à des vents forts et une mer formée, cap vers l'Europe.
Mais dans les tout derniers milles, à l'approche de Lorient, sur la côte bretonne, la tête de flotte pourrait bien tomber sur des vents plus mous. De quoi transformer la fin de course en un test de patience et de concentration et donner aux poursuivants une occasion de recoller au peloton.
Paul Meilhat, skipper de United by the Ocean, qui navigue avec Benjamin Ferré, Mariana Lobato et Sara Stone, voit un scénario météo « plutôt simple » se dessiner pour skippers et navigateurs.
« L'idée, c'est de rester devant cette dépression, donc dans son secteur est. Si on y arrive, on va vite, et ça nous porte jusqu'au bout », explique-t-il. Mais gare à ceux qui se feraient doubler par le système : ils pourraient bien rater le coche.
© Marin LE ROUX - polaRYSE
« Si la dépression va plus vite que nous, ou qu'on est en retard au départ, et qu'on se retrouve dans son secteur ouest, la mer sera plus dure et l'angle au vent moins bon, du coup, on ira moins vite. »
D'où l'importance, selon le skipper français, des vingt-quatre premières heures de course pour bien se positionner. Durant cette phase de lancement, le système météo qui dominera le reste du parcours se forme au-dessus du Québec, tandis qu'une dépression plus modeste, au large de New York, influencera le début de course avant de s'évacuer.
« La plus grande incertitude, c'est de savoir comment on va réussir à se placer dans ces premières 24 heures, sans doute les plus stratégiques de toute la course », précise Paul Meilhat, cinquième du dernier Vendée Globe et quatrième de la dernière The Ocean Race.
Pour Will Harris, navigateur à bord de 11th Hour Racing aux côtés de la navigatrice Francesca Clapcich et des équipiers Elodie-Jane Mettraux et Alberto Bona, la course va surtout se jouer à la vitesse pure, le système dépressionnaire filant d'ouest en est.

« D'ici dimanche, soit quatre jours après le départ, la dépression aura bien évolué,raconte-t-il. Elle se sera creusée, elle aura mûri, et avec nos bateaux à foils, on va pouvoir exploiter ces vents forts pour foncer tout droit vers l'arrivée. »
« Ce qui est vraiment intéressant, ajoute-t-il, c'est qu'on a dans la flotte des bateaux à foils redoutables, deux tout neufs, DMG Mori Global One et Malizia 4, qui vont aller à fond. Notre boulot, ce sera d'être plus rapides qu'eux, ou au moins de ne pas se laisser distancer, histoire de pouvoir jouer avec eux quand l'arrivée approchera. »
Marin aguerri de la course au large en solitaire et en équipage, Will Harris pense que la fin de parcours pourrait réserver son lot de rebondissements, après une traversée qui ressemblera surtout à une ligne droite à pleine vitesse. « En tant que navigateur, je suis toujours à l'affût de quelque chose d'un peu plus corsé, avec de vraies décisions stratégiques à prendre sur la météo,confie-t-il. Mais je pense qu'il y aura largement de quoi faire près de l'arrivée. Dans cette course, il ne faut jamais rien lâcher, même si les autres ont pris un peu d'avance. Tout peut encore basculer sur la ligne. Rien n'est joué, et il va falloir garder le moral, même si on voit que les bateaux plus récents ont un peu plus de jambes que nous. »
À bord de l'ancien Biotherm, un bateau millésime 2022, Meilhat se trouve dans une situation similaire. Il n'exclut pas pour autant de voir tomber le record de distance IMOCA sur 24 heures, actuellement fixé à 641,08 milles nautiques, pour les foilers de tête.
« C'est une configuration très classique, avec l'anticyclone des Açores et la circulation des pressions : ce sont vraiment les conditions "record" typiques de l'Atlantique », conclut-il.
Ed Gorman
Info Teams
Départ des IMOCA de New York City | The Ocean Race Atlantic
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•••Classement du championnat
| 01 | Sam GOODCHILD
MACIF SANTÉ PRÉVOYANCE | 230.00 pts | |
| 02 | Violette DORANGE
INITIATIVES-CŒUR | 205.00 pts | |
| 03 | Ambrogio BECCARIA
ALLAGRANDE MAPEI | 200.00 pts | |
| 04 | Elodie BONAFOUS
ASSOCIATION PETITS PRINCES - QUÉGUINER | 188.00 pts | |
| 05 | Francesca CLAPCICH
11TH HOUR RACING | 176.00 pts | |
| 06 | Nico D'ESTAIS
CAFÉ JOYEUX | 165.00 pts | |
| 07 | Arnaud BOISSIÈRES
APRIL MARINE - RECHERCHE CO-PARTENAIRE | 154.00 pts | |
| 08 | Manuel COUSIN
COUP DE POUCE | 110.00 pts | |
| 09 | Corentin HOREAU
MACSF | 45.00 pts |