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La « Bande à Le Cam » s’agrandit ou c’est la famille de CORUM L’Épargne qui accueille un nouveau membre ? Un peu des deux en réalité...

Cette année, pendant la construction du bateau à bord duquel il disputera fin 2020 son premier tour du monde en solitaire, Nicolas Troussel va naviguer, naviguer et encore naviguer. Afin de se nourrir un maximum de la culture du Vendée Globe, pour apprendre toutes les ficelles de cette vie extrême et se frotter aux concurrents d’une classe IMOCA en plein boom, le skipper fait appel à Jean Le Cam, un maître en la matière. Les deux marins, voisins de toujours, n’ont jamais navigué ensemble. Le 27 octobre prochain, ils prendront le départ de la Transat Jacques Vabre (Le Havre-Brésil), en double, à bord de Hubert, le bateau de Jean Le Cam qui s’élancera sous les couleurs de CORUM L’Épargne.

Quand il arrive au QG de Finistère Mer Vent, la société de Anne et Jean Le Cam, Nicolas fait déjà partie de la fameuse ‘bande’. En toute simplicité et avec beaucoup de bienveillance, ici on se parle ‘cash’, on travaille sans compter et avec passion. Celui que l’on surnomme le ‘Roi Jean’ ne s’encombre pas inutilement, il est surtout le roi de l’authenticité. Pour Nicolas, Jean est surtout un véritable livre ouvert sur l’aventure qui l’attend. 

« J’ai un immense respect pour Jean qui est un grand marin, » confie le skipper qui appartient à la génération de régatiers ayant emprunté dans les années 2000 la voie ouverte un peu plus tôt par les Le Cam, Desjoyeaux ou Jourdain. « Le choix de disputer la Transat Jacques Vabre entre pleinement dans ma stratégie de préparation pour le Vendée Globe. En 2020, je vais être amené à aller dans les régions les plus isolées du monde et que je ne connais pas. Je vais écouter avec beaucoup d’attention les récits de Jean et emmagasiner un maximum de son savoir. »

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Cinq tours du monde dont une deuxième place sur le Vendée Globe 2004-05 puis une victoire en double sur la Barcelona World Race, trois victoires de la Solitaire du Figaro, au moins quatre Transat Jacques Vabre, Jean Le Cam a une expérience rare, débutée aux côtés d’Éric Tabarly puis façonnée au rythme de l’évolution technologique des bateaux depuis vingt-cinq ans. Lors du dernier Vendée Globe, à bord d’un monocoque qui avait presque dix ans et avec un budget de fonctionnement loin des grandes écuries, le marin a bouclé le parcours en sixième position après 80 jours de mer. Il est arrivé moins de trois heures derrière le cinquième Yann Eliès et cinq heures seulement après le quatrième Jean-Pierre Dick. 

« Moi, je ne lui donnerai rien comme ça mais Nicolas prendra ce qu’il veut, »s’amuse Jean avec son célèbre sens de la formule. « C’est vrai que j’ai une certaine expérience des choses de la vie sur ces bateaux qui lui seront utiles je l’espère pour son tour du monde, » poursuit-il avant d’ajouter. « Nicolas a une particularité que j’ai toujours trouvé géniale. Quand il prend une option en mer, il n’y va pas à moitié. Moi j’aime ça, ça dénote un caractère fort et pour faire le Vendée Globe, il faut avoir du caractère. »

Une transat vers le Brésil comme un début de tour du monde

La Transat Jacques Vabre est une grande classique des courses en double. Née en 1993, la ‘route du café’ est organisée tous les deux ans, à l’automne, et alterne dans le calendrier des marins avec les années de Vendée Globe ou de Route du Rhum. Les équipages s’élancent du Havre vers une destination qui a évolué au cours de l’histoire, d’abord Carthagène (Colombie) puis Salvador de Bahia (Brésil), Puerto Limon (Costa Rica), Itajaí (Brésil) pour revenir à Salvador de Bahia en 2017.

« C’est une transat parfaite pour préparer le Vendée Globe car elle se termine dans l’Hémisphère Sud, » affirme Jean Le Cam. « On franchit l’équateur et on traverse toutes les transitions météorologiques qui vont avec, exactement comme sur la première partie d’un tour du monde car on passe même souvent assez proches des côtes brésiliennes, sur la route du Grand Sud et du Cap de Bonne Espérance. »

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Pour Frédéric Puzin, président de CORUM L’Épargne, cette transatlantique représente un premier jalon important dans le cycle des quatre années de sponsoring : « Nous abordons cette Transat Jacques Vabre avec beaucoup d’humilité et la conviction que c’est un très bon choix pour le projet comme pour la marque CORUM L’Épargne qui sera exposée au grand public sur une étape forte un an avant le Vendée Globe. Sportivement, la compétition est la meilleure préparation possible pour Nicolas et la transmission d’expérience avec un marin de la richesse de Jean Le Cam est un bel atout. »

Les grandes dates

18-22 septembre : Défi Azimut, CORUM L’Épargne (Lorient)
27 octobre : Transat Jacques Vabre (Le Havre-Salvador de Bahia, Brésil)
Début 2020 : mise à l’eau du nouvel IMOCA CORUM L’Épargne pour le Vendée Globe 2020 (plan Juan Yacht Design)