6e7f17bfbf7c3c4205853efb729132e5f96993b7 visuel voile 2019

A l’occasion du Nautic de Paris (du 7 au 15 décembre), la classe IMOCA poursuit son implication dans le développement durable. Elle sera présente sur un stand situé dans « l’Espace Bleu » (Hall 1) où plusieurs skippers présenteront leurs engagements pour l'océan.

Cette présence au Nautic succède aux actions entreprises lors de la Transat Jacques Vabre à l'occasion de laquelle différents bateaux ont collecté des données dans le cadre de missions scientifiques, en partenariat avec la COI/UNESCO (Commission Océanographique Intergouvernementale).

TOUT LE PROGRAMME

L’IMOCA invitée de l’Espace Bleu au Nautic

Cette année, le salon nautique de Paris inaugure un espace dédié à la transition écologique et solidaire (Hall 1) porte de Versailles. Durant toute la durée du salon, plusieurs marins interviendront pour présenter leurs actions concrètes en faveur de l'océan et pour le développement durable. Phil Sharp, Alexia Barrier, Louis Burton, Fabrice Amedeo, Paul Meilhat, Benjamin Dutreux et Stéphane Le Diraison ont déjà confirmé leur présence. Le mercredi 11 décembre, une conférence se tiendra sur le stand, lors de laquelle la classe IMOCA présentera ses engagements en faveur de l'océan. Dans la foulée sera signé un partenariat entre l’IMOCA et la Commission Océanographique Intergouvernementale de l’UNESCO, sous la coordination du centre JCOMMOPS.

« C’est très bien que le Nautic prenne en compte de cette manière l’aspect développement durable », se réjouit Paul Meilhat, l’un des skippers les plus engagés. « La marge de progression est énorme mais c’est un bon début qui répond à une attente du milieu de la course au large. En tant que classe, l’enjeu est de travailler avec les organisateurs de courses mais aussi d’événements comme le Nautic qui regroupent une fois par an tous les acteurs. Tout le monde est conscient que les changements à opérer sont importants pour réduire notre impact et qu’il faut commencer tout de suite pour ne pas louper le train. C’est super que la classe IMOCA fasse partie de ce changement. » 

Retour sur les actions concrètes menées dans le cadre de la Transat Jacques Vabre.

La Transat Jacques Vabre s’est associée au défi #NoPlasticChallenge, sous le parrainage de Stéphane Le Diraison (Time For Oceans), afin d'inciter le public à réduire sa consommation de plastique. Chaque jour, l’équipe de Stéphane a ainsi partagé sur les réseaux sociaux un éco-geste à adopter en interne, au bureau, sur l’eau, ou dans sa vie personnelle.

Le 23 octobre, des skippers IMOCA ont participé au nettoyage de la plage du Havre, à l’initiative de Surfrider Foundation Europe et du navigateur Paul Meilhat (Initiatives-Cœur). « Nous avons réussi à réunir beaucoup de skippers », s’est réjoui Paul. « Aujourd’hui une tendance forte se dégage dans la classe IMOCA pour s’engager dans le développement durable. Ce nettoyage de plage est l’un des piliers de nos actions de sensibilisation. L’IMOCA essaye de changer les choses à son échelle. »

La Transat Jacques Vabre s'est également associée à l'appel Ocean As Common qui milite pour considérer tous les espaces marins, côtiers et hauturiers, comme un bien commun de l'Humanité. Les organisateurs ont aussi signé la charte des 15 engagements éco responsables des organisations d'événements sportifs, lancée en 2017 par le Ministère des Sports, en partenariat avec l’ONG WWF France. Autant d’initiatives dont se réjouit la classe IMOCA.
 
A3eb289791b11ca1e62600e3c60d672e5b4e9e7c113567b7bc055d650f14f98f
Le Havre - Conférence animée par Catherine Chabaud dans le cadre du partenariat entre la Commission Océanographique Intergouvernementale (UNESCO/COI) et la classe IMOCA.
 
 
Boris Herrmann et Will Harris (Malizia 2 Yacht Club de Monaco) avaient embarqué une « Flotter Météo – Drifter », tout comme Stéphane Le Diraison et François Guiffant (Time For Oceans). Cette bouée permet de mesurer la température de la mer en surface et la pression atmosphérique, ainsi que le courant de surface. La bouée envoie régulièrement des mises à jour de données scientifiques extrêmement précises au « Global Telecommunication System» (GTS), le réseau de données international de l'Organisation météorologique mondiale. Cette plate-forme permet ainsi aux prévisionnistes et aux scientifiques du monde entier d'accéder aux informations gratuitement.

Fabrice Amedeo et Eric Péron (Newrest-Art & Fenêtres) avaient embarqué un capteur océanographique capable de réaliser des prélèvements de CO2, de salinité et de température en surface. Cela permet de mesurer l’impact du réchauffement climatique sur les océans. Les données seront mises à disposition de la communauté scientifique, en « open data ». « J’ai eu envie de naviguer utile, de sortir de mon insouciance et de m’engager au service de la science », explique Fabrice Amedeo.

Toutes les différentes données collectées seront mises à disposition de la communauté scientifique GOOS ocean, dont le projet a été présenté au Havre lors d'une conférence animée par Catherine Chabaud dans le cadre du partenariat entre la Commission Océanographique Intergouvernementale (UNESCO/COI) et la classe IMOCA. 

Collecter des données scientifiques 

Durant la Transat Jacques Vabre, quatre duos ont contribué à collecter des données scientifiques. Alexia Barrier et Joan Mulloy (4myplanet) ont embarqué une Balise Argo. « Je collecte des données en mer pour préserver mon terrain de jeu », explique Alexia. « Nous avions deux missions scientifiques pour la Transat Jacques Vabre. La première a été de déployer un profiler Argo (photo ci-contre). Il s’agit d’une perche qui récolte des données sur les océans à 1000 mètres de profondeur pour les satellites qui observent les océans. Nous avions aussi un thermo salinomètre, un appareil qui prend des mesures toutes les quatre secondes sur l’eau en surface pour les scientifiques des programmes européens, notamment GOOS et l’Ifremer. Ces données sont importantes pour compléter les études actuelles sur l’observation, le climat, sur des routes peu empruntées par les navires de recherche. »