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La semaine dernière, Charlie Dalin et Yann Eliès ont passé trois jours en mer à bord de l’Imoca APIVIA afin d’effectuer leur qualification pour la Transat Jacques Vabre. Le tandem a officiellement son billet pour un aller simple entre Le Havre et Salvador de Bahia. Il a aussi pu avancer sur les réglages et trouver quelques boutons pour aller encore plus vite.

Depuis un peu plus d’un mois, l’Imoca APIVIA navigue bien et vite. Les premières images partagées courant août ont montré que, sur l’eau, APIVIA avait déjà belle allure. Après des premiers bords dans les alentours de la baie de Port-la-Forêt, Charlie Dalin s’aventure de plus en plus loin pour tester, pousser et éprouver son monocoque dernière génération. Ces premières semaines de navigation ont été jalonnées de points de passage importants pour le skipper qui découvre et s’approprie son bateau.


« C’est une nouvelle ère qui s’est ouverte après la conception, explique Charlie Dalin. C’est fantastique de voir prendre vie tout ce qu’on a imaginé. A chaque navigation, il me revient ces grandes discussions que nous avons eues, avec Guillaume Verdier, l’équipe de MerConcept et Apivia Mutuelle. Le week-end dernier, j’ai revécu nos échanges sur l’aménagement de l’espace intérieur et l’endroit par lequel on passe les sacs lors du matossage. C’est touchant de voir les plans s’animer, je trouve un bateau qui ressemble à ce que nous avons imaginé ».

Si, jour après jour, Charlie Dalin parvient à barrer quelques lignes sur une des « to do list » qu’il affectionne, le travail qu’il reste à accomplir avant le départ de la Transat Jacques Vabre reste copieux. « On découvre des choses sans cesse,prolonge le skipper. On teste les voiles, les systèmes et les configurations d’APIVIA. Nous sommes actuellement dans la période de fiabilisation et ça se passe bien, parce qu’il n’y a pas de souci majeur. Cela veut dire que le bateau est bien né ».

Ces derniers jours, Charlie Dalin et Yann Eliès ont effectué une sortie de trois jours en mer afin d’aller décrocher la qualification pour la Transat Jacques Vabre. Un long galop de mille milles nautiques qui a permis aux deux skippers de prendre leurs marques en tandem, et à Charlie de retrouver le délicat parfum de l’ailleurs. « C’était bon ! Cela faisait trop longtemps que je n’avais pas passé trois jours en mer à vivre au large, au rythme des changements de voiles, des manœuvres et des quarts. On a pu passer du temps à deux, en « faux solo », à appréhender l’ergonomie d’APIVIA, en prendre possession et se projeter dans le mode course ».

Et ? « Et on en parcourt, des milles, avec les foils ! C’est très impressionnant : sitôt que l’on prend appui sur un foil, on prend de la vitesse très vite, et ces vitesses sont impressionnantes. On en avait déjà eu un avant-goût lors de nos premiers stages avec le Pôle Finistère course au large, cela ne cesse de se confirmer. En termes de performances, j’ai plus le sentiment d’être sur un multicoque que sur un monocoque… ».

Avec Yann Eliès, qui est plus qu’un co-skipper pour la Transat Jacques Vabre et qui n’a manqué aucune sortie en mer depuis début août, le natif du Havre a ouvert le dossier « réglages, vitesse et mèche dans le vent ». « Yann apporte son expérience de l’IMOCA et partage ses impressions sur les manœuvres, le réglage des voiles et plein d’aspect, raconte le skipper APIVIA. Même lui est impressionné par le palier franchi par cette nouvelle génération de bateaux en comparaison aux IMOCA de l’édition 2016-2017 qu’il a eu l’occasion de piloter. Quand APIVIA est lancé, il est lancé. Ça tape, ça bouge, mais je n’en attendais pas moins ».

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Le programme des prochaines semaines pour l’Imoca APIVIA :

-        Mardi 17 septembre : Conférence de presse de la Transat Jacques Vabre

-        Samedi 21 septembre : Baptême du bateau à La Rochelle, dans le bassin des Chalutiers

-        Octobre : Deux stages au Pôle Finistère Course au large permettront début octobre d’affiner encore le travail accompli depuis le 5 août – et de se jauger à une bonne partie de la flotte ! Puis il sera l’heure de se mettre en ordre de marche pour rejoindre, avant l’ouverture du village de la Transat Jacques Vabre, le bassin Paul Vatine et Le Havre, où Charlie a de bonnes raisons de se sentir comme chez lui.